Thursday, 17 January 2008

DICTATURE DE LA VERTU

Nous vous proposons un article de l’écrivain Anne Parlange qui nous exprime son opinion en ce qui a trait à ‘’l’épidémie’’ de l’hygiénisme sanitaire qui afflige nos sociétés contemporaines.

Elle dénonce sans réserve, l’hypocrisie qui habite ces ‘’biens pensants’’ qui se leurrent, ou plutôt, leurrent les crédules, en leur promettant l’éradication du mal et en humiliant ceux qui le commettent.

Au nom d’un but noble, qui ne sera jamais atteint, car l’histoire nous enseigne que la coercition a toujours produit des résultats contraires de ceux que l’on visait, on tente de façonner la société en marchant dans les traces que les adeptes de l’eugénisme d’une époque plus sombre, ont laissé derrière eux.

Point salut pour les impurs qui doivent être punis et exposés pour ce qu’ils sont : un mauvais exemple qu’on ne doit jamais imiter au risque de devenir à notre tour des impurs indésirables et d’en mourir.


Bonne lecture.

Eradiquer, disent-ils..., par Anne Parlange

L'inclination hygiéniste et puritaine des Etats-Unis accouche, tous les soixante-dix ans environ, d'un diable à pourfendre. Dans les années 1850, l'alcool fut désigné comme le monstre à abattre. Dans les années 1920, il fut totalement prohibé, avec le succès que l'on sait. Les adorateurs de la vertu s'attaquèrent, en 1990, au tabac. Avec un certain retard, l'Europe a suivi, non en raison d'une quelconque directive ou d'un règlement bruxellois honni, mais par une imitation qui a, de la bien-pensance, le caractère moutonnier et vindicatif.

Un délectable sadisme social s'applique désormais aux fumeurs, contraints d'offrir, dans le froid glacé, le spectacle de leur intimité mise à nu. Il y a quelque chose d'obscène dans ces troupeaux de misérables, rassemblés au pied des bureaux et des tours pour exposer au mépris général leur honteux vice, rendu ridicule par la hâte et l'effet de horde. Modernes bannis, à qui il ne manque plus qu'une crécelle ou une rouelle, désignés à la réprobation des "purs" aux poumons tout roses et au souffle parfumé qui tiennent désormais le haut du pavé.

René Andrieu, le brillant éditorialiste du quotidien L'Humanité, au temps où le Parti communiste ralliait les suffrages d'un électeur sur quatre, avait coutume de remarquer qu'il n'existait, aux yeux des conservateurs, que trois sortes de bons communistes : les communistes étrangers ; les communistes repentis ; enfin les communistes morts. Il semble que, pour les non-fumeurs triomphants d'aujourd'hui, il n'existe, pareillement, que trois sortes de fumeurs acceptables. Le cinéaste David Lynch est étranger, tout comme Fidel Castro. Sigmund Freud, qui mourut d'un cancer de la gorge à cause de ses cigares, Winston Churchill, André Malraux, Melina Mercouri et bien d'autres ont rejoint la demeure de leurs pères et de leurs mères sans avoir connu l'opprobre qui frappe les fumeurs de 2008.

Reste les fumeurs repentis ou repentants. Avec une hypocrisie fascinante, c'est eux, et exclusivement eux, qu'interrogent les grands médias. Leur unanimité est touchante : les yeux humides, tous confessent qu'ils sont d'anciens fumeurs en puissance, ne rêvent que d'arrêter et remercient la maternelle puissance publique qui les protège d'eux-mêmes. Pas une voix discordante dans cette propagande bien orchestrée, qui dégouline de bons sentiments et où paraît, dans toute sa splendeur, la vertu, appuyée, nous dit-on, par des sondages formels : tout le monde est pour, voui, Madame, même les fumeurs !

La réalité est bien sûr différente. L'éradication totale du tabac des lieux de rencontre accoutumés est vécue par beaucoup comme une disposition liberticide et excessive, qui est moins le signe du souci de protéger la santé que de la volonté d'habituer les gens à voir rogner les libertés individuelles et à leur assigner un statut d'enfant, de mineur incapable de se gouverner sans l'ombre tutélaire de la loi. Intrusive et totalitaire, celle-ci dépasse les bornes.
Pourquoi ne pas avoir, comme en Belgique ou en Espagne, laissé le choix aux établissements de se déclarer fumeurs ou non-fumeurs ? Au nom de quelle idéale pureté obliger tout le monde à vivre de la même façon ? Si un patron de bar fume, pourquoi empêcherait-il ses clients de sacrifier à leur goût ? L'hygiénisme a bon dos. Sans barguigner, d'ailleurs, il s'accommode d'une pollution galopante et de bien d'autres causes de mortalité précoce.

DICTATURE DE LA VERTU

Non, non, c'est le tabac qu'il faut éradiquer, toutes affaires cessantes, c'est lui qu'il faut flétrir, c'est sur lui qu'il faut polariser toutes les tendances haineuses que recèle une société. Le fumeur, voilà l'ennemi ! De doctes professeurs agitent le spectre des infarctus du myocarde - il est urgent d'en faire reculer le nombre, Monseigneur -, de pontifiants ministres assurent que la santé publique est à ce prix et que le cigare de ce pauvre André Santini fait courir des risques aussi mortels que, tenez, la réception d'une lettre recommandée vous annonçant sans coup férir votre licenciement, ou les gaz d'échappement des automobiles placés juste à la hauteur des poussettes des bambins.

L'écrivain Eugène Le Roy disait que "les jeunes médecins font les cimetières bossus". Les apprentis sorciers de 2008 appliquent une médication radicale qui, croient-ils, supprimera progressivement l'usage d'une drogue en vente libre, au moins pour l'instant. Leur rêve d'une société exempte de ce qu'ils considèrent comme un vice intolérable ressemble à un cauchemar. La dictature de la vertu n'a jamais, sous aucun ciel, produit que des vices pires encore, couverts du manteau de l'hypocrisie et de la violence sociale.

Les assurances vont bientôt s'engouffrer dans la brèche, proposant, à l'aide de la médecine prédictive, des produits pour purs et des produits pour impurs - pouah ! par ici la monnaie s'iou plaît. La convivialité, la tolérance, la solidarité, le vivre ensemble, le tissu social, qu'est-ce donc que ces vieilleries ? La vertu, vous dis-je ! J'ai bien peur que notre monde ne ressemble de plus en plus à une nouvelle de Philip K. Dick, l'auteur américain de science-fiction qui décrivait un monde d'hyper-sécurité et d'hyperviolence, dans les bêlements d'agneau de la propagande, toujours suave, toujours délicate et toujours, bien sûr, en images.

Tuesday, 15 January 2008

ARE PEOPLE RESIDENTS OR INMATES?

In the following article, Mr. Dave Brown from the Ottawa Citizen, describes to us how he was thrown out of the Carlingview Manor, a long-term facility when he attempted to interview a perfectly lucid 60 year old smoker who took the leadership to fight for a smoking room for the 40 smokers in the facility.

Kudos to Mr. Brown for bringing yet another horror story to the public’s attention and shame on the legislators of the Smoke Free Ontario Act for having created such a barbaric situation for the elderly who are not only put in danger when left unattended in the cold to smoke, but whose constitutional basic rights are also violated by tyrannical house rules in these homes.

Will Mr. Delahunt, have the same fate as the other four known Canadians who, dare we say, were murdered by such an irresponsible, inhuman legislation? Is this the type of society the rest of us want for our retirement years? Where is the outrage from the relatives of these seniors? Where is the outrage from the public? Incidentally, with a little bit of luck, the Perley Veterans will get their room in February 2008 as you can read here. Let’s remember that this 80 000 $ room will be dismantled in five years as we reported here. The public's generosity is a clear sign that the citizenry does not want to punish smokers, however as generous as their gesture was, it is not the public’s responsibility or duty to finance these rooms. Anti-tobacco has created this situation, anti-tobacco should be held accountable for the suffering, deaths and dilapidation of public funds they have caused! If you are outraged and disgusted by this situation, you can tell us, but more importantly please call, write or visit your MP’s and MPP’s and let them know exactly how you feel.

Facility curbs right to meet
Order to end interview raises question: Are people residents or inmates?

Dave Brown, The Ottawa Citizen Published: Monday, January 14, 2008

The war against smoking has fallout as the vanquished discover they've lost not only the right to smoke, but in some cases, basic Charter rights -- like freedom of speech and freedom of assembly.

One week ago, I was ordered out of the lobby of Carlingview Manor, a long-term care facility on Carling Avenue. Apparently, the resident who invited me had not first sought management approval for the visit. The order came from the home's director, Bruce Peterkin.

I didn't leave quietly and, in a later telephone conversation, apologized to Mr. Peterkin for the temporary loss of my volume control. Volume doesn't show in print, but I'm still screaming.

An interview with resident Don Delahunt about his efforts to get a smoking room at Carlingview Manor took a darker turn when the long-term care facility's director intervened, and said the reporter needed permission to speak to Mr. Delahunt -- who is not of diminished capacity and has the paperwork to prove it. Don Delahunt is 60 years old, a smoker, and he's sane. He has the paperwork to prove it. It was part of his medical package when he moved in after months in hospital. He had a stroke July 27. It left him blind and in a wheelchair. He's one of 40 smokers in the place, and they want a smoking room. He took on a leadership role in the fight.

It was my use of a notebook that triggered the alarm that an interview was in progress, and Mr. Peterkin appeared. When his order to leave was refused, he said police would be called. Fine. I'll wait. But Mr. Peterkin stayed, and it became clear an interview would be impossible.

The only way it would happen, he said, would be if I left, called him, and had my acceptance of Mr. Delahunt's invitation approved. The story suddenly moved from smoking to basic rights. Perhaps if Mr. Delahunt invited me to his private quarters upstairs?

I was told to leave, call, and talk about it. My volume increased. He said he would make himself available for our talk later, but meanwhile, had more pressing matters.

On the edge of losing my temper, I left. Mr. Peterkin called later to tell me I had been approved, and gave his view on the smoking issue. He said government regulations shut down the manor's smoking room more than a year ago, and new regulations make upgrading costs prohibitive. It's the same for 630 similar long-term care homes in Ontario.

But the issue now was the right of the institution to control residents' rights to speak to whomever they want -- or to use the lobby for such conversations.

Are they residents or inmates? Is there a fear of whistleblowing or complaining?

The need to protect a person of diminished capacity is understandable, but should not equal care be taken to protect the rights of the able?

Mr. Peterkin referred the issue to head office. That's Central Care Corporation in Mississauga, with 90 seniors facilities in Canada, and the spokeswoman is Mary Nestor.

It's a confusing issue, she said, pointing to just some of the legislation that governs such homes -- The Residential Tenancies Act (2006), Landlord and Tenants Act, Nursing Homes Act, Charitable Homes Act, Municipal Homes Act and the list goes on. The Smoke Free Ontario Act is in there, too.

She supported Mr. Peterkin's handling of the situation.

Ann Dobbins didn't. A registered nurse and long-time seniors advocate, she is now a researcher and liaison officer with Alavida Lifestyles, a new player in Ottawa's retirement residence field. She called the approach "ridiculous" and a "violation of rights. They (residents) have a right to talk to anybody they want to."

It's a situation that is growing more complex as legislators grind out more legislation.

My suggestion: If management is concerned about a resident conferring, its first question should be to itself. Is there a power of attorney on file for that patient? If there is, step in immediately. If there isn't and you step in, you're out of line and don't be surprised if somebody raises a voice of objection.

I think I just withdrew my apology.

With Mr. Delahunt and myself at the lobby meeting was Howard King, 87, another resident/inmate proudly born and raised in Sydney, N.S. He said he's been smoking for 80 years. He offered something to think about: If they (anti-smoking campaigners) are worried about polluting the air, they should think again about a room with exhaust. He said he's pretty sure not every resident is, like smokers, stepping outside to pass gas. Ask him if he always does that, and he'll give you a look of great piety.

Society declared war on smoking. We won. What's happening now is the mopping-up phase, and we're giving no quarter. We've become mean. It's tantamount to shooting the wounded.

Monday, 14 January 2008

THE VICTIMS OF INTOLERANCE

Four people in Canada have tragically died since the advent of comprehensive smoking bans.

Unlike the anti-tobacco ‘’garbage in = garbage out’’ computer generated statistics, these people had names, families and probably many years ahead of them had it not been for the inhuman treatment to which the Canadian politicians and bureaucrats submitted them. All these deaths and many injuries could have been avoided if these unfortunate people had a remote indoor area where they could have smoked. Read their stories here:

Mr. Bill Leblanc
Mr. Barry Collen
Mr. Murray Miles Patterson
Mr. Eric Whitehouse

Last year, C.A.G.E. , Citizens for Civil Liberties and FORCES issued a press release calling on society to stand up for these new targets of intolerance. The mainstream media, as we have gotten used to expect, totally ignored the press release. We are publishing an updated version here inviting everyone to spread it far and wide. If society starts listening, perhaps we can avoid some future unnecessary life losses. The government must be held accountable for these lives and they must be forced to protect human lives instead of destroying them.

Attention News Editors:

A Call to Society to stand up for the new targets of intolerance

January 13, 2008 - In Canada, terminally ill patients and handicapped senior citizens in nursing homes are being left to fend for themselves out in the cold winter months. Three have died of hypothermia and one under other unfortunate circumstances, since last year.

In the U.K. a 17 year old girl with a learning disability was beaten and tortured for four hours, resulting in a burnt body, a broken nose, a perforated ear-drum and inestimable psychological
damage. Across North America, nurses and other employees are more and more easily targeted for muggings and other forms of violence while they are forced to take their work breaks outside. The important story lies not in the tragic sufferings of these individuals, but rather in the calculated media campaign that has led these victims to be categorized as acceptable targets for the cruelty of their peers and the self-righteous sadism of their caretakers and protectors, for the simple crime of having one trait in common.

What do these people have in common? They are smokers. As such, they are the natural victims and predictable casualties of a well-planned and well-financed campaign to "denormalize" smokers. This campaign was begun in the late 1980's by certain anti-smoking activists and resulted in much relatively benign and well-balanced non-smokers' rights legislation in the
1990's. Unfortunately, these groups needed to justify their continued existence and the salaries of their directors and personnel, and have since become far more radical in their portrayal of the dangers of tobacco smoke.

Unsatisfied with their success in the 1990's and benefitting from generous grants from our federal and provincial governments and from many pharmaceutical companies, anti-smoking groups are now proceeding with the final stages of their denormalization campaign and strategy for completely marginalizing the remaining smokers. They are now touting such irrational and unsubstantiated views of the relative risks of secondary smoke, that the public is led to believe ridiculous statements such as that only 30 seconds of exposure is sufficient to cause severe physical reactions, or that diluted smoke molecules may drift away from a smoker's apartment and contaminate the air space of a non-smoker's apartment.

Absurd statements like these, repeated and cited from one anti-smoking organization to another over and over again, are not only being believed but are being used to justify the expulsion of harmless, law-abiding individuals from their own homes. In an extreme case, we have an ignorant and unsubstantiated comment by a health authority who claimed that too much nicotine in the
blood of an alleged non-smoker caused her to miscarry. This irresponsible claim, when combined with over a decade of denormalization and demonization campaigns against smokers, resulted in the bereaved mother and her friends feeling justified in "punishing" by torture a completely innocent 17-year old girl because she smoked in their vicinity.

Although tobacco smoke may be an irritant and a nuisance to some, and those who are intolerant of it should be able to avoid it, it is clear that the claims of the anti-tobacco activists are grossly exaggerating the epidemiological studies upon which they are based. Studies, we may add, that are not without biases or serious flaws. This makes those who propagate these claims, guilty of hate propaganda against a specific and identifiable minority of our population. When those claims result in vigilante justice, or absurd draconian laws that expose victims of this propaganda to danger, pain and humiliation, then there is cause for both criminal and civil pursuit of those formulating and promulgating the propaganda.

C.A.G.E. (Citizens Against Government Encroachment), Citizens for Civil Liberties, and FORCES International, have adopted the plight of smokers ever since governments began embracing a one sided and completely unbalanced approach to the control of tobacco use and the sanctity of personal choice both with regard to one's health and one's business. Now that the worst-case scenarios that were predicted years ago are beginning to come to pass, our respective organizations call for the following on behalf of our membership:

- We call upon journalists to look into the billion dollar anti-tobacco
industry and reality of the propaganda campaign that it is waging;

- We call upon all concerned individuals to look at the actual science
and research that has been done on the subjects of primary and
secondary tobacco smoke, or at least engage in an open minded debate on
the topic;

- We call upon our government to recognize smokers as an identifiable
class of people;

- We call upon our society to recognize that the hatred and demonization
to which smokers are being subjected is unwarranted, unjustified, and
highly damaging;

- We call upon our legal system to recognize that unsubstantiated and/or
grossly exaggerated claims made against any class of people consists of
hate propaganda and the perpetrators should be prosecuted;

- We call upon smokers and non-smokers alike to support private and
public initiatives to restore scientific integrity and to sue for
damages those who make demonstrably false claims that result in
material and or moral damages.

We remain available for comments, questions and release of documents in our possession to substantiate our claims.

C.A.G.E. (Citizens Against Government Encroachment) is a Quebec based
national grassroots organization that represents citizens who envision a
society where the dignity, sovereignty and liberty of all individuals are
treated with the utmost respect.

Citizens for Civil Liberties is an Ontario based national grassroots
organization founded by citizens who believe that no one living in a
democratic society should be treated differently because of their personal
lifestyle choices.

FORCES Inc., with chapters worldwide, is an educational charitable status
organization, in support of human rights and - in particular, but not limited
to - in defense of those who expect from life the freedom to enjoy personal
lifestyle choices without restrictions and state interference.

Thursday, 10 January 2008

LA SCIENCE EN FOLIE

Très heureux de constater que certains journalistes commencent à dénoncer ouvertement l’épidémiologie – cette ‘’science’’ des statistiques avec lesquelles on est capable de faire dire n’importe quoi tout en prenant soin de mentionner les mots magiques ‘’peut causer’’. On ne la dénoncera jamais assez.

Cette ‘’science’’ est rendue une vraie machine à générer des revenus pour les chercheurs. Ils n’ont qu’à produire une étude sur un sujet d’actualité, tirer des conclusions boiteuses quelconque, mentionner que l’étude n’est pas concluante donc d’autres études sont nécessaires et attendre les fonds pour recommencer l’exercice. Les fonds proviennent souvent de l’industrie pharmaceutique qui a tout intérêt de subventionner les chercheurs qui sont prêts à faire dire n’importe quoi aux chiffres pour plaire à leurs bailleurs de fonds. Par la suite, les lobbyistes des groupes alliés avec l'industrie pharmaceutique se servent de cette panoplie d'études pour faire des pressions auprès des instances politiques. Ces derniers qui n'ont ni le temps, ni les connaissances pour décortiquer la vérité de la fiction, cèdent aux pressions et voilà comment qu'on arrive à légiférer sur des bases ni scientifiques, ni logiques.

Nous avons commenté cette étude ici. Voici maintenant un extrait de l’article de M. Martineau.

La science en folie

Richard Martineau Journal de Montréal 10/01/2008 06h01

Hier, l'Agence France-Presse publiait les résultats d'une étude affirmant qu'il existe un lien inquiétant entre le tabagisme et le risque de suicide.

Eh oui: non seulement le tabac donne le cancer, assèche la peau et diminue notre tonus pénien, mais il nous donnerait envie de nous jeter en bas d'un pont!

Une équipe de chercheurs allemands a suivi 3000 résidants de Munich pendant trois ans et demi. Cette étude, disent-ils, leur a permis de se rendre compte que plus on fume, plus on a des pensées suicidaires...

Je suis désolé, mais si cette étude est scientifique, moi, je suis président du Congo.

La tête à Papineau

Pas besoin d'avoir fait un post-doctorat en physique nucléaire pour se rendre compte que cette étude ne tient pas debout deux secondes. Ce n'est pas le tabac qui pousse aux suicides, voyons, c'est l'inverse!

Plus on a des tendances suicidaires, plus on est angoissé. Et plus on est angoissé, plus on fume!
Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre ça...

Chaque semaine, on est bombardé d'études bidons qui ne prouvent strictement rien.

On établit des liens entre n'importe quoi, l'obésité et la tendance à se gratter les fesses, l'alcoolisme et le fait d'être gaucher ou droitier...

Je suis sûr que si je posais une série de questions à 3000 personnes, j'arriverais à toutes sortes de conclusions intéressantes.

Je découvrirais que les gens qui se brossent les dents deux fois par jour ont plus tendance à croire au Père Noël que ceux qui se les brossent seulement une fois, que les gars qui portent à gauche sont meilleurs aux échecs que ceux qui portent à droite, que les femmes rousses de 45 ans nées sous le signe du Lion ont plus de difficulté à faire des stationnements parallèles que les nains prématurés nés sous le signe de la Vierge... Ça prouverait quoi? Strictement rien.

C'est fou les conneries qu'on nous balance sous le couvert de la science...

Wednesday, 9 January 2008

FAITES CE QUE JE DIS, PAS CE QUE JE FAIS

Prêcher par l’exemple ? Cela ne semble pas du tout être la devise du MSSS. Fais-ce que je dis et non pas ce que je fais leur va plutôt à merveille ! La politique du ‘’deux poids deux mesures’’ applique aussi pour la loi anti-tabac car l’Assemblée Nationale est dotée de fumoirs qui ont été érigés aux frais de contribuables. Ils nous ont assuré qu’ils seraient démantelés en 2008. Nous verrons.

Alors pendant que nous avons soustrait les cafétérias des écoles de la malbouffe, nos fonctionnaires eux nous servent comme excuse qu’il est difficile de convaincre les sous-traitants de cesser d’en servir ! Mais voyons M. le Ministre, vous avez des pouvoirs persuasifs beaucoup plus aiguisés que cela lorsque vient le temps de convaincre les gens que de fumer dehors à -20 est bon pour la santé…des autres, de convaincre les bars que la loi anti-tabac est bonne pour les affaires, de convaincre les commissions scolaires de faire le ménage de leur cafétéria, mais aucun pouvoir sur la sous-traitance dans votre propre ministère ? Serait-ce le marché de l’offre et de la demande qui est en train de vous jouer des tours par hasard ?

Ministère de la Santé et des Services sociaux

De la malbouffe pour les fonctionnaires

La cafétéria du ministère de la Santé et des Services sociaux a de quoi faire rêver les élèves du Québec dont les écoles ne servent plus de malbouffe.

Hamburgers, frites, poutine et boissons gazeuses sont offerts tous les jours de la semaine.

Le directeur de la santé publique Alain Poirier est mal à l’aise. «Ce n'est pas un bon exemple. On veut faire des transformations chez les adultes aussi.»

La nutritionniste Isabelle Huot estime quant à elle que le ministère «devrait servir de modèle».

Selon Alain Poirier, des discussions ont déjà eu lieu pour bannir la malbouffe de la cafétéria du ministère.

«Mais ce n’est pas si simple», ajoute-t-il. Il est difficile de convaincre le sous-traitant qui gère la cafétéria de cesser de servir de la malbouffe.

Tuesday, 8 January 2008

A STUDY PULLED OUT OF A HAT - UNE ÉTUDE SURPRISE ?

Selon ce que nous pouvons lire, l’étude qui suit a débuté en 1995 et a eu une durée de 3 ½ ans pour la version francophone et 4 ans pour la version anglophone des articles. Normalement et logiquement, elle aurait dû être prête pour publication en 2000.

Pourquoi est-ce qu’on nous brandit cette étude en 2008 ? Serait-ce que les compagnies pharmaceutiques nous sortent des études directement de leur boîte à surprises afin de contrecarrer la controverse sur leur produit chéri le Champix/Chantix ? Rappelons-nous que ce produit est soupçonné d'avoir comme effet secondaire des tendances suicidaires.

La question mérite d’être posée !

Lisez l’étude ici

L’article dans Cyberpresse :

Un lien entre tabagisme et risque de suicide

Agence France-Presse
Paris

Un lien inquiétant existerait entre tabagisme et risque de suicide, suggèrent des chercheurs allemands dans une étude publiée dans la revue spécialisée Journal of Affective Disorders.

Les avertissements bien connus figurant sur les paquets de cigarettes - «Fumer tue», «Fumer provoque le cancer»,... - pourraient-ils un jour s'enrichir du message «Fumer augmente le risque de suicide» ?

«Les campagnes contre le tabagisme devraient aussi souligner le risque élevé de pensées suicidaires pour les fumeurs occasionnels et réguliers», affirme l'équipe de chercheurs menée par Thomas Bronisch (Institut Max Planck de Psychiatrie, Munich).

Leurs travaux sont basés sur des données d'une étude psychologique lancée en 1995 parmi 3021 jeunes Munichois âgés de 14 à 24 ans, suivis pendant 3 ans et demi (2548 réponses à 42 mois).

Environ un quart de ces jeunes n'avaient jamais fumé. Les autres se partageaient entre fumeurs occasionnels (40%), fumeurs réguliers «non-dépendants» (17%) et fumeurs dépendants (19%).

Parmi les non-fumeurs, quelque 15% ont rapporté avoir eu des pensées suicidaires, définies comme avoir eu le projet de se tuer ou avoir souhaité mourir pendant deux semaines ou plus. Ce chiffre atteignait environ 20% chez les fumeurs occasionnels et fumeurs non-dépendants et 30% chez les fumeurs dépendants.

Le lien apparaît encore plus marqué lorsque l'on considère les tentatives de suicide (69).

Seulement 0,6% des non-fumeurs ont rapporté avoir tenté de mettre fin à leur vie, contre 1,6% pour les fumeurs non-dépendants et 6,4% pour les fumeurs dépendants.

De précédents travaux ont déjà suggéré une association entre suicide et tabagisme, sans résoudre la question de savoir si le tabagisme est la cause, ou juste un symptôme, du malaise.

Les chercheurs allemands ont reconnu que leurs travaux présentent plusieurs limites.

D'abord, pendant la durée de l'étude, aucun suicide n'a été enregistré et celle-ci repose donc sur les idées suicidaires et les tentatives de suicides, plutôt que sur l'acte lui-même. De plus, certains des participants étaient encore de jeunes adolescents et n'étaient pas sortis, à la fin de l'étude, d'une période considérée comme à risque de suicide chez les jeunes.



It is very hard to explain why in the midst of a controversy of the Champix/Chantix drug on the suicidal tendency side effects it has been suspected to cause, a study that would have started in 1995 and would have by all looks of it been completed by the year 2000 at the latest, would only be published now!

Not that the study is conclusive, by their own admission, it is however quite intriguing that this study is reported as news 8 whole years after its completion! Are we pulling studies out of the pharma hats as the need arises?

You can read an abstract of the study
here and the way the media reported it in the article below.

Smoking linked with risk of suicide: study

Tue Jan 8, 7:07 PM ET

PARIS (AFP) - "Smoking Kills" and "Smoking Causes Cancer" are the kind of health warnings that are familiar to millions of smokers. How about this one: "Smoking Boosts the Risk of Suicide"?

The idea is sketched by German researchers, who say an in-depth study among young people in Bavaria found a clear and alarming link between smoking and the desire to kill oneself.

The investigation, published in the Journal of Affective Disorders, is based on data from a detailed psychology study launched in 1995 among 3,021 people aged 14-24 who lived in Munich.

They were interviewed again four years later, when 2,548 of the volunteers responded.
Around a quarter of these individuals had never smoked.

Of the rest, 40 percent were defined as occasional smokers, 17 percent as "non-dependent" regular smokers and 19 percent as addicted smokers.

Among non-smokers, nearly 15 percent, reported having had suicidal thoughts, defined as making plans to kill himself or herself or spending two weeks or longer with the wish to die.

The rate was around 20 percent among occasional and non-dependent smokers, but among dependent smokers, suicidal ideation was 30 percent.

An even more pronounced pattern was found among the 69 individuals who had actually tried to commit suicide.

Only 0.6 percent of the non-smokers said they had sought to end their life; among non-dependent smokers, the rate was 1.6 percent; but among addicted smokers, it was a whopping 6.4 percent.

To ensure that the results were not being skewed by other factors, the researchers stripped out alcohol use, illicit drug use and a history of depression among the volunteers.

They found the result was the same: the more a person smoked, the likelier he or she would have suicidal ideation.

"Campaigns for reducing smoking should also point to the elevated risk of suicidality for occasional and regular smokers," say the authors, led by Thomas Bronisch of the Max Planck Institute of Psychiatry in Munich.

They acknowledge that there were several limitations to their study.
One was that in the four-year follow-up, no suicides actually occurred, so that the conclusions of the study are based on suicidal ideas and attempts rather than the completion of the act.

And because some of the volunteers were still in their early teens when the study was launched, they had not passed through a known risk period for suicide among young people by the time the study was over.

Previous investigations have likewise seen an association between suicide and smoking but also left unsettled the big question as to whether smoking causes the malaise or is just a symptom of it.

Some research suggests that nicotine depletes a vital pleasure-giving brain chemical called serotonin, and the risk could be higher among individuals with a genetic susceptibility to this effect.

Other studies, though, have suggested there are underlying personality characteristics such as impulsiveness, aggression and neuroticism that predispose a person to smoking and to suicide.

Meanwhile, other research has suggested that tobacco smoke may contain antidepressant compounds that may encourage depressed individuals to smoke.

Friday, 4 January 2008

EXPOSING SIDS IN AMERICA

The following is a very troubling story and we sincerely apologize in advance for the unpleasant emotions it may bring to the parents and relatives who lost a child to SIDS, but the story must be told far and wide in order to maybe, just maybe, start saving lives through real scientific research instead of wasting them.

We have repeatedly expressed our indignation against distorted statistics caused by a number of biases, against artificial epidemics created when hypertension, diabetes, cholesterol and BMI’s permissible levels were lowered, by how the definition of addiction has been changed to suit certain agendas, how people have suffered or died because of irresponsible government decisions, how 23,000 people in Canada die annually because of medical errors, but even after all we have discovered and read, we didn’t for a moment think we would read anything as despicable as what the following stories reveal.

After discovering through the articles how research to save the lives of SIDS has been undermined for years because of various reasons, some more immoral than others and how many lives we may have saved if we hadn’t relied on the secure feeling the ‘’back-to-sleep’’ campaign and its distorted statistics, how can anyone possibly trust anything public health and the bureaucrats behind it tell us? It is saddening, maddening, revolting and it sure leaves us with the helpless feeling of not knowing who and what to trust anymore.

Saving babies: Exposing sudden infant death in America

Every day in America at least 10 babies die suddenly and mysteriously.

Yet some of the more than 4,000 victims of sudden infant death each year could be saved if there was a simple national standard for infant death investigations, a seven-month review by Scripps Howard News Service has found.

In fact, we are getting further away from solving the mystery of Sudden Infant Death Syndrome because of sloppy procedures, manipulation of statistics, misguided efforts to protect the feelings of grieving parents, and deliberate attempts to make SIDS go away, at least on paper.

The Scripps review of 40,000 infant deaths going back to 1992 revealed that the quality of infant death investigations, the level of training for coroners, and the amount of oversight and review vary enormously across the country. In many cases, professional bias -- both for and against a diagnosis of SIDS -- trumps medical evidence.

As a result, the odds that an infant's death will be correctly diagnosed are often determined by geography rather than science. In other words, the same death might be called SIDS in one county and called something else just down the road.

"There's no rhyme or reason to what medical examiners are diagnosing as SIDS, suffocation, strangulation or undetermined," said Theresa Covington, director of the National Center for Child Death Review Policy and Practice at the University of Michigan. "The variability is across the country and within the states."

The confusion comes with a very high price: the deaths of more babies who might have been saved through medical research.

The deeply muddled approach even has many experts questioning if a much-celebrated decline of SIDS deaths since the early 1990s was actually as significant as first believed.

"If we had a standard approach to investigating and classifying these deaths, our approach to prevention and research could be a lot clearer," said Dr. James Kemp, a leading SIDS researcher at St. Louis University. "The whole reason for keeping count is to figure out how to avoid the next infant death."

Yet questionable statistics from this haphazard system continue to guide public policy and outreach campaigns, as well as government research efforts that have devoted more than $110 million to SIDS research in the past five years from the National Institutes of Health alone, plus millions more from foundations seeking to understand why babies continue to die.

"You have to worry about the quality of this data (from death certificates), but there are researchers still using them," said Covington. "I simply don't put any credibility on any research that uses those numbers anymore."

According to standards set by the World Health Organization and the Centers for Disease Control and Prevention, SIDS should be diagnosed when an infant less than 1 year of age dies suddenly and unexpectedly and no clear cause of death is found after a thorough investigation that includes an autopsy, examination of the death scene and review of the child's clinical history.

Scripps conducted an extensive study into how infant deaths are investigated in the United States using records provided by the CDC. The records detail the sudden deaths of 40,239 infants, half of whom died in the 1990s and the rest in a five-year period from 2000 to 2004.
The records of the most recent infant deaths, from 2000 to 2004, can be examined in the first searchable database of its kind at www.scrippsnews.com/sids.

The review found enormous variation in how the deaths of infants are investigated and classified. The SIDS rate, according to the data, is 12 times higher in Mississippi than in New York. Most experts agree that the big differences are caused by how the deaths are classified, not by how the babies died.

-- Variations are sometimes even greater from county to county within a state because coroners take widely different approaches to how they determine the cause of infant deaths in their areas.

-- Federal records show a dramatic decline in reported cases of SIDS, dropping from 4,895 cases in 1992 to only 2,247 in 2004, the most recent year for which complete data is available.

-- The records reviewed by Scripps showed that cases of SIDS virtually disappeared in some states and cities over the last several years, but closer examination of the data makes it evident that thousands of those lives have not been "saved," but rather lost under another name.

-- Coroners and medical examiners said SIDS was responsible for nearly 80 percent of all sudden infant deaths 15 years ago and only 55 percent in 2004. What increased during this time were diagnoses that CDC statisticians labeled as "threats to breathing" and "other ill-defined causes of mortality."

-- Some researchers think that this "code shifting" of infant death causes has substantially overstated the success of public health efforts against SIDS. The diagnosis of SIDS has been replaced on death certificates by new and vague terms like "undetermined cause" and "sudden and unexplained death."

-- The result is that, while deaths attributed to SIDS are down, the overall number of sudden infant deaths has remained steady, and even ticked up in some years, since 2000.

Death by another name

"A lot of us are concerned that the rate (of SIDS) isn't decreasing significantly, but that a lot of it is just code shifting," said John Kattwinkel, chairman of the Centers for Disease Control and Prevention's special task force on SIDS. "We don't know where the best place is to put our emphasis on further reducing the risk of SIDS. It is still a very high killer of babies."

The danger is that medical researchers can't trust the causes listed on infants' death certificates, clouding hopes for a solution to the mystery of SIDS -- and also masking other risks to babies.

"We are told that physicians should first do no harm," said Henry Krous, a prominent child pathologist and director of the San Diego Sudden Infant Death Syndrome Research Project. "But we need to be aware that we can do harm by using terms that don't gain anything to the understanding of this disorder."

Among the other findings of the Scripps investigation:

-- In some states and counties, investigators are told not to issue a SIDS diagnosis if any other cause is suspected, causing the rate at which the syndrome is reported to the CDC to plummet to just a fraction of the national average. Several large metro areas reported no SIDS cases during the five-year period even though there were dozens of sudden infant deaths.

-- Other jurisdictions offer extra pay to coroners who fill out complex medical forms detailing the circumstances of sudden unexplained infant deaths. Some have reported as much as a 55 percent increase in SIDS deaths since the incentives began.

-- The variance in diagnoses can be equally great within the same state, so that one county is diagnosing SIDS at three or even four times the rate of its neighboring counties.

-- States with local and state boards assigned to review the evidence in mysterious infant deaths are three times more likely to identify children who have died from suffocation or smothering than do states with little or no oversight in child deaths.

-- The 28 states that have statewide medical examiners are more likely to diagnose SIDS deaths than the 22 states without a top medical examiner.

-- States that mostly rely on appointed, well-trained medical examiners to investigate infant deaths issue 10 percent more SIDS diagnoses than states that elect often less-well-trained coroners, many of whom do not have college degrees.

-- Coroners, who generally are not required to be doctors or even have any medical background, were 37 percent more likely than medical examiners to issue a diagnosis of "undetermined causes" on the death certificates of infants.

"No one knows why my baby died"

Caught in the middle are thousands of grieving parents left without clear explanations for why their babies died.

"The autopsy report said 'undetermined causes.' It is a horrible, horrible thing to be told that no one knows why my baby died," said Angie Steffke, of Indianapolis. Her son, Owen, died mysteriously in 2003 at the age of 8 months.

"A police detective told me that the state of Indiana no longer uses the term SIDS. The new name is 'undetermined causes,' " Steffke said. "That really upset me because they want to say that SIDS is happening less often. But there are no fewer babies dying. They are just calling it 'undetermined causes.' "

Suzette Gripp, of Eads, Tenn., has been calling for better SIDS investigations since the 1974 death of her daughter, Sheyenne. She became so frustrated by the system she even conducted her own research survey of more than 300 SIDS parents over a seven-year period.

"The problem to me lies with there not being a law in place for a national standard for death investigation of infants," Gripp said. "They (medical authorities) tout the numbers going down, but those numbers are so skewed because of the reporting system that no one really knows how many babies are dying from SIDS or from other causes.
"
If we just had good information, I believe we could find out what's causing all these deaths. There needs to be a federal mandate, that it's punishable by law if local and state investigators don't follow whatever protocol has been set. It needs to be made a national priority."


The mystery of SIDS

Decades of SIDS research has found many risk factors that make it more likely that a seemingly healthy infant will stop breathing, but it was studies from Europe, Australia and New Zealand during the 1970s and '80s that spotlighted one particular threat -- babies sleeping on their stomachs.

That in turn generated the U.S. government's "Back to Sleep" campaign encouraging new parents to position babies on their backs for sleeping. The outreach effort, begun in 1994, gets credit for cutting SIDS deaths by 30 percent to 50 percent by the end of the decade.

In 1992, 80 percent of more than 6,000 sudden unexplained infant deaths nationwide were labeled SIDS deaths; just four years later, as Health and Human Services Secretary Donna Shalala announced a 30 percent decline in SIDS deaths since 1992, only 69 percent of such deaths were being called SIDS.

Shalala said in 1996 that 1,600 fewer deaths from SIDS was "a real cause for celebration. This is a very rapid improvement and there's every reason to believe that the Back to Sleep campaign has made the difference."

But soon after that celebration, SIDS experts began seeing a worrisome plateau in sudden infant deaths, around a stubborn 4,000 a year. The difference was, fewer and fewer of those deaths were being classified as SIDS, so that by 2004, only about half of the infant deaths without obvious medical causes were being called SIDS.

The shift appears to have occurred for many reasons -- from deliberate decisions by health officials and medical examiners to avoid SIDS diagnoses to a failure among many investigators to go through the extensive process of elimination of other causes of death that leaves SIDS as the only explanation.

"The success of the Back to Sleep effort has been short-lived and in the past few years, the number of infant deaths has held steady," said St. Louis University's Kemp. "The diagnostic mess has been the subject of a lot of meetings and debate, but the lack of consistency continues and it leaves too many infants dying who don't have to be."

Thursday, 3 January 2008

N'AVALONS PAS LA PILULE SANS RÉAGIR !

L’article sur l’industrie pharmaceutique qui suit, ne fait qu’effleurer le sujet, mais nous sommes néanmoins heureux de constater que les médias francophone rapportent de plus en plus les faits troublants qui entourent cette industrie.

Pour mieux saisir l’ampleur du problème, nous vous recommandons deux livres qui font l’analyse en profondeur de l’énorme influence du lobby pharmaceutique sur l’échelle mondiale. Le premier est écrit par un philosophe Québécois, Jean-Claude St-Onge, dont vous trouverez un sommaire à ‘’L’envers de la pilule’’ et le deuxième est écrit par la docteur Marcia Angell, qui fut rédactrice pendant 21 ans au réputé British Medical Journal dont vous trouverez un sommaire à ‘’ La vérité sur les compagnies pharmaceutiques comment elles nous trompent et comment les contrecarrer’’

En principe C.A.G.E. soutient avec ferveur l’entreprise libre, mais du moment qu’il s’agit d’industries dont notre vie et bien-être en dépendent, et lorsque ces lobbys corporatifs exercent une influence, immorale, excessive et malhonnête sur nos gouvernements et nos sociétés, il est du devoir de tout gouvernement responsable, de protéger les citoyens de tels abus.

Bonne lecture et n’hésitez pas de nous faire parvenir vos commentaires.

L'industrie pharmaceutique dépense plus en marketing qu'en recherche

Les manufacturiers de médicaments dépensent près de deux fois plus pour la promotion de leurs produits que pour la recherche et le développement, révèle une nouvelle étude.

Dans leur analyse des données provenant de deux entreprises spécialisées dans les études de marché, Marc-André Gagnon et Joel Lexchin, de l'Université York, de Toronto, ont constaté que les sociétés pharmaceutiques américaines ont consacré, en 2004, 57,5 milliards $ US à leurs activités de promotion.

Par comparaison, les dépenses en recherche et en développement de l'industrie pharmaceutique aux États-Unis se chiffraient la même année à 31,5 milliards $, selon un rapport de la Fondation nationale des sciences, incluant les fonds publics dévolus à la recherche industrielle.

Le type de dépenses incluses dans le montant de 57,5 milliards $, compilées par les firmes IMS et CAM, comprend les échantillons gratuits, la publicité s'adressant directement aux consommateurs, les réunions entre représentants d'entreprise et médecins pour promouvoir les produits, les promotions par courriel et par la poste, selon l'étude.

Ces conclusions, qui paraissent cette semaine dans la publication Public Library of Science Medicine, confirment «l'image publique d'une industrie axée sur la commercialisation», disent les auteurs de l'étude.

Le constat ne surprend pas Steve Morgan, un expert des aspects économiques de l'industrie pharmaceutique, attaché à l'Université de Colombie-Britannique. On sait depuis longtemps que les manufacturiers de médicaments d'ordonnance dépensent plus en marketing qu'en recherche et développement.

Mais pour l'un des auteurs de l'analyse, c'est une situation alarmante. «Même moi, je ne réalisais pas que le montant était aussi élevé que nous l'évaluons», a commenté Joel Lexchin en entrevue.

L'industrie pharmaceutique se présente depuis des décennies comme accordant une grande importance à l'innovation et à la recherche. Mais d'autres soutiennent que ces entreprises visent avant tout la recherche du profit et pratiquent des prix abusifs.

Aux États-Unis, on autorise la mise en marché de médicaments d'ordonnance adressée directement aux consommateurs, et les compagnies pharmaceutiques achètent de la publicité à la télévision, à la radio et dans la presse écrite pour faire la promotion de leurs produits directement auprès du public.

Au Canada, les règles concernant la publicité des médicaments sont plus strictes.

Aux États-Unis, les compagnies pharmaceutiques dépensent aussi davantage en publicité auprès des médecins, pour que ceux-ci ne soient pas pris de court par des patients qui réclameraient certains médicaments après avoir vu des publicités au petit écran ou ailleurs.

L'industrie pharmaceutique canadienne a elle aussi tendance à moins dépenser en recherche et développement que les autres pays développés.

«(...) Les manufacturiers dépensent un plus petit pourcentage de leurs ventes en recherche et développement au Canada qu'ils le font dans d'autres pays», souligne M. Morgan.

Mais la proportion des dépenses de marketing par rapport aux dépenses de recherche au Canada est vraisemblablement similaire à celle qui prévaut aux États-Unis, selon M. Morgan.

Dans leur analyse, MM. Gagnon et Lexchin laissent entendre que les gouvernements devraient obliger l'industrie à faire «plus de recherche et moins de promotion». «Santé Canada et (la U.S. Food and Drug Administration» pourraient promouvoir la recherche s'ils changent les critères d'approbation des médicaments», a déclaré M. Lexchin.

Les entreprises seraient ainsi forcées d'investir davantage dans des recherches plus innovatrices, et les nouveaux médicaments qui en résulteraient n'auraient pas besoin de faire l'objet d'autant de promotion, a-t-il ajouté.

Tuesday, 1 January 2008

MANDATORY CHIP IMPLANTS IN MEXICO

Despite its huge threat to public privacy, and some threat to health, this piece of information was not trumpeted all over the news. It was sent to us by a C.A.G.E. reader who has been following the developments of the implant chip for some time.

For those who don’t know what the implant chip is, we invite you to visit the website of its main manufacturers at
http://www.verichipcorp.com/ .

The FDA in the U.S.A. approved its use in 2004 and it has been introduced to the people slowly but surely ‘’for noble reasons’’ of course. The RFID chip started out as a means to track merchandise and has now extended to pets and livestock, it is recommended for people with Alzheimer’s, for military soldiers, for prisoners. Well… Mexico will have now made it mandatory by March 2008, to any workers and visitors entering Mexico from the neighboring southern borders as you will read in the article from yahoo. Mandatory implanting of the RFID chip is the beginning of a very slippery slope. Mexico, the U.S.A. and Canada’s talk about a North American union, makes our country very vulnerable to this technology.

No matter how appealing for some needs this intrusive technology may seem at first, if we allow it, it will be a catastrophe to basic human liberties. Of course they will sell the notion to us very astutely, boasting its merits on our everyday lives of no longer having to put up with terrorism, criminals, the disappearance of our loved ones, the commodity and economy of no longer needing passports, medical data, credit and debit cards. But the bottom line is, that if we accept it, we will have forfeited all our privacy. Each of our moves and actions will become readily traceable and monitored at will. Our every action and transaction in society will have become linked to the chip, in a way that if we refused the implant, we would no longer be able to function in a system on which our drivers’ licenses, our medical records, our passports, our paying devices, will be dependant.

Citizens of all nations must not be lured to think that this will be a plus in their life. It must be aggressively and passionately fought and defeated at all levels.


MEXICO TO USE BIOCHIP TO CONTROL ILLEGAL IMMIGRATION

By IANS Friday December 28, 02:02 PM

Mexico City, Dec 28 (IANS) Mexico's National Migration Institute (INM) has said it will introduce electronic registration for foreigners entering the country through the southern border to curb illegal immigration.

In a communique, the INM Thursday said Biochip implants would be used to control the entry of workers and visitors from Belize and Guatemala from March 2008, Spanish news agency EFE reported Friday.

The implant will replace the currently used local pass, which can be easily modified.

The biochip ID will allow total electronic registration of entries and departures, officials said.

The INM said a migration form for local visitors will be issued to residents of regions near the border with Guatemala, while the migration form for border workers will benefit workers in the area bordering Belize and Guatemala.

In 2006, Mexico nabbed 200,000 people trying to enter illegally through the southern border, according to INM figures.

Thursday, 20 December 2007

ASH DEFINITION OF STRONG EVIDENCE AND JUSTIFICATION OF THEIR INTRUSION IN OUR PERSONAL LIVES AND PARENTAL AUTHORITY

A statement by ASH UK refers to the recent Swedish study that we discussed in our French text below and urges smokers to stop smoking at home.

Following is an excerpt of their statement that you can read here:

‘’Research: Smoking linked to allergies

There is "consistent and strong" evidence that children exposed to secondhand smoke in early infancy have a higher risk of developing allergies, according to researchers.’’

As we pointed out in our French text, the relative risk factor of this study is 1,28. This is hardly what an epidemiologist would label ‘’strong evidence’’. As a matter of fact, a study so inconclusive, on any other non-politicized health issue, would have simply been dismissed; especially with the limitations of the study as reported by the authors of the study themselves, that you can read here.

''Limitations of the study include difficulty in distinguishing the effects of tobacco exposure in utero and postnatally; reliance on questionnaire data on children at age 2 months; possible disease-related or recall bias, or both; lack of objective assessments of smoke exposure; and possible uncontrolled confounding.''

ASH UK should explain to its readers and the population at large, that if the conclusions of this study represent ‘’strong’’ evidence, what is their criteria for weak evidence? Surely, parents and other concerned citizens would also like to be enlightened as to why childhood allergies have been constantly rising while smoking prevalence has been dramatically decreasing since the last 25 years. Childhood allergy epidemic on the rise worldwide Prevalence of childhood allergies increasing worldwide

And this folks, is a perfect example of what anti-tobacco uses as ‘’scientific’’ evidence to peddle their ideology and justify their intrusion into our personal lives.

Wednesday, 19 December 2007

UN PEU DE SÉRIEUX S.V.P.

Il est aberrant de constater à quel point les medias et journalistes d’aujourd’hui n’ont, en grande majorité, aucun sens critique, ne font pratiquement aucune recherche et publient n’importe quoi à la hâte. Par surcroît, certains journalistes ont le culot de mettre la population en garde contre les ‘’journalistes improvisés’’ et ‘’blogueurs’’ de l’internet! Et bien, nous, comme citoyens et ‘’journalistes improvisés’’, risquons de rechercher la vérité derrière ‘’la grande nouvelle de l’heure’’ et la présenter sous un œil beaucoup plus critique et objectif que ces supposément professionnels du journalisme.

L’article qui suit a été puisé dans Agence France Presse et a paru dans Cyberpresse.

L’étude en question est mieux expliquée au medscape à l’adresse http://www.data-yard.net/10h3/ets_bs_allergy.pdf en anglais.

La conclusion qui nous a valu cette ‘’grande nouvelle de l’heure’’ digne de publication, est basée sur un facteur de risque tellement bas (1,28) que n’importe quelle autre étude sur un autre enjeu autre que les enjeux politisés comme le tabac, n’aurait même pas été rapportée en raison d’une conclusion basée sur un facteur de risque trop faible. En plus, les auteurs même de l’étude déclarent ceci (traduit librement de l’anglais Limitations of the study include difficulty in distinguishing the effects of tobacco exposure in utero and postnatally; reliance on questionnaire data on children at age 2 months; possible disease-related or recall bias, or both; lack of objective assessments of smoke exposure; and possible uncontrolled confounding.) : Les limitations de cette étude, incluent la difficulté de distinguer les effets à l’exposition du tabac in utero et postnatale ; la fiabilité des données du questionnaire sur les enfants à l’âge de 2 mois ; des possibles biais en ce qui a trait aux relations avec des maladies ou les biais de mémoire, ou les deux ; le manque d’une évaluation objective de l’exposition de la fumée, et la possibilité que certaines confusions n’ont pas été contrôlées.

Bravo pour le sérieux de l’étude ! Bravo pour le sérieux des journaux qui l’ont publiée !

Aussi, avant que les médias reprennent cette publication de Agence France Presse, ils auraient dû se servir de logique et poser des sérieuses questions sur le pourquoi que les allergies des enfants augmentent continuellement pendant que le tabagisme baisse à un rythme beaucoup plus rapide. Tout au moins ils auraient pu se référer à des nombreux articles que l’on trouve sur l’internet à ce sujet : Nos enfants, toujours plus allergiques? Une maladie en plein boom Childhood allergy epidemic on the rise worldwide Prevalence of childhood allergies increasing worldwide

Est-ce que quelqu’un voudrait s’aventurer à nous donner des explications logiques ?

Le tabagisme passif favoriserait le risque d'allergies chez l'enfant

Agence France-Presse

Paris

L'exposition à la fumée de cigarette dans les premiers mois de la vie favoriserait le risque pour l'enfant de développer des allergies, selon une étude suédoise publiée mardi en ligne par la revue spécialisée Thorax.

Le Dr Eva Lannero (Karolinska Institute, Stockholm) et ses collègues rappellent que l'exposition à la fumée de cigarette augmente le risque de maladie respiratoire chez les enfants.

Pour leur étude sur la sensibilisation allergique, ils ont analysé les réponses de plus de 4000 familles à des questionnaires sur les facteurs environnementaux auxquels avaient été exposés leur enfant avant et après la naissance et les symptômes allergiques (à 2 mois, un an, deux ans et quatre ans). Les facteurs environnementaux incluaient le tabagisme des parents, les animaux domestiques et les produits alimentaires.

Les chercheurs ont également réalisé sur quelque 2600 enfants, à l'âge de 4 ans, un dosage des anticorps IgE, dont un niveau élevé indique une sensibilisation aux allergènes.

Leurs travaux ont montré que l'exposition dans les premiers mois de la vie à la fumée de cigarette «peut être associée à un risque accru de sensibilisation allergique», indiquent-ils. Le tabagisme passif du petit enfant «augmente le risque de sensibilisation aux allergènes inhalés de l'environnement intérieur et aux allergènes alimentaires», précisent-ils.

Les chercheurs n'ont en revanche pas établi d'association manifeste entre le tabagisme de la femme enceinte et le risque de sensibilisation allergique de l'enfant.

NON AU TAUX D'ALCOOLÉMIE DE 0,05

Tel que nous l’avons exprimé dans nos commentaires du 18 novembre il y a certaines dispositions du projet de loi 42 avec lesquelles nous n’étions pas d’accord. Une de celles-là était la baisse du taux d’alcoolémie permissible à 0,05. Nous sommes donc heureux de constater que grâce aux partis de l’opposition et en particulier au député adéquiste de Blainville, Pierre Gingras, cette disposition du projet de loi n’ira pas de l’avant.

Nous nous permettons un commentaire en réponse à celui de la Ministre Boulet à l’effet que parmi les deux personnes qui mouraient quotidiennement au Québec sur la route, il y en avait qui avaient un taux d’alcoolémie entre 0,05 et 0,08 : L’affirmation de Mme Boulet est tout à fait gratuite. Il y en a aussi parmi ces personnes, qui ont 0 d’alcoolémie. Rien ne prouve que ce sont des taux d’alcoolémie aussi bas que 0,05 – 0,08 qui sont la cause de ce nombre d’accidents auxquels elle fait référence et que ces accidents n’auront pas lieu si ces personnes ont 0 ou 0,04 d'alcool dans le sang.

Pour ce qu’il est des autres dispositions du projet de loi.

Nous espérons sincèrement que l’adoption de photos radar n’ouvrira pas la porte à leur utilisation de plus en plus accrue dans nos vies. C’est un enjeu qu’il faut surveiller de très près et réagir vivement si l’on constate le moindre signe d’abus.

Nous sommes très désolés pour la dépense que les nouveaux conducteurs encourront avec le retour des cours de conduite obligatoires. Désolés également pour les utilisateurs de cellulaire responsables. Voir notre opinion du 18 novembre .

Heureux de constater que des mesures sévères seront adoptées contre les récidivistes et les grands excès de vitesse.

Québec doit renoncer à imposer la norme du 0,05

Les Québécois pourront continuer comme avant de prendre un verre ou deux avant de prendre le volant, et ce, en toute légalité.

Mais ils devront laisser le cellulaire bien rangé lorsqu'ils conduisent et surveiller de près les radars photos.

Faute d'avoir obtenu l'appui des deux partis d'opposition, la ministre des Transports, Julie Boulet, a dû renoncer, mardi, à abaisser à 0,05 mg - au lieu de 0,08 mg - la norme permise d'alcool par 100 ml de sang, pour conduire un véhicule automobile.

Ainsi, le projet de loi 42 défendu par la ministre Boulet se trouve amputé d'un de ses aspects les plus contraignants imaginés par Québec pour améliorer son bilan de sécurité routière.

Le Québec demeurera donc la seule province canadienne à maintenir la norme du 0,08, au lieu de celle plus coercitive du 0,05.

Le projet de loi 42, un des plus controversés de la présente session parlementaire, a franchi mardi soir l'étape de l'étude article par article. Normalement, après avoir perdu quelques plumes, il devrait être adopté mercredi.

Dès le début de l'étude du projet de loi, péquistes et adéquistes avaient exprimé des réserves par rapport au volet du projet de loi touchant le taux d'alcoolémie.

Ils jugeaient que Québec s'attaquait à la mauvaise cible et aurait dû s'en prendre plutôt aux récidivistes de l'alcool au volant et laisser en paix les buveurs sociaux.

En désespoir de cause, craignant que son projet de loi ne meure au feuilleton, la ministre Boulet avait présenté un amendement vendredi prévoyant reporter de deux ans - de 2008 à 2010 - l'application de la loi. Mais cette ultime concession a été rejetée par les deux partis d'opposition.

Dans ses remarques de clôture, la ministre Boulet s'est montrée «extrêmement déçue» de constater que les articles relatifs au taux d'alcoolémie au volant ne passaient pas la rampe.

«Pour nous, chaque vie humaine compte», a-t-elle dit, en rappelant qu'en 2006 deux personnes étaient mortes chaque jour sur les routes du Québec et que parmi elles certaines avaient dans le sang entre 0,05 et 0,08 mg d'alcool par 100 ml de sang.

Les facultés affaiblies au volant sont reliées à 200 décès par année au Québec.

La ministre s'en est prise particulièrement au porte-parole de l'opposition officielle, le député adéquiste de Blainville, Pierre Gingras, qui contestait trois mesures majeures du projet de loi: la réduction du taux d'alcool permis, les radars photos et l'interdiction du cellulaire.

La majorité des groupes entendus en commission parlementaire étaient en faveur d'un resserrement des normes relatives à l'alcool au volant, a affirmé la ministre.

Parmi les opposants, figuraient les tenanciers de bars et les restaurateurs.

S'il avait été adopté tel que présenté, le projet de loi aurait eu pour effet de faire perdre au contrevenant son permis de conduire pendant 24 heures.

«Nous, on y croyait», a dit Mme Boulet, dans ses remarques finales.

Les autres volets du projet de loi ont été mieux reçus par l'un ou l'autre des partis d'opposition et ont donc pu être adoptés.

A compter d'avril 2008, le cellulaire au volant serait donc interdit, mais le dispositif mains libres demeurerait permis.

Pour réduire la vitesse, Québec mènera par ailleurs des projets pilotes de radars photos, dans une quinzaine de villes.

Le projet de loi 42 modifie le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d'inaptitude.

Le montant des amendes sera revu à la hausse - voire doublera -, de même que la possibilité de perdre des points d'inaptitude en cas d'excès de vitesse.

Les grands excès de vitesse seront particulièrement réprimés.

Par exemple, un conducteur roulant à 96 kilomètres dans une zone de 50 km-h se verra imposer une amende de 480 $ en plus de perdre 10 points d'inaptitude.

Pour les jeunes conducteurs, une telle infraction entraînerait la révocation du permis de conduire puisque le projet de loi prévoit limiter à 8 - au lieu de 15 - le nombre de points d'inaptitude pour les automobilistes de 23 ans et moins.

Pour tous les nouveaux conducteurs, le cours de conduite redevient obligatoire et l'accès au permis devient graduel.

De plus, les limiteurs de vitesse fixés à 105 km-h deviennent obligatoires pour les véhicules lourds.

Saturday, 15 December 2007

HYGIÉNISME MORAL, PURITANISME D'ÉTAT, OU LOBBIES INDUSTRIELS

Voici un appel de s'impliquer dans le débat qui nous parvient de deux scientifiques français qui dénoncent la répression à laquelle les citoyens qui fument ou boivent sont soumis. Nous encourageons tous nos membres et visiteurs d’exprimer leur opinion en écrivant aux adresses fournies par ces deux intervenants de la santé publique en France et de partager ce document avec le plus grand nombre de citoyens possible.


Alcool, tabac. Gare au pavé de l'ours
Hygiénisme moral, puritanisme d'Etat, ou lobbies industriels ?
Un appel à réagir
19 Novembre 2007
Guy CARO, Robert MOLIMARD*

Alcool, tabac. Gare au pavé de l'ours
Hygiénisme moral, puritanisme d'Etat, ou lobbies industriels ?
Un appel à réagir
19 Novembre 2007
Guy CARO*, Robert MOLIMARD**

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Cirrhose du foie, cancer du poumon, delirium tremens, accidents de la route, infarctus…, qui ne souhaiterait voir alléger la charge que l'alcool et le tabac font peser sur les individus et la société ? Mais quel démon nous fait donc abandonner tout sens critique, et emboîter le pas aux cow-boys puritains d'outre atlantique qui n'ont rien appris du passé ?

Depuis la nuit des temps, l'Homme a découvert les boissons fermentées. Les ligues de vertu et les prohibitions musclées n'ont pu les éradiquer. Ces politiques, que leurs effets pervers avaient fait abandonner, reviennent en force. L'histoire du tabac est plus récente. En moins d'un siècle après la découverte de COLOMB, la plante américaine a gagné le monde entier, uniquement par le bouche à oreille. Ni presse, ni radio, ni télévision n'étaient alors là pour en faire la publicité. Pas d'industrie du tabac pour le promouvoir. Mieux, en Turquie Amurat IV coupait le nez des priseurs et décapitait les récidivistes. Urbain VII les excommuniait. Même féroce, la répression n'a pas endigué l'épidémie. Evoquant la possible suppression du vin et du tabac, Alexandre Dumas fils écrivait: "il n'y faut point songer. Tous nos articles et toutes les sociétés de tempérance du monde n'y feront rien. Le phylloxera lui-même y a renoncé. On n'a jamais fait autant de vin que depuis que la vigne n'en produit plus, et l'on n'a jamais tant fumé que depuis que les cigares ordinaires sont infumables et que les bons cigares sont hors de prix". .

Une telle puissance de pénétration de ces produits dans les sociétés les plus diverses, l'énorme sacrifice financier qu'y consentent les plus pauvres ont un sens. Ils témoignent de leur rôle majeur dans l'équilibre des individus et l'harmonie de la société. Evidemment nous, médecins, avons à lutter contre l'ivresse aiguë à l'anglo-saxonne, l'ivrogne qui rentre, bat sa femme et casse tout, contre l'intoxication régulière et massive qui détruit le foie et le cerveau. Mais pourquoi partir en guerre contre ce qui peut détendre après un stress, cette légère gaité pimentant les jours de fête, ou les plaisirs subtils de la conjonction des arômes des plats et des vins qui fait notre fond culturel français? Le tabac est plus dur. Une grande majorité de fumeurs ne peut se limiter à une consommation hédonique et festive. Bien qu'il ne perturbe pas le fonctionnement du cerveau, au contraire, le tabac donne hélas le cancer et l'infarctus. Mais aussi combien de fumeurs plongent dans une dépression profonde dès qu'ils arrêtent, dont ils ressortent en refumant. Les schizophrènes y trouvent une automédication. Il augmente la vigilance, stimule, détend. Comme l'alcool et le café, il noue le lien social. Il faudrait garder les bénéfices, en limitant les risques.

Mais c'est là que tombent les masques. L'arme absolue contre le tabagisme passif, prétexte à cette prohibition généralisée, existe. Sucer du tabac, comme les suédois, ne fait pas de fumée, ne gêne pas les voisins, ne cause pas d'incendies. Qui plus est, leur "snus" ne fait pas de cancers du poumon, de bronchites chroniques, pas d'artérites et d'infarctus. Les meilleurs experts disent que cette façon d'utiliser le tabac diminuerait de 98% les risques encourus. Tout médecin, tout responsable de santé publique devrait donc pousser les fumeurs à au moins abandonner leur cigarette pour un tabac moins dangereux pour tous, et l'Europe à lever la stupide et néfaste interdiction de sa vente, à laquelle échappe la Suède. Mais, toujours au nom de la santé publique, qui cache certainement mal de sordides intérêts commerciaux, les mêmes activistes puritains s'y opposent, ignorant les preuves épidémiologiques et suscitant des travaux scientifiques pour lui trouver un danger résiduel justifiant le maintien de l'interdit.

Interdictions, taxes prohibitives, contrôles sont source de résurgences malsaines, contrebande, contrefaçon, produits frelatés, petite délinquance et grande criminalité. Ils imposent des contraintes pas toujours réellement justifiées, injustement pénalisantes pour la grande partie de la population qui sait boire avec discernement et comprenait peu à peu qu'il n'est pas correct d'enfumer son voisin. Et l'on pousse toujours plus loin la chasse à la fumée. En Californie, on ne peut plus fumer dans la rue ou dans les parcs de Calabasas (sauf au supermarché!!). Ailleurs, une femme est condamnée à ne pas fumer dans son jardin, on interdit de fumer en voiture, chez soi sur son balcon ou si le voisin sent l'odeur de tabac qui, passant sous les portes, a traversé le palier. Certains proposent même d'enlever ses enfants à qui fume à la maison, l'assimilant à un "child abuser" (pédophile)! Les schizophrènes qui ne peuvent sortir de l'hôpital sont de fait interdits de fumer. De même en prison: double peine. Et aux USA, l'interdiction de fumer dans les couloirs de la mort? Plus de dernière cigarette et de verre de rhum? C'est le retour à la barbarie.

Les "Bar-Tabac" ont raison. Il est faux que l'on risque sa vie en y pénétrant une minute pour acheter son journal. Personne n'est obligé d'aller s'accouder à un comptoir pour refaire le monde. Il est vrai que les liens sociaux tissés en ces lieux sont irremplaçables, quand l'individualisme moderne isole tant de gens devant leur télévision. L'interdiction d'y fumer est contestée, et contestable, notamment dans des régions comme la Bretagne où des risques de fermetures peuvent affaiblir le lien social, l'animation culturelle et la convivialité de territoires ruraux et de quartiers urbains.

Quand nous parlons de "convivialité", c'est dans un sens très précis. Le mot signifie "vivre ensemble" puis "invité d'un repas". C'est être ensemble, avec des échanges chaleureux entre membres d'un groupe, notamment dans les moments et les lieux des repas. On peut fumer si les conditions s'y prêtent, ou s'en abstenir. On peut boire ou pas, des boissons alcoolisées ou non, mais dans le respect de la différence de l'autre. Nul ne se sentira culpabilisé s'il fume dans le respect de l'autre, ou, s'il boit de l'eau, stigmatisé et incité à "prendre un verre".
Les fumeurs étaient allés trop loin. L'inconfort seul qu'ils infligent à leur entourage justifie les interdictions de fumer dans des lieux collectifs, de travail. Il est impératif qu'on ne fume pas dans les établissements d'éducation, où l'on doit apprendre la liberté, pas l'esclavage. Déjà, depuis la loi Evin, on ne fumait plus dans les réunions, dans les trains, les avions. Fallait-il en rajouter? Pour faire passer la pilule, on brandit les risques encourus par le disk-jockey ou le barman. Mais ils connaissaient les risques du métier avant de le choisir. Les pompiers exigeraient-ils de ne pas être exposés au feu, les militaires aux balles? Faut-il aller si loin au nom d'un stupide "principe de précaution" qui voudrait qu'on interdise immédiatement le foot, l'alpinisme et le vélo, voire de traverser les rues. On ment sur les risques que la fumée des autres fait courir aux non-fumeurs.. L'enquête européenne (Lifting the smokescreen) qui lui attribue près de 6000 décès en France, a été capitale pour obtenir la généralisation de l'interdiction. C'est pourtant une véritable escroquerie, puisque elle y inclut 5000 vrais fumeurs actifs, sous prétexte qu'ils respirent l'air pollué de la pièce où ils fument! On change la définition même du tabagisme passif, ce qui aurait dû soulever un tollé de la part des "scientifiques". Mais c'est "pour la bonne cause", qui justifie des moyens qui devraient la discréditer.

Cela commence doucement. Pour protéger les enfants, on supprime à Lucky Luke sa cigarette, pour la remplacer par de l'herbe. Les enfants comprennent, ils passent au cannabis! Qui pourtant a toujours été interdit, sans publicité, et cher. On enlève sa cigarette à Clint Eastwood, …mais on lui laisse son flingue. Quel symbole! Comme on faisait disparaître Trotsky des photos officielles, on gomme la cigarette de Jean Paul Sartre, et ainsi le rôle du café de Flore ou des Deux Magots. Crime culturel.

Mais est-ce efficace? On se réjouit de la baisse à 29% du pourcentage de fumeurs relevée par l'enquête INSEE de 2003, on transforme en "nombre de vies sauvées". Mais on passe sous silence les résultats de l'Eurobarometer la même année, qui enregistre une hausse à 44%. On ne se questionne pas sur ces discordances. La protection des jeunes est la tarte à la crème, et leur comportement de plus en plus préoccupant, qu'il s'agisse d'alcool ou de tabac, "Il faudrait qu'ils ne commencent pas". Ce serait aller à l'encontre de leur curiosité, de leur instinct de découverte. Face à la diversité et à la complexité des manières de boire et de fumer, les discours et pratiques dominants, publics ou privés, les programmes de prévention sont d'évidence inadaptés, souvent inefficaces et même porteurs d'effets pervers. Sans évaluation réelle du poids de leurs conséquences négatives par rapport à leur bénéfice, on réclame sans cesse de nouvelles augmentations de prix du tabac, qui enfoncent les précaires dans la pauvreté et remplissent les restaurants du cœur.

Le calme précède souvent la tempête. Le mur de Berlin semblait éternellement figer une société réprimée. La vraie liberté est dans la recherche des solutions dans un débat démocratique non biaisé, pas dans l'anarchie qui suit les révoltes.

Nous lançons un appel solennel à tous ceux qui voudraient voir aborder enfin les graves problèmes de l'alcool et du tabac avec une vision à la fois réellement scientifique et humaniste, pour leur apporter des solutions efficaces, et non de la poudre aux yeux. Car la véritable victime du tabac est le fumeur, comme l'ivrogne celle de l'alcool. Il serait urgent qu'ils cessent de consommer, ou adoptent des formes d'usage moins dangereuses. Il faudrait les aider, on les enfonce. Il est scandaleux que la répression soit la seule formule retenue, quand toute l'histoire du monde prouve qu'elle est inefficace et conduit fatalement à un rejet. Il serait temps que cesse la censure de toute voix contradictoire et que s'instaure un véritable débat. Il est scandaleux qu'aucune équipe scientifique au monde ne soit consacrée à la recherche sur le tabac, et que celle sur l'alcool ne soit pas à la hauteur des enjeux. Il est scandaleux que l'argent public qui pourrait susciter de tels travaux soit gaspillé pour compenser les dégâts sociaux et commerciaux provoqués par une augmentation de prix, dont les effets pervers sont patents et les bénéfices spécifiques non prouvés. Il est scandaleux que la conséquence directe de cette politique répressive, derrière laquelle on sent poindre la puissance de certains lobbies, soit le pillage de la Sécurité Sociale. Scandaleux qu'on lui fasse offrir à tout fumeur des médicaments guère plus actifs qu'un placebo, contre la règle qui lui interdit de rembourser ceux dont on fait la publicité dans les medias, quand nous devrions financer des recherches et des approches essentiellement basées sur des modifications psychologiques et culturelles.

Appel

La politique actuelle à l'égard de l'alcool et du tabac va à l'encontre des traditions françaises de liberté et de convivialité. Sous prétexte de santé publique, elle exprime une idéologie puritaine, prohibitionniste, totalitaire, cachant mal des conflits d'intérêts. Essentiellement répressive, elle n'a pas démontré son efficacité, surtout chez les jeunes. Elle ne prend pas en compte ses effets pervers, souvent délibérément cachés. Elle censure l'expression d'opinions contraires, refusant le débat démocratique qui permettrait de trouver les meilleures solutions adaptées à notre pays et à ses caractéristiques culturelles régionales.
Nous appelons à s'exprimer et à se manifester dans ce débat, au niveau des régions et au niveau national :
- les professionnels de santé
- les chercheurs et enseignants des disciplines socio-culturelles
- les producteurs et distributeurs de boissons alcoolisées et de tabac, cafés, restaurants, bars-tabacs
- les journalistes et responsables des médias
- les artistes, créateurs, acteurs et animateurs sociaux et culturels
Pour :
1 – Etudier et informer
Contribuer à mieux connaître et faire connaître les faits, analyses, études et statistiques qui mettent en question les discours officiels "sanitairement corrects". Rechercher et dévoiler les conflits d'intérêt qui les sous-tendent.
2 – Innover, expérimenter, évaluer, diffuser
Mettre leurs compétences scientifiques, médicales, culturelles, politiques au service de la recherche et d'évaluation, au niveau régional et national, de solutions humaines et efficaces aux problèmes posés par l'alcool et le tabac, et de leur diffusion.

Pour se joindre à cet appel
Si vous vous sentez concerné par cet appel,
Si vous estimez pouvoir être utile dans un groupe de réflexion et d'action pour réagir dans le sens défini dans le présent appel,
vous pouvez prendre contact avec :
Pr Guy CARO, 40 B rue du Docteur LEON 35740 PACÉ
Pr Robert MOLIMARD r.molimard@tabacologie.fr




*Guy CARO : Je suis médecin-psychiatre, alcoologue et enseignant-chercheur à Rennes.
Coresponsable, avec un chercheur CNRS, Yvon Bertrand, d'une recherche interdisciplinaire sur "Alcoolisme et Bretagne" de 1974 à 1977. A partir de 1981, j'ai animé une recherche-appliquée sur "Manière de boire et problèmes d'alcool" associant des activités de thérapeutique, de formation initiale et continue et de prévention des problèmes d'alcool en milieu scolaire, en sécurité routière, en entreprise.
J'ai été professeur, fondateur et coresponsable du laboratoire de recherche "Alimentation – Breuvages – Cultures" à l'Ecole Supérieure de Commerce de Rennes, de 1999 à 2005.
Principaux ouvrages : "De l'alcoolisme au bien boire" dirigé avec Edgar Morin, Ed. L'Harmattan, Paris, 1990 ; "Aspects socio-culturels de l'usage et de l'abus d'alcool et stratégies de prévention par l'éducation. Interdire, diaboliser ou apprivoiser l'alcool ? Ed. U.N.E.S.C.O., Paris, 1995. Traduction en anglais et espagnol ; "De l'alcoolisme au savoir-boire". Ed. L'Harmattan, 2006, 2ème édition 2007.



*Robert MOLIMARD : Je suis professeur Honoraire de physiologie à la Faculté de Médecine Paris-Sud. Ancien Chef de service de Médecine Interne à l'Hôpital Max Fourestier à Nanterre, je me suis consacré à la prise en charge des fumeurs et, dans mon laboratoire, à l'étude expérimentale de la dépendance au tabac.. J'ai fondé en 1983 la première société savante destinée à promouvoir la recherche scientifique sur le tabac et le tabagisme, et ai forgé pour elle le mot de "Tabacologie". Je l'ai présidée jusqu'à la disparition de la "Société de Tabacologie" en 2004. En 1986, j'ai créé le premier enseignement universitaire sur le tabac. A 80 ans, je continue à organiser ce "Diplôme Interuniversitaire de Tabacologie Paris 11/Paris 12", qui, avec près de 1000 diplômés, a jusqu'ici formé la grande majorité des tabacologues français.
J'ai fait part de son expérience dans un ouvrage, "La Fume " (2003), et donné mes conseils aux fumeurs dans le "Petit Manuel de Défume" (2007), publiés aux éditions SIDES:

Déclaration de conflits d'intérêts : Le décret n°2007-454 du 25 mars 2007 faisant injonction aux membres des professions de santé de déclarer leurs liens éventuels , nous déclarons sur l'honneur n'avoir aucun lien d'intérêt avec les industries et entreprises pharmaceutiques, tababagières ou alcoolières, et n'en tirer aucun avantage personnel..

CMA ENCOURAGES A CANADA-WIDE BAN ON SMOKING IN CARS CARRYING CHILDREN

CMA Encourages a Canada-Wide Ban on Smoking in Cars Carrying Children is the title of the press release that you can read here.

As long time observers of the anti-smoking modus operandi, we suspected that the town of Wolfville, N.S. that banned smoking in cars with children, was implemented in order to set a precedent for the anti-smoking cartel that would open the door to a new phase of anti-smoking -- that of our cars, eventually and quickly to be followed by a ban in our homes.

Smoking in the presence of children is in no way, means or form to be considred parental neglect or abuse unless the child has a condition that second hand smoke can aggravate. Please read what Dr. Michael Siegel says on this subject
here. Risk does not automatically mean harm, especially when the risk factors are hardly at levels where cause can be inferred and all confounding factors can be dismissed. Epidemiology is too subjective, biased and inaccurate, for any legislation to be based on its weak and inconsistent conclusions. Case in point, the WHO’s biggest and most extensive study (Bofetta et al 1998) surprisingly found that second hand smoke protects children from lung cancer. Should we base legislation on this allegedly serious ‘’scientific’’ study and force all parents to smoke in the presence of children to save them from lung cancer?

Who then better than the parent, under the advice of the child’s pediatrician, knows best when a situation aggravates their child's condition and when it doesn’t? One could argue that some parents are negligent and could care less about their child’s medical condition and we agree that unfortunately such parents do exist -- thankfully in small numbers -- and by all means these children should be protected from this type of parental neglect. However, the fact is that there are laws already in place to protect children from parental neglect and abuse and it is those laws that should be enforced rigorously instead of wasting our already deficient human and financial resources to put ‘’feel good’’ laws in place that would not only be very difficult and expensive to enforce, but that would target all parents when in fact it is the few irresponsible ones that should be targeted.

Let’s not forget that if we’re going to legislate smoking behavior in order to save the children from their parents, we would have to review many risky habits that we allow our children to be subjected to, and legislate them in the same way, since they are all decisions parents make that pose a risk to their children. Such risky habits would include taking the child outside during smog alerts, driving in poor weather or in poor visibility conditions with a child, taking the child outdoors during mosquito season, caring for the child while we are afflicted with a viral or infectious disease, lighting candles, burning incense, lighting a fireplace in the presence of a child, the list is long and endless. The fact that we don't, is clear proof that these anti-smoking laws have absolutely nothing to do with children's health and everything to do with control, coercion and especially financial interests. Even the most caring parents take some type of risk while a child is in their custody and under their authority and that is perfectly acceptable. Why should it be any different when it comes to smokers to the point that special legislation is required?

If the citizens of this country keep bending to these manipulative campaigns that use children to appeal to our emotions, there really is no telling, depending on the activist agenda ‘’du jour’’, when government bureaucrats will be knocking on our door to inspect what we’re serving our children for breakfast and if the TV set is on a channel appropriate for their age.

Smoking bans in cars with children are peddled by the pharmaceutically financed anti-smoking cartel for the sole purpose of de-normalizing smokers and further turning them into social pariahs who should be ruthlessly shamed into quitting, hopefully with the help of their pharmaceutical products. It is time citizens of all provinces and countries begin to see clearly through these immoral and unethical tactics brought on by anti-smoking organizations eager to satisfy their corporate donors -- Big Pharma.