Tuesday, 4 March 2008

LA COALITION D'INTÉRÊTS


Est-ce que les nouvelles qu’on nous présente sont équilibrées ? Les médias sont fervents des nouvelles ‘’vendeuses’’ qui suscitent des émotions et des sensations fortes et qui penchent souvent du côté de la ‘’victime’’. Aussi, en choisissant de nous présenter seulement le côté ‘’vendeur’’ de l’histoire, le citoyen se voit privé de l'opportunité de peser tous les côtés d’un sujet pour forger son propre opinion sur un enjeu quelconque. C.A.G.E. s’est déjà plaint auprès du CNNR pour un cas semblable et la décision du CNNR ne se pouvait plus claire :

Extrait de la décision en référence au Dossier du CCNR 05-06-1537

L'essentiel de la question se résume a dire que tant que Ie reportage n'enfreint
pas les normes prévues par les divers codes régissant I’ industrie de la
radiodiffusion, il est libre au radiodiffuseur de raconter I'histoire comme il veut.
Les règles imposées concernent en grande partie I'exactitude, I’impartialité et la
nécessité d'établir une distinction entre les nouvelles et les commentaires
éditoriaux, d'éviter la déformation et Ie sensationnalisme, de respecter Ie droit a
la vie privée, et d'éviter les conflits d'intérêts. Une fois Ie respect de ces règles
assure, Ie radiodiffuseur dispose d'une liberté de choix considérable pour ce qui
est de la présentation de son reportage.

En peu de mots, lorsqu’il y a plus d’un côté à une histoire, le journaliste qui nous la présente, a toute la liberté et la latitude de la couvrir sous l’angle que lui même appuit ou qui sera la plus vendeuse pour son article.

Voici quelques extraits d’un article de l’Agence Science Presse qui nous fait part de ce ‘’biais’’ médiatique :

Changements climatiques et médias ne font pas bon ménage

Agence Science-Presse

Quel est le plus grand danger qui menace la couverture journalistique des changements climatiques? Les médias eux-mêmes et leur culture du clip? Le risque que le public finisse par se lasser d’en entendre parler? Ou bien cette tendance qu’ont les journalistes à toujours prendre le parti de la victime?

Le changement climatique est effectivement l’un des pires sujets à vendre à un média, a expliqué Andrew Revkin, journaliste scientifique au New York Times depuis 14 ans. Revkin s’adressait alors à une salle essentiellement composée de scientifiques, dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui avait organisé un atelier sur la couverture journalistique des changements climatiques.

Et les scientifiques présents dans cette salle bondée auraient bien aimé savoir pourquoi les courants atmosphériques, les variations régionales des températures et la circulation thermohaline, entre autres passionnants sujets, ne se retrouvent pas plus souvent à la Une.

Parce que, leur a énuméré Andrew Revkin, « il n’y aura pas d’impact perceptible demain, parce que c’est une science difficile à faire comprendre, parce que ça entre en compétition avec le manque chronique d’espace et de temps... » Qui plus est, tout bon rédacteur en chef réclame pour sa première page une histoire « équilibrée » — les deux côtés de la médaille — et... de l’émotion. Le climat, ça ne fait pas une bonne photo!

N’empêche que les climatologues seraient malvenus de se plaindre. En dépit de tous ces obstacles, le climat a réussi à se tailler une place de choix dans les journaux, comme l’a rappelé Matthew Nisbet, de l’American University à New York, auteur d’une étude sur « Vingt années de changements climatiques dans l’oeil du public ».

Son tableau — le nombre d’articles publiés dans le New York Times et le Washington Post — montre une ligne qui, frôlant le zéro pendant toutes les années 1980, vit une montée en flèche depuis 2004 — après avoir connu quelques « hauts », comme en 1991 avec le Sommet de Rio, mais surtout des « bas », de 1991 à 1998 et de 2002 à 2004, guerre d’Irak oblige.

Une mode qui va passer?

N’y a-t-il pas un risque que la vague actuelle finisse par passer à son tour, lorsque les rédacteurs en chef — et les lecteurs — se seront lassés? Eh bien oui, c’est ce qui va se passer, admet Revkin, qui juge toutefois que les lecteurs n’y perdront pas au change : sa prévision, c’est qu’au cours des prochaines années, le réchauffement cessera d’être une « histoire », et que les journaux se concentreront plutôt sur les questions d’énergie.

Pour sa part, il estime être passé depuis longtemps au-delà de la couverture journalistique « classique » — des nouvelles, jour après jour, sans mise en contexte : avant même d’entrer au Times, Revkin avait eu le temps d’écrire cinq livres, dont un, The Burning Season, mettait en contexte, dès 1990, les questions économiques et environnementales; il a été traduit en neuf langues et a remporté de nombreux prix. Au Times, ce gagnant du Prix Pulitzer est décrit comme étant celui qui couvre « les questions environnementales dans leur contexte social et politique ».

Le risque du parti de la victime

David Dickson, directeur du média britannique SciDev, s’inquiète pour sa part d’un autre biais, méconnu des scientifiques, et que les journalistes préfèrent passer sous silence : « la coalition d’intérêts » qui se dessine entre organisations non gouvernementales et journalistes. « Tous les deux courent après le sujet qui aura le plus grand impact, veulent avoir la nouvelle qui frappera l’imagination...

Greenpeace, Les Amis de la Terre, ont été des sources continues de nouvelles: ils savent trouver la bonne idée. Mais ces ONG ont elles aussi leurs intérêts, et les journalistes ont la responsabilité de s’en tenir loin. »

C’est que ces organisations veulent aussi ramasser de l’argent; et pour cela, ils ont tout intérêt à accroître la couverture journalistique de l’environnement, ils augmentent leur financement. Cela implique que les nouvelles qu’ils « créent » peuvent avoir un côté flamboyant, mais pas nécessairement méritant. Beaucoup de voyages de journalistes, à Bali l’an dernier ou à Montréal l’année d’avant, ont par ailleurs été payés par ces ONG, qui organisent aussi des bourses pour étudiants ou journalistes débutants.

La formule est indéniablement utile à notre époque où les médias sabrent dans leurs budgets, mais, note Dickson, « ça laisse un parfum de manipulation ».



Monday, 3 March 2008

CONFLICTS OF INTEREST IN THE SCIENTIFIC AND MEDICAL PROFESSIONS

The British Medical Journal published two articles debating the issue of conflict of interest that corporate funding causes in the scientific and medical profession.

The ‘’No’’ side to the question: Has the hunt for conflicts of interest gone too far? No, is defended by Kirby Lee, assistant professor of clinical pharmacy who declares no competing interests and the ‘’Yes’’ side to the same question: Has the hunt for conflicts of interest gone too far? Yes, is defended by Thomas P Stossel, professor, who declared the following competing interests: TPS is on the boards of directors and owns stock options in ZymeQuest and Critical Biologics Corporations, and his employer has licensed intellectual property to these companies, which may result in his receiving milestone payments, royalties and in the stock options having financial value. He receives fees for speaking to corporations and other organisations on the topic of conflict of interest. He has served on scientific advisory boards for Biogen, Dyax, and Merck.

You may want to read both sides of the debate and vote on the poll (during the time it’s available) on either of the pages. You may also wish to post a comment on the comments to the article section.

As far as our views on this, from our past articles and our critical analysis on the pharmaceutical industry, you may have correctly guessed that we think that the hunt on conflicts of interest, hasn't gone far enough.



Sunday, 2 March 2008

THE PERLEY VETERAN SMOKING ROOM

An update on the Perley Veteran smoking room (for background see THE PERLEY VETERANS SAGA CONTINUES and ARE PEOPLE RESIDENTS OR INMATES?).

While they finally got their room, at least one journalist – Earl McRae – is starting to understand how over the top the fear of second hand smoke has become. Actually, although we know that the propaganda does feed the hype of a number of hypochondriacs, we don’t believe that most people are afraid of second hand smoke. Many non-smokers simply don’t speak out because 1) They don’t care since it’s not affecting their lives 2) Go along with it because they don’t like the smell of burning tobacco. It is too bad that many people only care and get involved in an issue when it affects them directly and by then it’s already too late because the precedent has been established. Many of the modern day campaigns against this and that, take their model from the anti-smoking campaign. For those who are apathetic to the smoking issue, may we remind them that’first they came for the jews…’’.

Room to improve

Veterans finally have their smoking lounge, some of the time ...

By EARL MCRAE, OTTAWA SUN

The aged war vet was angry. I encountered him in the corridor leaving the smoking room at the Perley and Rideau Veterans Health Centre where he'd just had his third cigarette of the day.
Yes. Believe it. The renovated room is finally open. After months of opening promises and letdowns that confused and frustrated the smokers who had to go outside to indulge their pleasure -- their frail health vulnerable to rotten weather -- the room that the benevolent you, the public, made possible with some $80,000 in donations opened last Thursday.

I went over yesterday to check it out, not expecting anymore glitches, (surely no more glitches), and saw the sign: Hours Of Operation 9:15-17:00 Daily.

Hold it. The room is open only between 9:15 in the morning and 5 o'clock in the afternoon?

"No one told us this," said the vet bitterly. "It's saying 'We don't like you smoking, so we're only going to let you smoke up to 5 o'clock.' They're treating us like children. Bloody ridiculous."

Ridiculous, indeed. Does the Perley and Rideau think smokers automatically stop smoking at 5 p.m. each day only to automatically start again at 9:15 a.m.? What is the room -- a retail shop with closing and opening hours, including for holidays?

Does the Perley and Rideau believe bad weather only happens between 9:15 a.m. and 5 p.m. after which lovely weather automatically sets in making it a delight for the smokers to once again go outside between 5 p.m. and 9:15 a.m. the next day?

"I had to go outside last night to smoke," said the vet. "Why in blazes can't that room be open 24 hours? I'm telling you, they're trying to discourage us from smoking. Sure I'm addicted, but it's what I enjoy. At my goddamn age in life, I don't need do-gooders trying to get me to stop."

The room for the smokers is off a smaller non-smoking room that connects to the main corridor. The smoking room is windowless, not large. Maximum Occupancy -- 6 Persons, says its sign. Six? It's big enough to comfortably seat more. It has two green, hard plastic chairs. A round table with two ashtrays. Thirty-eight butts are in the ashtrays.

Another sign on the smoking room door: You Have To Live Here To Smoke Here. And Due To The Grave Health Effects Of Second-Hand Smoke, Employees Are Not Required To Enter. Grave health effects from second-hand smoke? From the smoke that is being provincially-standard, state-of-the-art ventilated to the outside? Give me a colossal break. You'd think "employees" would be stepping into the screaming hell of a thousand, torturous, diseases.

FIRE-RETARDANT APRONS

And in the outer-room, what were those six plastic, beige aprons hanging on hooks, aprons with the printed words Smoking Lounge?

Fire-retardant aprons? The smokers so careless they have to put on these aprons, kind of like an apron being put on a child in a highchair? Aprons to be worn voluntarily? Or enforced?

I phoned Paul Finn. He's managing director of the Perley and Rideau Foundation that co-ordinated the fund-raising. A non-smoker, Finn has been a huge supporter of the room for the smokers. A hero, no villain. The delays, the glitches, were outside his control.

The closing and opening hours sign. "The room doesn't shut down at 5 p.m. until the next morning. By law, it has to close each day for cleaning, but only for two hours and 15 minutes after 5 p.m. Except for that, it's open 24 hours." The sign is wrong, he says, needs to be clarified, and will be.

The aprons? He was puzzled. "I don't know about that. I didn't see them. I'll find out and let you know on Monday."

Finn said there will be more furnishings for the room to make it pleasant, including wall ceramics, and a large, flat-screen, high definition TV. "We want to thank all those who made the room possible. Since it opened, we've received calls from people saying thank you."

On the wall outside the entrance off the corridor, are two gold plaques: One crediting the "individuals and businesses" who "generously supported" the room; the other a dedication of the room on behalf of District G, Ontario Command, the Royal Canadian Legion.

The words on those two got it right.

EST-CE QUE L'ALARME QU'ON SONNE EST VRAIMENT JUSTIFIÉ ?


Dans un article de la Presse, on nous fait part que le nombre de personnes âgées obèses a doublé au Canada.

Nos recherches nous ont mené à une analyse :

Nous avons comparé les données de 1978-1979 à celles de 2004 qui sont disponibles et on note cette mise en garde explicite dans le site de Statistiques Canada : ‘’Pendant plus d’une décennie, l’information sur le poids des Canadiens a été fondée sur des autodéclarations : les participants aux enquêtes déclaraient leur taille et leur poids plutôt que d’être mesurés et pesés. Cependant, il est reconnu que les données autodéclarées entraînent une sous estimation de la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité...''

Puisque les données de 1978-1979 étaient nécessairement des ‘’autodéclarations’’, donc sous-estimés, comment peut-on alors comparer les statistiques qui ont été cueillies par des méthodes différentes et affirmer que le taux d’obésité a doublé chez les personnes âgées depuis 1978 ? Il faudrait que Mme Arguin nous fournisse les statistiques sur lesquelles elle s’est basée pour son énoncé au lieu d’un simple communiqué de presse qui nous réfère à aucune donnée facilement vérifiable.

Le tableau 1,4 qu’on a pu trouver dans le site de Statistiques Canada, nous indique que la population âgée a augmenté de 77% entre l’année 1981 (l’année la plus proche de 1978 qu’on a pu trouver) et 2005 (l’année la plus récente qu’on a pu trouver). La population non-âgée tant qu’à elle a augmenté de seulement 25%. N’est-il pas donc normal, qu’il ait davantage de personnes âgées obèses aujourd’hui qu’en 1978 ?

Le tableau de Statistiques Canada sur l’obésité nous indique que la moyenne de l’IMC pour la population de tous âges et les deux sexes confondus, était de 27 en 2004 comparé à 25,4 en 1978. Si nous considérons le phénomène du vieillissement de la population et puisqu’il est communément connu qu’en vieillissant on prend du poids, nous ne trouvons pas que toute cette panique sur l’obésité est justifiée, d’autant plus qu’avant 2003, année à laquelle on a baissé le seuil acceptable de l’IMC, un IMC de 27 reflettait un poids ''santé'' et ne constituait pas un état d’embonpoint, encore moins un état d’obésité.

Ayant pris connaissance de tout ceci, est-ce que l’alarme que Mme Arguin sonne par le biais des médias est vraiment justifié surtout quand elle-même dit que plusieurs études démontrent qu’un surplus de poids chez les personnes âgées peut être bénéfique pour eux ? (Lire aussi l’article Torture des données d’une étude sur le poids dans les archives de C.A.G.E.).

De plus en plus d’aînés obèses au Canada

Les aînés canadiens sont de plus en plus gros. À un point tel que le pourcentage de personnes âgées souffrant d’obésité au Canada est plus élevé qu’aux États-Unis. Corriger ce problème est toutefois compliqué. Chez les aînés obèses, les régimes amaigrissants radicaux sont contre-indiqués. Que faire ?

Actuellement, plus de 27 % des femmes de 75 ans et plus souffrent d’obésité aux Canada contre 23 % aux États-Unis. Chez les hommes de cette même tranche d’âge, 19 % des Canadiens sont obèses contre 18 % des Américains. Et si l’on tient compte à la fois des aînés obèses et de ceux qui souffrent d’embonpoint, c’est le deux tiers des personnes âgées du Canada qui sont trop grosses.« Depuis 1978, le nombre de personnes âgées obèses a doublé au Canada. La situation est inquiétante », affirme Hélène Arguin, étudiante au doctorat en kinésiologie à l’Université Laval, qui a effectué ses travaux au Centre de recherche sur le vieillissement de l’Université Sherbrooke. Mme Arguin donnera aujourd’hui une conférence sur l’obésité chez les aînés dans le cadre de colloque sur la nutrition et les personnes âgées qui se tient à Montréal.

Les aînés obèses sont plus à risque de développer du diabète, des maladies cardiaques, des cancers et des maladies articulaires. « Les personnes âgées vivent les même problèmes que les obèses d’âge moyen, mais de façon amplifiée parce qu’elles sont déjà plus susceptibles de souffrir de ces maladies », explique Mme Arguin.Les obèses âgés qui veulent corriger leur problème doivent toutefois être prudents. Une perte de poids trop radicale leurs est déconseillée. « Perdre trop de poids trop vite leur fait perdre des protéines et de la masse musculaire. Si elles sont le moindrement malades, les faire maigrir peut aggraver leur situation », affirme Nesrine Ragguen, clinicienne à l’Institut de gériatrie de Montréal. Par exemple, une dame obèse qui souffre d’ostéoporose avancée ne pourrait pas suivre un régime, car ses os seraient trop fragilisés.« Perdre trop vite, ce n’est pas bon pour les personnes âgées obèses. Mais le faire lentement est bénéfique », précise Mme Arguin, qui a mené des recherches sur le sujet. Selon Mme Arguin, les aînés obèses ont tout avantage a suivre une régime modéré et équilibré qui entraîne une perte de poids légère et progressive. « Ils ne doivent pas perdre plus de 1,5 livre par semaine. En perdant seulement de 5 % à 10 % de leur poids initial, ils améliorent de façon significative leurs problèmes liés à l’obésité », note Mme Arguin.

Les personnes âgées qui perdent du poids devraient aussi faire de l’exercice puisque cela protège la masse musculaire. Le suivi d’un professionnel est également recommandé.

Certaines recherches américaines ont démontré que l’obésité peut être bénéfique pour les aînés. Les surplus de gras protégeraient le corps en cas de chute. Mais selon Mme Arguin, ces résultats sont controversés. Il est vrai que les obèses âgés sont mieux protégés contre les fractures de haches et l’ostéoporose, mais ils ne devraient pas pour autant s’abstenir de perdre du poids, car les conséquences à long terme de leur obésité sont trop néfastes.

Friday, 29 February 2008

MANDATORY MONITORING OF CHILDREN'S BODY MASS INDEX

On October 17, 2007 we commented on a Denver Public School District policy that weighed children and issued health report cards to their parents. We were appalled by this practice then, we are even more appalled now that it has become a state legislation in the state of Georgia.

Excess weight or even obesity does not automatically equate
to bad health or sickness. Many children are plump or fat in their childhood but lose this excess weight in adolescence or adulthood without any further complications or illnesses. The duty of all adults, whether school authorities, neighbors, relatives or friends, is to report to the child welfare authorities any sign of neglect or abuse suspected in a child. When there are no noticeable health problems or signs of neglect, routinely passing judgment on the child’s weight is totally unwarranted, especially when it cannot be predicted what damage this evaluation can cause to the child’s mental and psychological state of mind at the vulnerable age when self esteem and acceptance by their peers is of utmost importance.

Senate mandates weighing Georgia kids twice a year
New law would requires schools to track weight and BMI

Georgia's elementary school children will be weighed and measured twice a year by school officials under a bill that passed the Senate Friday.

The legislation requires schools to track kids' body mass index, a combination of height and weight used to determine whether the child is healthy. The bill, sponsored by Sen. Joseph Carter (R-Tifton) requires that schools post the aggregate BMI information on their Web sites and follow state regulations on offering physical education classes.

Carter said the bill would work much like test scores, with schools reporting their data so parents could check out how they measure up to other area schools. Children would be weighed in a confidential office setting and their personal data would not become public, he said.

"Sally, step into the office, step up on the scale, that's about as invasive as it gets," he said. More than one in three kids in Georgia is overweight, he said. "The presence of childhood obesity is staggering."

Arkansas was the first state to implement such a rule, in 2003. The bill, which mirrors legislation in several other states, passed 37 to 13 after a heated debate.

Sen. Preston Smith (R-Rome) said "the long arm of the government" should stop reaching into peoples' private lives.

He said worries that schools' will pressure children to lose weight and stigmatize them, mimicking what he worried school officials would say: "Come on, pick it up fat kid, we're not going to get money if you don't!""

As he left the podium, refusing to engage in a debate, Sen. Renee Unterman (R-Buford) who supports the bill, shouted "chicken!" at him.

It's not the first time lawmakers have tried to take up childhood obesity. Carter introduced a bill in 2006 that would have required more PE for Georgia elementary and middle schoolers, but the measure failed.

Thursday, 28 February 2008

DAVID VS. GOLIATH

The pharmaceutical giants are under attack. Never have we seen such a persistent global offensive against this industry, as we have in the last few weeks. It gives us hope that public awareness is growing and that Big Pharma will finally be held accountable for a number of their immoral and unethical tactics motivated strictly by financial interests.

All private companies are motivated by profits and we citizens have developed natural defenses and critical skills to appraise most products that are offered to us. However, because we naively believe that public health would never allow corporate interests to play with our health, we have a tendency not to question the medical and scientific community and that’s where we are fooled.

When the health and economies of societies are directly affected by unscrupulous tactics, that’s when governments have to step in to protect the public from such wrong-doing. Unfortunately the lobbying powers of the legal drug pushers, coupled with a number of corrupted politicians throughout the world, leave us citizens looking like David vs. Goliath. Our elected officials should be held unmercifully accountable for any free passes they are granting Big Pharma. Our physical, psychological and economic health, depend on it.

Following is the latest offensive against Big Pharma:

Drug giants warned: Tell the truth on medicines

After antidepressant treatments are discredited, fears grow that other products may be ineffective

By Jeremy Laurance, Health Editor
Wednesday, 27 February 2008

The pharmaceutical industry came under assault from senior figures in medical research yesterday over its practice of withholding information to protect profits, exposing patients to drugs which could be useless or harmful.

Experts criticised the stranglehold exerted by multinational companies over clinical trials, which has led to biased results, under-reporting of negative findings and selective publication driven by the market, which was worth £10.1bn in the UK in 2006, amounting to 11 per cent of total NHS costs.

The latest attack was triggered yesterday by an analysis of published and unpublished trials of modern antidepressants, including Prozac and Seroxat, showing they offer no clinically significant improvement over placebos (dummy pills) in most patients. But doctors said patients on the drugs should not stop taking them without consulting their GPs.

It was the first time researchers – from the UK, Canada and the US – had successfully used freedom of information legislation to obtain all the data presented to regulators when the companies applied to license their drugs. In some cases it had not been made public for 20 years.

Over the past two decades the drugs, known as selective serotonin re-uptake inhibitors (SSRIs), have been among the biggest selling of all time, earning billions of pounds for their makers. Yesterday's finding suggests that the money may have been misspent. Drug companies are required by law to provide all data on a drug, published and unpublished, to the regulatory authorities when applying for a licence. But this requirement does not apply to the National Institute for Health and Clinical Excellence (Nice), which assesses cost effectiveness and recommends which drugs should be used by the NHS.

Peter Littlejohns, the clinical and public health director of Nice, said: "The regulatory authorities have access to everything. Obviously we have access to the published data and we do ask the industry for unpublished data, but it is up to the companies whether to deliver it or not. We have no power to demand it. The issue is that it relies on the good will of the industry."

Professor Mike Clarke, the director of the UK Cochrane Centre, an international collaboration between researchers in 100 countries which has published more than 3,000 systematic reviews of published trials to establish best medical practice, said lack of co-operation from the drug industry was damaging medical care.

"When we ask for details of a trial the company might tell us nothing. We have even less power than Nice. Researchers trying to make sense of trials for decision-makers need to have access to this data. If we have only got access to half of the data, when we see evidence that a drug works we don't know whether to believe it or not.

"It makes us doubtful – that's the big worry. The companies are in the business of making profits – but they are also in the business of providing safe, effective health care."

Legislation to compel the drug industry to publish its results was included in Labour's manifesto at the 2005 election and last month the Commons Health Select Committee demanded that Nice be given unfettered access to all clinical trial results.

Yesterday, the Government said it had been told that compelling the industry to publish trial data would not be allowed and it was instead pursuing a voluntary approach, developing a "searchable register" of all trials that have taken place in the UK and pressing the EU to make its own confidential register public.

A spokesman for the Department of Health said: "The Government has consistently supported open access to information about research when the findings could affect decisions about treatment or health outcomes. We planned to support the principle of mandatory registration of clinical trials in the UK, but legal advice stated this would be illegal under EU law." A World Health Organisation working group is examining how to improve reporting of clinical trials and is expected to announce a consultation shortly.

The pharmaceutical industry was unrepentant about its strategy yesterday. Richard Tiner, the head of medicines at the Association of the British Pharmaceutical Industries, said: "The regulatory authorities have access to all the data – absolutely everything. Nice is not a regulatory authority – it is making decisions on whether medicines should be available on the NHS... There is no reason why the companies would restrict access – it depends what they are asked for. The industry is very much more transparent than it was 10 years ago."

GlaxoSmithKline, maker of Seroxat, said yesterday it "fully endorsed public disclosure of all clinical trial results" and had published all data relating to Seroxat on its website "regardless of study outcome".

The antidepressant debate

Paul Bough, 41: 'You name it, I've tried it: none of them worked'
"The findings of this latest report don't surprise me in the slightest. In fact, they confirm what I already knew.

"I've been a depressive for most of my life, and all of my adult life. After the umpteenth failed suicide attempt seven years ago my doctor said I should try taking antidepressant drugs. You name it, I've tried it. Diazepam, Citalopram, Prozac, Seroxat, Atenolol [a beta-blocker], Efexor: none worked. They turned me into a zombie, totally incapable of motivation or movement and forced to vegetate on a sofa.

"I'd say to anyone on these drugs, you're better off going cold turkey. Talk to people, have therapy, be sociable: but don't rely on these little happy pills. Having tried the lot, I'm coming off – and staying off."

Sylvia Genge, 59: 'Without these drugs I would lose hope altogether'

"The findings go against several decades of experience. I have suffered three major traumas in my life – my father leaving home when I was 11, my husband having an affair, and now an unpleasant divorce – and I'm convinced these drugs helped me survive them. I've been close to suicide myself, but now, in my 60th year, I'm feeling positive and able to survive all the terrifying experiences each day throws at me. I take 20mg of Fluoxetine each day, and it makes me feel I can cope. I simply don't buy the idea that it's just a placebo – but then I suppose the point is even if it were I wouldn't care. These drugs are my crutch and my comfort; without them I would lose hope altogether. I'm staying on."

LORSQU'ON A LE POUVOIR DE CHANGER LES RÈGLES DU JEU EN COURS DE ROUTE

La réplique du gouvernement ne s’est fait pas attendre sur le jugement des garderies subventionnées.

À quoi sert notre système judiciaire et les décisions des tribunaux lorsqu’une des parties (dans ce cas-ci le gouvernement provincial) a des fonds inépuisables et le pouvoir de changer les lois à sa guise pour arriver à ses fins coûte que coûte ?


Garderies
La ministre réplique

Québec va en appel du jugement rendu mardi en faveur des garderies privées subventionnées qui facturent des heures supplémentaires et modifiera le règlement pour éviter la libre interprétation.

Michelle Courchesne réplique au jugement en en appelant de la décision rendue par la Cour supérieure.

En point de presse hier, la ministre de la Famille a également promis de modifier la réglementation de façon à ce que les heures de service offertes soient imposées aux CPE et correspondent aux besoins réels des parents.

Le président de l'Association des garderies privées se dit déçu de cette annonce.

«La ministre veut nous forcer à ouvrir onze heures par jour sans nous donner les subventions pour le faire», déplore Sylvain Lévesque.

Du côté de l'Association des CPE du Québec, la décision d'interjeter appel du jugement est accueillie avec soulagement.

«Le gouvernement demande aux garderies d'offrir dix heures de service aux parents, sans spécifier à quel moment de la journée ce service doit être offert. Dans les faits, les six garderies en cause en ont profité pour interpréter librement la loi et exiger des frais supplémentaires après 16 heures», dénonce Johanne Roy, présidente de l'Association québécoise des centres de la petite enfance.

«90 % des parents ont besoin d'une garderie entre 7 h et 18 h. Selon nous, offrir une autre plage horaire est un moyen de s'enrichir sur le dos d'un programme universel», argue la présidente de l'AQCPE.

Accommoder les parents

Directrice d'un centre de la petite enfance de la Rive-Sud, Nicole Saint-Cyr est du même avis.
«Je serais curieuse de voir combien de parents ont réellement besoin d'un service de garde entre 6 h et 16 h. Nous ouvrons nos portes 11 heures par jour sans charger de supplément aux parents. Trois d'entre eux ont la permission de faire déjeuner leur enfant à la garderie à 6 heures 45, on le fait pour les accommoder.»

Puisque les parents acceptent de payer des frais supplémentaires, cette pratique est donc légale, avait statué le juge de la Cour supérieure, Kevin Downs.

Cet argument a fait bondir

Johanne Roy de l'AQCPE. «Les parents n'ont pas le choix, ils sont pris en otage», réplique-t-elle.

Wednesday, 27 February 2008

UNE LEÇON ÉLÉMENTAIRE POUR LE GOUVERNEMENT

C’est vraiment malheureux que les citoyens n’ont que les tribunaux comme seul recours contre des lois absurdes et irréfléchies que le seul bon sens devrait normalement suffire à régler.

Combien que cela a coûté aux 6 garderies qui ne faisaient qu’accommoder les parents qui avaient besoin d’un service qui leur permettait de concilier vie professionnelle et vie familiale et que les garderies étaient prêtes à leurs offrir? Combien de nos taxes que cela a coûté au gouvernement pour se défendre ? Nos élus n’ont pas seulement besoin d’une leçon de droit, mais une leçon élémentaire des simples concepts tel que la loi de l’offre et de la demande, ne leur ferait pas de tort.

Le système à 7$ désavoué

La Cour supérieure vient de servir une gifle au gouvernement Charest, en rendant une décision qui désavoue le système de garderies à 7 $ par jour.

Le tribunal a en effet permis à six garderies privées mais subventionnées par l'État de facturer des heures de service supplémentaires aux parents, une mesure qu'avait sanctionnée le ministère de la Famille, en 2006, en suspendant les subventions de ces établissements.

Ces six garderies de l'ouest de Montréal s'étaient alors adressées à la Cour supérieure pour faire déclarer admissibles les frais supplémen- taires qu'elles facturaient aux parents.

Selon la réglementation provinciale en vigueur depuis 2006, les garderies subventionnées doivent fournir 10 heures de service par jour pour 7 $ et ne pas facturer un sous de plus aux parents. Suivant cette règle, ces six établissements étaient donc ouverts officiellement de 6 heures à 16 heures.

Pour les parents incapables de récupérer leur progéniture avant la fermeture, les garderies proposaient un forfait qui, moyennant 60 $ de plus par semaine, leur permettait d'aller chercher leur enfant à 18 heures.

Contrat signé

La plupart des parents ont acheté ce forfait et signé un contrat l'officialisant. Mais après l'entrée en vigueur et la médiatisation de la nouvelle réglementation de septembre 2006, 21 parents de ces six garderies ont porté plainte.

Devant le refus des établissements de cesser cette surtarification, le ministère de la Famille a suspendu leurs subventions.

Les garderies plaidaient qu'elles offraient des services de garde entre 6 heures et 16 heures comme le veut la réglementation, et que rien ne les empêchaient, une fois ces 10 heures passées, d'offrir un service supplémentaire avec l'accord des parents.

Leçon de droit

Lundi, le juge Kevin Downs a servi une leçon de droit en règle au gouvernement.
Selon lui, la réglementation de septembre 2006 contrevient à l'objectif même de la loi établissant les garderies à 7 $.

La loi dit viser à répondre aux besoins particuliers des parents en «facilitant la conciliation de leurs responsabilités parentales et professionnelles».

Or, en limitant les heures de service à 10 heures par jour, la réglementation a plutôt l'effet inverse, selon le juge Downs.

«Qu'il suffise de penser aux besoins des parents qui requièrent des services de garderie de plus de 10 heures. Le prestataire de services doit-il pour autant être contraint de refuser d'offrir un service excédentaire au-delà de ce qui est subventionné?» demande le magistrat.

Pour lui, tant que les parents sont d'accord, il est légal de leur demander une contribution additionnelle.

CONTREBANDE DE CIGARETTES, LE GOUVERNEMENT SE DÉCLARE IMPUISSANT

En 2002 la Coalition Québécoise pour le contrôle du tabac écrivait :

Il faut augmenter les taxes davantage, pas les diminuer.
L’augmentation des taxes est une des meilleures mesures de réduction du tabagisme, surtout auprès des jeunes. En plus, elle augmente simultanément les recettes gouvernementales et résulte dans des économies pour le système de santé à moyen et à long terme. Simplement pour
rejoindre la moyenne canadienne, le Québec doit encore augmenter les taxes de 10 $ la cartouche. Comme le dit la Banque Mondiale, « si la contrebande constitue indéniablement un problème sérieux, … ce n’est pas en réduisant les taxes ni en renonçant à les augmenter qu’il convient de réagir, mais en réprimant la criminalité »12.

En 2003, ils niaient une fois de plus que la contrebande était un problème:

UN NOUVEAU SCANDAL?

À chaque hausse des taxes ou à chaque possibilité de hausse des taxes, des cris d’alarmes émanent des compagnies de tabac et de leurs alliés concernant la résurgence de la contrebande, tout comme ils l’ont fait en décembre dernier suite à la hausse de 2,50 $ de la taxe provinciale. En effet, les gémissements de l’industrie concernant la contrebande, accompagnés des sermons
contre les hausses des taxes, existent à l’échelle de la planète et sont loin d’être un phénomène unique au Canada.

En 2007 ils ne peuvent plus continuer dans le déni et ils avouent qu’il y a un grave problème :

Il n’y a plus de doute que le phénomène de la contrebande est un énorme problème qui ne cesse d’augmenter. Depuis plusieurs années, les groupes de santé réclament des gouvernements une gamme de mesures pour combattre la contrebande, et ce à la source. Pendant que les gouvernements négligent l’implantation de ces mesures, le problème s’aggrave, les impacts sur la santé augmentent et les pertes de revenus gouvernementaux atteignent des niveaux colossaux.

Pourtant ça ne prenait ni la tête à Papineau ni des études dispendieuses (payées par nos taxes) pour comprendre, que lorsque le prix d’un produit devient prohibitif et lorsqu’ en plus on rajoute à ce phénomène, l’irrespect total que les gouvernements démontrent à l’égard des fumeurs, les citoyens n’ont aucun problème de conscience de consommer des produits non-taxés. Le problème de la contrebande est réel, présent et en plus touche nos jeunes, les premiers que ces ‘’bien-pensants’’ prétendent protéger.

Il est plus que temps que nos élus fassent face à la musique et cessent d’écouter les lobbyistes anti-tabac à la vision uni factorielle dictée par leurs propres intérêts financiers. Il y a une raison pour laquelle les anti-tabagistes militent sans répit pour une hausse de taxes : ils assurent ainsi leurs salaires et leur propre survie. Mais à force de trop en demander, on finit par tout perdre et c’est ce qui risque d’arriver si nos gouvernements ne suivent pas ce que le bon sens et la bonne mesure leurs dictent.


La contrebande de cigarettes devenue incontrôlable

Denis LessardLa PresseQuébecLes politiciens ont baissé les bras, il ne reste désormais que la police pour enrayer la prolifération de la contrebande du tabac. Entre 2002 et 2006, la consommation de cigarettes vendues sous le manteau a doublé au Québec et, depuis, ce fléau n’a fait qu’empirer.

À la fin de mars, l’escouade ACCES tabac, composée par la Sûreté du Québec, la GRC, la police de Montréal et les inspecteurs de Revenu Québec, déposera au ministère de la Sécurité publique ses résultats qui montrent une augmentation importante des saisies de cigarettes contrefaites, a appris La Presse. Ces « cigarettes à plumes » sont pour l’essentiel manufacturées dans les réserves mohawks mais sont désormais largement distribuées par un réseau de petits commerçants, de dépanneurs surtout, bien loin des réserves autochtones.

Un document obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information montre que les pertes fiscales – l’argent des taxes non perçues par Québec – atteignaient 275 millions de dollars en 2006, une augmentation exponentielle par rapport aux 118 millions estimés en 2002. Alors 25 % des cigarettes consommées au Québec provenaient du marché de la contrebande. L’été dernier, l’industrie du tabac a produit un rapport plus alarmant encore qui estimait que le tiers des produits du tabac consommés au Québec échappait aux taxes.Par comparaison, un document du ministère des Finances de novembre dernier estime qu’au plus fort de la contrebande au début de 1993, 65 % des cigarettes consommées au Québec provenaient de la contrebande. Entre 1990 et 1994, Québec a perdu en taxe sur le tabac environ 1,3 milliard de dollars. C’est à ce moment que Québec et Ottawa avaient considérablement réduit les taxes spécifiques ; on passait de 13,76 $ à 2,76 $ de taxes provinciales sur une cartouche au Québec. Ottawa réduisait ses droits de 10 $ la cartouche au même moment.

L’escouade ACCES tabac a vu son budget triplé, passant à 9,4 millions en 2008. Le groupe a fait 6000 inspections au cours de la dernière année, et fait appliquer une loi qui a plus de dents depuis l’an dernier – les amendes ont augmenté de 50 % et la simple possession de tabac de contrebande est une infraction. En 2006-2007, cette escouade avait fait imposer 1,2 million de dollars en amendes et obtenu 207 condamnations. Du 1er avril 2007 au 1er octobre, on avait déjà 307 condamnations, pour 9,2 millions de dollars en amendes.

La baisse de consommation du tabac conjuguée à la contrebande amènera une nouvelle baisse des revenus pour Québec dans le prochain budget que compte déposer, avant Pâques, la ministre des Finances. Les fonctionnaires sont depuis quelques semaines déjà à pied d’œuvre pour être prêts pour le 18 mars, si les négociations avec l’ADQ et le PQ se déroulent sans anicroche imprévue.Depuis l’automne dernier, on a jonglé au Revenu et aux Finances avec une série de scénarios pour juguler l’augmentation de la contrebande, des pistes qui deviennent rapidement impraticables.

L’automne dernier, le ministre Jean-Marc Fournier avait fait obstacle aux questions acérées de l’ADQ à ce sujet. Il est d’autant plus embarrassé que la réserve mohawk d’Akwesasne, qui chevauche la frontière américaine et ontarienne, se trouve dans sa circonscription de Châteauguay. Avec son collègue responsable des Autochtones, Benoit Pelletier, il a envisagé l’idée de retourner une partie de la taxe de vente sur le tabac aux communautés autochtones pour les inciter à la prélever.

Toutefois, imposer une taxe sur les réserves est impossible pour le gouvernement, et même si les commerçants autochtones s’y pliaient, la réduction de l’écart entre le prix de la cartouche dans un dépanneur et le prix sur la réserve réduirait rapidement le chiffre d’affaires des Mohawks.Dans l’industrie du tabac, on ne fait que constater l’augmentation de la contrebande, en dépit de la baisse de consommation. « Les conteneurs de tabac arrivent des États-Unis à Akwesasne et ressortent en cigarettes sur le marché ontarien et québécois », observe Jean-Thomas Dorval, d’Impérial Tobacco. Si quelque chose a changé depuis un an, « c’est que désormais, les Maritimes sont aussi frappées par la contrebande », observe-t-il.

Dans les ministères chargés de trouver une solution, on a déclaré forfait. « On n’a que 10 doigts pour colmater 11 fuites », laisse-t-on tomber. Aux Finances, on avait pensé contrôler le papier ou les filtres destinés à la production de cigarettes, pour s’apercevoir rapidement que plusieurs pays en fabriquent et qu’il serait difficile d’en contrôler le commerce.

Puis, on a tenté avec succès de dissuader les producteurs québécois de tabac de poursuivre dans cette voie. Sur 57 producteurs actifs, surtout dans la région de Joliette, en 2004, il n’en restait que quatre à l’été 2007, indique l’état de situation préparé par les Finances, en novembre 2007. Si le tabac produit au Québec ne se retrouve plus sur le marché de contrebande, il en va tout autrement de la production ontarienne, frappée elle aussi par la baisse de la consommation. Elle est aussi transformée à Akwesasne, pour être vendue dans les commerces québécois.Québec a aussi voulu régir le transport du tabac sur les routes. Or, tout autant que l’Ontario et les États-Unis, les pays d’Afrique s’avèrent être des producteurs importants de tabac illicite. Au port de Montréal, le contenu de moins de 3 % des conteneurs est inspecté, rappelle-t-on.

Avec la collaboration de William Leclerc

Tuesday, 26 February 2008

IT STARTS WITH THE HAPPY MEAL

It seems that the same city council that introduced smoking bans in England, will not stop with kicking smokers out in the streets. Happy Meals at MacDonald’s is their new target hoping to set another trend for a state-wide ban. Doesn't it always start with the ''for the children'' excuse? And since this city council does not trust parents to make the right decisions for their children whether they treat them to a happy meal once a week or once a month, why stop with MacDonald’s? Why not totally forbid giving any food the state has declared unhealthy to children in a ''public'' place to eventually extend it to the car and the home? And since we have seen that epidemiology has now declared that obesity is contagious, why not forbid parents to eat or drink anything unhealthy in the presence of children?


How far down do you feel we are on that slippery slope we predicted only 3 years ago? What have you done to express your discontent with this global political healthist movement to your government this week? Anything? Please don't assume it won't happen in Canada. Please don't assume that your voice can't help to prevent such encroachment in your life. It can if you get involved and you take action. Visit, phone or write your MP and your MPP today! You will find their contact info here.



Liverpool set to ban McDonald's Happy Meals in a bid to cut childhood obesity



McDonald's Happy Meals are to be banned in Liverpool over claims they are contributing to the epidemic of childhood obesity.


The city council is planning to outlaw the meals on the grounds that they are damaging the heath of children - particularly as they offer free toys in order to encourage parents to buy junk food for their children.


The Liberal Democrat-controlled authority claims the credit for taking the lead in the campaign that led to the ban on smoking in public places.


Members of Liverpool City Council's Childhood Obesity Scrutiny Group want a bye-law that would forbid the sale of fast foot accompanied by toys.


Councillors say the promotional items are used to boost sales through the "Pester Power" phenomenon - children pestering parents for Happy Meal toys.


The scrutiny Group has ordered a report from town hall officials that would pave the way for the bye-law that would be the first of its kind in the UK.


Lib Dem councillor Paul Twigger said: "The Scrutiny Group is recommending that a bye-law be enforced to stop the circulation of free toys associated with junk food promotions.


"We consider it is high time that cash-hungry vultures like McDonald's are challenged over their marketing policies which are directly aimed at promoting unhealthy eating among children.


"Childhood obesity is a dire threat to the health in this country and it needs to be nipped in the bud urgently.


"Children are directly targeted with junk food and McDonald's use the Happy Meals to exploit Pester Power of children against which many parents give in.


"In most Happy Meals the toy is sold with a burgers containing four or five tablespoons of sugar, along with high-calorie fries and milkshakes.


"These fattening meals are being shamelessly promoted through free toys and it is clear that it is going to take legislation to combat the practice.


The most calorific Happy Meal - cheeseburger, small fries and chocolate milkshake - has 740 kcals, almost half of children's recommended daily allowance of 1600.


The healthiest meal on the menu comprises carrot sticks, nuggets, and mineral water, with 200 Kcals.



But Lib Dem Cllr Twigger said: "They know that most children won't want carrots and water but put them on the menu to stave off the criticism from health campaigners."


Toys that have been dished out include the board game Twister, Top Trump cards and football-related collectables.


"By offering these toys they are preying on the needs and desires of children in order to cash-in on the sale of junk food," said Cllr Twigger, 26.


Healthy eating campaigners are backing Liverpool council's move.


Food Commission spokesman Ian Tokelove said: "McDonald's are very skilled at getting children into their restaurants and know how to tug on the purse strings of parents.


"But a lot of the food on the Happy Meal menu can put children health at risk if eaten too regularly."


Sustain spokesman Richard Watts said: "We would support every effort to stop toys being sold with junk food. It will be see how Liverpool Council fares.


"We need to take radical action against the massive junk food-related health problems we have got with child obesity and heart disease."


In 2004, Liverpool sought a bye-law to ban smoking in public places and it is widely acknowledged that the move played a significant role in leading to the ban imposed last year.


Cllr Twigg believes the new move in Liverpool could begin locally and lead to a similar nationwide ban.


He said: "The Liverpool smoke-free team had a great success with their campaign and their ideas played a massive part in the nationwide blanket ban last year.


"There's no reason why we can't achieve a similar feat."


The plan to impose the bye-law banning Happy Meals will be put to a Select Committee of Liverpool Council at the end of the month.

THE TROUBLE WITH MEDICAL JOURNALS

This link will take you to a November 2007 interview on One on One on CBC Newsworld, where Peter Mansbridge interviews Richard Smith former editor of the British Medical Journal.

It deals with much of the same qualms we have with the biases of epidemiology and the conflict of interest of the pharmaceutical industry funding the various epidemiological studies. Although we understand what Dr. Smith explains about studies varying from researcher to researcher and that science is constantly experimenting, we consider that it is a serious problem for policy to be based on such approximate and biased ''science''.

Furthermore we fully agree with Dr. Smith when he suggests that the media be a little more selective of what they publish and that some investigative journalism before publishing a press release, is a practice that should be guiding all health journalists. The public is increasingly losing faith in medicine and science and this certainly cannot be good news for anybody’s health and well-being. It is high time that some integrity and honesty is restored both in the research and the publishing of health news.

Dr. Smith clearly points out to us that medical news are a big industry and we should be as critical of anything we read about health as we are on every other type of news, by developing the skill to carefully analyze the financial and political agendas behind such news instead of accepting them at face value. Who better than the former chief of editor of one of the most respected medical journals to offer such advice!

Saturday, 16 February 2008

RELÂCHE / BREAK

Ce blogue fera relâche du 17 au 27 février 2008. En attendant, vous pouvez consulter le forum de C.A.G.E.

This blog will be inactive between February 17 and February 27/08. Unitl then, you may want to visit the C.A.G.E. forum.

OBÉSITÉ MORBIDE - UNE QUESTION D'ATTITUDE

Merci à Marie-Desneiges pour la contribution ci après :

Le soleil ainsi que cyberpresse publient ce jour un article de madame Claudette Samson intitulé
Obésité morbide – une question d’attitude.

Elle explique que les délais pour obtenir une chirurgie bariatrique ne sont pas raisonnables, selon un rapport préparé pour le gouvernement du Québec (préparé par qui ? elle ne le dit pas). Elle relève l’attitude des soignants envers les obèses dits morbides. D’entrée de jeu, elle présente la chirurgie bariatrique comme le seul traitement efficace reconnu pour contrer l’obésité morbide. Pourtant, est-ce bien une solution judicieuse ?

Je l’ai cru, puisque j’ai subi une chirurgie bariatrique (anneau gastrique) fin 2006. Cela me semblait, conceptuellement, la solution à mon problème. En effet, souffrant d’obésité dite morbide, cette intervention réduisant l’appétit et permettant de retrouver les signaux de faim et de satiété m’a séduite. L’intervention eut lieue en centre hospitalier universitaire, mais financièrement assumée par moi. Le prix demandé pour cette intervention : une petite dizaine de milliers de dollars.

Cet investissement ne me semblait pas prohibitif, compte tenu de la souffrance alors vécue. Les objectifs que je visais étaient d’améliorer ma mobilité, de ne plus être } visiblement différente~ et, peut-être, d’avoir plus de chance de rencontrer un compagnon de vie. Bref, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je me rendis à l’hôpital, quelques jours avant Noël, pour 48 heures. Un mois de convalescence prévu, le temps de commencer à changer mes habitudes.

Je vous le répète : conceptuellement, tout est parfait. Une nouvelle vie s’ouvre enfin à moi.

Cependant, dans les faits, cette intervention dérape: perforation du foie, péritonite, arrêt cardio-respiratoire, pneumonie, plusieurs semaines d’intubation, infections, cinq interventions chirurgicales incluant une intervention pour retirer l’anneau ainsi qu’une impossibilité de me lever, de marcher lorsque je repris conscience, plusieurs semaines ne m’ayant laissé aucun souvenir. Hospitalisation de 8 mois. Convalescence additionnelle de 5 mois.

Sans oublier les nausées et vomissements, encore présents. De plus, une telle expérience laisse des traces, au sens propre comme au sens figuré.

Bref, ma vie a changé. Mais, pas tel que prévu.

Bien sûr, j’ai perdu une petite centaine de livres. J’ai cessé de fumer sans m’en apercevoir. Mais je claudique encore, je manque d’énergie et j’ai des nausées.

La chirurgie bariatrique, dans cet article du journal le soleil, est présentée comme le seul traitement efficace reconnu contre l’obésité morbide. Elle est, indiscutablement, très à la mode - peut-être comme le fut à une certaine époque le régime à 500 calories par jour accompagné des protéines liquides vendues par le docteur dans sa clinique spécialisée.

Pourquoi ? Parce que les grosses personnes ont besoin d’une solution pour apaiser leurs souffrances. Parce que les grosses personnes ne sont généralement pas les goinfres qu’on aimerait qu’elles soient. Parce que cela est plus rassurant de se dire que manger moins et faire plus d’exercices est la recette pour ne pas devenir ou rester une grosse personne, mais que la multiplicité des régimes a fait disparaître les signaux de faim et de satiété chez ces grosses personnes.

Force est de constater que la chirurgie bariatrique n’est pas une panacée. Comme les causes de l’obésité sont multiples, les solutions ne sont-elles pas aussi multiples ?

Même si on prétend que la chirurgie bariatrique est le seul traitement efficace reconnu, se pourrait-il que nous ne savons pas encore ? Se pourrait-il que la chirurgie bariatrique soit un traitement efficace pour certaines personnes seulement ? D’autre part, le volet économique n’est pas à négliger : c’est payant pour quelqu’un tout cela. Et ce n’est pas au bénéfice de la grosse personne.

Le personnel soignant, quant à lui, n’est pas différent de la société en général. L’adipophobie n’est pas une vue de l’esprit. En préparation pour l’intervention, j’ai dû aller rencontrer des professionnels à l’hôpital. À titre d’exemple, le brassard pour prendre la tension artérielle était one size fits all. Rappelons que nous parlons de tests préopératoires pour une chirurgie bariatrique à une patiente affublée du titre } obèse morbide ~. Dans le département de la chirurgie bariatrique, les chaises et fauteuils ne sont pas adaptés. Quant aux lits, je passe. De nombreuses pages seraient nécessaires pour faire le tour du problème des équipements.

Est-ce que je regrette cette intervention ? Certains jours. Bien que, comme le fait dire Géluck à son chat : } Chez les gros, il y a plus de place pour la beauté intérieure que chez les autres ~. maudit !

Lisez l'article Obésité morbide - la chirurgie trop peu accessible

Friday, 15 February 2008

LE PORT OBLIGATOIRE DU CASQUE DE SKI

Le port obligatoire du casque de ski: Un autre débat qui se déroule entre partisans de responsabilité individuelle versus responsabilité collective.

Tant que les recommandations du coroner restent au stade de recommandations et ne deviennent pas une obligation, il n’y a absolument rien de mal à éduquer les skieurs sur les avantages d’un casque protecteur. Du moment que ces recommandations sont attrapées au vol par un politicien qui veut se faire du capital politique en s’improvisant ‘’protecteur nourrice des citoyens’’, nous voyons une ingérence inutile dans la prise des décisions des citoyens adultes pour leur propre sécurité et bien-être.

Sur une base individuelle, chacune des législations qu’un gouvernement adopte pour la ‘’santé et la sécurité ’’, ne paraît peut-être pas trop exagérée. Une foule de législations comme nous témoignons dans les dernières années, se traduit en un gouvernement opprimant et totalitaire. Quelques pas en arrière ne sont pas seulement souhaitables, mais absolument nécessaires pour nous redonner un peu de liberté et le sens de la responsabilité personnelle.


Lire l'article : Le port obligatoire du casque rendrait-il le ski plus sécuritaire?

QUAND QUÉBEC EXCELLE DANS LA RÉGRESSION

Une de nos lectrices nous a fait parvenir un article qui a paru dans le Devoir et qui décrit avec beaucoup de lucidité la grande incompétence qui inflige nos bureaucrates en ce qui a trait au milieu carcéral.

Nous sommes soulagés de voir que de plus en plus de gens de divers milieux décrient les absurdités dont nous sommes témoins au quotidien. Aussi, nous osons espérer que le gouvernement sera bientôt forcé de porter attention au côté réaliste des enjeux, au lieu de se plier aveuglement à la vision très étroite et uni factorielle de certains groupes de pression puissants et bruyants, qui proposent des solutions simplistes à des problèmes multi factoriels et complexes.

Le Devoir ÉTHIQUE ET RELIGION, lundi 11 février 2008, p. b6

Moins de cigarette, plus de prisons Quand Québec excelle dans la régression
Leclerc, Jean-Claude

Le Québec ne s'est jamais targué d'avoir le meilleur système carcéral au monde, et pour cause.

Les prisons, qui relèvent des autorités provinciales, comptent encore parmi les institutions oubliées de la Révolution tranquille. De rares efforts de modernisation ayant échoué dans le passé, pour les prisonniers comme pour les gardiens, rien ne semblait plus devoir changer. C'était sous-estimer la capacité de régression de la Sécurité publique.

Ce ministère, apprend-on, n'a pas trouvé d'autres moyens qu'un interdit pour y traiter le fléau du tabagisme, mais il dépensera plus d'un demi-milliard à bâtir quatre nouvelles prisons et à en rénover de vieilles. La première mesure plaira sans doute aux adeptes de la tolérance zéro, et la seconde réjouira les entrepreneurs et autres habitués des caisses électorales. Toutefois, il n'y a pas lieu d'applaudir.

La criminalité étant à la baisse au pays, notamment au Québec, on s'attendrait à voir diminuer le nombre des détenus. Or, au contraire, la population carcérale augmente. En mai, La Presse signalait que les prisons montréalaises débordent. Le mois suivant, un rapport confirme que les 16 établissements pour hommes avaient un taux d'occupation allant jusqu'à 116 %. Pareille situation, certes, est lamentable. Mais le Québec doit-il nécessairement enfermer autant de gens?

Cette «surpopulation» est attribuable à trois facteurs. D'abord, un tiers peut-être des détenus, souvent chroniques, ont des problèmes de santé mentale. On a fermé les anciens asiles psychiatriques, en effet, mais laissé à la rue nombre d'ex-patients. De nouveaux se sont ajoutés depuis. Et plusieurs se retrouvent en prison. Cet établissement ne leur donne pas les soins auxquels ils ont droit. On n'en fait pas grand débat, c'est pourtant un des pires scandales du système de santé.

Ensuite, bon nombre de gens y sont incarcérés même s'ils ne présentent pas un danger sérieux pour leur entourage ou la société. L'emprisonnement, croyait-on, ne servirait plus d'alternative aux amendes que maints infortunés sont incapables de payer. Vraiment? D'autres préféreraient, dit-on, passer quelques semaines à l'ombre, aux frais de l'État. En toute hypothèse, d'autres sanctions seraient préférables à la détention.

Enfin, maints prévenus en attente d'un procès sont aussi logés dans ces prisons. Les lenteurs de l'appareil judiciaire font encore que trop d'entre eux encombrent ainsi certains de ces établissements, réduisant d'autant le nombre de cellules disponibles pour les gens ayant à y purger une peine.

Bien sûr, de nouvelles prisons fourniraient des cellules supplémentaires pour loger tant les prisonniers que les simples prévenus. Mais les millions de dollars que l'on engouffrera dans leur construction, puis dans leur gestion, ne vont pas corriger ces politiques retardataires de santé et de justice qui envoient en détention des gens qui ne devraient pas y être.

(Bizarrement, le ministère voudrait aussi rouvrir la prison de Percé, fermée il y a une vingtaine d'années, et maintenant destinée, croit-on, à recevoir des délinquants sexuels. Les Gaspésiens ne seraient guère enchantés d'un tel projet. Les autres Québécois ne devraient pas l'être non plus. La déviance sexuelle est l'une des plus difficiles à corriger. Le système fédéral n'y parvient que fort peu. On se demande ce que Québec vient faire dans cette galère.)

Répression de la cigarette

Le public, il est vrai, souhaite des peines de prison sévères pour les criminels en complet-cravate qui volent les retraités et arnaquent les gens âgés. Si l'emprisonnement pouvait ramener plus de rigueur et d'intégrité dans les affaires, une prison ne serait pas de trop. En principe, les pénitenciers existent aussi pour ces criminels. Encore faudrait-il pouvoir compter ici sur un ministère plus compétent. Apparemment, la répression de la cigarette est plus urgente.

Ébranlé par les réactions du milieu à sa politique d'interdiction du tabac, le ministre, M. Jacques Dupuis, permettra aux détenus de fumer à l'extérieur. Mais une heure par jour ou même plus dans la cour de la prison n'allégera que bien peu la tension créée par l'interdit. Au contraire, la cigarette ayant un effet de calmant, l'interdit ajoutera au climat de nervosité collective qui règne dans certains centres.

Près de 80 % des prisonniers fument, souvent de façon intensive. Les détenus qui ne fument pas peuvent difficilement échapper à la fumée de cigarette. Il y a là un problème d'hygiène publique dont les autorités doivent se préoccuper. Mais le ministère n'a manifestement pas trouvé le programme qu'il importerait d'appliquer dans un tel milieu.

Au Canada, à compter de mai prochain, les pénitenciers fédéraux vont interdire l'usage du tabac. On y prévoit toutefois des groupes d'entraide pour les détenus et, à titre gratuit, des doses de nicotine sous forme de timbre ou de gomme, et même un médicament tel que le Zyban. Ce service s'ajoutera aux cours de formation et aux ateliers d'apprentissage professionnel. Ces détenus purgeant une peine de plus de deux ans, leur incarcération est mise à profit pour préparer leur réintégration sociale.

Rien de comparable n'existe dans les prisons québécoises. La plupart de leurs détenus y passent moins de trois mois, quitte à revenir de manière chronique. Et le Québec ne profite même pas de ces brefs séjours pour évaluer les besoins de santé, de formation ou d'intégration de cette population. Encore moins y réglera-t-on la dépendance au tabac en usant d'interdits.

Au contraire, même dans des conditions de liberté, la cigarette est un moyen de détente. Moyen très dangereux, mais quand même efficace. En contexte de détention, c'est un médicament vital. En sevrer d'autorité les détenus qui en sont profondément dépendants est une forme d'agression, agression plus grave encore que la fumée «secondaire» dont on veut préserver les codétenus et le personnel.

Le ministère entend offrir, comme dans les pénitenciers, des moyens de sevrage, mais il le fait aux frais des détenus, leur laissant l'embarras de se faire rembourser par l'assurance médicament. Ce programme, idéal pour des bureaucrates, ignore totalement la culture du milieu carcéral. Au reste, certains médicaments ou timbres à la nicotine sont peu efficaces. Et des personnes y sont réfractaires ou allergiques.

Les gardiens ont raison de craindre des problèmes de sécurité. Peut-être pas des émeutes, ni même de petites rébellions, comme celle qui est survenue à Orsainville, mais fort probablement des explosions de violence individuelle. (La Food and Drug Administration des États-Unis a diffusé, début février, un avis d'alerte à propos d'une pilule anti-tabac, le Champix, qui comporterait des risques de suicide, de dépression et de changement de comportement.)

S'il est un ministère qui devrait, autant que celui de la Santé, savoir ces choses-là, c'est bien celui de la Sécurité publique. Des gens émotivement perturbés commettent des crimes après avoir négligé de prendre leur médicament ou à cause d'une mauvaise médication. D'autres se retrouvent en cour, sinon en prison, pour avoir voulu soulager leur souffrance en prenant des drogues illicites.

Quand de tels problèmes impliquent directement un policier, un procureur ou un juge, les autorités font souvent preuve de compréhension. Avec raison. Pourquoi alors traiterait-on les problèmes des autres à coup de répression et n'aurait-on pour eux d'autre solution que l'incarcération?

Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.

Si vous voulez réagir à cet article, vous pouvez faire parvenir vos lettres à: lettres@ledevoir.com

Lire aussi: LE GOUVERNEMENT RECULE...LES DÉTENUS POURRONT FUMER À L'EXTÉRIEUR

INTERDICTION DE FUMER DANS LES PRISONS

SAQ - UN AUTRE CAS DE FAITES CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS !

Pendant qu’on resserre les règles aux commerçants privés en leur imposant des mesures de plus en plus contraignantes vis-à-vis leur clientèle et leurs employés, on ne surveille pas ce qui se passe dans sa propre cour.

Dans le cas que J.E. nous expose, il ne s’agit pas d’une jeune fille qui a 17 ans et qui ressemble à 19, il s’agit d’une jeune fille de 13 ans qui a pu se procurer de l’alcool auprès des diverses succursales de la SAQ, 6 fois sur 10 !

Le gouvernement doit faire le ménage dans sa propre cour avant de se permettre de faire la loi dans la cour des citoyens. Seulement à ce moment là, seront-ils en mesure de comprendre les difficultés des commerçants vis-à-vis leur personnel et leur clientèle et tenter de trouver des solutions en collaboration avec les citoyens au lieu des solutions pondues par des bureaucrates qui n’ont aucune idée de ce qui se passe sur le vrai terrain.

Si vous voulez réagir à cette nouvelle, vous pouvez écrire à: http://lcn.canoe.ca/reagissez/

La SAQ prise six fois en flagrant délit

La Société des alcools du Québec (SAQ) est dans l'embarras. La société d'État a été prise en flagrant délit de vente d'alcool à une mineure dans une enquête menée par l'équipe de J.E..
Une adolescente de 13 ans a pu se procurer de l'alcool dans six des 10 succursales de la SAQ qu'elle a visitées avec une caméra cachée. La jeune fille a notamment pu s’acheter du cognac, du vin et du porto.

La directrice des affaires publiques de la SAQ, Stéphanie Trudeau, s'est dite «aussi surprise que déçue d'entendre ça» et a admis que ce n'était «pas des bonnes nouvelles».

Pour sa part, le directeur général de l'organisme Éduc'Alcool, Hubert Soucy, qui est un partenaire important de la SAQ, a estimé qu'il revient à la société d'État de voir à l'application de ses propres règlements.

La SAQ aurait maintenant lancé une enquête à travers le Québec, notamment en utilisant des clients-mystère, dans le but de mettre sur pied un plan d'action pour assurer que sa politique «Vise 25» -- en vertu de laquelle ses employés devraient vérifier l'âge de tout client qui semble âgé de moins de 25 ans -- sera mieux appliquée.

L'ÉPIDÉMIE DU GOUVERNEMENT SALUTISTE

Table ronde francophone, une production de FORCES, animée par Iro Cyr vice-présidente de C.A.G.E. , Arminda Mota, présidente de l’organisme monchoix.ca et Dan Romano président de C.A.G.E.

La discussion gravite autour des intérêts politiques et corporatifs de la guerre contre le tabac et les biais et limites de l’épidémiologie.

L’épidémie du gouvernement salutiste

Wednesday, 13 February 2008

TO LIVE OR NOT TO LIVE, WHO SHOULD ANSWER THE QUESTION?

At one time, when public healthcare was far less politicized, we wouldn’t have paid much attention to an article such as the one we are bringing to your attention (below) because it was indeed normal that researchers conduct studies in order to understand the function of the human body. However, because of so much alarm over how costly public healthcare is becoming due to an aging population, and the recent very disturbing news about UK doctors calling for NHS treatment to be withheld from patients who are too old or who lead unhealthy lives, the implications of such a study raise serious ethical concerns.

The authors of this study have examined the survival rates of elderly patients treated for heart failure in order to give physicians better tools to make decisions on whether an elderly patient with heart failure should be treated to prolong their life or sent to end-of-life care. Our uncompromising belief is that regardless of the statistical findings and probabilities, the bottom line, without further discussion, is that this decision must be left up to the patient and the patient alone, even if medical intervention had a mere 1% chance to prolong his/her life. Consequently we dare hope that this is not a prelude that will lead to further calls similar to the one from the UK doctors, but how can we be sure after everything we have been witnessing in the last couple of years?

While the CBC article highlights the main findings of the study, it leaves out the very important limitation that should be the one and only factor that ethically matters when treating patients of any age:

‘’Second, although median survival is reported in units of time, it is still a probabilistic measure such that the actual survival for individual patients may vary substantially. Although we stratified patients with HF based on clinical characteristics and a composite HF risk score, it is still not possible to predict with certainty the expected survival of an individual patient.’’




Study estimates expected survival time for patients with heart failure


TORONTO - A new study suggests people suffering from heart failure may not have long to live, with an average survival time of 2.4 years.

The work, published in the American Heart Journal, attempted to quantify how long patients with the condition might expect to live - along the lines of life expectancy estimates for cancer.
Lead author Dr. Dennis Ko, a scientist with the Institute for Clinical Evaluative Sciences in Toronto, said having a better sense of a prognosis will help patients and their physicians make important decisions, such as whether it would be worthwhile to undergo an invasive treatment or whether palliative care options should be explored.

"Most of the time when a physician treats his patient, he emphasizes the quantity of life. 'I want to make you live longer' and such," Ko said in an interview.

"But at some point I think the focus has to be shifted to more quality of life."
Formerly called congestive heart failure, the common condition is used to describe a state in which the heart can no longer keep up with what is required of it.

A variety of diseases can damage the heart muscle and lead to heart failure. The inefficient pumping action reduces blood flow to bodily tissues and the weakened ability to return the blood to the heart leads to pooling or congestion in the veins.

It's long been known that the condition is associated with a high death rate. But doctors have had only imprecise answers to offer when faced with the question, "How long do I have to live?"
So Ko and colleagues studied 9,943 patients newly hospitalized with heart failure in Ontario between 1999 and 2001. While the patients ranged in age from 20 to 105 years, the average age was 75.8 years. The male-female breakdown was virtually half and half.

The researchers found patients who were at very high risk based on their health status lived only a median of three months. (Median is a measure that establishes the halfway mark between two points, in this case the shortest and the longest survival period.)

Those who were at high risk survived a median of eight months.

The median survival time for the entire group was 29 months. By five years, nearly 70 per cent of the patients had died.





IF AT FIRST YOU DON'T SUCCEED.....

We should have suspected that the absurd proposed legislation in Mississippi to prohibit certain food establishments from serving food to any person who is obese, was not a standalone lunacy from some ill inspired politician and that other financially interested parties must have been instrumental in drafting it.

And what do you know? It appears that the bill is backed by none other than Professor of Public Interest Law John F. Banzhaf III, the same lawyer behind ASH, one of the most extreme organizations, instrumental in influencing anti-tobacco policy globally.

But apparently he quickly realized that public opinion could simply not be swayed to see the issue his way. Well lo and behold! If we can’t ‘’sell’’ the legislation to the public the way it’s drafted, let’s manipulate people’s emotions and pull out our ‘’ace in the hole’’: the children! Who can possibly resist a legislation that will help children lead healthier, wholesome lives? Well listen to this John F. Banzhaf the 3rd : Citizens who are finally seeing through your manipulations and are massively yelling out ‘’enough is enough’’, that’s who! You cannot fool all of the people all of the time!

Let’s all unite our voices to clearly tell this man and his puppets to back off from our private lives and our children, NOW !

Excerpts from: "Don't Feed the Obese" Bill Salvageable, Says Expert -- But Narrow the Bill to Protect Children and Preserve Principle, He Urges

2008-02-02 21:04:58 - A bill which would prevent all restaurants from serving food to obese people - which is being roundly criticized or treated as a bad joke - can be made viable and worthy of serious consideration if it can be refocused on children eating at fast food chain restaurants without a parent or guardian, and only prevents them from ordering food items or meals which are extraordinarily and especially fattening, says the public interest law professor behind the modern anti-obesity movement.

The measure - which even its three sponsors agree has little chance of success in its present form - is being criticized for, among other things, interfering with the free choices of adults, for being so all encompassing that obese travelers could not eat out anywhere and obese employees of restaurants would have to go home to eat, for requiring scientific criteria by which food servers would try to single out the obese, and for many other reasons.

Banzhaf, who filed the first of ten now-successful fat law suits, and counseled on others as well as inspiring and appearing in "Super Size Me," has been called "the Ralph Nader of junk food," "the man who is taking fat to court," "a major crusader against big tobacco and now among those targeting the food industry," and "the man big tobacco and now fast food love to hate." He has written to the bill's sponsors asking them to refocus the bill.

Banzhaf suggests that the bill be focused exclusively on children, arguing that "While most people have a very strong and almost visceral objection to any governmental restrictions imposed to protect their own health from their own bad judgments, we have a long tradition of protecting children from the own inability to make mature judgments."

"Thus, while we traditionally have not prevented adults from smoking tobacco, abusing alcohol, engaging in very dangerous sports and other activities, etc., we have not hesitated to legislate against children purchasing tobacco or alcohol or fire works, engaging in a variety of activities presenting even moderate dangers (e.g., getting tattoos or even vaccinations, etc.

"Focusing your bill on protecting children rather than adults would remove the major objection to it, and provide a strong argument for it - one likely to be echoed by many groups concerned about child health and welfare."

..........

BELOW IS A DRAFT OF THE MAIN PROVISIONS OF THE REVISED BILL BANZHAF PROPOSES:

No employee of a fast food chain outlet shall serve to any child who appears, to a reasonable person, to be under the age of 16 and to be obese, any single food item reported by the company to contain more than 500 calories, nor any meal where the calories in all of the food items in the meal (including any drinks, but not including sauces not provided at the counter) as reported by the company exceed 1000 calories.

However, all such food items may be served if the child is accompanied by a parent or guardian, or if the child presents a letter or note on the letterhead of a physician, hospital, or other health care entity certifying that he is not obese or that for medical reasons he should be served such food items, or if he or she provides such proof in a form or manner approved by the State Department of Health, including but not necessarily limited to, a wallet-sized card from any of the above sources or from the school which the child attends.

Monday, 11 February 2008

FORUM DE DISCUSSION C.A.G.E.DISCUSSION FORUM

FRANÇAIS À SUIVRE:


To further encourage people to interact with each other, we now have a C.A.G.E. forum. Come and discuss with citizens from all walks of life at the C.A.G.E. Discussion Forum and invite others to participate. Interaction is the key to encouraging people to get involved and to spreading the word.

Dans le but de vous encourager d’interagir, nous avons désormais un Forum de discussion C.A.G.E. Venez discuter avec des citoyens de tous les milieux et inviter d’autres à participer. L’interaction entre citoyens est la clef pour faire bouger les choses.