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Wednesday, 23 January 2008

ANTIDÉPRESSEURS ET ANXYOLITIQUES -- LA NOUVELLE DÉPENDANCE ?

Nos recherches sur l'industrie pharmaceutique et l’article qui suit, nous portent à croire que leur partenariat avec la santé publique pour diaboliser la fumée secondaire afin de forcer les fumeurs de cesser de fumer, ne s'arrête pas avec les intérêts qu'ils ont pour la vente de leurs produits de remplacement nicotinique ou les pilules tel que Zyban et Chantix.

La plupart des fumeurs évoquent l’effet relaxant que la nicotine exerce sur eux, comme raison de fumer. Ce phénomène est bien expliqué dans un document scientifique du notoire tabacologue français le Professeur Robert Molimard LE TABAC ET L'ANXIÉTÉ .

C’est en 1998 que l’interdiction de fumer dans les lieux de travail (autre que l’industrie de l’hospitalité) a été instaurée au Québec. Est-ce une coïncidence qu’on constate une augmentation de 150% de l'absentéisme pour cause de problèmes de santé mentale depuis 10 ans, ou une réalité trop politiquement incorrecte pour l’exprimer ouvertement dans les médias ?

Si ces statistiques sont raisonnablement précises, elles font peur. Est-ce qu’on serait en train de substituer une dépendance à une substance organique, voir la nicotine, par une dépendance aux produits chimiques, voir des pilules et, quelles seront les conséquences à long terme ?

Mais il y a une question économique aussi à poser par rapport à ce phénomène. Avec une augmentation de 15% pour l’année dernière seule, est-ce que le Québec, peut encore affirmer que la loi anti-tabac réduira les dépenses de la santé publique ?


Reportage de LCN

Hausse vertigineuse des prescriptions d'antidépresseurs

Les Québécois sont de grands consommateurs d'antidépresseurs. En fait, le nombre d'ordonnances d'antidépresseurs remboursées par la Régie de l'assurance maladie du Québec a plus que doublé depuis l'an 2000.

Seulement l'an dernier, on remarque une augmentation de 15%. La facture est énorme pour le gouvernement : 115 millions de dollars pour près de 6 millions d'ordonnances, seulement pour 2007.

Il faut dire que la Régie de l'assurance maladie du Québec paie la facture des personnes âgées, des prestataires de l'aide sociale et des salariés qui n'ont pas accès à un régime privé d'assurance.
Les problèmes de santé mentale affectent de nombreux Québécois. Les statistiques montrent qu'au cours des dix dernières années, on constate une augmentation de 150% de l'absentéisme pour cause de problèmes de santé mentale.

Vous jugez avoir reçu une prescription d'antidépresseurs trop facilement et vous souhaitez témoigner à cet effet? Écrivez-nous à lcn@tva.ca.

Lire aussi: Hausse des ordonnances d’antidépresseurs au Québec

Sunday, 20 January 2008

INTERDICTION DE FUMER DANS LES PRISONS


Non mais, on paie ces bureaucrates pour faire et dire autant de bêtises?

Les interdictions de fumer partout dans les prisons du Québec rentrent en vigueur le 5 février 2008. À partir de cette date, les prisonniers ne pourront plus fumer nulle part à l’intérieur ou à l’extérieur des murs. Nous avons dans le passé comparé cette mesure coercitive à la médication forcée, avec le commentaire suivant :

Voici des détenus dont 72% sont fumeurs. Voici un groupe de personnes qui sont prisonniers dans tout le sens du terme et ne peuvent sortir de la cour pour aller fumer ailleurs que sur le territoire de la prison. Voici qu'on leur interdit maintenant de fumer même dans la cour de la prison. Quels choix s'offrent à eux ? Soit la désobéissance et les émeutes, ou bien les remplacements de nicotine pharmaceutique, payée par nos taxes! Si cela n'est pas de la médication forcée qui ne fait que servir les intérêts de l’industrie pharmaceutique, qui va à l'encontre de tous les droits de la personne et à l'encontre du code civil du Québec, et bien on ne sait pas comment l'interpréter autrement.


On apprend dernièrement que la loi n’est même pas encore en vigueur, que les détenus en font un commerce avec les patchs de nicotine que nous, contribuables, payons ! Rappelons-nous que les cigarettes, ce sont les détenus qui les payaient et nous apprenons par l’article ici-bas, que les profits de la cantine où ils les achètent, servent pour financer leur réinsertion sociale.


Comme si tout cela ne suffisait pas pour constater que cette loi est absurde et sans aucun bon sens, on nous envoie la perle suivante comme justification pour nier que la cantine perdra de l’argent : M. Roussy ne croit toutefois pas que de forcer les détenus à écraser provoquera une baisse de revenus dans les cantines. «Les détenus n'achèteront plus de cigarettes, mais mettront leur argent ailleurs et consommeront davantage de bonbons, chocolat et boissons gazeuses. Je n'ai pas vu beaucoup de gens s'enrichir en cessant de fumer !» poursuit-il.


Qu’en est-il de la rhétorique que cette loi est conçue pour le bien-être et la santé des détenus? Est-ce en consommant davantage de bonbons, de chocolat et de boissons gazeuses qu’ils vont péter le feu? À moins que M. Roussy adhère seulement à la philosophie du lobby anti-tabac et que le lobby anti-malbouffe n'a pas encore réussit à l'endoctriner ! Et qu’est-ce que M. Roussy en fait de la rhétorique que nous économisons une petite fortune en arrêtant de fumer ? Quelle aberrance !

La réinsertion sociale risque de souffrir de la fin du tabac en prison

Le Groupe de défense des droits des détenus de Québec (GDDDQ) craint que l'interdiction totale du tabac en prison à partir du 5 février n'ait un effet pervers sur les fonds de soutien à la réinsertion sociale des détenus, financés en grande partie par la vente de produits à la cantine des centres de détention.

«Les revenus des cantines sont l'une des principales sources de financement pour ces fonds, qui contribuent à la mise sur pied d'activités éducatives, de formation scolaire, d'activités occupationnelles comme le gymnase et les activités sportives et de travail à l'intérieur des murs», explique Suzanne Gravel, coordonnatrice du GDDDQ.Comme la vente de cigarettes constituait l'un des principaux revenus des cantines, Mme Gravel craint que les fonds de soutien à la réinsertion sociale ne deviennent sous-financés à la suite de l'entrée en vigueur de l'interdiction des produits du tabac.

«Sûrement que ça aura un impact et c'est inquiétant. Le gouvernement parle de l'interdiction comme d'une mesure pour favoriser la santé et c'est fort louable mais que doit-on penser lorsque la moitié des établissements carcéraux sont privés d'un lieu où il est possible de faire de l'activité physique ?» poursuit-elle.

À ce sujet, Mme Gravel indique que le gymnase du centre de détention de Québec a été fermé durant un an et qu'il vient tout juste d'être remis en marche à raison de seulement six mois par année.

Jusqu'à 73% des revenus

Du côté du ministère de la Sécurité publique, le porte-parole Réal Roussy a concédé que la vente de produits du tabac rapportait beaucoup derrière les murs. «Selon une étude réalisée en 2005, on parle de 40% à 73% des revenus des cantines, un pourcentage qui varie d'un établissement à l'autre».

M. Roussy ne croit toutefois pas que de forcer les détenus à écraser provoquera une baisse de revenus dans les cantines. «Les détenus n'achèteront plus de cigarettes, mais mettront leur argent ailleurs et consommeront davantage de bonbons, chocolat et boissons gazeuses. Je n'ai pas vu beaucoup de gens s'enrichir en cessant de fumer !» poursuit-il.

Celui-ci précise également qu'une stratégie a été mise sur pied afin de passer d'un mode fumeur à un mode non-fumeur. «La quantité de produits du tabac disponibles dans les cantines diminuera graduellement jusqu'au 5 février.»