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Tuesday, 30 June 2009

L'ALCOOL, UNE DROGUE DURE


Nous interrompons notre relâche estivale pour vous rapporter cette nouvelle alarmante qui démontre clairement vers où les puritains/fascistes/totalitaires (ou insérer l’adjectif de votre choix) nous amèneront petit à petit si nous les laissons faire.


Pour des motifs qui relèvent plus de l’eugenisme que de toute autre chose, ceux qui croient que l’être humain ne doit exister que pour sa seule santé physique afin de ne pas coûter trop cher à la société et produire sa juste part pour la collectivité, œuvrent très fort contre la consommation même modérée de l’alcool.


Ils ont très bien appris comment procéder pour y arriver en expérimentant sur le modèle de l’anti-tabac. De la même façon qu’ils nous ont introduit les interdictions de fumer une petite bouffée à la fois, si nous les laissons faire, ils nous mèneront lentement mais assurément vers la quasi prohibition de l’alcool une goutte à la fois. Sachez qu’ils vont introduire les interdictions très graduellement et ils nous serviront le prétexte ‘’pour le bien des jeunes et leur avenir’’ ad nauseam d’une façon qu’il nous sera très difficile de parler contre la vertu. Mais il le faut. Il ne faut pas leur céder un pouce malgré que leurs arguments seront assurément formulés raisonnablement. Gardez toujours derrière la tête la campagne anti-tabac des dernières décennies et la façon sournoise avec laquelle la quasi prohibition du tabac nous a été imposée petit à petit. Nous aussi pouvons et devons retenir les leçons que nous avons appris de la campagne anti-tabac !


La première étape cruciale à franchir est d’envoyer une lettre d’opinion au journal qui a publié cette nouvelle et de ne pas se lasser d’en envoyer d’autres ou de participer dans les lignes ouvertes et forums à chaque fois qu’on fait mention de tout-ce qui peut ressembler à une étape vers la quasi prohibition de l’alcool. Nos politiciens doivent capter le message qu’un moindre faux mouvement de leur part vers la prohibition de l’alcool pourrait leur coûter leur réélection.


Lisez les extraits qui suivent de l’article
L'alcool, une drogue dure et tentez de détecter les messages qui sont copiés presque mot pour mot du manuel de la propagande anti-tabac.

Malgré l'effet indésirable impressionnant de l'alcool sur la santé des populations et les conséquences économiques substantielles, la «boisson» n'est pas assez contrôlée, écrivent en substance les professeurs Sally Casswell et Thaksaphon Thamarangsi.
(…)
Les pays en développement prennent rapidement goût à l'alcool, tandis que les pays industrialisés découvrent que leurs jeunes se soûlent de plus en plus, enchaînent-ils. Et les conséquences seraient graves : une des études publiées en appui à la prise de position estime que plus de 6 % des décès annuels chez les hommes sont attribuables à l'alcool (2 % pour les femmes). En Russie, la populaire vodka causerait même la moitié des décès «prématurés» chez les hommes entre 15 et 54 ans.

En plus, une série d'impacts sociaux ont un coût mal estimé sur les finances publiques, selon les collaborateurs de The Lancet. La facture pourrait équivaloir à plus ou moins 1 % du PIB, donc plus de 15 milliards $ par année au Canada. Les frais s'accumulent : système de justice criminelle, productivité perdue, violence, perte de motivation pour l'école...


Voilà donc l'équipe de chercheurs qui militent en faveur d'une convention internationale sur le contrôle de l'alcool. Et qui proposent une série de mesures coercitives.
(…)
Mais un bon nombre surprennent par leur sévérité ? motivée par les ravages, disent les auteurs : taxation en fonction du taux d'alcool de la boisson, fin de la commandite, publicité réduite à sa plus simple expression et bannie à la télévision, interdiction de la vente dans les lieux publics, rabais sur la caisse de 12 proscrits, hausse des prix...
(...)
Comme pour le tabac, il faudrait être patients. La prévention serait plus efficace, «mais ça prend beaucoup de temps».
La lettre qui fut envoyée de la part de C.A.G.E. à opinion@lesoleil.com
En référence à votre article ‘’L’Alcool, une drogue dure’’. Pour des motifs qui relèvent bien plus de l’eugenisme que de toute autre chose, ceux qui croient que l’être humain ne doit exister que pour sa seule bonne santé physique afin de ne pas coûter trop cher à la société et produire sa juste part pour la collectivité, doivent être freiner dans leur élan dès le départ.

Si nous les laissons faire, ils nous mèneront lentement mais assurément vers la quasi prohibition de l’alcool une goutte à la fois. Ils vont introduire les interdictions très graduellement et ils nous serviront le prétexte ‘’pour le bien des jeunes et leur avenir’’ ad nauseam d’une façon qu’il nous sera très difficile de parler contre la vertu. Mais il le faut. Il ne faut pas leur céder un pouce malgré que leurs arguments seront assurément formulés raisonnablement. Gardons toujours derrière la tête la campagne anti-tabac des dernières décennies et la façon sournoise avec laquelle la quasi prohibition du tabac nous a été imposée une bouffée à la fois.

Iro Cyr
Vice-Présidente
C.A.G.E.

Sunday, 1 June 2008

LE PREMIER PAS À FRANCHIR


La philosophie de C.A.G.E. se base sur le principe fondamental que le corps de l’individu est souverain et nul n’a droit de s’y approprier au nom d’un bien-être collectif autant sur le plan de la santé que sur le plan économique.

Chez C.A.G.E., nous nous battons inlassablement sur tous les fronts pour dénoncer l’envahissement sournois de l’état dans nos vies qui finit par s’approprier de notre corps pour ainsi en faire une super machine performante au service de la collectivité.

‘’Qui oserait critiquer la norme dominante d’optimisation des corps et des organes, de prévention des risques et d’épanouissement’’, demande
François Cusset dans son article « Votre capital santé m’intéresse... » C’est précisément là que réside l’explication au phénomène du très peu d’organismes bien connus qui se battent pour préserver le droit sur l’être physique et moral de l’individu. Car nul ne désire être étiqueté comme un propagandiste de la mauvaise forme, d’une santé déficiente, d’un ‘’vice’’ quelconque. Et le mouvement politique hygiéniste – un partenariat bien établit entre corporations, gouvernement et groupes de pression mieux connu sous le terme fascisme – mise précisément sur cette crainte pour gagner petit à petit du terrain et faire du capital sur la santé de l’individu.

Prendre conscience du phénomène est sans aucun doute le premier pas positif à franchir. Se débarrasser des sentiments de culpabilité et de honte qui nous ont été insidieusement inculqués pour nous désarmer, est difficile mais pas impossible. Il n’est jamais trop tard pour renverser petit à petit la vapeur pendant qu’il nous reste encore des petites ouvertures qu’une démocratie de plus en plus agonisante met à notre disposition. Nous osons espérer que l’article de François Cusset ici-bas assistera plusieurs à franchir ce premier pas crucial.

Extraits de: « Votre capital santé m’intéresse... » (cliquez sur le titre pour lire l'article complet)

« Arrêtez de fumer, protégez votre capital santé ! » : le message a recouvert les murs de nos villes et les « unes » de nos quotidiens et magazines (1). Comme si, à force de n’en faire qu’un atout, un bien, un capital – dont le rendement dépendra des choix stratégiques et de la « responsabilisation » de chaque individu, l’on avait oublié que la santé est à la fois construction culturelle et éthique personnelle.
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Qui oserait critiquer la norme dominante d’optimisation des corps et des organes, de prévention des risques et d’épanouissement ? Elle est présentée dorénavant à la façon d’un processus naturel, ce bon instinct, en l’occurrence, que sauront réveiller en nous les nouveaux experts de la santé.
Car le capitalisme avancé, avec ses ressorts vitalistes, son impératif de mobilisation des corps, a rendu inaudible tout autre son de cloche. L’heure est au chantage unanime à la gestion individuelle de sa santé.
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En redéfinissant la santé comme une obligation personnelle de prévention, selon la logique aujourd’hui dominante du « risque » et de son imputation individuelle, les assureurs, les industriels du secteur et les médias spécialisés ont accrédité l’idée-clé d’un « devoir de santé » auquel oseraient déroger, à leurs dépens et aux frais de la collectivité, les fumeurs, les buveurs, les non-sportifs, les mangeurs malsains et autres dépressifs chroniques « refusant de se soigner ». C’est à eux, et à eux seuls, que doivent être imputées les faiblesses de leurs fonctions vitales, mais aussi, dans la foulée, celles de l’économie nationale, trop longtemps « redistributive », estiment ainsi les nouveaux économistes de la santé.
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Géants pharmaceutiques et experts d’Etat, ministères de la République et médias privés, annonceurs et comités d’éthique se retrouvent ici au coude à coude, moins au sens « complotiste » d’une alliance des puissants dans le dos du citoyen qu’au plus profond de la logique néolibérale – dont Foucault avait aussi en son temps proposé une généalogie historique (5).
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Ainsi, quand ce ne sont pas uniquement les ingénieurs de l’écologie ou de l’alimentation bio qui nous disent comment vivre, pour notre bien comme pour celui du corps collectif, mais encore les risquologues, les économistes, les thérapeutes de plateau de télévision, les entraîneurs sportifs et les sexologues « alternatifs », les géants du médicament et les politiques de tous bords, et jusqu’à la famille elle-même ou la direction des ressources humaines, soucieuses d’optimiser notre « capital santé », alors ce corps qu’on nous attribue cesse définitivement d’être le nôtre.