Monday, 4 February 2008

OBÈSES INTERDITS

La quête pour une société parfaite dans laquelle les gens sont forcés de vivre comme le gouvernement l'entend, en implantant de plus en plus de lois (interdictions et obligations), mènera très vite à un monde dans lequel toute personne saine d’esprit ne voudra demeurer. Chez C.A.G.E., nous croyons qu’il est temps de s’unir et de crier d’une seule et même voix : « Assez, c’est assez ! »

Le paragraphe précédent, est un extrait d’un texte que nous avons écrit lorsque nous avons entrepris notre mission. C’était sérieux il y a trois ans lorsqu’on l’a écrit, mais il l’est devenu davantage depuis, puisque la situation se détériore de plus en plus et nous sommes aujourd’hui devant une réalité qui est devenue critique.

Depuis le jour que nous avons sonné l’alarme, à aujourd’hui, nous avons été témoins de toutes sortes de situations déplorables et souvent même tragiques. Dans plusieurs pays, le Québec n’y échappe pas, on refuse d’engager des gens sous le seul prétexte qu’ils fument même s’ils le font dans l’intimité de leur foyer. Au Canada on jette nos malades mentaux, vieillards et malades des soins palliatifs sur le trottoir pour fumer beau temps mauvais temps, chaise roulante ou béquilles. Trois ont tragiquement perdu la vie depuis l’année passée car ils ont été oubliés dehors au froid. En Angleterre on refuse d’opérer les obèses et les fumeurs tant qu’ils n’ont pas adopté des meilleures habitudes de vie. Aux États-Unis on expulse des gens de leurs foyers sous le seul prétexte que leur fumée dérange. En Angleterre on soustrait les enfants obèses de leurs parents. Au Québec on refuse de prescrire des médicaments à une fumeuse. Dans un nombre de pays de plus en plus grandissant, on soustrait aux propriétaires des commerces privés de décider quelle sorte de clientèle qui leur convient de servir. On bourre le crâne de nos jeunes avec des campagnes contre l’obésité tellement agressives, que l’anorexie et boulimie en fait des ravages aussitôt qu’à 8 ans.

Vous pouvez aussi vous référer à notre commentaire anglais ici.

Et il ne semble pas qu’on est à veille de voir le début de la fin de cette folie. On en demande davantage de restrictions et des lois qui dépassent tout entendement. Qu’attendons-nous pour crier à l’unisson qu’assez c’est assez ? Informez-vous, impliquez-vous, criez fort et loin votre trop plein, mais faisons ça vite car ça presse :

Un projet de loi pour priver les obèses de restaurant

Obèses interdits. Verra-t-on cette mention à la porte des restaurants du Mississippi? C'est en tout cas la proposition d'un élu de l'Etat, qui entend ainsi attirer l'attention de ces concitoyens sur un problème majeur de santé publique.

«J'ai essayé d'attirer un peu l'attention sur le problème numéro un du Mississippi», se justifie le représentant républicain John Read, qui ne s'attend pas à ce que sa proposition entre en vigueur. Le démocrate Steve Holland, qui préside la commission Santé publique dans l'Etat, a déjà promis de «tailler en pièce» ce projet.

D'ailleurs, avec ses 104 kilos pour 1m80, Read reconnaît volontiers qu'il aurait lui-même du mal à se faire servir si son texte était adopté.

Au Mississippi, plus de 30% des adultes sont considérés comme obèses, selon une enquête menée l'an dernier par une organisation spécialisée dans la prévention des maladies.

Sunday, 3 February 2008

THE PASSIVE SMOKING SWINDLE

On January 17th, we published in French a link to an interview with Dr. Philippe Even. For those who understand French you can refer to it here: L'ARNAQUE DU TABAGISME PASSIF . Freely translated as ‘’The Passive Smoking Swindle’’.

For those that don’t, FORCES has written a good English summary of what was discussed in that interview that you can read on their website at: Pulmonologist Exposes ETS Scam.

CORPORATE SHENANIGANS

English translation of the interview Quand les multinationales font de la politique
with Pr Robert Molimard, professor emeritus of physiology and coordinator of the DIU of Tabacologie to the Faculty of Medicine Paris-South.

Founder of the first French learned society on the tobacco and the nicotinism, inventor of the word tabacology.

Author of “Smokes” and the “Small handbook of Défume” (Sides Editions).

Some of the things you will read will not surprise you, some indeed will, others will leave you in total disgust, none will leave you indifferent!

Read it here

QUAND LES MULTINATIONALES FONT DE LA POLITIQUE (2)

Le professeur Robert Molimard a transcrit pour nous l'entrevue de la vidéo QUAND LES MULTINATIONALES FONT DE LA POLITIQUE dont vous trouverez ici .

Avec nos sincères remerciements au professeur.

Nous sommes en train de traduire le texte en anglais et il suivra sous peu.

LE MOUVEMENT HYGIÉNISTE TOTALEMENT HORS CONTRÔLE

Décidemment le mouvement hygiéniste du monde occidental est rendu totalement hors contrôle.
Un nouveau débat a débuté en Angleterre.

Cette fois-ci sur la grandeur des verres à vin dont les tenanciers utilisent pour servir leur clientèle. Peu importe que les clients, que disons-le, sont adultes sinon ils n’auraient pas le droit de consommer du vin, finissent par consommer 2, 3 ou 4 petits verres au lieu d’un grand, un bureaucrate à quelque part dans les dédales de la santé publique, a décidé que ce n’est pas bon pour eux et par le fait même tente de changer la norme de la grandeur des verres !

La responsabilité personnelle sera bientôt un chapitre qu’on lira dans l’histoire, pourvu que quelqu’un nous indique le numéro de page puisque nous serons rendus trop abrutis pour la trouver tout seuls ! Incroyable.

Les grands verres à vin au centre d'un nouveau débat

Peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse... Des députés et responsables de la santé publique britanniques se penchent précisément sur la contenance des verres servis dans les bars, constatant que leur plus grande taille favorise la consommation d'alcool.

Comme d'autres pays anglo-saxons, la Grande-Bretagne est déjà confrontée depuis plusieurs années au phénomène du «binge drinking» («beuverie express»), consommation occasionnelle et excessive d'alcool des jeunes, sans autres buts que l'ivresse. Mais selon certains spécialistes, la tendance est aujourd'hui à une plus grande consommation des adultes -chez soi et dans les bars-, et notamment des femmes.

«Insidieusement, nous nous sommes retrouvés à boire beaucoup plus que par le passé, et ça peut concerner chacun», explique le député libéral démocrate Norman Lamb, spécialiste au sein du parti des questions de santé. Auparavant, précise-t-il, la contenance du verre de vin standard servi dans tous les bars et pubs était de 12,5 cl. Elle a à présent doublé, atteignant 25cl.

«Du coup, de nombreux consommateurs boivent plus qu'ils ne le souhaiterait», renchérit le député Greg Mulholland, également libéral démocrate. Comme Norman Lamb, il souhaite l'adoption d'une loi obligeant les débits de boisson à s'en tenir à une contenance de 12,5 cl.
Jo Caddy, un gestionnaire de comptes de 35 ans qui se détend au bar d'un pub de Holborn, dans le centre de Londres, estime que la taille du verre ne change rien à l'affaire. S'il était plus petit, «je boirais probablement plus vite et je devrais en prendre un autre».

Danny Blackmore, patron d'un pub du centre de Londres, juge aussi que les habitudes britanniques, et non la contenance du verre, sont au centre du problème. «Vous pouvez leur servir dans des cruches ou des dés à coudre, s'ils ont décidé de s'enivrer, ils s'enivreront», note-t-il.

Les Britanniques n'ont aucune idée de leur consommation d'alcool, déplore Srabani Sen, responsable d'Alcohol Concern, une association d'aide à but non lucratif. «Il y a dix ans, on vous servait un verre de 12,5cl, avec le plus probablement un vin moins alcoolisé. Aujourd'hui, les verres sont plus grands et les vins beaucoup plus forts. C'est un champ de mines», avertit-elle.

La consommation régulière d'environ sept millions de Britanniques dépasse les limites recommandées: deux verres standard pour les hommes, et un et demi pour les femmes. Celles-ci ont désormais tendance à aller au-delà, sans connaître les risques pour leur santé, dont un risque accru de cancer du sein, précise Mme Sen.

Le ministère britannique de la Santé va lancer dans le courant de l'année une vaste campagne de sensibilisation, en direction des adultes. Le Premier ministre Gordon Brown a de son côté laissé entendre qu'il pourrait revenir sur la décision de son prédécesseur Tony Blair d'autoriser les pubs à ouvrir 24 heures sur 24.

Saturday, 2 February 2008

ARE THEY MANUFACTURING THE MESSAGE OF SCIENCE?

Why wouldn’t Environment Canada want their scientists to talk to the media? What will be the sanctions if they did? Since when can a citizen be muzzled on the sole pretext that he works for the government and everything must be centralized? What does this lack of transparency hide? What are we to make of this? How many other scientists and other civil servants have been subdued to the same line of censorship that we don’t know about? What are the ‘’approved lines’’? Who is approving them?

Troublesome times we live in!

Government 'muzzles' scientists

New policy at Environment Canada makes researchers give 'approved lines'
MARGARET MUNRO, Canwest News ServicePublished: Friday, February 01, 2008

Environment Canada has "muzzled" its scientists around the country, ordering them to refer all media queries to Ottawa where communications officers will help them respond with "approved lines."

The new policy, which went into force in recent weeks and sent a chill through the department research divisions, is designed to control the department's media message and ensure there are no surprises for Environment Minister John Baird and senior management when they open the newspaper or turn on the television, according to documents obtained by Canwest News Service.

"Just as we have 'one department, one website' we should have 'one department, one voice,' " says a PowerPoint presentation from Environment Canada's executive management committee that has been sent to department staff.

Environment Canada scientists, many of them world leaders in their fields, have long been encouraged to discuss their work on everything from migratory birds to melting Arctic ice with the media and public. Several of them were co-authors of the United Nations report on climate change that won the 2007 Nobel Peace Prize.

"It's insulting," says one senior staff member, who asked not to be named. She says researchers can no longer even discuss or confirm science facts without approval from the highest level.

Until now, Environment Canada has been one of most open and accessible departments in the federal government, which the executive committee says is a problem that needs to be remedied.

It says all media queries must now be routed through Ottawa, where "media relations will work with individual staff to decide how to best handle the call; this could include: Asking the program expert to respond with approved lines; having media relations respond; referring the call to the minister's office; referring the call to another department," the presentation says.

Gregory Jack, acting director of Environment Canada's ministerial and executive services, says scientists and "subject matter experts" will still be made available to speak to the media "on complex and technical issues." He would not explain how "approved lines" are being written and who is approving them.

Jack said the policy is meant to bring Environment Canada in line with other federal departments, but he insists "there is no change in the access in terms of scientists being able to talk."

The reality, insiders say, is the policy is blocking communication and infuriating scientists. Researchers have been told to refer all media queries to Ottawa. The media office then asks reporters to submit their questions in writing. Sources say researchers are then asked to respond in writing to the media office, which then sends the answers to senior management for approval. If a researcher is eventually cleared to do an interview, he or she is instructed to stick to the "approved lines."

University of Victoria climatologist Andrew Weaver works closely with several Environment Canada scientists. He says the policy points to the Conservative government's fixation with micro-management and accused the government of "manufacturing the message of science."

"They've been muzzled," says Weaver of the federal expert scientists who once spoke freely about their fields of work, be it atmospheric winds affecting airliners or disease outbreaks at bird colonies.

The one area exempted from having to go through head office is the weather service, "due to volume and technical nature of inquiries," the Power-Point presentation says.

Under the new policy, Environment Canada employees "shall not," the presentation says, "speculate about events, incidents, issues or future policy decisions." Whether this prohibition covers speculation about the impacts of phenomena such as climate change, which is reshaping Canadian and global ecosystems, is not clear.

Friday, 1 February 2008

NO FAT PEOPLE ALLOWED

Imagine a world where people are told what to eat, what to drink, how to enjoy themselves, and how to behave in general. If they don’t do as they’re told, they’re vilified, fined, harassed, made to feel guilty, fired from their jobs or even imprisoned.

This opening statement of C.A.G.E.’s mission was written a little over three years ago and at a time when it may have sounded like something straight out of a fiction book or movie. Let’s take a look at what’s happening, now that we no longer have to imagine, but actually witness in what kind of a world the healthist movement has lead us:

Witness the WHO refusing to hire smokers
Witness the Cleveland Clinic banning the hiring of smokers
Witness the South Florida Hospital who will no Longer hire smokers
Witness Robert Cushman urging doctors to play hardball with patients with bad habits
Witness children being put into care for being fat
Witness elderly people dying out in the cold:
Witness public health openly calling for people to embarrass their smoking relative
Witness doctors refusing to treat the old and unhealthy
Witness dying smokers left out in the cold
Witness veterans thrown out in the cold
Witness violence brought about by hate propaganda
Witness people losing their livelihoods
Witness the amount of fines for allowing the use of a legal product in one’s own property

These are but a few examples of how the situation deteriorated in the last three years since we embarked on this mission.

When we started, we called for people to unite and fight back. It hasn’t happened.

It’s not too late, but we must learn from our mistakes. In that spirit, C.A.G.E. join their voice with Sandy Swarcz’ to once again appeal to citizens to unite in order to fight back the next and subsequent targets of intolerance and de-normalization.

Read and weep. Not that this legislation will pass…yet. But the fact that it even crossed some busybody’s mind, is frightening enough.

HOUSE BILL NO. 282
An act to prohibit certain food establishments from serving food to any person who is obese, based on criteria prescribed by the state department of health; to direct the department to prepare written materials that describe and explain the criteria for determining whether a person is obese and to provide those materials to the food establishments; to direct the department to monitor the food establishments for compliance with the provisions of this act; and for related purposes. Be it enacted by the legislature of the state of Mississippi:
SECTION 1.
(1) The provisions of this section shall apply to any food establishment that is required to obtain a permit from the State Department of Health under Section 41-3-15(4)(f), that operates primarily in an enclosed facility and that has five (5) or more seats for customers.
(2) Any food establishment to which this section applies shall not be allowed to serve food to any person who is obese, based on criteria prescribed by the State Department of Health after consultation with the Mississippi Council on Obesity Prevention and Management established under Section 41-101-1 or its successor. The State Department of Health shall prepare written materials that describe and explain the criteria for determining whether a person is obese, and shall provide those materials to all food establishments to which this section applies. A food establishment shall be entitled to rely on the criteria for obesity in those written materials when determining whether or not it is allowed to serve food to any person.
(3) The State Department of Health shall monitor the food establishments to which this section applies for compliance with the provisions of this section, and may revoke the permit of any food establishment that repeatedly violates the provisions of this section.
SECTION 2. This act shall take effect and be in force from and after July 1, 2008.

Read Sandy Swarcz’ comment and appeal at: No fat people allowed: Only the slim will be allowed to dine in public!

SCIENCE BY PRESS RELEASE

Sometime ago Dr. Michael Siegel commented in his blog about a practice that he very accurately labeled: Science by Press Release. You can read his comments here .

We recently stumbled across a dated press release issued by the American Academy of Neurology on May 1, 2007 that you can read here:

Not only is the title misleading, to put it mildly, the study had not even been completed yet at the time of this press release. From the press release itself we can read the following:

“We are still conducting analyses to control for other factors that may be influencing these results, but this finding potentially implicates lifetime exposure to secondhand tobacco smoke as a risk factor for dementia in older adults,” said study author Thaddeus Haight of UC Berkeley.

The following statement can be found at: MedPage Today

The findings did not meet the test of statistical significance, but pointed to second-hand or passive smoking as a possible additive risk factor for dementia.

"It's actually quite plausible that second-hand smoke, given its effects on the cardiovascular system, can affect the risk of dementia indirectly through the clinical cardiovascular disease pathway," he said. "But what's less well known is whether there are actually direct effects that may be neurotoxic effects with respect to people's cerebral functioning, and the neurotoxic effects of second-hand smoke with respect to some neurodegenerative process."

It's also not known whether passive smoking has an effect on dementia through subclinical processes, he said.

We can clearly see, how from a ‘’plausibility’’ – that is already a factor that can bias the findings -- and without yet controlling for any confounding factors, we end up with headlines such as ‘’Secondhand Smoke Increases Risk of Dementia’’ in the various news websites. And these are only the ones we found. How many other reporters picked up on the press release and gave it the same headline? How many of us actually read the fine print and the studies themselves to get to the true story as opposed to only reading headlines?

Incidentally, this was in May 2007 and we haven’t found any other follow-ups to the study. Chances are that even if it was found that their study came up with false preliminary conclusions, we won’t hear a word about it. It best serves their agenda to leave the public with a false impression, than to preserve their own scientific integrity.

From Science Daily Secondhand Smoke Increases Risk Of Dementia
From WQAD Second-Hand Smoke Linked to Dementia
From Mooshee Health News Secondhand Smoke Increases Risk Of Dementia
From the San Diego Union Tribune Smoke gets in your mind
From Rehab today Does Secondhand Smoke Increase Risk of Dementia? (the most honest headline)
From Medicexchange Secondhand smoke increases risk of dementia
From the Alzheimer’s Society of Huron County Secondhand Smoke Increases risk of Dementia

Wednesday, 30 January 2008

LE DEUX POIDS DEUX MESURES SE POINTE LE NEZ UNE FOIS DE PLUS

Pendant que le puissant lobby anti-tabac – financé en partie par les géants pharmaceutiques – a fait des pressions auprès de nos élus pour adopter une législation pour cacher les produits de tabac alors que tout le monde est bien informé des risques qu’ils présentent pour la santé, l’industrie pharmaceutique étale de plus en plus ses produits disponibles en vente libre, y compris les produits de cessation du tabagisme. Produits que non seulement ne sont pas inoffensifs, mais que la population est loin d’être informée de leurs dangers.

Autant l’exprimer clairement : À part du fait que nous estimons que cacher les produits de tabac -- qui d’ailleurs ne sont pas accessibles aux mineurs -- n’influencera pas les habitudes des consommateurs, il n’en est pas question que nous élaborions plus longuement sur la question. Nous estimons que cette législation concerne uniquement les détaillants des produits de tabac et les compagnies de tabac elles-mêmes. Cependant, nous ne pouvons passer à côté de la partisannerie du gouvernement selon quel lobby crie le plus fort et pour quels motifs. À cet effet, ‘’le deux poids deux mesures’’ du gouvernement, devient très flagrant et démontre clairement que la santé des citoyens, n’est pas leur première préoccupation lorsqu’il s’agit des lois qu’ils adoptent sous l’influence des lobbys corporatifs.

À noter également dans l’article qui suit, comment que le conflit d’intérêt influence le résultat des études épidémiologiques.

Des sirops qui tuent


André Noël
La Presse

Un homme habitant Québec est mort parce qu'il avait pris trop de médicaments sans ordonnance contre la toux et le rhume, a indiqué hier le Bureau du coroner. Les mises en garde contre les sirops antitussifs se multiplient ici comme ailleurs, surtout pour les enfants, mais aussi pour les adultes.

De récentes études montrent que les sirops et les médicaments sans ordonnance contre la toux et le rhume n'ont aucune efficacité. Selon plusieurs chercheurs, ils ne guérissent rien et ne soulagent même pas les symptômes. Mais surtout, ils peuvent être très dangereux.

L'hiver dernier, un enseignant participant à un programme d'éducation professionnelle à Québec note qu'Yvan Houle, 49 ans, ne s'est pas présenté à son cours depuis une semaine. Il avise les services d'urgence. Les policiers entrent chez M. Houle et le découvrent mort, couché dans son lit, emmitouflé dans ses couvertures.Le corps est envoyé pour autopsie au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. La mort semble naturelle, mais la pathologiste ne décèle aucune maladie. En revanche, les analyses toxicologiques révèlent des taux élevés d'ingrédients couramment utilisés dans les sirops ou médicaments contre la toux et le rhume.

Il y a de la guaïfénésine, un expectorant, ainsi que deux décongestionnants, du dextrométorphane et de la pseudo-éphédrine/éphédrine. Les analyses montrent la présence de 250 milligrammes de cette dernière substance dans le contenu gastrique, alors que la posologie est de 120 mg pour 12 heures.«La pseudo-éphédrine peut altérer le rythme cardiaque, tandis que le dextrométorphane agit sur les centres de la respiration, a indiqué le coroner Andrée Kronström au cours d'un entretien, hier. Or, le processus mortel semble avoir été provoqué par une mixité de troubles cardiaques et respiratoires.»

La coroner recommande au ministère de la Santé de faire une campagne de publicité pour rappeler aux Québécois que les médicaments contre la toux et le rhume, vendus sans la supervision des pharmaciens, peuvent être mortels s'ils ne sont pas pris selon la posologie.Par ailleurs, aux États-Unis, les centres fédéraux pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) viennent de révéler que plus de 7000 enfants de moins de 11 ans doivent être emmenés chaque année au service des urgences d'un hôpital en raison de réactions néfastes aux sirops antitussifs.La semaine dernière, l'Agence américaine de contrôle des aliments et des médicaments (FDA) avait adressé une mise en garde contre l'usage des sirops expectorants chez les enfants de moins de 2 ans, en raison du risque d'effets secondaires potentiellement mortels.

Très populaire

Simultanément, des chercheurs ont présenté une recension exhaustive des études sur ces sirops parues dans les journaux médicaux. Ils ont conclu qu'ils étaient inefficaces, tant pour les enfants que pour les adultes. Pourtant, des millions de personnes en achètent chaque année partout dans le monde.

«Je ne donne pas de médicaments antitussifs sans ordonnance à mes enfants, a dit le Dr Thomas Fahey, professeur au Collège royal de chirurgie à l'École médicale d'Irlande, en présentant la recension. Je ne suggère pas non plus à mes patients d'en prendre.»

«Six des neuf études qui étaient soutenues par l'industrie pharmaceutique ont montré des résultats positifs, alors que seulement trois études positives sur 16 ont été faites sans que ne soient révélés des conflits d'intérêts», indique la recension, publiée dans la revue de l'organisation Cochrane, spécialisée dans l'évaluation de la recherche médicale.

Une recherche menée au Collège de médecine de Pennsylvanie avait déjà conclu que les sirops antitussifs pour enfants n'étaient pas plus efficaces que des placebos. En fait, les enfants qui avaient pris des placebos (des sirops sans aucun ingrédient médicamenteux) étaient plus nombreux à se déclarer soulagés que ceux qui avaient pris du sirop vendu sans ordonnance.

Tuesday, 29 January 2008

QUAND LES MULTINATIONALES FONT DE LA POLITIQUE

*****NOTEZ QUE LA VIDÉO N'EST PLUS DISPONIBLE, VOUS POUVEZ LIRE LA TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO ICI http://cagecanada.homestead.com/CorporateShenanigans.html


Le 15 décembre nous avons publié l’appel du Professeur Robert Molimard sous le titre HYGIÉNISME MORAL, PURITANISME D'ÉTAT, OU LOBBIES INDUSTRIELS .
Aujourd’hui nous vous présentons le Pr Molimard en vidéo lors d'une entrevue d’une heure sur le tabac, les interdictions, les mensonges corporatifs et les solutions possibles.

À ne pas manquer et à distribuer à volonté. Bon visionnement Quand les multinationales font de la politique .
De la part de tous les membres de C.A.G.E., nous remercions le Pr Molimard pour sa passion, son intégrité, et pour la confirmation de tous nos soupçons sur ce sujet politisé qu'est le tabac.

Sunday, 27 January 2008

OBESITY VS. GASTRIC SURGERY RISKS

The marketing ploy used in the ADJUSTABLE GASTRIC BANDING SURGERY study that we commented on January 24th, motivated us to do more research into bariatric surgeries, the outcomes and the risks. We didn’t have to look any further than Sandy Szwarc’s extensively documented blog -- Junkfood Science -- to find a series of articles on the issue.

The first of the articles that caught our attention can be read here. Healthcare or healthscare, as some rightly call it, is very big business with many players involved. The marketing strategies include, but are not limited to, appealing to the emotions of uninformed people who are unsuspicious of doctors, government agencies, scientists and NGO’s and who naively believe that all these players work towards one common goal – the well-being of citizens. While people have been conditioned to be distrustful of corporate interests and with good reason, they trust without questioning those who allegedly work in the best interests of the citizens. It is imperative citizens educate themselves in order to be in a position to take informed decisions for their own health and well-being.

Thursday, 24 January 2008

N'ATTENDONS PAS QU'IL SOIT TROP TARD AVANT DE RÉAGIR

Nathalie Elgrably-Levy, fait une constatation très juste et lucide sur les excès des gouvernements dans nos vies, dans la chronique qui suit.

Nous partageons ses inquiétudes et nous souhaitons vivement que davantage de citoyens s’impliquent pour freiner ces tendances totalitaires dans les vies des citoyens. Cela a pris une proposition extrêmement envahissante dans la vie privée, pour que les citoyens de la Californie réagissent afin d'empêcher la réglementation de passer. Nous espérons que les lois canadiennes ne se rendront pas aussi loin avant que les citoyens se lèvent pour mettre une halte aux tactiques totalitaires de leurs propres élus provinciaux et fédéraux.

Comment réagir ? Appelez, écrivez, ou rendez-vous chez votre député pour faire valoir vos opinions. Écrivez aux médias et participez lors des lignes ouvertes. Ne vous dites surtout pas que quelqu'un d'autre le fera à votre place, car dites-vous que ceux qui militent pour les lois avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, le feront avec plaisir. Ils le font d'ailleurs assidument.

Espèce menacée
On entend souvent parler des espèces menacées. Leur vulnérabilité nous indigne, et leur extinction imminente nous révolte. Certains consacrent même leur vie à la préservation des espèces en danger. Pourtant, quelque chose de malheureux est en train de se produire sans que personne ne s'en soucie : il s'agit de l'érosion graduelle mais soutenue de nos libertés !

Tous les aspects de notre vie sont surveillés : on nous dit quoi acheter, quoi manger, quels moyens de déplacement privilégier, quel véhicule conduire, quelles chaînes de télé écouter, on nous impose même la couleur de la margarine. Bref, il y a toujours un fonctionnaire omniscient ou un groupe de pression moralisateur pour nous recommander ou pour nous imposer le " bon " comportement, comme si nous étions incapables de juger par nous-mêmes.

La dernière offensive en règle contre la liberté a été déclenchée par la California Energy Commission (CEC) alors qu'elle a proposé des modifications à sa politique énergétique. Par souci d'" efficacité " énergétique, elle propose que toute résidence qui sera construite ou rénovée soit équipée d'un thermostat contrôlable à distance. Et qui aurait le contrôle de ces nouveaux thermostats ? Le propriétaire de la résidence ? Pas uniquement ! Les thermostats seraient aussi contrôlés par... des organismes gouvernementaux !!!

Si la température d'une chaumière déplaît aux fonctionnaires, ils auraient le pouvoir de la modifier à leur guise. De plus, le thermostat serait conçu de telle sorte que l'occupant du logement ne puisse changer lui-même la température pendant les périodes où les fonctionnaires en prennent le contrôle. La CEC espère en plus faire avaler des couleuvres aux Californiens en affirmant qu'elle ne se servirait de ce nouveau pouvoir qu'en cas d'urgence.

Réduire la consommation d'énergie est un objectif honorable, mais faut-il pour autant abdiquer toute liberté au profit d'un État " bienveillant " ? Pourquoi permettre à des fonctionnaires de commander les thermostats alors qu'une simple hausse du prix de l'énergie suffit pour inciter les gens à réviser leurs habitudes de consommation ?

Heureusement, le projet de la CEC vient d'être abandonné à la suite des réactions négatives de la population ! Si un tel projet était accepté, personne ne pourrait dire ce dont l'État serait capable au nom de l'efficacité énergétique ou de toute autre bonne cause. Pourquoi ne contrôlerait-il pas les interrupteurs pour réguler la consommation d'électricité ? Et, tant qu'à faire, pourquoi n'éteindrait-il pas à distance toutes les télévisions à 22h afin que la population bénéficie d'une bonne nuit de sommeil, et réduise ainsi les coûts du système de santé ?

S'il est vrai qu'un cadre réglementaire est indispensable au bon fonctionnement d'une société, il est également exact d'affirmer qu'une réglementation excessive, opprimante et paternaliste devient une nuisance et une source de frustrations. Alors, comment expliquer que des individus raisonnables et rationnels acceptent volontiers une intrusion tentaculaire de l'État dans leur vie, et sacrifient toujours un peu plus leurs libertés ? Comment expliquer que des populations entières préfèrent la contrainte à la liberté, la dépendance à l'autonomie, la soumission à l'affranchissement ? Et surtout, comment se fait-il que l'élite intellectuelle, qui se prétend instruite et émancipée, non seulement accepte sans sourciller la multiplication des contraintes, mais en fasse également la promotion ?

Même si la proposition de la CEC a été rejetée, ce qui est le plus troublant est de savoir que des fonctionnaires ont sérieusement envisagé d'adopter une pareille mesure. À force de vouloir créer un paradis, ils finiront par nous faire vivre en enfer !

ADJUSTABLE GASTRIC BANDING SURGERY

If any epidemiological study can be qualified as a marketing tool for a product or a service, in our opinion, the following study is so transparent, even a lay person can recognize it.

In a few words, what the researchers -- who obtained the equipment to test the surgical procedure from the manufacturers, with a no string attached label, or so they claim -- are telling us, is that the Adjustable Gastric Banding procedure, is an effective therapy for diabetes.

What the procedure does, is that it places a ring on the obese person’s stomach and suppresses appetite. The researchers go on explaining that since obesity is an important risk factor for diabetes, the patients will lose weight and consequently their glucose levels will decrease.

Wow, a miracle! The best scientific discovery since antibiotics! But with critical thinking, anyone can figure out that what the researchers could have just as well told us is, that anyone who wants to lose weight and cannot do it through dieting, there is always the option of having the Adjustable Gastric Banding surgery which their study finds effective. Of course, a product or service will sell much better if we appeal to some feared disease such as diabetes, therefore we conveniently use that fear factor to draw attention to our service. The bottom line is that the surgery has absolutely nothing to do with curing diabetes, it is the weight loss that does and there are many ways to lose weight including the good old method of will power and perseverance; this surgical procedure is just one of them.

Read the study here

Read the long news article Weight Loss Surgery Treats Diabetes

Wednesday, 23 January 2008

ANTIDÉPRESSEURS ET ANXYOLITIQUES -- LA NOUVELLE DÉPENDANCE ?

Nos recherches sur l'industrie pharmaceutique et l’article qui suit, nous portent à croire que leur partenariat avec la santé publique pour diaboliser la fumée secondaire afin de forcer les fumeurs de cesser de fumer, ne s'arrête pas avec les intérêts qu'ils ont pour la vente de leurs produits de remplacement nicotinique ou les pilules tel que Zyban et Chantix.

La plupart des fumeurs évoquent l’effet relaxant que la nicotine exerce sur eux, comme raison de fumer. Ce phénomène est bien expliqué dans un document scientifique du notoire tabacologue français le Professeur Robert Molimard LE TABAC ET L'ANXIÉTÉ .

C’est en 1998 que l’interdiction de fumer dans les lieux de travail (autre que l’industrie de l’hospitalité) a été instaurée au Québec. Est-ce une coïncidence qu’on constate une augmentation de 150% de l'absentéisme pour cause de problèmes de santé mentale depuis 10 ans, ou une réalité trop politiquement incorrecte pour l’exprimer ouvertement dans les médias ?

Si ces statistiques sont raisonnablement précises, elles font peur. Est-ce qu’on serait en train de substituer une dépendance à une substance organique, voir la nicotine, par une dépendance aux produits chimiques, voir des pilules et, quelles seront les conséquences à long terme ?

Mais il y a une question économique aussi à poser par rapport à ce phénomène. Avec une augmentation de 15% pour l’année dernière seule, est-ce que le Québec, peut encore affirmer que la loi anti-tabac réduira les dépenses de la santé publique ?


Reportage de LCN

Hausse vertigineuse des prescriptions d'antidépresseurs

Les Québécois sont de grands consommateurs d'antidépresseurs. En fait, le nombre d'ordonnances d'antidépresseurs remboursées par la Régie de l'assurance maladie du Québec a plus que doublé depuis l'an 2000.

Seulement l'an dernier, on remarque une augmentation de 15%. La facture est énorme pour le gouvernement : 115 millions de dollars pour près de 6 millions d'ordonnances, seulement pour 2007.

Il faut dire que la Régie de l'assurance maladie du Québec paie la facture des personnes âgées, des prestataires de l'aide sociale et des salariés qui n'ont pas accès à un régime privé d'assurance.
Les problèmes de santé mentale affectent de nombreux Québécois. Les statistiques montrent qu'au cours des dix dernières années, on constate une augmentation de 150% de l'absentéisme pour cause de problèmes de santé mentale.

Vous jugez avoir reçu une prescription d'antidépresseurs trop facilement et vous souhaitez témoigner à cet effet? Écrivez-nous à lcn@tva.ca.

Lire aussi: Hausse des ordonnances d’antidépresseurs au Québec

Monday, 21 January 2008

HOW ETHICAL IS IT TO LOBBY GOVERNMENT ON EPIDEMIOLOGICAL BASED EVIDENCE?

Using epidemiology to lobby for legislation, is a tactic many organizations use on an ongoing basis. But how reliable or ethical is such a tactic when epidemiology constantly contradicts its own findings? That’s when the tactic of ‘’cherry-picking’’ the studies comes in and how much more honest or ethical is that method?

The Ontario Lung Association, who in an effort to further turn society against smokers, are now using the emotional ‘’for the children’’ card to lobby for banning smoking in cars with children. But how reliable is the ‘’science’’ behind their loaded message?

One of the reasons they give to justify such bans is: "Asthma in children is growing at an unsettling rate. We know that tobacco smoke is not only a known trigger for causing asthma episodes, it can actually cause asthma in healthy children.’’

Not only is this message not consistent with the increase of allergies proportionately to the decrease of smoking for the last 30 years, but the same epidemiology that the OLA uses to justify legislation, has found the exact opposite results. Here’s the conclusion from a 32-year population-based cohort study, published on December 3, 2007 in the Journal of Allergy and Clinical Immunology ‘’Personal and parental smoking is associated with a reduced risk of allergic sensitization in people with a family history of atopy.’’

As for some other justifications to legislate against car smoking, the evidence is equally unreliable.

The ‘’increased risk of sudden infant death syndrome (SIDS);’’ is hardly a true or reliable statement since we have seen how the SIDS statistics were sadly manipulated to suit certain agendas and other bureaucratic purposes as we reported on our article EXPOSING SIDS IN AMERICA .

There are at least one or more studies that don't sustain and even totally contradict the various statements the Ontario Lung Association has made to justify legislation against smoking in cars with children. The bottom line is, science does not conclusively back up any of their claims.

Letting our emotions be manipulated towards granting the state the power to cross that sacred line of parental authority and invasion of private life, on flimsy and conflicting evidence, would be a very dangerous precedent to set towards the loss of even our basic freedoms.

We invite you to also refer to our article on this issue and Dr. Michael Siegel’s take CMA ENCOURAGES A CANADA-WIDE BAN ON SMOKING IN CARS CARRYING CHILDREN .

ETHICS GUIDELINES FOR CLINICAL TRIALS TO BE REVISED

Having been shut off from getting any information on clinical trials with nicotine replacement therapy on pregnant women on the grounds that it was ‘’confidential information’’, we experienced firsthand how unaccountable the pharmaceutical industry has become in the last two decades. The conclusion we have come to following our in-depth research on the issue, concurs with the statement in the CMAJ article below -- "It's been said that (Big Pharma's reputation) is worse than the tobacco industry at the moment".

It is with great enthusiasm that we look forward to the new ethical guidelines that might mark the beginning of some accountability of the healthcare industry and the numerous tentacles it has developed over the years.

Ethics guidelines for clinical trials to be revised

Peter O'Neil
Paris, France

In the wake of ongoing international furor over drug trial horror stories and in hopes of restoring its own fading influence on the global stage, the World Medical Association is proposing to again update its cornerstone statement of ethical principles regarding human experimentation.

To that end, the France-based ethics guardian is seeking input on proposed revisions to the Declaration of Helsinki, which was first developed in 1964 as the medical profession's code of conduct governing the ethics of human research. The Declaration's 11 paragraphs have since been expanded to 32 over the course of 5 revisions, the most recent of which occurred in 2000.

The latest review comes at a time when the pharmaceutical industry's reputation for testing the safety of drugs prior to mass marketing has been in steady free-fall, says Dr. John Williams, the former ethics director of the Canadian Medical Association (1991–2003) and the World Medical Association (2003–2006), who is coordinating the revision process. "Since 2000 there have been so many scandals that have been unleashed that the need for ethical principles, and regulations and laws as well — first of all to be formulated, and second to be applied — is stronger than ever."

Association President Dr. Jon Snaedal of Iceland acknowledges that the proposed amendments are being driven by a desire to re-establish the Declaration's relevance in a world where national and international bodies, like the World Health Organization, have their own far more detailed standards and regulations on ethical trial conduct.

The Association describes most of the proposed Declaration changes as "minor" adjustments, including new wording to stress the rights of trial participants, a call for greater representation of under-represented groups such as children and pregnant women (to ensure companies provide adequate recommended dosages to these groups), and an assertion that "professional" patients who engage in numerous trials for financial reasons be discouraged. The proposals also echo a chorus of international calls for a public database where details of clinical trials would be registered.

More controversial is a decision by the Association to again wade into the fray surrounding the use of "placebos" in clinical trials. Such use prompted the Association to weigh-in with Declaration revisions in 2000, after public outcry erupted over a trial involving HIV-positive women in the developing world. It gave one-half of all participants the drug azidothymidine to determine if a shorter-course treatment would be as, or almost as, effective as the proven longer-course treatment, and the other half a placebo, even though an existing treatment was available. The women in the control group, who came to the trial with the singular hope of sparing their babies the ravages of their own disease, essentially lost a lottery when they ended up getting only a placebo.

Some ethicists defended the trial by arguing that the women would likely have received no treatment had the trial not been conducted. But others recoiled at the notion of a doctor or clinician giving a placebo to a participant that would increase the chances her child could die a horrible death.

That hardened opposition to the Declaration within industry, regulatory bodies and amidst some academic circles, all of whom argued that such restrictions on placebo use were impractical and would seriously impair research. The Association added "a note of clarification" in 2002 which included the statement that placebo use may be acceptable in some cases, for example, if "necessary to determine the efficacy or safety of a prophylactic, diagnostic or therapeutic method."

The new proposals add the caveat that research involving placebos shouldn't proceed unless it's clear patients "will not be subject to any additional risk of serious or irreversible harm." Snaedal says the Association fears loose language could spell disaster in the third world. "If we give leeway on this issue, they will be almost allowed to do anything. Because they can say, 'at least we gave good treatment to hundreds of people'."

Williams argues widespread adoption of the Declaration could restore a measure of public confidence lost as a result of prescription drug debacles and settlements.

The American pharmaceutical industry's lobbying arm, PhRMA, lays some of the blame for that lost confidence at the feet of the media, for having sensationalized "criticisms of clinical trials."

But others argue the industry is the author of its own misfortunes and can't easily shake allegations that, like shoe and clothing companies, it is lured offshore by the equivalent of clinical "sweatshops." In the developing world, companies can take advantage of loose regulations, low costs, rubber-stamp ethics boards and easy access to desperate and often illiterate trial subjects in order to speed up the costly trial process.

"It's been said that (Big Pharma's reputation) is worse than the tobacco industry at the moment," says Dr. Michael Goodyear, an assistant professor of medicine at Dalhousie University. "It's scary stuff. I mean, no matter how much the drug industry protests and complains, they get caught out once a week doing something they shouldn't have done, because there's a lot of money involved and marketing takes precedence."

Sunday, 20 January 2008

INTERDICTION DE FUMER DANS LES PRISONS


Non mais, on paie ces bureaucrates pour faire et dire autant de bêtises?

Les interdictions de fumer partout dans les prisons du Québec rentrent en vigueur le 5 février 2008. À partir de cette date, les prisonniers ne pourront plus fumer nulle part à l’intérieur ou à l’extérieur des murs. Nous avons dans le passé comparé cette mesure coercitive à la médication forcée, avec le commentaire suivant :

Voici des détenus dont 72% sont fumeurs. Voici un groupe de personnes qui sont prisonniers dans tout le sens du terme et ne peuvent sortir de la cour pour aller fumer ailleurs que sur le territoire de la prison. Voici qu'on leur interdit maintenant de fumer même dans la cour de la prison. Quels choix s'offrent à eux ? Soit la désobéissance et les émeutes, ou bien les remplacements de nicotine pharmaceutique, payée par nos taxes! Si cela n'est pas de la médication forcée qui ne fait que servir les intérêts de l’industrie pharmaceutique, qui va à l'encontre de tous les droits de la personne et à l'encontre du code civil du Québec, et bien on ne sait pas comment l'interpréter autrement.


On apprend dernièrement que la loi n’est même pas encore en vigueur, que les détenus en font un commerce avec les patchs de nicotine que nous, contribuables, payons ! Rappelons-nous que les cigarettes, ce sont les détenus qui les payaient et nous apprenons par l’article ici-bas, que les profits de la cantine où ils les achètent, servent pour financer leur réinsertion sociale.


Comme si tout cela ne suffisait pas pour constater que cette loi est absurde et sans aucun bon sens, on nous envoie la perle suivante comme justification pour nier que la cantine perdra de l’argent : M. Roussy ne croit toutefois pas que de forcer les détenus à écraser provoquera une baisse de revenus dans les cantines. «Les détenus n'achèteront plus de cigarettes, mais mettront leur argent ailleurs et consommeront davantage de bonbons, chocolat et boissons gazeuses. Je n'ai pas vu beaucoup de gens s'enrichir en cessant de fumer !» poursuit-il.


Qu’en est-il de la rhétorique que cette loi est conçue pour le bien-être et la santé des détenus? Est-ce en consommant davantage de bonbons, de chocolat et de boissons gazeuses qu’ils vont péter le feu? À moins que M. Roussy adhère seulement à la philosophie du lobby anti-tabac et que le lobby anti-malbouffe n'a pas encore réussit à l'endoctriner ! Et qu’est-ce que M. Roussy en fait de la rhétorique que nous économisons une petite fortune en arrêtant de fumer ? Quelle aberrance !

La réinsertion sociale risque de souffrir de la fin du tabac en prison

Le Groupe de défense des droits des détenus de Québec (GDDDQ) craint que l'interdiction totale du tabac en prison à partir du 5 février n'ait un effet pervers sur les fonds de soutien à la réinsertion sociale des détenus, financés en grande partie par la vente de produits à la cantine des centres de détention.

«Les revenus des cantines sont l'une des principales sources de financement pour ces fonds, qui contribuent à la mise sur pied d'activités éducatives, de formation scolaire, d'activités occupationnelles comme le gymnase et les activités sportives et de travail à l'intérieur des murs», explique Suzanne Gravel, coordonnatrice du GDDDQ.Comme la vente de cigarettes constituait l'un des principaux revenus des cantines, Mme Gravel craint que les fonds de soutien à la réinsertion sociale ne deviennent sous-financés à la suite de l'entrée en vigueur de l'interdiction des produits du tabac.

«Sûrement que ça aura un impact et c'est inquiétant. Le gouvernement parle de l'interdiction comme d'une mesure pour favoriser la santé et c'est fort louable mais que doit-on penser lorsque la moitié des établissements carcéraux sont privés d'un lieu où il est possible de faire de l'activité physique ?» poursuit-elle.

À ce sujet, Mme Gravel indique que le gymnase du centre de détention de Québec a été fermé durant un an et qu'il vient tout juste d'être remis en marche à raison de seulement six mois par année.

Jusqu'à 73% des revenus

Du côté du ministère de la Sécurité publique, le porte-parole Réal Roussy a concédé que la vente de produits du tabac rapportait beaucoup derrière les murs. «Selon une étude réalisée en 2005, on parle de 40% à 73% des revenus des cantines, un pourcentage qui varie d'un établissement à l'autre».

M. Roussy ne croit toutefois pas que de forcer les détenus à écraser provoquera une baisse de revenus dans les cantines. «Les détenus n'achèteront plus de cigarettes, mais mettront leur argent ailleurs et consommeront davantage de bonbons, chocolat et boissons gazeuses. Je n'ai pas vu beaucoup de gens s'enrichir en cessant de fumer !» poursuit-il.

Celui-ci précise également qu'une stratégie a été mise sur pied afin de passer d'un mode fumeur à un mode non-fumeur. «La quantité de produits du tabac disponibles dans les cantines diminuera graduellement jusqu'au 5 février.»

Saturday, 19 January 2008

THE FAT PHOBIA

We have been trying to bring this phenomenon to the attention of the media and the health authorities, for some time. Naturally, because we don’t hold any fancy medical degrees, our worries were simply ignored.

Any campaign that goes overboard, no matter how noble the end, is bound to bring perverse side effects that can often be worse than the problem it tries to solve. Public health has to go back to the days when they were looking after infectious diseases. Lifestyle choices are not something that public health should meddle with. There are competent and qualified medical authorities that can deal with the problems on a one to one basis with patients and those who seek their advice, according to the individuals’ specific needs and ways to effectively help them.

There isn’t a ‘’one fit all’’ miracle solution. We and our children, are not automatons that can be programmed to act and react uniformly to public health’s theoretical solutions.

Obesity worries show signs of backfiring

Weight becoming an unhealthy obsession for some kids, parents

Sharon Kirkey, Canwest News Service
Fears about obesity are feeding "fat phobia," experts warn.

They're worried more healthy kids are obsessing about weight -- and more parents are projecting irrational fears about fat on their children.

Some question whether the obesity "epidemic" is even real, and whether schools have any business trying to fight obesity.

"It seems like whenever we decide there is an epidemic people run around helter skelter trying to solve the problem without really thinking about it in an organized fashion," says Dr. Leora Pinhas, a child psychiatrist and psychiatric director of the eating disorders program at Toronto's Hospital for Sick Children.

"I'm not convinced that telling kids that they're fat, or that they might get fat, is a way of solving the problem."

The hospital has seen preteens and teens who attended obesity-prevention programs at school.
They then "decide they're going to be the best kid at not getting fat, (and) then end up losing so much weight that they put themselves medically at risk," Pinhas says.

"They're little kids. They don't have to lose a lot of weight to get sick.

"We have had kids who have been weighed in the gym and then had to deal with how they felt about their weight, and these may have been kids who never weighed themselves before and it hadn't been a concern before," Pinhas says.

Children are being taught in nutrition classes how to cut all fat from their diet.

But, "who buys food, who makes the meals? It's not the eight-year-old," Pinhas says.
"All we seem to do is keep placing more unreasonable expectations on children that can be confusing for them."

Children are hearing that fat is bad. Period. And where anorexia and bulimia before adolescence was once unheard of, hospitals are now seeing eating disorders in children as young as seven.
Children are social sponges, Pinhas says.

" How many times does a kid have to overhear a conversation like, 'Wow, you look great, you lost weight,' or 'Look at my butt, it's really fat, I should cut down on what I'm eating,' or 'All that fat is going to give you a heart attack?'"

Susan Willard says a lot of the pressure to be thin now comes from home.

"It's not infrequent that we see patients who have families who are over-invested in body shape and weight," says Willard, clinical director of the eating disorders treatment centre at River Oaks Hospital in New Orleans, where many patients come from Canada.

In these families, calorie counting, fat-gram counting and exercise "become a primary focus in the home and at the table.

"Kids who grow up in families of that sort believe that it is of very primary importance that they 'eat right' and stay fit and healthy, and that ultimately can turn out to be extremely unhealthy," says Willard, a professor of psychiatry and pediatrics at Tulane University School of Medicine and co-author of the book, When Dieting Becomes Dangerous.

But parents also live in a culture that says what matters most is to be thin. "They're being told over and over again that if their kid is fat, it's like a death sentence. They're being told they're not good parents," Pinhas says.

"I think we should stop worrying about whether someone is fat or not because it's not necessarily an indicator of poor lifestyle or imminent mortality or morbidity."

Dr. Ahmed Boachie says many teens whose weight is healthy believe wrongly that they're overweight. Even campaigns to rid schools of snacks can lead to negative messages and neurosis about food.

"And when they feel that way they're more likely to be dieting," says Boachie, clinical director of the eating disorders program at Southlake Regional Health Centre in Newmarket, Ont.
But a study of nearly 15,000 girls and boys aged nine to 14 showed that dieting not only doesn't work, it actually leads to weight gain. Kids severely restrict their diet, then lose control and binge or overeat, and the cycle continues.

What's more, dieting is considered a risk factor for eating disorders such as anorexia nervosa or bulimia nervosa -- "very chronic and difficult illnesses with often fatal outcomes," Boachie says. Most people who develop eating disorders were never overweight or obese to begin with, he says.

"Eating disorders are illnesses. If any parent has any weight concerns, instead of listening to the street definition of obesity, contact the experts," Boachie says.
A recent study found that girls who eat at least five meals a week with their family are less likely to be preoccupied with dieting.

Signs that a child or teen might be engaged in extreme dieting or have an eating disorder include coming home from school and saying they have already eaten, separating themselves from family at meal times, and complaining of being cold and tired all the time.

Younger children often don't stop eating completely, but they eat less, complain their stomach hurts or say they're not hungry.

"Don't forget, they're small to start with. Losing a few kilos is enough to lose a significant proportion of their body weight," Pinhas says.

"What we end up seeing, sometimes, are kids who just stop growing."

DAVANTAGE SUR LES MANIGANCES DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

Le 3 janvier nous avons publié un article sur les dessous de l’industrie pharmaceutique, les manipulations et l’influence que son pouvoir de lobbying exerce sur nos sociétés.

Voici maintenant un article qui a paru dans le Devoir qui nous fait part d’un phénomène que nous avons dénoncé depuis longtemps : le biais des études épidémiologiques.


Déjà que l’épidémiologie est une ‘’science’’ très approximative, qui peut être manipulée au gré des bailleurs des fonds et, que ses conclusions, même approximatives, sont fiables seulement en proportion avec l’intégrité du chercheur, voilà que le Devoir nous rapporte que seulement certaines études sélectionnées sont publiées. Nous, le savions depuis longtemps, cependant nous sommes très encouragés que les médias sonnent enfin l’alarme.

L’article traite d’antidépresseurs, cependant le même principe applique sur toute étude publiée dans les revues médicales.

Les antidépresseurs moins efficaces qu'annoncé

89 % des études ayant révélé des résultats négatifs ou discutables n'ont pas été publiées dans la littérature scientifique

Les antidépresseurs ne seraient pas aussi efficaces que ce qui est rapporté dans la littérature scientifique, où ne sont publiées en général que les études ayant abouti à des résultats favorables au médicament. Selon les auteurs d'un article paru dans la dernière édition du New England Journal of Medicine, ce biais dans la publication des données obtenues à la suite d'essais cliniques destinés à vérifier l'efficacité et l'innocuité d'un antidépresseur fausserait la perception qu'auraient les médecins de l'efficacité de ces médicaments et pourrait avoir des effets néfastes sur leur pratique de même que sur les attentes des patients.

Parmi 74 études -- portant sur 12 antidépresseurs -- soumises à la Food and Drug Administration (FDA, l'homologue américain de Santé Canada, qui est responsable de l'approbation des nouveaux médicaments et aliments) par des compagnies pharmaceutiques désireuses de mettre en marché l'antidépresseur mis au point dans leurs laboratoires, 31 % n'avaient jamais été publiées dans des revues médicales parce que leurs résultats ne démontraient pas une efficacité significative du médicament ou son innocuité. En fait, 89 % des études ayant révélé des résultats négatifs ou discutables n'avaient pas été publiées ou bien avaient fait l'objet d'une publication qui présentait les données sous un jour favorable.

Le Dr Erick H. Turner, du département de psychiatrie et de pharmacologie de l'Oregon Health and Science University, et ses collègues qui ont cosigné l'article du NEJM ont évalué que, dans la plupart des publications scientifiques, l'efficacité de l'antidépresseur étudié était grandement surestimée. Ils ont calculé que, selon l'antidépresseur analysé, l'efficacité qu'on reconnaissait au médicament était de 11 à 69 % supérieure à ce qu'elle était réellement. «Les cliniciens qui actualisent leur pratique en lisant les revues médicales penseront donc que le nouvel antidépresseur dont on parle est plus intéressant qu'il ne l'est en vérité», fait remarquer le Dr Turner, premier auteur de l'article.

Ce phénomène, qui est dénoncé depuis une quinzaine d'années par certains chercheurs plus critiques, a fait les manchettes des journaux en 2004 lorsque le ministre de la Justice de l'État de New York a intenté un procès au géant pharmaceutique GlaxoSmithKline pour avoir caché des informations, raconte le Dr Turner. La compagnie n'avait publié que les résultats d'une seule étude clinique sur l'antidépresseur Paxil, utilisé pour soulager les enfants souffrant de dépression, et avait omis de publier les données de plusieurs autres qui ne réussissaient pas à démontrer l'efficacité de ce médicament et révélaient le risque d'idées suicidaires qu'il induisait chez les jeunes auxquels on l'avait administré. La compagnie a finalement été condamnée à une amende et obligée à rendre publics sur son site Web les résultats de tous les essais cliniques qui avaient été effectués avec cet antidépresseur. La compagnie s'est alors conformée à la sentence et a divulgué toutes les données recueillies sur les molécules qu'elle fabrique depuis 2000 seulement, arguant qu'elle ne pouvait fournir d'informations sur ce qui s'était fait avant la fusion de Glaxo Welcome et de SmithKline Beecham, survenue en 2000.

«La compagnie n'a pas accepté de remonter plus loin dans le temps même si les médicaments plus anciens sont aussi importants et répandus que les plus récents, s'insurge le Dr Turner. Cette poursuite, qui a été largement couverte dans les médias, a néanmoins poussé le Pharmaceutical Research and Manufacturers of America (PhRMA), un lobby industriel qui représente les grandes compagnies pharmaceutiques et de biotechnologie états-uniennes, à leur emboîter le pas. Le PhRMA a en effet recommandé à ses membres de publier, sur une base volontaire toutefois, leurs résultats sur le site Web de la compagnie. Mais seulement les résultats obtenus depuis 2000. Si vous cherchez à obtenir des informations sur un médicament qui a été approuvé avant cette date-là, vous n'y aurez pas accès, et ce, même si le médicament est encore fréquemment prescrit.»

«Le problème est que les médecins ne connaissent pas l'existence de ces banques de données affichées sur les sites Web des compagnies pharmaceutiques. Les médecins se réfèrent uniquement à la littérature scientifique, souligne le professeur Turner. Or ce biais dans la sélection des résultats qui sont publiés donne l'impression aux médecins que les médicaments donnent de bons résultats dans toutes les études qu'ils voient. Ils seront ainsi portés à croire que ces médicaments sont très efficaces alors qu'ils ne le sont pas tant que ça», explique le chercheur, qui tient toutefois à préciser que ces antidépresseurs ne sont pas complètement inefficaces.

Les observations relevées dans le NEJM ne surprennent pas du tout David Cohen, professeur à l'École de travail social de l'université internationale de Floride et chercheur au GEIRSO-UQAM. En entrevue téléphonique, il souligne les données stupéfiantes obtenues par les auteurs de l'article du NEJM qui écrivent que, «selon ce qui est publié dans la littérature scientifique, il est apparu que 94 % des essais cliniques [menés pour éprouver ces 12 antidépresseurs] avaient abouti à des résultats positifs. En revanche, l'analyse par la FDA de toutes les études effectuées sur ces antidépresseurs [y compris celles qui n'avaient pas été publiées] révélait que seulement 51 % d'entre elles donnaient de bons résultats».

Selon David Cohen, «cela veut dire qu'une étude sur deux montre que l'antidépresseur est aussi bon que le placebo. Or il faut aussi prendre en considération le fait que les études ont souvent un biais en faveur du médicament. Les études sont méthodologiquement faites pour que le médicament ressorte comme étant supérieur au placebo.»

«On use de diverses manoeuvres pour que le médicament apparaisse sous un jour le plus favorable possible. Par exemple, on exclut souvent les personnes qui répondent très bien au placebo au tout début de l'étude afin de rehausser les résultats potentiels positifs que l'on attribuera au médicament», indiquait au Devoir le même chercheur le 22 octobre dernier.

«Malgré tout cela, la moitié des études n'arrivent pas à démontrer la supériorité de l'antidépresseur par rapport au placebo. L'antidépresseur moderne est un placebo commercialisé avec une publicité. Il a peut-être un effet psychotrope, mais celui-ci est augmenté par la publicité qui réverbère partout, par les cliniciens qui sont optimistes et par l'attente créée chez le patient», lance David Cohen.

Les auteurs de l'article du NEJM avouent par ailleurs ne pas avoir réussi à déterminer si cette pratique de «publication sélective», comme ils la dénomment, résultait d'un choix délibéré des chercheurs et de la compagnie pharmaceutique qui les subventionne de ne pas soumettre de manuscrits pour publication quand les résultats de l'étude n'étaient pas aussi positifs qu'ils le souhaitaient ou si elle découlait du refus des réviseurs et des rédacteurs en chef de les publier.

Chose certaine, cette coutume de ne rendre publiques que les études ayant donné des résultats encourageants et de glisser sous le tapis celles qui se sont conclues par des résultats négatifs est dangereuse, car elle donne un portrait idyllique des médicaments, mais peu fidèle à la réalité. «Le portrait qui est offert aux cliniciens, au public et aux décideurs est un portrait complètement tordu. Et si on n'a pas les bonnes informations, on ne peut pas prendre les bonnes décisions. Même les médecins les plus consciencieux ne peuvent rien y faire car ces informations sont cachées, elles ne sont pas accessibles», martèle David Cohen.

Il s'agit d'une forme de désinformation trompeuse qui peut inciter les cliniciens à prescrire en toute confiance un médicament alors qu'ils devraient demeurer très vigilants.

Thursday, 17 January 2008

L'ARNAQUE DU TABAGISME PASSIF

Depuis la venue des interdictions de fumer en France, il nous parvient de plus en plus d’information en français en rapport avec la fraude mondiale qui est la création du mythe sur la nocivité de la fumée secondaire.

Cette nocivité inventée et colportée à grand déploiement par les anti-tabagistes, est devenue l’arme par excellence pour tuer les rapports humains dans la société et créer la discorde, même entre membres d’une même famille.

Bon visionnement de cette entrevue en compagnie du Dr Philippe Even, médecin pneumologue français. Il fut chef du service de réanimation de l'hôpital Laënnec et un ancien doyen de la faculté de médecine Necker-Enfants malades.

Il est l'auteur d'une centaine de publications scientifiques internationales et de plusieurs ouvrages. Il a écrit l'avant-propos et a traduit le livre de Marcia Angell, MD --
La Vérité sur les compagnies pharmaceutiques.

L'ARNAQUE DU TABAGISME PASSIF