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Monday, 15 December 2008

L’INTERNET N’EST QUE LE REFLET DES MAUX DE LA SOCIÉTÉ

Dans la presse de ce matin on peut lire un article qui traite de cybercondrie (voir lien à la fin de ce commentaire). On explique que ce terme a émergé en 2000 et décrit l’état d’une personne qui souffre d’inquiétudes démesurées par rapport à sa santé au point de passer énormément de temps à naviguer l’internet à la recherche d'une explication à son moindre petit bobo. Plusieurs cybercondriaques, nous explique-t-on, négligent même leurs responsabilités quotidiennes tellement qu’ils deviennent préoccupés par leur état de santé.

Selon l'article, le problème réside partiellement sur les moteurs de recherche qui défilent l’un après l’autre et pas nécessairement dans un ordre cohérent, les 1001 diagnostiques pour un mal de tête par exemple, qui peut avoir une cause aussi banale qu’un simple manque de caféine, que le grave diagnostique d’une tumeur au cerveau. Nous voulons bien donner le bénéfice du doute à cette théorie, mais partant du principe que l’internet est le reflet de la vraie vie, ce que l’article omet d’analyser est le pourquoi qu’une telle hypocondrie a émergée depuis quelques années.

Selon notre avis, ce phénomène n’est pas exclusif à l’internet mais bel et bien à la mentalité générale de la société qui a été conditionnée de viser sans discernement un état physique optimal souvent au détriment de son mental qui encaisse les contrecoups. Aussi, ce qui était jadis un petit mal de tête dû à un manque de caféine, à force de se faire marteler constamment des messages de prévention et les vertus des remèdes chimiques ou moins chimiques, il devient soudainement source d’inquiétude démesurée pour laquelle on cherche une théorie qui convient au degré d’hypocondrie qui nous a été démesurément inculquée. Les divers microbes avec lesquels nous sommes en contacte au quotidien et que notre système immunitaire pouvait jadis très bien combattre, sont depuis quelques années devenus une menace parfois réelle, en raison de notre système immunitaire affaiblit, parfois irréelle, à force de vouloir vivre dans un monde stérilisé de tout. Avec nos urgences qui débordent de gens davantage intolérants et inquiets de leurs petits et moins petits bobos, l’internet ainsi devient pour certains l’outil le plus accessible pour trouver des réponses vite qu’importe la source. Nos généralistes étant souvent très occupés et pressés pour nous donner pleine satisfaction à nos questionnements, ou parfois trop vite pour écrire des prescriptions mal adaptées, nous devenons des fervents consommateurs de cyber-diagnostiques qui nous aident soit à nous consoler, soit à nous inquiéter davantage selon notre tempérament. D'autant plus que 25% de la population ne peut pas trouver un généraliste.

En conclusion, il est de notre avis que l’internet est une excellente source de savoir, pourvu que tout comme dans la vie hors internet, nous consommons les informations (qui varient selon les intérêts pécuniaires et idéologiques des responsables des sites) avec un esprit vif et critique.

Cybercondrie: l'anxiété au bout du clavier

Monday, 12 May 2008

L'INDUSTRIE DE LA TERREUR


Nous avons abordé le sujet de l’exploitation des émotions des gens dans le passé dans notre commentaire LE CULTE DE LA PEUR .

L’éditorial de La Presse du Dr Bernard-Simon Leclerc, épidémiologiste, dénonce le même problème tout en y rajoutant des explications et mises au point sur les facteurs de risque et probabilités en épidémiologie.

L’industrie qui entoure la santé et la maladie exploite sans honte les émotions des gens et plus souvent qu’autrement engage des firmes spécialisées en marketing social pour y parvenir.

Le Dr Leclerc termine son éditorial avec cette mise en garde : ‘’ Défendons les causes qui nous tiennent à cœur, mais évitons de consommer pour le montrer !’’. Nous ne pouvons qu’être en parfait accord avec lui en ajoutant cependant que le plus gros danger de ‘’l’industrie de la peur’’ est qu’à force d’exagérer les risques de part et d’autre, les citoyens finissent par ne pas croire même ce qui risque d’être vrai.

Un marché florissant
La Presse

Le mardi 6 mai, on a pu voir l'édition du quotidien Métro de rose vêtue. On y apprenait qu'«une femme sur neuf risque d'avoir le cancer du sein au cours de sa vie». Cette information surprend, mais elle est appuyée par la Société canadienne du cancer et l'Institut national du cancer du Canada.

Ce qui me frappe davantage, cependant, ce sont les manoeuvres de l'industrie pour exploiter la terreur du cancer du sein, exacerber les passions, manipuler l'imagerie sociale et capitaliser à son avantage. Qu'il s'agisse d'acheter un bracelet ou un ruban rose ou de se laisser séduire par un produit «rose pour la cause» que nous offrent de nombreux magasins, le mot d'ordre semble être à la consommation et à la surenchère.

Tout y passe, de la carte de crédit rose des banques aux M&M roses. Les entreprises tirent profit de l'effroi que ressentent les survivantes au cours des mois et des années qui suivent leur traitement, ainsi que de l'empathie que leur témoignent proches, amis et membres de la famille.

Les besoins pécuniaires pour les soins et la recherche ne cessent de s'accroître.

À l'inverse, les sommes qui y sont consacrées par les gouvernements sont de plus en plus rationnées. Le soutien financier du public et des entreprises est devenu indispensable. Les multiples causes se font compétition. Pas étonnant alors que l'on n'hésite plus à recourir aux services de firmes de marketing et que l'on use de stratagèmes pour toucher la corde sensible des gens.

J'ai épilogué sur la publicité à l'égard de la lutte contre le cancer du sein pour souligner l'utilisation futée (entendre: jouer sur la peur et les émotions) des statistiques pour obtenir quelque chose, ici de l'argent. J'aurais pu tout aussi bien choisir un autre exemple. L'organe, éminemment investi d'une valeur affective forte, rend le dossier hasardeux. Néanmoins, je pense que la question nécessite un regard plus nuancé.

Grand public

Le calcul des probabilités n'étant pas à la portée des non-initiés, l'estimation fournie laisse croire au grand public - et aux principales intéressées elles-mêmes - qu'une femme quelconque court un pareil risque de se voir diagnostiquer un cancer du sein, indépendamment de son âge. Il n'en est rien. Toutefois, la publicité est percutante et, telle qu'énoncée, la donnée avancée est exacte même si l'intention est possiblement fallacieuse.

Ce ne sont donc pas les spécialistes de la communication et encore moins les responsables des organisations caritatives et des fondations de recherche qui ont de grands besoins d'argent qui vont s'embarrasser à l'idée que le contenu du message pourrait être mal interprété. Qu'en est-il? Le «un pour neuf» constitue une probabilité globale pour une femme d'être atteinte d'un cancer du sein au cours de son existence entière. Or, le fait d'avoir traversé le cours du temps sans l'avoir contracté abaisse d'autant ses probabilités malgré que le risque augmente avec l'âge.

Par exemple, bien que le risque qu'une femme soit atteinte d'un cancer du sein durant sa vie soit de 11%, le risque qu'une femme de 50 ans en souffre au cours des 10 années suivantes n'est que de 2,3%. De la même façon, le risque qu'une femme de 60 ans en soit atteinte avant l'âge de 70 ans n'est que de 3%.

La même source soutient qu'une femme sur 27 (3,7%) risque d'être emportée par le cancer du sein, ce qui est cependant moins que ses risques de succomber à un cancer du poumon (1 sur 19). À titre comparatif, un homme court tout autant de risques d'être atteint d'un cancer de la prostate au cours de sa vie que le risque qu'encourt une femme d'être atteinte du cancer du sein.

Défendons les causes qui nous tiennent à cœur, mais évitons de consommer pour le montrer!

Wednesday, 19 March 2008

ET LA DÉSINFORMATION VA BON TRAIN !

Décidemment la désinformation au sujet de l’embonpoint des québécois n’est pas à veille de cesser. Une fois de plus lisez l’article qui suit et regardez les dates utilisées pour comparer. On prétend que le taux d’obésité chez les hommes a augmenté de 2% entre 2003 et 2005. Nous refusons de croire que ces dates ont été choisies au hasard !

Cet énoncé est tout à fait gratuit et sans aucun fondement‘’ lorsqu’on considère que les critères de l’obésité ont changé précisément en 2003 date à laquelle Santé Canada a baissé de plus de 7% le seuil permissible de l’index de masse corporelle, soit de 27 à 25, créant ainsi approximativement un million d’obèses au Québec du jour au lendemain ! Selon les données qu'on nous présente, les québécois auraient donc tendance à perdre du poids plutôt que d'en prendre.

Comparer les données de 2003 avec celles de 2005 est comme comparer des pommes avec des oranges. Pourquoi avoir choisi ces dates précises pour leur étude? Serait-ce que les données de seulement une année plus tard, voir 2004 comparé à 2005 ou 2006, auraient dessiné tout un autre portrait qui n’aurait pas aidé à faire avancer leur agenda qui, en toute vraisemblance, est, d’une part de taxer la malbouffe et d’autre part, de plaire aux géants pharmaceutiques et l’industrie du régime ?

L'Institut National de la santé publique a quelques explications à nous donner à ce sujet.


Lire aussi : EST-CE QUE L'ALARME QU'ON SONNE EST VRAIMENT JUSTIFIÉ ?

Les hommes québécois «très bien enrobés»

Le Quotidien
Montréal

Une augmentation significative du taux d'obésité a été constatée chez les hommes québécois entre 2003 et 2005, ainsi qu'une hausse de l'excès de poids chez les Québécois les plus scolarisés, indique un rapport publié cette semaine par l'Institut national de santé publique du Québec.

En deux ans seulement, le taux d'obésité est passé de 14% à 16% chez les hommes, ce qui est considéré comme une évolution significative, précise le document de l'INSPQ, intitulé Poids corporel de la population adulte québécoise mise à jour 2005. Plus de 55% des hommes font de l'embonpoint ou sont obèses, contre 39% des femmes (les décimales sont arrondies).

Depuis longtemps, l'obésité et l'embonpoint affectent particulièrement les classes sociales défavorisées et sous-scolarisées. Cela reste le cas. Mais en deux ans, le taux d'excès de poids est passé de 40% à 44% chez les diplômés universitaires.

Les adultes les plus minces habitent l'île de Montréal. Le phénomène est bien documenté. La marche fait fondre la graisse. Les citadins sont moins nombreux à prendre leur voiture pour se rendre au travail ou faire leurs courses. En revanche, la moitié des banlieusards de Laval et de la Montérégie sont trop gros. Ce sont cependant les Gaspésiens et les Madelinots qui emportent la palme 58% sont trop lourds.En 2003, les habitants des Cantons-de-l'Est étaient encore plus minces que les Montréalais.

Ce n'est plus vrai. En deux ans, leur taux d'obésité a augmenté de 40%. Une hausse jugée significative.En vieillissant, les Québécois n'arrêtent pas de grossir. Leur poids se stabilise après 50 ans, puis diminue à 80 ans. Malgré tout, les 18-19 ans ont pris du poids en deux ans, bien qu'il faille interpréter ces chiffres avec prudence. Chose sûre, les 20-24 ans en ont perdu.

De façon générale, les Québécois sont plus minces que les autres Canadiens. Seuls les habitants de Colombie-Britannique ont un tour de taille semblable. Autre sujet de fierté nationale le taux d'excès de poids a augmenté au Canada entre 2003 et 2005, mais pas au Québec.À 47%, le taux moyen d'embonpoint et d'obésité est resté stable au Québec, alors qu'il a grimpé à 62% à Terre-Neuve. Une moins bonne note cependant une plus grande proportion de Québécois sont trop maigres (3% des adultes).

Toutes ces statistiques sont tirées d'enquêtes menées auprès de 130000 répondants au Canada, dont 24000 au Québec. Entre le quart et le tiers des données ont été recueillies lors d'entrevues en personne, le reste lors d'entretiens au téléphone.

Les enquêteurs ont demandé aux répondants de calculer leur indice de masse corporelle (IMC) en divisant leur poids par leur taille au carré (kg/m2). L'embonpoint apparaît lorsque l'IMC dépasse 25; l'obésité, lorsqu'elle dépasse 30. Les chiffres doivent être interprétés avec prudence les gens ont en effet tendance à sous-estimer leur IMC, surtout lors d'entretiens téléphoniques, qui ont été plus nombreux en 2005.

Friday, 7 March 2008

INTERDICTION DE FUMER DANS LES VOITURES

Malgré qu'il a exprimé il n’y a pas tellement longtemps qu’interdire de fumer dans la voiture en présence d’enfants, est une mesure trop intrusive qu’il n’envisage pas, voilà que le premier ministre Ontarien, Dalton McGuinty, a changé d’idée. Ayant subit la pression insistante des lobbies anti-tabac puissants, il va jusqu’à comparer l’exposition d’une heure à la fumée secondaire dans une voiture, à l’inhalation d’un paquet de cigarettes !

Nous avons déjà exposé les incohérences dans le discours des anti-tabagistes à ce sujet dans notre commentaire anglais HOW ETHICAL IS IT TO LOBBY GOVERNMENT ON EPIDEMIOLOGICAL BASED EVIDENCE? Nous nous abstiendrons de faire ici la même analyse des études au sujet de l’asthme, et les autres méfaits allégués de la fumée secondaire. Nous nous contenterons plutôt d’exprimer des commentaires qui font appel à la logique et le simple bon sens, que voici :

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et jusqu’au milieu des année 80, la fumée du tabac était omniprésente dans la société. Depuis la maison, jusqu’au cabinet du médecin, nous étions, en tant qu’enfants et adultes, constamment en présence de la fumée du tabac. Pourtant, la génération des baby-boomers, est celle qui vivra le plus longtemps selon plusieurs experts qui craignent que le vieillissement et la longévité de la population bouleverse l’économie des sociétés. Comment explique-t-on ce phénomène ? Comment explique-t-on que les baby boomers ont à leur tour élevé leur propre progéniture dans la fumée sans conséquences et pourtant c’est la génération subséquente à celle de la génération X, celle qui fut la moins exposée à la fumée, qui est affligée de toutes sortes d’allergies et intolérances ?

Puisque nous n’aurons jamais une réponse claire des anti-tabagistes qui refusent systématiquement de nous engager dans un débat honnête, pour le besoin de ce qui suit, faisons semblant que nous croyons à leur discours. Nous sommes en droit alors de leur poser des questions d’une importance incontestable : Comment se fait-il que ces bien-pensants, sauveurs de nos enfants, aient attendu si longtemps pour les protéger ? Comment se fait-il, par exemple, que ce sont les hôtesses de l’air les premières à avoir bénéficié de leur campagne anti-tabac avec l'interdiction des vols fumeurs ? Puisque, selon eux, ce sont les enfants qui sont les plus vulnérables aux risques de la fumée secondaire, pourquoi n’ont-ils pas commencé par s’occuper de leur cas prioritairement ? N’est-ce pas là un acte irresponsable, voire même criminel, de les avoir relégués au dernier rang de la campagne agressive qu’ils mènent depuis au moins 25 ans ? Comment se fait-il que plusieurs qualifient d’abus et de négligence le fait de fumer en présence d’un enfant et pourtant ils se contentent des simples amendes comme conséquences pour les coupables ? Aux grands maux les grands moyens, non ? Si fumer en présence d’un enfant constitue de la négligence ou de l’abus, alors qu’attendent-ils pour militer pour des punitions conséquentes au moins égales à celles qu’on inflige aux batteurs d’enfants ? A-t-on déjà entendu parler d’un abuseur d’enfants qui, après avoir été trouvé coupable, s’en est tiré avec une amende de 100 $ ? Allez, les anti-tabagistes, soyez conséquents de la propagande que vous répandez sans aucune vergogne, et accusez officiellement les parents fumeurs pour les atrocités qu’ils font subir à leurs enfants afin que les tribunaux les punissent avec des conséquences à la mesure de leurs actes odieux ! Soyez sans crainte, chers lecteurs, ce n’est pas demain la veille qu’ils le feront, car la preuve ne sera jamais acceptée par les tribunaux, puisqu’ elle n’est que probabilité statistique insignifiante, controversée et aucunement concluante.

Soyons très clairs, nous sommes tout à fait d’accord que fumer en présence des enfants en santé, peut leur causer de l’irritation et de l’inconfort. Aussi, la plupart des parents ont pris la décision de ne pas les soumettre à la fumée et c’est tout à fait correct tant que cette décision est basée sur leur propre jugement et l’avis du pédiatre de l’enfant puisque la fumée secondaire peut compromettre la santé de certains enfants malades. Dans un contexte du cas par cas, il existe des lois bien implantées pour protéger les enfants affectés, de la négligence parentale et, beaucoup plus sévères qu’une simple contravention. Cependant, voter une loi qui vise la collectivité et qui n’a comme appui que la rectitude politique et/ou l’hystérie collective, démontre une fois de plus que son seul but est de démoniser davantage les fumeurs afin de les rendre honteux de leur habitude et ainsi ajouter une pression sociale de plus pour les contraindre de cesser de fumer --en ayant recours aux divers produits pharmaceutiques comme méthode préférée bien entendu.

On ne doit sous aucun prétexte, à moins d’abus réels, intentionnés, et prouvés, permettre l’ingérence de l’état dans notre rôle de parent. Nous n’avons qu’un commentaire pour les élus qui se plient à la propagande anti-tabagique : Restez hors et loin de nos espaces privés et la dynamique de nos familles !


L'Ontario pourrait interdire de fumer en voiture avec des enfants

L'Ontario pourrait se joindre à d'autres provinces canadiennes en interdisant le tabagisme dans les voitures lorsque des enfants sont présents. Le premier ministre Dalton McGuinty s'est engagé hier à soutenir la loi interdisant cette pratique, admettant qu'il a eu tort de s'y opposer dans le passé.

La Nouvelle-Écosse et trois États américains ont déjà interdit l'usage de la cigarette dans les voitures où des enfants sont passagers. Le gouvernement de la Colombie-Britannique s'est engagé à faire de même dans son récent discours du Trône, et le Nouveau-Brunswick et le Manitoba envisagent d'emboîter le pas.

M. McGuinty a affirmé la semaine dernière qu'il reconsidérait la proposition grâce à l'insistance de sa ministre de la Promotion de la santé et de son député d'arrière-ban David Orazietti, qui a soumis l'an dernier un projet de loi d'initiative parlementaire. «Lorsqu'il m'a d'abord parlé du projet, je l'ai rejeté, a déclaré M. McGuinty hier. Mais il m'a convaincu que nous le devions à nos enfants.«

Le projet de loi compte de nombreux appuis, de sorte qu'il est permis d'espérer qu'il sera accepté de tous les partis lors de la session du printemps, qui devrait s'amorcer le 17 mars, a dit le premier ministre, qui a ajouté que le gouvernement pourrait lancer une campagne publicitaire visant à sensibiliser le public aux dangers de la fumée secondaire pour les jeunes enfants.

L'Ontario a déjà interdit le tabagisme sur les lieux de travail et dans les endroits publics comme les bars et les restaurants.

Thursday, 17 January 2008

L'ARNAQUE DU TABAGISME PASSIF

Depuis la venue des interdictions de fumer en France, il nous parvient de plus en plus d’information en français en rapport avec la fraude mondiale qui est la création du mythe sur la nocivité de la fumée secondaire.

Cette nocivité inventée et colportée à grand déploiement par les anti-tabagistes, est devenue l’arme par excellence pour tuer les rapports humains dans la société et créer la discorde, même entre membres d’une même famille.

Bon visionnement de cette entrevue en compagnie du Dr Philippe Even, médecin pneumologue français. Il fut chef du service de réanimation de l'hôpital Laënnec et un ancien doyen de la faculté de médecine Necker-Enfants malades.

Il est l'auteur d'une centaine de publications scientifiques internationales et de plusieurs ouvrages. Il a écrit l'avant-propos et a traduit le livre de Marcia Angell, MD --
La Vérité sur les compagnies pharmaceutiques.

L'ARNAQUE DU TABAGISME PASSIF

DICTATURE DE LA VERTU

Nous vous proposons un article de l’écrivain Anne Parlange qui nous exprime son opinion en ce qui a trait à ‘’l’épidémie’’ de l’hygiénisme sanitaire qui afflige nos sociétés contemporaines.

Elle dénonce sans réserve, l’hypocrisie qui habite ces ‘’biens pensants’’ qui se leurrent, ou plutôt, leurrent les crédules, en leur promettant l’éradication du mal et en humiliant ceux qui le commettent.

Au nom d’un but noble, qui ne sera jamais atteint, car l’histoire nous enseigne que la coercition a toujours produit des résultats contraires de ceux que l’on visait, on tente de façonner la société en marchant dans les traces que les adeptes de l’eugénisme d’une époque plus sombre, ont laissé derrière eux.

Point salut pour les impurs qui doivent être punis et exposés pour ce qu’ils sont : un mauvais exemple qu’on ne doit jamais imiter au risque de devenir à notre tour des impurs indésirables et d’en mourir.


Bonne lecture.

Eradiquer, disent-ils..., par Anne Parlange

L'inclination hygiéniste et puritaine des Etats-Unis accouche, tous les soixante-dix ans environ, d'un diable à pourfendre. Dans les années 1850, l'alcool fut désigné comme le monstre à abattre. Dans les années 1920, il fut totalement prohibé, avec le succès que l'on sait. Les adorateurs de la vertu s'attaquèrent, en 1990, au tabac. Avec un certain retard, l'Europe a suivi, non en raison d'une quelconque directive ou d'un règlement bruxellois honni, mais par une imitation qui a, de la bien-pensance, le caractère moutonnier et vindicatif.

Un délectable sadisme social s'applique désormais aux fumeurs, contraints d'offrir, dans le froid glacé, le spectacle de leur intimité mise à nu. Il y a quelque chose d'obscène dans ces troupeaux de misérables, rassemblés au pied des bureaux et des tours pour exposer au mépris général leur honteux vice, rendu ridicule par la hâte et l'effet de horde. Modernes bannis, à qui il ne manque plus qu'une crécelle ou une rouelle, désignés à la réprobation des "purs" aux poumons tout roses et au souffle parfumé qui tiennent désormais le haut du pavé.

René Andrieu, le brillant éditorialiste du quotidien L'Humanité, au temps où le Parti communiste ralliait les suffrages d'un électeur sur quatre, avait coutume de remarquer qu'il n'existait, aux yeux des conservateurs, que trois sortes de bons communistes : les communistes étrangers ; les communistes repentis ; enfin les communistes morts. Il semble que, pour les non-fumeurs triomphants d'aujourd'hui, il n'existe, pareillement, que trois sortes de fumeurs acceptables. Le cinéaste David Lynch est étranger, tout comme Fidel Castro. Sigmund Freud, qui mourut d'un cancer de la gorge à cause de ses cigares, Winston Churchill, André Malraux, Melina Mercouri et bien d'autres ont rejoint la demeure de leurs pères et de leurs mères sans avoir connu l'opprobre qui frappe les fumeurs de 2008.

Reste les fumeurs repentis ou repentants. Avec une hypocrisie fascinante, c'est eux, et exclusivement eux, qu'interrogent les grands médias. Leur unanimité est touchante : les yeux humides, tous confessent qu'ils sont d'anciens fumeurs en puissance, ne rêvent que d'arrêter et remercient la maternelle puissance publique qui les protège d'eux-mêmes. Pas une voix discordante dans cette propagande bien orchestrée, qui dégouline de bons sentiments et où paraît, dans toute sa splendeur, la vertu, appuyée, nous dit-on, par des sondages formels : tout le monde est pour, voui, Madame, même les fumeurs !

La réalité est bien sûr différente. L'éradication totale du tabac des lieux de rencontre accoutumés est vécue par beaucoup comme une disposition liberticide et excessive, qui est moins le signe du souci de protéger la santé que de la volonté d'habituer les gens à voir rogner les libertés individuelles et à leur assigner un statut d'enfant, de mineur incapable de se gouverner sans l'ombre tutélaire de la loi. Intrusive et totalitaire, celle-ci dépasse les bornes.
Pourquoi ne pas avoir, comme en Belgique ou en Espagne, laissé le choix aux établissements de se déclarer fumeurs ou non-fumeurs ? Au nom de quelle idéale pureté obliger tout le monde à vivre de la même façon ? Si un patron de bar fume, pourquoi empêcherait-il ses clients de sacrifier à leur goût ? L'hygiénisme a bon dos. Sans barguigner, d'ailleurs, il s'accommode d'une pollution galopante et de bien d'autres causes de mortalité précoce.

DICTATURE DE LA VERTU

Non, non, c'est le tabac qu'il faut éradiquer, toutes affaires cessantes, c'est lui qu'il faut flétrir, c'est sur lui qu'il faut polariser toutes les tendances haineuses que recèle une société. Le fumeur, voilà l'ennemi ! De doctes professeurs agitent le spectre des infarctus du myocarde - il est urgent d'en faire reculer le nombre, Monseigneur -, de pontifiants ministres assurent que la santé publique est à ce prix et que le cigare de ce pauvre André Santini fait courir des risques aussi mortels que, tenez, la réception d'une lettre recommandée vous annonçant sans coup férir votre licenciement, ou les gaz d'échappement des automobiles placés juste à la hauteur des poussettes des bambins.

L'écrivain Eugène Le Roy disait que "les jeunes médecins font les cimetières bossus". Les apprentis sorciers de 2008 appliquent une médication radicale qui, croient-ils, supprimera progressivement l'usage d'une drogue en vente libre, au moins pour l'instant. Leur rêve d'une société exempte de ce qu'ils considèrent comme un vice intolérable ressemble à un cauchemar. La dictature de la vertu n'a jamais, sous aucun ciel, produit que des vices pires encore, couverts du manteau de l'hypocrisie et de la violence sociale.

Les assurances vont bientôt s'engouffrer dans la brèche, proposant, à l'aide de la médecine prédictive, des produits pour purs et des produits pour impurs - pouah ! par ici la monnaie s'iou plaît. La convivialité, la tolérance, la solidarité, le vivre ensemble, le tissu social, qu'est-ce donc que ces vieilleries ? La vertu, vous dis-je ! J'ai bien peur que notre monde ne ressemble de plus en plus à une nouvelle de Philip K. Dick, l'auteur américain de science-fiction qui décrivait un monde d'hyper-sécurité et d'hyperviolence, dans les bêlements d'agneau de la propagande, toujours suave, toujours délicate et toujours, bien sûr, en images.

Tuesday, 20 November 2007

LA FORCE DU MARKETING SOCIAL

Qu’est-ce qu’une histoire sur les blondes vient faire dans ce site, certains demanderont et avec raison.

Cette histoire a été choisie pour illustrer l’influence du marketing social sur le comportement humain. Parce-que l’étude ne semble pas être biaisée par un intérêt pécuniaire ou autre, elle mérite notre attention.

La notion que la blonde est moins intelligente, qui nous a été inculquée par le comportement stratégiquement voulu de certaines célébrités blondes et les blagues de ‘’blonde’’ qui circulent depuis des années, ont fini par affecter le comportement des hommes envers les femmes aux cheveux blonds, malgré que la majorité de ces hommes n’y croit sûrement pas.


Imaginons maintenant comment que l’influence du marketing social agressif et insistant qui, contrairement aux histoires de blondes, vise des buts moins rigolos -- ici on parle des fumeurs, des obèses, des drogués, des minorités visibles, religieuses et autres -- peut changer nos comportements et relations avec nos semblables. Lorsque ce marketing social est utilisé par des forces qui n’ont aucune éthique ou intégrité, il devient une vraie menace. Spéculer sur les résultats qui peuvent en découler, nous donne des frissons dans le dos.

Des efforts constants pour rester vigilants et conscients afin de vivre et agir selon nos croyances et convictions, est le seul antidote aux méfaits d’un marketing social mal intentionné.

ÉTUDE

La blonde rend l'homme stupide

Brigitte McCann
Le Journal de Montréal

Le stéréotype de la blonde stupide (dumb blonde) véhiculé par les Pamela Anderson, Jessica Simpson, Paris Hilton et autres starlettes de Hollywood aurait un impact réel sur le... quotient intellectuel des hommes.

Une nouvelle étude publiée par le très sérieux Journal of Experimental Social Psychology révèle que les hommes ont bel et bien leurs «minutes blondes» en présence de femmes à la tignasse pâle.

Selon l'étude, intitulée Blonde Like Me, ils abaissent d'instinct leurs capacités mentales lorsque exposés à des femmes blondes. Et ce, parce qu'ils se croient en présence de personnes moins intelligentes.

«Ça ne m'étonne pas, dans le fond», a indiqué la blonde comédienne Danielle Ouimet lorsque invitée à réagir à l'étude, hier.

«Ça m'est arrivé de remarquer que les hommes ont tendance à parler moins vite et à s'expliquer plus longuement lorsqu'ils s'adressent à une blonde, affirme-telle. Je connais très peu de personnes qui résistent à parler «en enfant» à un enfant. C'est le même principe.»

La force des stéréotypes

Non, cette étude n'est pas une blague, parole d'un de ses auteurs lui-même.

«Je n'ai pas d'intérêt intrinsèque pour le stéréotype des blondes», m'indiquait hier l'auteur en question, le professeur Thierry Meyer, de l'Université Paris X Nanterre. Il cherchait plutôt à démontrer la force des stéréotypes sur le comportement humain.

Je vous résume. Dans le cadre de l'étude, des hommes recrutés au hasard ont été soumis à des tests de connaissances générales. Certains l'ont fait en personne, après avoir été recrutés dans la rue. D'autres se sont exécutés en ligne. Ceux que les chercheurs avaient d'abord exposés à une vingtaine d'images de reines de beauté blondes ont obtenu de moins bons résultats que ceux qu'on avait soustraits à ce traitement.

Conclusion des chercheurs: les femmes blondes personnifient un stéréotype de stupidité qui peut influencer les hommes à être moins allumés qu'à leur habitude.

Pénélope McQuade

Difficile à croire? Pas pour la (fausse) blonde Pénélope McQuade, animatrice du magazine sur le showbiz québécois Star Système. «Ça ne m'étonne pas», dit-elle, comme Danielle Ouimet. La journaliste, qui côtoie les stars, croit que des hommes peuvent «perdre leurs moyens et leurs capacités intellectuelles» devant une blonde qui a tout du stéréotype (beauté, sex-appeal, etc.).

Mais d'après elle, ce serait davantage une question de testostérone. «Peut-être que les cellules du cerveau déménagent au pénis», dit l'animatrice d'un ton sérieux.

Elle-même est convaincue que ses longs cheveux blond platine ont nui à sa crédibilité à ses débuts en télé, à l'âge de 22 ans. «Mes boss avaient du mal à croire en mes capacités, raconte-t-elle. Le jour où j'ai coupé mes cheveux (les cheveux longs blonds concordent davantage à la dumb blonde typique), j'ai gagné de la crédibilité. Est-ce une coïncidence? J'en doute.»

Malaise dans le showbiz d'ici

Chose certaine, les stéréotypes face aux blondes suscitent un réel malaise dans le milieu du showbiz québécois. Plusieurs femmes publiques (et blondes) fuient le sujet comme la peste.

«Trop épineux», m'ont répondu quelques blondes célébrités de la télé québécoise (animatrice, présentatrice, actrice) au bout du fil, hier.

Certaines considèrent sans doute le sujet comme futile. Mais d'autres ont justifié leur «pas de commentaire» en m'exposant leurs craintes de donner la malheureuse idée au public de les soumettre aux préjugés anti-blondes. Je ne peux que les comprendre.