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Monday, 9 November 2009

L'OBSESSION DE LA MINCEUR


L’article de Canoë Santé (relié plus bas) nous rapporte que les jeunes filles obsédées par la minceur, ont recours à la chirurgie esthétique et bariatrique à des âges de plus en plus jeunes.

Nous sommes d’accord que le phénomène de l’obsession de la minceur pour le paraître et non pas par souci pour la santé n’est pas nouveau, cependant nous sommes d’avis que la campagne anti-obésité de plus en plus agressive n’aide en rien à cette situation. Tandis-ce qu’un parent ou un médecin dans le but d’assister une jeune de s’accepter comme elle est pouvait toujours avoir recours à l’argument qu’il n’y a rien de mal d’avoir un excès de poids et que l’important était d’être en santé, la tendance anti-obésité claironnées à outrance par la santé publique d’aujourd’hui a non seulement soustrait cette arme aux parents et aux médecins, mais donne un argument de plus aux jeunes obsédées par leur image. En effet, elles sont nombreuses celles qui ont recours au prétexte que l’excès de poids n’est pas bon pour leur santé pour convaincre leurs parents d’intervenir dans le but de les aider à perdre du poids, souvent au détriment de leur santé. Aussi, plusieurs parents ayant embarqué à pieds joints dans l’alarmisme des méfaits de l’obésité ne prodiguent pas de bons conseils à leurs enfants et les privent même de manger à leur faim. Et que dire de ceux qui qualifient l’obésité de maladie, une notion qui devient de plus en plus répandue et qui n’a aucun fondement logique. On peut en effet être malade tout en étant mince comme on peut être obèse mais en parfaite santé.


Il est grand temps que la campagne anti-obésité s’ajuste à la réalité et redevient une source d’information responsable au lieu de l'alarmisme démesuré actuel dont elle se souscrit et qui ne peut faire que contribuer à des troubles alimentaires et psychologiques de plus en plus répandus parmi la jeunesse.

Rapport troublant sur les jeunes filles

Monday, 4 February 2008

OBÈSES INTERDITS

La quête pour une société parfaite dans laquelle les gens sont forcés de vivre comme le gouvernement l'entend, en implantant de plus en plus de lois (interdictions et obligations), mènera très vite à un monde dans lequel toute personne saine d’esprit ne voudra demeurer. Chez C.A.G.E., nous croyons qu’il est temps de s’unir et de crier d’une seule et même voix : « Assez, c’est assez ! »

Le paragraphe précédent, est un extrait d’un texte que nous avons écrit lorsque nous avons entrepris notre mission. C’était sérieux il y a trois ans lorsqu’on l’a écrit, mais il l’est devenu davantage depuis, puisque la situation se détériore de plus en plus et nous sommes aujourd’hui devant une réalité qui est devenue critique.

Depuis le jour que nous avons sonné l’alarme, à aujourd’hui, nous avons été témoins de toutes sortes de situations déplorables et souvent même tragiques. Dans plusieurs pays, le Québec n’y échappe pas, on refuse d’engager des gens sous le seul prétexte qu’ils fument même s’ils le font dans l’intimité de leur foyer. Au Canada on jette nos malades mentaux, vieillards et malades des soins palliatifs sur le trottoir pour fumer beau temps mauvais temps, chaise roulante ou béquilles. Trois ont tragiquement perdu la vie depuis l’année passée car ils ont été oubliés dehors au froid. En Angleterre on refuse d’opérer les obèses et les fumeurs tant qu’ils n’ont pas adopté des meilleures habitudes de vie. Aux États-Unis on expulse des gens de leurs foyers sous le seul prétexte que leur fumée dérange. En Angleterre on soustrait les enfants obèses de leurs parents. Au Québec on refuse de prescrire des médicaments à une fumeuse. Dans un nombre de pays de plus en plus grandissant, on soustrait aux propriétaires des commerces privés de décider quelle sorte de clientèle qui leur convient de servir. On bourre le crâne de nos jeunes avec des campagnes contre l’obésité tellement agressives, que l’anorexie et boulimie en fait des ravages aussitôt qu’à 8 ans.

Vous pouvez aussi vous référer à notre commentaire anglais ici.

Et il ne semble pas qu’on est à veille de voir le début de la fin de cette folie. On en demande davantage de restrictions et des lois qui dépassent tout entendement. Qu’attendons-nous pour crier à l’unisson qu’assez c’est assez ? Informez-vous, impliquez-vous, criez fort et loin votre trop plein, mais faisons ça vite car ça presse :

Un projet de loi pour priver les obèses de restaurant

Obèses interdits. Verra-t-on cette mention à la porte des restaurants du Mississippi? C'est en tout cas la proposition d'un élu de l'Etat, qui entend ainsi attirer l'attention de ces concitoyens sur un problème majeur de santé publique.

«J'ai essayé d'attirer un peu l'attention sur le problème numéro un du Mississippi», se justifie le représentant républicain John Read, qui ne s'attend pas à ce que sa proposition entre en vigueur. Le démocrate Steve Holland, qui préside la commission Santé publique dans l'Etat, a déjà promis de «tailler en pièce» ce projet.

D'ailleurs, avec ses 104 kilos pour 1m80, Read reconnaît volontiers qu'il aurait lui-même du mal à se faire servir si son texte était adopté.

Au Mississippi, plus de 30% des adultes sont considérés comme obèses, selon une enquête menée l'an dernier par une organisation spécialisée dans la prévention des maladies.

Tuesday, 13 November 2007

ÉPIDÉMIE DE DIABÈTE, VRAIMENT ?

Augmentation du diabète pédiatrique? Examinons les «faits » rapportés par un article qui a paru dans la Cyberpresse de ce matin.

« En 2001-2003, le diabète de type 2 représentait 5,2% (contre 2,2% en 1993-98) des cas de diabète chez l'enfant et l'adolescent à l'hôpital Robert Debré (Paris), selon une autre étude du BEH. »

Nous avons fait des recherches pour trouver l’étude en question et voici que nous l’avons identifié comme étant celle-ci : Augmentation de l’incidence du diabète de type 2 dans une large cohorte pédiatrique française, 2001-2003

Notez que cette étude compare le nombre de cas de diabète pédiatrique du type 2 entre la période 2001-2003 au nombre de cas entre la période de 1993-1998. L’étude nous annonce que Du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2003, 271 nouveaux cas de diabète ont été admis. La proportion de cas de DT2 est plus élevée : 5,2 % en 2001-2003 que pendant la période 1993-1998 dans le même centre.

L’étude nous fait part aussi que : «Tous les nouveaux cas annuels de diabète admis dans le centre de 2001 à 2003 ont été classés selon les critères de l’American Diabetes Association (ADA) et la classification pédiatrique. »

Or, ce que ni l’étude ni l’article dans Cyberpresse nous rapportent, est un « détail » qui change tout le portrait de cette étude alarmiste: La American Diabetes Association a révisé à la baisse le taux de glycémie permissible en juin 1997 créant ainsi des millions de nouveaux cas de diabète tel qu’on peut lire dans cet article et celui-ci entre autres.

Sachant ceci, pouvons-nous vraiment parler d’ « augmentation » réelle de cas de diabète pédiatrique ou même adulte ? Dans un contexte où l'anorexie et la boulimie
font des ravages auprès de nos enfants à un âge de plus en plus jeune, dans quel but est-ce qu'on insiste à faire peur au monde en manipulant ainsi l'information?

Friday, 9 November 2007

L'ANOREXIE FRAPPE DE PLUS EN PLUS TÔT

À force d’inculquer aux enfants la peur d’être gros, on crée des problèmes qui mettent leur vie même en danger et ce, de plus en plus jeunes. Avec des telles nouvelles, est-ce encore responsable de prétendre que la Santé Publique doit combattre l’obésité par une campagne insistante et omniprésente qui vise à changer les habitudes alimentaires des jeunes par le marketing social?

Hier seulement on lisait dans les journaux un article qui nous faisait part des recommandations d’une spécialiste en publicité, Claude L. Pecheux, professeure associée aux Facultés universitaires catholiques de Mons, en Belgique, en passage à Montréal et on cite : « Les travaux de cette dernière indiquent qu’une campagne publicitaire axée sur la peur aurait le plus d’impact sur les intentions de comportements sains des enfants. Pourquoi? Ils ont tout simplement peur d’être gros, un état qu’ils associent à un manque d’esthétisme et au rejet. Au contraire, la perspective de tomber malade ou d’être en mauvaise forme physique leur importe peu. »

On se demande si Mme. Pécheux avait un enfant aux prises avec des troubles alimentaires tel que l’anoréxie ou la boulimie, si elle soutiendrait quand même ses recommandations pour une campagne axée sur la peur du rejet ! Aberrant !

Article du Soleil :

L'anorexie frappe de plus en plus tôt

L’anorexie frappe de plus en plus tôt. Habituées à voir poindre des jeunes filles de 12 ou 13 ans avec un diagnostic en poche, les intervenantes de la Maison l’Éclaircie en voient de plus en plus qui n’ont que huit ou neuf ans. Un paradoxe, à l’heure où l’obésité infantile fait de plus en plus la manchette.

L’Éclaircie est la seule ressource communautaire de Québec qui accueille les personnes souffrant d’anorexie ou de boulimie. Elle fête aujourd’hui son 10e anniversaire. Hier, elle recevait des groupes d’adolescents pour les sensibiliser à ce trouble mental. En ateliers, les jeunes étaient amenés à «vivre» le quotidien d’une personne anorexique.

Au moment de la visite du Soleil, une douzaine de jeunes de l’école Jean-de-Brébeuf, dont un seul garçon, se mettaient pendant une heure dans la peau d’une personne ayant réellement fréquenté l’Éclaircie. De la mère de famille qui ne se permet qu’une pomme et 10 raisins pour dîner au boulimique qui engloutit des masses de nourriture avant de se faire vomir, en passant par la jeune adolescente qui se trouve grosse avec ses 50 kilos, toutes ces personnes ont en commun de vivre une intense souffrance, soulignait la coordonnatrice Marlène Duchesne.

Une souffrance qui, lorsque l’anorexie produit ses ravages, n’est plus seulement psychologique, mais aussi physique. Et qui ne s’arrête jamais. Toujours, «la petite voix du dictateur» est là, qui répète inlassablement «T’es grosse, t’es laide, t’es pas capable, tu vaux rien».

L’écoute d’une cassette a fait sursauter bien des participantes, hier, étonnées de voir à quel point l’autodépréciation des personnes anorexiques ou boulimiques est intense et constante.

Et lorsqu’une fille pesant 70 livres se trouve grosse, il ne sert à rien de la contredire, notait Mme Duchesne. Aussi fausse soit sa perception, c’est ainsi qu’elle se voit. Tant que la personne touchée ne vit pas les conséquences de ses comportements alimentaires, il y a peu de chances qu’elle reconnaisse son problème.

L’infirmière scolaire Carole Dion, qui a initié la participation des élèves de Jean-de-Brébeuf, témoignait d’ailleurs de cette difficulté à «ouvrir les yeux» de celles qui ne veulent pas voir.

Des mythes

La nutritionniste Julie Fortier a pour sa part déboulonné un certain nombre de mythes entretenus par les anorexiques et les boulimiques, tel l’impact des laxatifs ou du vomissement provoqué pour maigrir. Ni l’un ni l’autre de ces moyens n’a vraiment cet effet, mais il en a par contre beaucoup sur la santé, expliquait-elle, et c’est de ces troubles que résulte l’amaigrissement.

L’Éclaircie travaille avec des personnes présentant un trouble alimentaire avancé, mais aussi en prévention, avec ceux ou celles qui commencent à adopter des comportements problématiques. La Maison, située route de l’Église à Québec, offre des ateliers de motivation, d’estime de soi, d’information, des groupes pour les parents, des cafés-rencontres, de même que de l’hébergement de fin de semaine.