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Wednesday, 5 January 2011

PLUS ON EN SAIT MOINS ON EN GAGNE

Une fois de plus nous sommes tout à fait en accord avec le point de vue de Marie-Claude Lortie chroniqueuse à LaPresse, en matière d’alimentation.


Dans son article 10 résolutions alimentaires elle fait preuve de beaucoup de sagesse lorsqu’elle nous rappelle que manger est une question de plaisir et de s’en priver en s’empêchant de manger des choses qu’on aime ou bien suivre un régime pour maigrir, est assurément plus néfaste pour notre organisme qui finit par répondre d’une façon tout à fait contraire à ce qu’on a tenté d'obtenir à raison de grands sacrifices.


Manger pour se délecter le palet ou pour satisfaire une petite fringale qu’importe l’heure de la journée, n’a rien de mauvais en soi pourvu qu'on ne verse pas dans les excès au-delà de notre point de satiété. Ce qui est en fait néfaste est de stresser et de se culpabiliser à chaque fois qu’on va à l’encontre des 1001 conseils de la santé publique, des bien-pensants, des diététistes et des nutritionnistes gurus de l’heure. Pourtant, il n’y a pas pire que le stress pour la santé selon bon nombre d’experts crédibles.


Avec beaucoup de nuance, Mme Lortie nous conseille de simplement écouter notre corps lorsqu’il nous parle, lorsqu’il nous signale la faim, la non-faim, ses envies, ses caprices.  Il n'est aucunement nécessaire de manger religieusement nos trois repas par jour lorsqu’on n’a pas faim. Heureusement, il n’y a pas de loi qui nous dicte qu’on doit manger un tel repas à une telle heure. On ne commet aucun péché mortel si on laisse un peu de nourriture dans notre assiette lorsqu’on a atteint notre point de satiété.

La population n’a jamais été autant bombardée d'informations sur les valeurs nutritives des aliments, la dangerosité de certains, les vertus de certains autres, le nombre de calories, de gras, de glucides, de protéines…et pourtant si on se fie sur l’avis des experts, on n’a jamais été aussi mal en point. Serait-ce que plus on en sait, moins on en gagne? La réponse se trouverait-t-elle précisément en ce qu’on n’est pas assez à l’écoute des besoins de notre propre corps et trop à l’écoute des formules de santé conçues pour la collectivité mais qui ne répondent pas aux besoins propres à nous ?  À en croire les données du sondage Léger sur le nombre de personnes qui se préoccupent de leurs poids avant tout autre état de santé, force est de constater que la campagne anti-obésité a malheureusement une trop grande influence sur nos vies.  Ils ont réussit à nous inculquer à coups de millions en campagnes publicitaires, qu'obésité égale nécessairement maladie.  Il est grand temps qu'on arrête d'associer automatiquement surplus de poids avec mauvaise santé.  On peut tout autant faire de l'embonpoint et être en santé qu'être mince et malade


Wednesday, 19 March 2008

ET LA DÉSINFORMATION VA BON TRAIN !

Décidemment la désinformation au sujet de l’embonpoint des québécois n’est pas à veille de cesser. Une fois de plus lisez l’article qui suit et regardez les dates utilisées pour comparer. On prétend que le taux d’obésité chez les hommes a augmenté de 2% entre 2003 et 2005. Nous refusons de croire que ces dates ont été choisies au hasard !

Cet énoncé est tout à fait gratuit et sans aucun fondement‘’ lorsqu’on considère que les critères de l’obésité ont changé précisément en 2003 date à laquelle Santé Canada a baissé de plus de 7% le seuil permissible de l’index de masse corporelle, soit de 27 à 25, créant ainsi approximativement un million d’obèses au Québec du jour au lendemain ! Selon les données qu'on nous présente, les québécois auraient donc tendance à perdre du poids plutôt que d'en prendre.

Comparer les données de 2003 avec celles de 2005 est comme comparer des pommes avec des oranges. Pourquoi avoir choisi ces dates précises pour leur étude? Serait-ce que les données de seulement une année plus tard, voir 2004 comparé à 2005 ou 2006, auraient dessiné tout un autre portrait qui n’aurait pas aidé à faire avancer leur agenda qui, en toute vraisemblance, est, d’une part de taxer la malbouffe et d’autre part, de plaire aux géants pharmaceutiques et l’industrie du régime ?

L'Institut National de la santé publique a quelques explications à nous donner à ce sujet.


Lire aussi : EST-CE QUE L'ALARME QU'ON SONNE EST VRAIMENT JUSTIFIÉ ?

Les hommes québécois «très bien enrobés»

Le Quotidien
Montréal

Une augmentation significative du taux d'obésité a été constatée chez les hommes québécois entre 2003 et 2005, ainsi qu'une hausse de l'excès de poids chez les Québécois les plus scolarisés, indique un rapport publié cette semaine par l'Institut national de santé publique du Québec.

En deux ans seulement, le taux d'obésité est passé de 14% à 16% chez les hommes, ce qui est considéré comme une évolution significative, précise le document de l'INSPQ, intitulé Poids corporel de la population adulte québécoise mise à jour 2005. Plus de 55% des hommes font de l'embonpoint ou sont obèses, contre 39% des femmes (les décimales sont arrondies).

Depuis longtemps, l'obésité et l'embonpoint affectent particulièrement les classes sociales défavorisées et sous-scolarisées. Cela reste le cas. Mais en deux ans, le taux d'excès de poids est passé de 40% à 44% chez les diplômés universitaires.

Les adultes les plus minces habitent l'île de Montréal. Le phénomène est bien documenté. La marche fait fondre la graisse. Les citadins sont moins nombreux à prendre leur voiture pour se rendre au travail ou faire leurs courses. En revanche, la moitié des banlieusards de Laval et de la Montérégie sont trop gros. Ce sont cependant les Gaspésiens et les Madelinots qui emportent la palme 58% sont trop lourds.En 2003, les habitants des Cantons-de-l'Est étaient encore plus minces que les Montréalais.

Ce n'est plus vrai. En deux ans, leur taux d'obésité a augmenté de 40%. Une hausse jugée significative.En vieillissant, les Québécois n'arrêtent pas de grossir. Leur poids se stabilise après 50 ans, puis diminue à 80 ans. Malgré tout, les 18-19 ans ont pris du poids en deux ans, bien qu'il faille interpréter ces chiffres avec prudence. Chose sûre, les 20-24 ans en ont perdu.

De façon générale, les Québécois sont plus minces que les autres Canadiens. Seuls les habitants de Colombie-Britannique ont un tour de taille semblable. Autre sujet de fierté nationale le taux d'excès de poids a augmenté au Canada entre 2003 et 2005, mais pas au Québec.À 47%, le taux moyen d'embonpoint et d'obésité est resté stable au Québec, alors qu'il a grimpé à 62% à Terre-Neuve. Une moins bonne note cependant une plus grande proportion de Québécois sont trop maigres (3% des adultes).

Toutes ces statistiques sont tirées d'enquêtes menées auprès de 130000 répondants au Canada, dont 24000 au Québec. Entre le quart et le tiers des données ont été recueillies lors d'entrevues en personne, le reste lors d'entretiens au téléphone.

Les enquêteurs ont demandé aux répondants de calculer leur indice de masse corporelle (IMC) en divisant leur poids par leur taille au carré (kg/m2). L'embonpoint apparaît lorsque l'IMC dépasse 25; l'obésité, lorsqu'elle dépasse 30. Les chiffres doivent être interprétés avec prudence les gens ont en effet tendance à sous-estimer leur IMC, surtout lors d'entretiens téléphoniques, qui ont été plus nombreux en 2005.

Friday, 9 November 2007

L'ANOREXIE FRAPPE DE PLUS EN PLUS TÔT

À force d’inculquer aux enfants la peur d’être gros, on crée des problèmes qui mettent leur vie même en danger et ce, de plus en plus jeunes. Avec des telles nouvelles, est-ce encore responsable de prétendre que la Santé Publique doit combattre l’obésité par une campagne insistante et omniprésente qui vise à changer les habitudes alimentaires des jeunes par le marketing social?

Hier seulement on lisait dans les journaux un article qui nous faisait part des recommandations d’une spécialiste en publicité, Claude L. Pecheux, professeure associée aux Facultés universitaires catholiques de Mons, en Belgique, en passage à Montréal et on cite : « Les travaux de cette dernière indiquent qu’une campagne publicitaire axée sur la peur aurait le plus d’impact sur les intentions de comportements sains des enfants. Pourquoi? Ils ont tout simplement peur d’être gros, un état qu’ils associent à un manque d’esthétisme et au rejet. Au contraire, la perspective de tomber malade ou d’être en mauvaise forme physique leur importe peu. »

On se demande si Mme. Pécheux avait un enfant aux prises avec des troubles alimentaires tel que l’anoréxie ou la boulimie, si elle soutiendrait quand même ses recommandations pour une campagne axée sur la peur du rejet ! Aberrant !

Article du Soleil :

L'anorexie frappe de plus en plus tôt

L’anorexie frappe de plus en plus tôt. Habituées à voir poindre des jeunes filles de 12 ou 13 ans avec un diagnostic en poche, les intervenantes de la Maison l’Éclaircie en voient de plus en plus qui n’ont que huit ou neuf ans. Un paradoxe, à l’heure où l’obésité infantile fait de plus en plus la manchette.

L’Éclaircie est la seule ressource communautaire de Québec qui accueille les personnes souffrant d’anorexie ou de boulimie. Elle fête aujourd’hui son 10e anniversaire. Hier, elle recevait des groupes d’adolescents pour les sensibiliser à ce trouble mental. En ateliers, les jeunes étaient amenés à «vivre» le quotidien d’une personne anorexique.

Au moment de la visite du Soleil, une douzaine de jeunes de l’école Jean-de-Brébeuf, dont un seul garçon, se mettaient pendant une heure dans la peau d’une personne ayant réellement fréquenté l’Éclaircie. De la mère de famille qui ne se permet qu’une pomme et 10 raisins pour dîner au boulimique qui engloutit des masses de nourriture avant de se faire vomir, en passant par la jeune adolescente qui se trouve grosse avec ses 50 kilos, toutes ces personnes ont en commun de vivre une intense souffrance, soulignait la coordonnatrice Marlène Duchesne.

Une souffrance qui, lorsque l’anorexie produit ses ravages, n’est plus seulement psychologique, mais aussi physique. Et qui ne s’arrête jamais. Toujours, «la petite voix du dictateur» est là, qui répète inlassablement «T’es grosse, t’es laide, t’es pas capable, tu vaux rien».

L’écoute d’une cassette a fait sursauter bien des participantes, hier, étonnées de voir à quel point l’autodépréciation des personnes anorexiques ou boulimiques est intense et constante.

Et lorsqu’une fille pesant 70 livres se trouve grosse, il ne sert à rien de la contredire, notait Mme Duchesne. Aussi fausse soit sa perception, c’est ainsi qu’elle se voit. Tant que la personne touchée ne vit pas les conséquences de ses comportements alimentaires, il y a peu de chances qu’elle reconnaisse son problème.

L’infirmière scolaire Carole Dion, qui a initié la participation des élèves de Jean-de-Brébeuf, témoignait d’ailleurs de cette difficulté à «ouvrir les yeux» de celles qui ne veulent pas voir.

Des mythes

La nutritionniste Julie Fortier a pour sa part déboulonné un certain nombre de mythes entretenus par les anorexiques et les boulimiques, tel l’impact des laxatifs ou du vomissement provoqué pour maigrir. Ni l’un ni l’autre de ces moyens n’a vraiment cet effet, mais il en a par contre beaucoup sur la santé, expliquait-elle, et c’est de ces troubles que résulte l’amaigrissement.

L’Éclaircie travaille avec des personnes présentant un trouble alimentaire avancé, mais aussi en prévention, avec ceux ou celles qui commencent à adopter des comportements problématiques. La Maison, située route de l’Église à Québec, offre des ateliers de motivation, d’estime de soi, d’information, des groupes pour les parents, des cafés-rencontres, de même que de l’hébergement de fin de semaine.

Thursday, 8 November 2007

FACTEUR DE RISQUE ÉLEVÉ N'EST PAS SYNONYME DE MALADIE

On choisit une condition humaine, on la qualifie de pandémie débilitante, on la vend au public à coups de milliards, on crée un climat social qui dénormalise la ''condition'' de ceux qui en ''souffrent'', et par après on se déclare sauveur du monde !


Assez typique et prévisible. D'ici 5 ans lorsque la pilule miracle qui fait maigrir sera testée à travers le monde, la société sera assez mure pour qualifier l'obésité ou le simple surplus de poids, de maladie qui doit être combattue par des médicaments. Remarquez dans la propagande comment qu'on prend souvent soin de qualifier les sujets de ''patients'' lorsqu'on parle d'obésité. L'obésité n'est pas plus une maladie qu'est le fait de fumer. Mais à force de se faire marteler dans la tête subtilement des mots comme ''patients'', le monde finira par voir l'obèse comme un ‘’malade’’ tout comme on en est rendu à considérer le fumeur comme un malade.
On peut être obèse ou en surplus de poids sans être malade, tout comme on peut fumer sans être malade !


Qu'on se le dise: Facteur de risque élevé, n'est pas un synonyme de maladie.


Extrait d’un article de Cyberpresse
Essais cliniques: de la recherche pour notre bien


Suivi médical


Le patient bénéficie d’un suivi médical serré, fort apprécié. «Plusieurs veulent participer encore. En cours de recherche, un climat de confiance s’établit avec le patient», souligne Marie-Mai Larivière, infirmière de recherche. Il arrive même que des cancers soient détectés précocement au cours de tels essais cliniques, souligne le Dr Poirier. Le patient n’est pas payé pour sa participation à la recherche, mais certaines de ses dépenses sont défrayées.L’hôpital, de son côté, reçoit 30 % de la somme offerte par la compagnie pharmaceutique, pour compenser l’utilisation des locaux et du matériel. Une partie de ce montant servira à financer d’autres recherches pour lesquelles le médecin chercheur n’a pas reçu de subvention.De son côté, la compagnie pharmaceutique n’a pas le choix de financer des essais cliniques pour s’assurer de l’innocuité et de l’efficacité de son médicament auprès de patients avant de le mettre sur le marché.


Une pilule qui fait maigrir


En ce moment, le Dr Poirier effectue un essai clinique de phase lV sur une pilule qui fait perdre du poids et destinée aux patients obèses. La compagnie pharmaceutique fait une vaste étude dans 600 centres de recherche dans 40 pays, dont l’hôpital Laval. À la fin de l’étude, dans cinq ans, 17 000 patients auront testé le médicament avant sa mise en marché au Canada et aux États-Unis. Le médicament est déjà disponible en Europe. Pour cette étude-ci, le Dr Poirier prend soin de ne pas solliciter de patients à risque de dépression. La dépression est en effet un des effets secondaires de cette nouvelle molécule. Des patients ont même dû être retirés de l’étude à cause de cela. Ils maigrissaient, mais ils déprimaient. «Mais on continue de les suivre, même s’ils ont arrêté le médicament. La santé du patient est toujours prioritaire», insiste Lison Fournier, l’autre infirmière de recherche qui travaille avec le Dr Poirier.
En ce moment, le Dr Poirier effectue un essai clinique de phase lV sur une pilule qui fait perdre du poids et destinée aux patients obèses. La compagnie pharmaceutique fait une vaste étude dans 600 centres de recherche dans 40 pays, dont l’hôpital Laval. À la fin de l’étude, dans cinq ans, 17 000 patients auront testé le médicament avant sa mise en marché au Canada et aux États-Unis. Le médicament est déjà disponible en Europe. Pour cette étude-ci, le Dr Poirier prend soin de ne pas solliciter de patients à risque de dépression. La dépression est en effet un des effets secondaires de cette nouvelle molécule. Des patients ont même dû être retirés de l’étude à cause de cela. Ils maigrissaient, mais ils déprimaient. «Mais on continue de les suivre, même s’ils ont arrêté le médicament. La santé du patient est toujours prioritaire», insiste Lison Fournier, l’autre infirmière de recherche qui travaille avec le Dr Poirier.