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Wednesday, 25 April 2012

UN RÉPIT POUR LES DÉBITS DE BOISSON ET RESTOS


Selon les chiffres de Statistiques de Canada rapportés par le MAPAQ que vous pouvez consulter ici http://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Statistiques/Statistiques_2010/RecettesdelaRestauration2000-2010.xls ,  en 2005, un an avant la loi anti-tabac, les débits de boissons au Québec généraient des revenus de l’ordre de 775 000 000 $.  En 2007, tout juste un an après la loi anti-tabac et un an avant la récession, ils ont baissé à 700 000 000 $ .  En 2009 et 2010 ils semblent s’être stabilisés à 705 000 000 $.  Une différence de 70 000 000 $ comparé à l’année avant la loi anti-tabac.  Est-ce surprenant que le gouvernement du Québec qui ne souffle mot de ces statistiques révélatrices du dommage que les bars ont subit suite à la loi anti-tabac, envisage de leur offrir désormais un répit? 

En effet, le projet de modernisation de la Loi sur les permis d'alcool du gouvernement du Québec, si approuvé, permettrait aux titulaires de permis de restaurant, de traiteur ou de bar, d’emporter la bouteille de vin entamée et achetée à l’établissement. 
Aussi, si ces changements sont adoptés,  les mineurs accompagnés d’un adulte pourraient désormais demeurer sur la terrasse d’un bar jusqu’à 23h.

Nous saluons le gouvernement pour ces initiatives, cependant nous sommes profondément déçus que rien n’a été prévu pour permettre d’emporter leur consommation  aux personnes qui doivent sortir dehors ou dans les endroits désignés pour aller fumer.  Pour la même raison qu’on leur permet d’emporter leur consommation à la toilette,  ceci préviendrait le risque de devenir victime de la drogue du viol et autres substances introduites dans les verres laissés sans surveillance. 

Il y a d’autres changements proposés dans la reforme de la loi sur l’alcool que vous découvrirez en lisant l’article de Canoë Rapportez votre vin à la maison

En somme, nous sommes heureux de constater que le gouvernement du Québec fait fi pour l’instant de la direction prohibitionniste que l’O.M.S. veut imposer en matière d’alcool  et reconnait que certains changements s’imposaient pour suivre l’évolution de notre société. 

Sunday, 18 March 2012

LORSQU'ON COMPARE DES POMMES AVEC DES CAROTTES

Acrylique en chantier .Mohamed Aib
La SAQ se réjouit des dernières statistiques de la vente d'alcool aux mineurs qui a baissé depuis le rapport que les médias ont fait il y a quelques années. Comparé à il y a 4 ou 5 ans, il semblerait que seulement 8% pour cent des mineurs ont été capables de se procurer de l’alcool auprès de la SAQ en déjouant le commis. Et bien tant mieux si la situation a changé pour le mieux malgré que les enquêtes ont été menées par la SAQ elle-même et risquent donc d’être biaisées, mais 8% est déjà trop pour une société publique qui dépense une fortune en salaires, avantages sociaux et formations pour sa main d’œuvre.

Supposons que les enquêtes de la SAQ aient été menées aussi impartialement que celle qu’un journaliste indépendant a fait récemment auprès des dépanneurs et qui a trouvé que 5 mineurs sur 10 ont été capables de s’en procurer, est-ce que ceci démontre nécessairement de la mauvaise foi de la part des dépanneurs qui ne peuvent pas se permettre les mêmes largesses avec nos taxes que la SAQ se permet pour payer ses employés?  Ces petits commerçants font ce qu'ils peuvent avec les moyens du bord et doivent composer avec le roulement constant des employés qui changent pour un meilleur emploi à la première occasion.  Si le gouvernement devait composer avec les minuscules marges de profit que les dépanneurs font qui plus est on leur enlève même le petit surplus de revenu qu'ils faisaient avec l'étalage du tabac, il est fort probable qu’il n’y aurait pas autant de disparité dans les statistiques entre les dépanneurs et les sociétés d'état en ce qui a trait à la vente aux mineurs des produits de consommation pour adultes.  On a pour ce qu'on est capable de payer, alors mettons les choses en perspective et comparons des pommes avec des pommes. 


Saturday, 26 November 2011

POT POURRI II


Little does it matter that contrary to what he claims alcohol consumption has decreased in Canada since 2004, the Nova Scotia Chief Medical Officer, Robert Strang is launching a crusade against alcohol . 

Alors que l’O.M.S. nous annonce qu’ ‘’en matière de boisson, il n’existe aucun seuil de sécurité’’ une étude norvégienne effectuée auprès de 149 729 personnes nous confirme qu’une consommation modérée d’alcool serait bénéfique pour le cœur et réduirait les risques de décès par maladies coronariennes de 40 %.  Le Canada pour sa part, adopte désormais des nouvelles normes de consommation d’alcool. 



The myth that smokers and the obese are burdening the healthcare system has once again been debunked.  A leading actuary has lampooned health lobby figures on the costs of smoking and obesity as being extravagantly inflated and based on suspect methodology.’’


‘’Smokegate’’ happened long before climategate as we can read from this 1995 letter from one of Australia’s top anti-smoker activists to his colleagues.    http://members.iinet.net.au/~ray/ETS1.jpg
http://members.iinet.net.au/~ray/ETS2.jpg
 
Climategate 2.0: Une nouvelle publication de courriers électroniques refait tanguer le débat 
sur le réchauffement climatique.


Chemins de fer autrichiens : le retour du compartiment fumeurs.  ‘’En bon businessman, 
l'ancien directeur  des CFF a compris qu'on ne peut se priver impunément d'une clientèle qui représente  30 % de la population: les fumeurs.’’

The British Medical Association (BMA) retracts original press release that uses bad science to justify car smoking bans.  Brian Monteith: BMA’s ‘facts’ prove to be all smoke and mirrors 


Un juge fédéral américain a émis une injonction préliminaire bloquant  les avertissements graphiques sur les produits de tabac, jugeant que ceux-ci enfreignaient les droits constitutionnels des compagnies de tabac. 



 Irvin Leroux, the beleaguered taxpayer who suffered financial ruin following a nightmare audit by Canada Revenue Agency (CRA), has won the right to continue his lawsuit against the CRA in the Supreme Court of British Columbia.

 
Le Canada part en croisade contre le sel malgré qu’une telle campagne peut être néfaste 
pour la santé d’un bon nombre de personnes.  Lire notre analyse (en anglais) à http://cagecanada.blogspot.com/2011/11/is-sodium-reduction-campaign-worth-ones.html 

Wednesday, 19 October 2011

LE C.D.C DONNE LA RÉPLIQUE À L'O.M.S.


Le 22 septembre dernier nous écrivions que malgré que le Plan d’action européen visant à réduire l’usage nocif de l’alcool 2012-2020 touche prioritairement l’Europe, l’O.M.S. cherche néanmoins la collaboration de tous les pays membres.  

Voilà que les instances de santé américaines le CDC (Center for Disease Control) n’ont pas tardé de répondre à l’appel.   Ou serait-ce peut-être que l’offensive s’est faite simultanément et que les nouvelles américaines nous seraient parvenues avec un décalage de quelques semaines?  

Il importe peu qui l’a prononcé en premier ou même en simultané, la rhétorique est à peu près la même.  Le CDC, à l’instar de l’OMS, sonne l’alarme sur les décès reliés à l’alcool aux États-Unis qui se chiffrent selon eux à 79000.  Au fait, d’après vous, si vous étiez buveur, fumeur et sédentaire à la fois, quel lobby profiterait de votre décès pour renflouer ses statistique?  Sans aucun doute les trois, car aucun de ces chiffres représente des décès réels.  Seulement des estimés basés sur des calculs effectuées par des logiciels programmés selon les résultats d’un nombre d’études épidémiologiques sélectionnées.  Si on ne se fiait qu’à ces chiffres chacun de nous mourrait certes deux ou trois fois selon s'il était fumeur, buveur, sédentaire ou les trois à la fois.

Dans le cas d’une femme, le CDC estime une consommation excessive d’alcool à plus de quatre verres lors d'une même occasion et à plus de cinq pour un homme. On qualifie de ‘’gros buveur’’ une femme qui consomme plus d'un verre quotidien et un homme qui en consomme plus de deux.  

Sans doute pour impressionner le lecteur, le CDC fait ensuite le bilan du coût de la consommation d’alcool à la société tout en confondant les dépenses personnelles avec les dépenses publiques mais heureusement ils (ou le journaliste) se révisent par après indiquant que ces coûts faramineux sont partagés à part égal entre la société et l’individu.  

Ils suggèrent une hausse de taxe sur l’alcool et une réduction des points de vente.  Êtes-vous surpris?  Et pourtant la consommation de l’alcool a baissé considérablement aux États-Unis dans les dernières décennies tel qu’illustré dans cette excellente analyse :  Alcoholic Beverage Consumption in the U.S.: Patterns and Trends  .  Par ailleurs,  nous prédisons sans trop de crainte de nous tromper que, si les politiques anti-alcool deviennent aussi agressives et répressives que les politiques anti-tabac, cette tendance à la baisse se verra compromise tout comme fut le cas avec le tabac dans le pays d’Oncle Sam ainsi que la plupart des pays qui ont adopté des lois anti-tabac abusives.  



Thursday, 22 September 2011

OFFICIEL - EN MATIÈRE DE BOISSON, IL N’EXISTE AUCUN SEUIL DE SÉCURITÉ

Effacez tout-ce qu’on vous a dit jusqu’à maintenant sur les bienfaits de l’alcool lorsqu’il est consommé avec modération. Educ’Alcool doit dès maintenant changer son slogan ‘’la Modération a bien meilleur goût’’ pour le slogan plus à jour : ‘’Attention : danger peu importe la quantité’’. C’est du moins ce que l’O.M.S. prétend dans son communiqué de presse du 13 septembre 2011 ‘’ En matière de boisson, il n’existe aucun seuil de sécurité, et dans de nombreuses sociétés, il n’y a pas de différence entre les risques encourus par les hommes ou par les femmes.’’

Malgré que le rapport auquel on fait référence dans le communiqué de presse est rédigé par le Bureau régional de l’Europe, on cherche néanmoins la collaboration des pays outre-européens membres de l’O.M.S selon ce qu’on peut lire à la page 4 : ‘’comme de nombreux problèmes politiques liés à la consommation d’alcool traversent aisément les frontières européennes, une action cohérente sur le plan international apportera une valeur ajoutée. En outre, les cadres internationaux devraient permettre à chaque pays (plutôt que de les en empêcher) de faire preuve d’audace et d’innovation dans l’adoption d’approches fondées sur des bases factuelles en vue de réduire l’usage nocif de l’alcool.’’

Le plan d’action peut vous paraître raisonnable et dans le bon ton, cependant ne vous y méprenez pas. Souvenez-vous comment que les lois draconiennes en matière de tabac nous ont été imposées de la même façon qu’une grenouille qu’on ébouillante dans un récipient d'eau dont on chauffe progressivement pour l’accoutumer à la chaleur de plus en plus intense. En effet, l’O.M.S. recommande que les lois sur l’alcool soient introduites de la même façon. De la page 7 du document :


‘’ Les pays font en sorte que leurs populations soient progressivement mises au courant des méfaits potentiels de l’alcool sur les individus, les familles et les communautés, et des mesures qui peuvent être prises pour réduire ce risque.’’

Leurs buts à moyen terme les plus susceptibles d’affecter nos lois actuelles au Québec sont :

- L’augmentation du prix des boissons alcoolisées et la révision régulière des prix par rapport au taux d’inflation et aux revenus ainsi que la fixation d’un prix minimum
- La réglementation des jours et des heures de vente au détail
- La baisse du taux d’alcoolémie au volant pour l’amener entre 0,2 g/l et 0,5 g/l
- Des restrictions sévères sur la publicité et le parrainage d’événements
- La réduction de la teneur en alcool de différentes catégories de boissons
- L’indication des méfaits de l’alcool sur l’étiquette des boissons alcoolisés

Avec une résolution de cette ampleur, force est de constater que nous ne sommes pas très loin de la signature d’une convention mondiale contre l’alcool basé sur le modèle de la convention contre le tabac. Nous osons espérer que les populations auraient appris de leur expérience avec la réglementation du tabac et qu’elles s’objecteront vigoureusement à la signature d’une telle convention sans des consultations publiques et l’autorisation préalable des citoyens de chaque pays respectif.


Wednesday, 23 March 2011

CONTRE LA SANTÉ

Nous n’avons pas encore lu ce dernier livre de Jonathan Metzl alors nous ne pouvons pas émettre une opinion exhaustive sur son contenu. Nous jugeons, cependant, que ce que l’auteur a exprimé lors de sa courte entrevue avec le journaliste, correspond beaucoup à ce qu’on pense de la médecine moderne.


En effet, l’auteur du livre, ajoute une dimension au débat de la santé qui fut, hélas, délaissé depuis trop longtemps - celle de la santé mentale. Il qualifie l’idéologie de la santé, telle qu’on la conçoit aujourd’hui, de politique, mercantile et moralisatrice et il explore la dimension socioculturelle qui influence nos états physiques, psychologiques et psychiatriques.

Il réfute certaines notions médicales qui sont malheureusement répandues comme vérités, entre autres celle qui prétend que l’obésité raccourcit la vie. Il déplore l’ostracisme et le jugement des autres envers les fumeurs et les gens obèses qu’il n’hésite pas de qualifier des attitudes contre-productives.

Ce livre promet d’être des plus intéressants. Nous sommes intrigués de savoir s’il propose des solutions à ces problèmes bien réels de la société moderne. Nous vous en ferons part de nos critiques plus poussées lorsque nous l’aurions tout lu.


Tuesday, 7 December 2010

C’EST LE GROS BON SENS QUI A GAGNÉ – Nicolas Girard, député


En novembre 2007, nous avons exprimé dans ce blogue ainsi qu’à nos élus que nous étions contre la baisse du taux d’alcool permissible au volant à 0,05. Nous avons plutôt favorisé des sanctions plus sévères aux récidivistes et à ceux qui font des grands excès de vitesse.

Nous avons aussi amplement exprimé notre désaccord avec le port de casque protecteur obligatoire.

À notre très grande satisfaction, le gouvernement Charest a décidé de laisser tomber la baisse de la limite légale d'alcool à 0,05. En accord avec notre opinion, ils vont plutôt se concentrer sur une surveillance plus accrue et sur des sanctions plus sévères pour les récidivistes. Tant qu’au port du casque de vélo, ils ont opté pour une plus grande sensibilisation, en accord une fois de plus avec notre point de vue.

Les raisons officielles évoquées relèvent du gros bon sens :
- les citoyens n’étaient pas favorables à ces mesures
- il faut être en mesure de respecter les lois actuelles avant d’en implémenter d’autres
- les policiers ont d’autres choses à faire que de courir après des jeunes qui ne portent pas de casques

Nous sommes particulièrement heureux de constater que l’opinion public a finit par peser sur la balance. Il ne faut jamais perdre de vue que nos élus sont là pour nous servir et non le contraire.

Tuesday, 2 November 2010

UNE P'TITE CUILLÉRÉE D'HÉROÏNE AVEC VOTRE REPAS ?


À la lumière du projet de stratégies mondiales visant à réduire l’usage nocif de l’alcool orchestré par l’OMS qu’on peut lire au http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA63/A63_13-fr.pdf on commence déjà à nous bombarder avec des études de nature à faire appel à nos émotions plutôt qu’à notre intellect.

La dernière étude qui a vu le jour en est une qui nous parvient de l’Angleterre et prétend que l'alcool est plus nocif que l'héroïne ou le crack.
Le Professeur David Nutt, un des auteurs de l’étude, a déclaré à la BBC que dans l'ensemble, l'alcool est la drogue la plus nocive car son usage est très répandu. Il justifie ceci sur le fait que malgré que le crack est plus addictif que l'alcool, il y a des centaines de milliers de personnes qui ne reculeront devant rien pour en obtenir lorsqu’ils ont envie de boire et portent ainsi préjudice à la société. Il poursuit en nous mettant en garde qu’il était important de faire la distinction entre la nocivité individuelle et la nocivité collective.

Si on se fie sur la philosophie qui a permis au Pr. Nutt de déclarer l’alcool plus nocif que l’héroïne ou le crack, nous pourrions conclure qu’il serait préférable à l’individu d’avoir recours à l’héroïne ou le crack pour son ‘’buzz’’ plutôt qu’à l’alcool, au nom du bien-être de la collectivité qui en serait ainsi moins perdante ! Alors chers parents, la prochaine fois que vous surprenez votre adolescent en train de siroter une bière, offrez-lui donc une dose ou deux d’héroïne. Après tout que vaut l’individu si la société est mal en point?

Soit-dit en passant le Pr. David Nutt mène en parallèle une équipe de chercheurs à l’Imperial College à Londres, qui est sur le point de mettre en marché un substitut à base de substances tels que les benzodiazépines dont en contient le très connu médicament Valium. Ce substitut à l’alcool provoquerait un sentiment de bien-être sans conduire à l'ivresse! En outre, il serait possible d’éliminer ses effets par l'ingestion d'une pilule qui permettrait d’éliminer la gueule de bois du lendemain. Conflit d’intérêt flagrant? Tirez-en vos propres conclusions !

Saturday, 9 October 2010

''DONC, GÉRONS LE RISQUE. ET VIVONS UN PEU.'' Marie-Claude Lortie


Un excellent article de la très nuancée Marie-Claude Lortie de La Presse aborde dans le même sens que C.A.G.E. en rapport avec la responsabilisation personnelle et la bonne mesure.


S’appuyant sur une récente étude britannique qui nous rapporte que le fait de boire un ou deux verres d’alcool par semaine pendant la grossesse n’est pas néfaste pour le fœtus, Mme Lortie souligne une fois de plus l’importance de la modération et le jugement personnel et dénonce ceux qui prêchent l’abstinence totale et la tolérance zéro face au risque.


Il est malheureux que cela a pris une étude épidémiologique avec toutes les limites qu’on connaît à cette branche de la science, pour délier la langue de certains médecins comme la Dr Diane Francoeur, chef du département d'obstétrique et de gynécologie de Sainte-Justine. ‘’ Bonne nouvelle, car la recherche donne des munitions à ceux qui s'opposent aux extrêmes, à la rigidité, au dogmatisme, au tout noir et tout blanc.’’ nous dit cette docteure par le biais d’une tribune de Radio-Canada.

‘’ Donc, gérons le risque. Et vivons un peu.’’ opine Mme Lortie. N’est-ce pas ce que C.A.G.E. préconise depuis longtemps en se basant sur le principe que la santé mentale est aussi importante que la santé physique et qu’il revient à l’individu de trouver son propre équilibre entre les deux ?


Bonne lecture et n’hésitez pas d’écrire au forum de Mme Lortie pour lui exprimer votre opinion et l’encourager de continuer à dénoncer les excès et abus de la santé publique.


Tuesday, 30 June 2009

L'ALCOOL, UNE DROGUE DURE


Nous interrompons notre relâche estivale pour vous rapporter cette nouvelle alarmante qui démontre clairement vers où les puritains/fascistes/totalitaires (ou insérer l’adjectif de votre choix) nous amèneront petit à petit si nous les laissons faire.


Pour des motifs qui relèvent plus de l’eugenisme que de toute autre chose, ceux qui croient que l’être humain ne doit exister que pour sa seule santé physique afin de ne pas coûter trop cher à la société et produire sa juste part pour la collectivité, œuvrent très fort contre la consommation même modérée de l’alcool.


Ils ont très bien appris comment procéder pour y arriver en expérimentant sur le modèle de l’anti-tabac. De la même façon qu’ils nous ont introduit les interdictions de fumer une petite bouffée à la fois, si nous les laissons faire, ils nous mèneront lentement mais assurément vers la quasi prohibition de l’alcool une goutte à la fois. Sachez qu’ils vont introduire les interdictions très graduellement et ils nous serviront le prétexte ‘’pour le bien des jeunes et leur avenir’’ ad nauseam d’une façon qu’il nous sera très difficile de parler contre la vertu. Mais il le faut. Il ne faut pas leur céder un pouce malgré que leurs arguments seront assurément formulés raisonnablement. Gardez toujours derrière la tête la campagne anti-tabac des dernières décennies et la façon sournoise avec laquelle la quasi prohibition du tabac nous a été imposée petit à petit. Nous aussi pouvons et devons retenir les leçons que nous avons appris de la campagne anti-tabac !


La première étape cruciale à franchir est d’envoyer une lettre d’opinion au journal qui a publié cette nouvelle et de ne pas se lasser d’en envoyer d’autres ou de participer dans les lignes ouvertes et forums à chaque fois qu’on fait mention de tout-ce qui peut ressembler à une étape vers la quasi prohibition de l’alcool. Nos politiciens doivent capter le message qu’un moindre faux mouvement de leur part vers la prohibition de l’alcool pourrait leur coûter leur réélection.


Lisez les extraits qui suivent de l’article
L'alcool, une drogue dure et tentez de détecter les messages qui sont copiés presque mot pour mot du manuel de la propagande anti-tabac.

Malgré l'effet indésirable impressionnant de l'alcool sur la santé des populations et les conséquences économiques substantielles, la «boisson» n'est pas assez contrôlée, écrivent en substance les professeurs Sally Casswell et Thaksaphon Thamarangsi.
(…)
Les pays en développement prennent rapidement goût à l'alcool, tandis que les pays industrialisés découvrent que leurs jeunes se soûlent de plus en plus, enchaînent-ils. Et les conséquences seraient graves : une des études publiées en appui à la prise de position estime que plus de 6 % des décès annuels chez les hommes sont attribuables à l'alcool (2 % pour les femmes). En Russie, la populaire vodka causerait même la moitié des décès «prématurés» chez les hommes entre 15 et 54 ans.

En plus, une série d'impacts sociaux ont un coût mal estimé sur les finances publiques, selon les collaborateurs de The Lancet. La facture pourrait équivaloir à plus ou moins 1 % du PIB, donc plus de 15 milliards $ par année au Canada. Les frais s'accumulent : système de justice criminelle, productivité perdue, violence, perte de motivation pour l'école...


Voilà donc l'équipe de chercheurs qui militent en faveur d'une convention internationale sur le contrôle de l'alcool. Et qui proposent une série de mesures coercitives.
(…)
Mais un bon nombre surprennent par leur sévérité ? motivée par les ravages, disent les auteurs : taxation en fonction du taux d'alcool de la boisson, fin de la commandite, publicité réduite à sa plus simple expression et bannie à la télévision, interdiction de la vente dans les lieux publics, rabais sur la caisse de 12 proscrits, hausse des prix...
(...)
Comme pour le tabac, il faudrait être patients. La prévention serait plus efficace, «mais ça prend beaucoup de temps».
La lettre qui fut envoyée de la part de C.A.G.E. à opinion@lesoleil.com
En référence à votre article ‘’L’Alcool, une drogue dure’’. Pour des motifs qui relèvent bien plus de l’eugenisme que de toute autre chose, ceux qui croient que l’être humain ne doit exister que pour sa seule bonne santé physique afin de ne pas coûter trop cher à la société et produire sa juste part pour la collectivité, doivent être freiner dans leur élan dès le départ.

Si nous les laissons faire, ils nous mèneront lentement mais assurément vers la quasi prohibition de l’alcool une goutte à la fois. Ils vont introduire les interdictions très graduellement et ils nous serviront le prétexte ‘’pour le bien des jeunes et leur avenir’’ ad nauseam d’une façon qu’il nous sera très difficile de parler contre la vertu. Mais il le faut. Il ne faut pas leur céder un pouce malgré que leurs arguments seront assurément formulés raisonnablement. Gardons toujours derrière la tête la campagne anti-tabac des dernières décennies et la façon sournoise avec laquelle la quasi prohibition du tabac nous a été imposée une bouffée à la fois.

Iro Cyr
Vice-Présidente
C.A.G.E.

Tuesday, 31 March 2009

CONSOMMATION D'ALCOOL DURANT LA GROSSESSE

Le message d’Educ-Alcool qui recommande d'éviter de boire dès qu'on décide d'avoir un enfant, donc avant la conception, mais précise que «personne non plus ne devrait culpabiliser une femme enceinte qui choisirait de prendre un verre à l'occasion», nous paraît tout à fait équilibré si on considère l’absence de résultats concluants des études en ce qui a rapport à la consommation d’alcool durant la grossesse.

Pourquoi alors faut-il absolument que la santé publique donne des recommandations bien arrêtées lorsqu’il s’agit d’un sujet dont il n’existe pas de vraies réponses? Car il est presque certain que si on uniformise le message, on va se pencher vers la tolérance zéro pour respecter le fameux ‘’au cas où’’ suscitant ainsi des craintes démesurées auprès de gens.

On nous a même annoncé récemment que boire modérément durant la grossesse peut être bénéfique pour le bébé (lire Light Drinking During Pregnancy May be Beneficial for Children ) alors pourquoi ne pas simplement donner tous les faits aux parents et leur laisser le soin de décider pour eux-mêmes sur l’avis de leur propre médecin au lieu d’un message conçu d’avance qui risque de ne pas refléter fidèlement ce que la science connaît sur le sujet ?

Nouvelle campagne contre l'alcool durant la grossesse

Sunday, 1 June 2008

LE PREMIER PAS À FRANCHIR


La philosophie de C.A.G.E. se base sur le principe fondamental que le corps de l’individu est souverain et nul n’a droit de s’y approprier au nom d’un bien-être collectif autant sur le plan de la santé que sur le plan économique.

Chez C.A.G.E., nous nous battons inlassablement sur tous les fronts pour dénoncer l’envahissement sournois de l’état dans nos vies qui finit par s’approprier de notre corps pour ainsi en faire une super machine performante au service de la collectivité.

‘’Qui oserait critiquer la norme dominante d’optimisation des corps et des organes, de prévention des risques et d’épanouissement’’, demande
François Cusset dans son article « Votre capital santé m’intéresse... » C’est précisément là que réside l’explication au phénomène du très peu d’organismes bien connus qui se battent pour préserver le droit sur l’être physique et moral de l’individu. Car nul ne désire être étiqueté comme un propagandiste de la mauvaise forme, d’une santé déficiente, d’un ‘’vice’’ quelconque. Et le mouvement politique hygiéniste – un partenariat bien établit entre corporations, gouvernement et groupes de pression mieux connu sous le terme fascisme – mise précisément sur cette crainte pour gagner petit à petit du terrain et faire du capital sur la santé de l’individu.

Prendre conscience du phénomène est sans aucun doute le premier pas positif à franchir. Se débarrasser des sentiments de culpabilité et de honte qui nous ont été insidieusement inculqués pour nous désarmer, est difficile mais pas impossible. Il n’est jamais trop tard pour renverser petit à petit la vapeur pendant qu’il nous reste encore des petites ouvertures qu’une démocratie de plus en plus agonisante met à notre disposition. Nous osons espérer que l’article de François Cusset ici-bas assistera plusieurs à franchir ce premier pas crucial.

Extraits de: « Votre capital santé m’intéresse... » (cliquez sur le titre pour lire l'article complet)

« Arrêtez de fumer, protégez votre capital santé ! » : le message a recouvert les murs de nos villes et les « unes » de nos quotidiens et magazines (1). Comme si, à force de n’en faire qu’un atout, un bien, un capital – dont le rendement dépendra des choix stratégiques et de la « responsabilisation » de chaque individu, l’on avait oublié que la santé est à la fois construction culturelle et éthique personnelle.
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Qui oserait critiquer la norme dominante d’optimisation des corps et des organes, de prévention des risques et d’épanouissement ? Elle est présentée dorénavant à la façon d’un processus naturel, ce bon instinct, en l’occurrence, que sauront réveiller en nous les nouveaux experts de la santé.
Car le capitalisme avancé, avec ses ressorts vitalistes, son impératif de mobilisation des corps, a rendu inaudible tout autre son de cloche. L’heure est au chantage unanime à la gestion individuelle de sa santé.
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En redéfinissant la santé comme une obligation personnelle de prévention, selon la logique aujourd’hui dominante du « risque » et de son imputation individuelle, les assureurs, les industriels du secteur et les médias spécialisés ont accrédité l’idée-clé d’un « devoir de santé » auquel oseraient déroger, à leurs dépens et aux frais de la collectivité, les fumeurs, les buveurs, les non-sportifs, les mangeurs malsains et autres dépressifs chroniques « refusant de se soigner ». C’est à eux, et à eux seuls, que doivent être imputées les faiblesses de leurs fonctions vitales, mais aussi, dans la foulée, celles de l’économie nationale, trop longtemps « redistributive », estiment ainsi les nouveaux économistes de la santé.
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Géants pharmaceutiques et experts d’Etat, ministères de la République et médias privés, annonceurs et comités d’éthique se retrouvent ici au coude à coude, moins au sens « complotiste » d’une alliance des puissants dans le dos du citoyen qu’au plus profond de la logique néolibérale – dont Foucault avait aussi en son temps proposé une généalogie historique (5).
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Ainsi, quand ce ne sont pas uniquement les ingénieurs de l’écologie ou de l’alimentation bio qui nous disent comment vivre, pour notre bien comme pour celui du corps collectif, mais encore les risquologues, les économistes, les thérapeutes de plateau de télévision, les entraîneurs sportifs et les sexologues « alternatifs », les géants du médicament et les politiques de tous bords, et jusqu’à la famille elle-même ou la direction des ressources humaines, soucieuses d’optimiser notre « capital santé », alors ce corps qu’on nous attribue cesse définitivement d’être le nôtre.

Friday, 15 February 2008

SAQ - UN AUTRE CAS DE FAITES CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS !

Pendant qu’on resserre les règles aux commerçants privés en leur imposant des mesures de plus en plus contraignantes vis-à-vis leur clientèle et leurs employés, on ne surveille pas ce qui se passe dans sa propre cour.

Dans le cas que J.E. nous expose, il ne s’agit pas d’une jeune fille qui a 17 ans et qui ressemble à 19, il s’agit d’une jeune fille de 13 ans qui a pu se procurer de l’alcool auprès des diverses succursales de la SAQ, 6 fois sur 10 !

Le gouvernement doit faire le ménage dans sa propre cour avant de se permettre de faire la loi dans la cour des citoyens. Seulement à ce moment là, seront-ils en mesure de comprendre les difficultés des commerçants vis-à-vis leur personnel et leur clientèle et tenter de trouver des solutions en collaboration avec les citoyens au lieu des solutions pondues par des bureaucrates qui n’ont aucune idée de ce qui se passe sur le vrai terrain.

Si vous voulez réagir à cette nouvelle, vous pouvez écrire à: http://lcn.canoe.ca/reagissez/

La SAQ prise six fois en flagrant délit

La Société des alcools du Québec (SAQ) est dans l'embarras. La société d'État a été prise en flagrant délit de vente d'alcool à une mineure dans une enquête menée par l'équipe de J.E..
Une adolescente de 13 ans a pu se procurer de l'alcool dans six des 10 succursales de la SAQ qu'elle a visitées avec une caméra cachée. La jeune fille a notamment pu s’acheter du cognac, du vin et du porto.

La directrice des affaires publiques de la SAQ, Stéphanie Trudeau, s'est dite «aussi surprise que déçue d'entendre ça» et a admis que ce n'était «pas des bonnes nouvelles».

Pour sa part, le directeur général de l'organisme Éduc'Alcool, Hubert Soucy, qui est un partenaire important de la SAQ, a estimé qu'il revient à la société d'État de voir à l'application de ses propres règlements.

La SAQ aurait maintenant lancé une enquête à travers le Québec, notamment en utilisant des clients-mystère, dans le but de mettre sur pied un plan d'action pour assurer que sa politique «Vise 25» -- en vertu de laquelle ses employés devraient vérifier l'âge de tout client qui semble âgé de moins de 25 ans -- sera mieux appliquée.

Sunday, 3 February 2008

LE MOUVEMENT HYGIÉNISTE TOTALEMENT HORS CONTRÔLE

Décidemment le mouvement hygiéniste du monde occidental est rendu totalement hors contrôle.
Un nouveau débat a débuté en Angleterre.

Cette fois-ci sur la grandeur des verres à vin dont les tenanciers utilisent pour servir leur clientèle. Peu importe que les clients, que disons-le, sont adultes sinon ils n’auraient pas le droit de consommer du vin, finissent par consommer 2, 3 ou 4 petits verres au lieu d’un grand, un bureaucrate à quelque part dans les dédales de la santé publique, a décidé que ce n’est pas bon pour eux et par le fait même tente de changer la norme de la grandeur des verres !

La responsabilité personnelle sera bientôt un chapitre qu’on lira dans l’histoire, pourvu que quelqu’un nous indique le numéro de page puisque nous serons rendus trop abrutis pour la trouver tout seuls ! Incroyable.

Les grands verres à vin au centre d'un nouveau débat

Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse... Des députés et responsables de la santé publique britanniques se penchent précisément sur la contenance des verres servis dans les bars, constatant que leur plus grande taille favorise la consommation d'alcool.

Comme d'autres pays anglo-saxons, la Grande-Bretagne est déjà confrontée depuis plusieurs années au phénomène du «binge drinking» («beuverie express»), consommation occasionnelle et excessive d'alcool des jeunes, sans autres buts que l'ivresse. Mais selon certains spécialistes, la tendance est aujourd'hui à une plus grande consommation des adultes -chez soi et dans les bars-, et notamment des femmes.

«Insidieusement, nous nous sommes retrouvés à boire beaucoup plus que par le passé, et ça peut concerner chacun», explique le député libéral démocrate Norman Lamb, spécialiste au sein du parti des questions de santé. Auparavant, précise-t-il, la contenance du verre de vin standard servi dans tous les bars et pubs était de 12,5 cl. Elle a à présent doublé, atteignant 25cl.

«Du coup, de nombreux consommateurs boivent plus qu'ils ne le souhaiterait», renchérit le député Greg Mulholland, également libéral démocrate. Comme Norman Lamb, il souhaite l'adoption d'une loi obligeant les débits de boisson à s'en tenir à une contenance de 12,5 cl.
Jo Caddy, un gestionnaire de comptes de 35 ans qui se détend au bar d'un pub de Holborn, dans le centre de Londres, estime que la taille du verre ne change rien à l'affaire. S'il était plus petit, «je boirais probablement plus vite et je devrais en prendre un autre».

Danny Blackmore, patron d'un pub du centre de Londres, juge aussi que les habitudes britanniques, et non la contenance du verre, sont au centre du problème. «Vous pouvez leur servir dans des cruches ou des dés à coudre, s'ils ont décidé de s'enivrer, ils s'enivreront», note-t-il.

Les Britanniques n'ont aucune idée de leur consommation d'alcool, déplore Srabani Sen, responsable d'Alcohol Concern, une association d'aide à but non lucratif. «Il y a dix ans, on vous servait un verre de 12,5cl, avec le plus probablement un vin moins alcoolisé. Aujourd'hui, les verres sont plus grands et les vins beaucoup plus forts. C'est un champ de mines», avertit-elle.

La consommation régulière d'environ sept millions de Britanniques dépasse les limites recommandées: deux verres standard pour les hommes, et un et demi pour les femmes. Celles-ci ont désormais tendance à aller au-delà, sans connaître les risques pour leur santé, dont un risque accru de cancer du sein, précise Mme Sen.

Le ministère britannique de la Santé va lancer dans le courant de l'année une vaste campagne de sensibilisation, en direction des adultes. Le Premier ministre Gordon Brown a de son côté laissé entendre qu'il pourrait revenir sur la décision de son prédécesseur Tony Blair d'autoriser les pubs à ouvrir 24 heures sur 24.