Thursday, 5 March 2009
LA LOI ANTI-TABAC UNE ATTEINTE DIRECTE À L'INTÉGRITÉ DE LA PERSONNE
L’auteur, Jean Garneau, fait une critique de la loi de 1998 en tant que psychologue et nous exprime ses très grandes craintes face à la destinée de l’être humain lorsqu’on lui enlève la liberté de faire ses propres choix bons ou mauvais. Il nous explique que la liberté fait partie de quatre défis fondamentaux que nous présente notre existence d'humains et que de nous en priver porte atteinte directe à notre intégrité.
Il est facile d’imaginer que l’auteur (un non-fumeur par surcroît) est probablement totalement indigné de la loi Couillard de 2006 qui est une des plus contraignantes et liberticides au monde.
Lire l’article :
L'addictature médicale
Tuesday, 24 February 2009
ENTRE LA PROMESSE D'UNE BONNE SANTÉ ET LA LIBERTÉ, JE CHOISI LA LIBERTÉ !

À qui de droit:
Je crois qu'il est inaceptable d'attaquer notre culture ; le tabac est un produit utilisé par mes ancètre MicMac depuis des siècles (chasse les mauvais esprits); il a été adopté par nos envahisseurs qui maintenant, s'abrogent le droit de l'interdire graduellement en publique et bientôt, dans le privé. (sans pour autant en interdire la vente)
Ces mêmes envahisseurs s'infiltrent, par des lois politiques (influencé par les Cie d'assurance et pharmaceutique) dans notre choix de vie.
Si on accepte force de loi constitutionnel (liberté de religion etc) d'accepter les us et coutumes des nouveaux arrivant ( musulmans, shick ou tout autres cultures) de quel droit, la notre serait prescrite? Si je rentre dans un bar fumeur; c'est mon choix (ce que je ne fais plus ,car il y a interdiction de fumer ) alors je me retrouve dans des lofts résidences privées, ou toute est permis même pour des adolescentes (mineurs) et aucunes restrictions d'heures de fermetures et de produits de consommations ( extasie, coke, pot et autres) il suffit de participer aux dépenses et, le tour est joué. (aucun bar ne peux compétitionner avec cette formule. (pas de permis à payer, aucunes restrictions d'âge et de fermeture et on peux fummmmer) les I-Pod pour la musique aux choix de chacun et des écouteurs pour les danseurs (très sexy) qui suivent la musique improvisée par un DJ. (pour éviter les plaintes du voisinage sur le bruit)
Je crois que c'est aux propriétaires responsables de bar de juger de la situation; et de modérer un fumeur excessif comme un buveur qui exagère sa consommation. J'avais trouver ce bar; mes malheureusement la STASI du tabac y a mit fin (suite une ou des délations de biens pensants puristes, angéliques). DOMMAGE pour le tenancier c'était un bar musicale de quartier très sympa.
J'ai mon voisin qui a une volaille en cage bien nourrit et, parait en santé...mais en cage.
La liberté c'est comme une assurance; il faut payer la prime pour qu'elle reste active.
Si le prix de la liberté c'est ma santé alors; j'opte pour ma liberté. (C'est à moi de gérer ma santé et non à la force politique qui c'est procurée le pouvoir de par ses donnateurs et, suivit promesses illusoires.
Friday, 2 May 2008
VOUS AVEZ TOUT COMPRIS M. AUBIN, MERCI POUR VOTRE CHRONIQUE !

Non seulement cette chronique parle tout comme nous de la propagande gouvernementale digne des régimes totalitaires, mais expose également un autre phénomène que nous décrions depuis longtemps : celui des biais des médias. Dans une société libre, les médias servent des gardiens de liberté pour contrebalancer les abus des gouvernements à tendance totalitaire, mais comment peuvent-ils assumer objectivement leur rôle lorsque leurs meilleurs clients sont justement les gouvernements qui exercent cet abus de pouvoir?
Pour répondre à la question de M. Aubin à la fin de son article : Non, M. Aubin, nous ne sommes pas du tout confortables avec cette situation et c’est pour cela que nous luttons sans cesse pour éveiller les gens à ce phénomène très menaçant à nos libertés civiles.
La chronique de Benoît Aubin
La dictature de la vertu
La propagande, c'est ce que l'information devient quand l'État contrôle les médias : le moyen de cacher certaines vérités, d'inculquer des idées à la population ou, encore, de modifier ses comportements.
C'est l'outil de communication préféré des régimes totalitaires. Le concept fut mis au point par les nazis sous Adolf Hitler dans les années 30 - et fut perfectionné par les communistes.
C'est pour cette raison que la liberté de presse figure en bonne place dans la constitution de la plupart des démocraties. Une presse libre d'informer, de critiquer, d'exprimer des opinions dissidentes est vue comme l'antidote au conformisme imposé par les régimes totalitaires.
Cependant, il existe en démocratie un moyen efficace de rejoindre le grand public, et de lui proposer des idées, des comportements, des produits - sans risquer de voir son message contrôlé ou déformé par les journalistes : c'est la publicité.
Donnez de l'argent aux médias, et ils suspendront temporairement leur rôle de chien de garde. C'est clair que la publicité est, en quelque part, politique. Elle ne va pas remettre en question le système économique dans lequel la consommation est une valeur primordiale, par exemple.
Mais, comment décrire ce qui se passe quand c'est le gouvernement, l'État, qui achète de l'espace publicitaire dans les médias pour faire passer des messages, changer des comportements ?
Les gouvernements font de la pub. comme les vendeurs d'autos et de parfums. Mais avec nos taxes. Ce qu'ils visent ? Jouer entre nos oreilles ; améliorer nos comportements. Mangez des légumes. Faites de l'exercice. Ne buvez pas trop. Méfiez-vous des jeux de hasard. Cessez de fumer. Portez un condom. Ne battez pas votre femme. Ralentissez.
Le gouvernement du Québec produit ces jours-ci des publicités particulièrement violentes.
L'homme qui se tape la tête sur le mur (il ne portait pas de condom, sa vie est gâchée).
L'automobiliste dont le pare-brise est fracassé par la tête d'un piéton qu'il vient de renverser (il roulait trop vite. il vient de tuer).
C'est difficile, j'imagine, de critiquer ces publicités, parce qu'il est difficile d'être contre la vertu.
C'est vrai que rouler trop vite dans un quartier résidentiel peut être dangereux. Même quand ça ne tue personne, ça dérange tout le monde, c'est un manque de respect, c'est menaçant, c'est aliénant. Ralentir, c'est civilisé. Bon.
Mais quand même. Le gouvernement attend que je sois rendu dans mon salon pour faire mon éducation. Il veut faire de moi un meilleur citoyen à coups de publicité coup-de-poing-dans-la-face. À mes frais. Je ne suis pas confortable avec ça. Et vous ?
Monday, 28 April 2008
MÊME JOUR AUTRE DISCOURS
Une démocratie totalitaire
Depuis quelques mois, l'offensive de notre société contre les libertés fondamentales prend de l'ampleur. Tant la droite que la gauche y participent avec enthousiasme.
Nous savons tous que nos gouvernements ne cessent de renforcer le droit criminel, d'augmenter les pénalités, de créer des lois d'exception pour combattre un terrorisme en grande partie fictif et faciliter la surveillance et l'invasion de la vie privée.
Ces dernières semaines, le gouvernement fédéral a proposé de restreindre la liberté artistique des réalisateurs et de donner au ministre de l'Immigration des pouvoirs absolus. Le gouvernement du Québec a annoncé une collaboration entre notre police et celle de New York qui facilitera le partage des renseignements, et même des soupçons.
VIE PRIVÉE
Beaucoup ignorent qu'en même temps, la soi-disant « gauche » des lobbys, chacun muni d'un agenda particulier et de sa propre version de rectitude politique, est en train de porter des coups tout aussi cinglants à la liberté et à la vie privée.
La Cour du Québec vient de confirmer la validité d'une clause dans un bail qui interdit à un locataire de fumer chez lui. Si le tabagisme n'est pas à recommander, il n'est pas pour autant illégal. Notre législation a déjà voulu assurer à un locataire les mêmes droits et presque la même sécurité que ceux du propriétaire.
Ce principe jadis si évident sombre devant notre hystérie anti-tabagisme. Il n'est pas trop tard pour contester cette décision devant la Cour supérieure, mais pour l'instant, c'est un coup dur pour la vie privée.
QUESTION DE LANGUES
Les préoccupations légitimes pour l'avenir du français ont inspiré des demandes visant à empêcher les immigrants d'utiliser l'anglais, surtout dans les communications avec les institutions publiques. A-t-on oublié les notions d'égalité des citoyens et de liberté de s'exprimer comme on veut ?
Nous pouvons certes restreindre l'accès à l'école anglaise et exiger un meilleur enseignement du français, mais la situation incertaine du français ne justifie ni les incursions dans la vie privée, ni la création de catégories de citoyens.
TABOUS ET RELIGIONS
Notre société continue de réprimer les paroles qui paraissent blessantes ou haineuses, sans comprendre la nature étouffante de ce type de législation et le danger que des choses importantes mais impopulaires deviennent difficiles à exprimer.
On vient de rendre public le contenu des cours d'éthique et de culture religieuse pour nos écoles. Hélas, ce cours est un autre exemple de rectitude politique et de répression de la pensée indépendante.
Notre peur d'offenser nous empêche de discuter des sectes. De plus, on ne parle qu'en bien de toutes les religions et on omet de mentionner l'athéisme ou la morale sans religion comme alternatives légitimes.
Pourtant, l'humanisme laïc et le rejet de toute religion sont des éléments très importants dans la tradition occidentale.
Chacun de ces accrocs à la liberté est plutôt mineur. Toutefois, ensemble, ils présagent une société qui garde les formes d'une démocratie mais impose un conformisme rigoureux.
Une société où le concept douteux de « droit collectif » non seulement remplace la solidarité entre individus, qui était à la base de grandes réformes sociales au 20e siècle, mais obtient une préséance sur les libertés individuelles.
Bref, une démocratie totalitaire.
Friday, 28 March 2008
PHILANTHROPIE OU DICTATURE DES BUREAUCRATES ?

Thursday, 27 March 2008
INTERDIT D'INTERDIRE ?
Nous sommes agréablement surpris qu'enfin un média québécois nous pointe vers un article dénonçant, d'une part, l'ingérence extrême du gouvernement dans notre quotidien, et, d'autre part, l'arnaque du tabagisme passif. Force est d'admettre qu'il est désolant de constater qu'il ait fallu qu'un média d'outre atlantique (Courrier International) prenne l'initiative et, surtout, le courage de publier. Nos nombreux appels, ainsi que ceux d’autres organismes et citoyens, auprès des médias québécois dans le but d'investiguer sur l’enjeu du tabagisme passif, ont été traités avec une apathie déconcertante et plus qu'intrigante. Nous espérons que cet article marque le début de l'étalement des menteries et exagérations et que les journalistes d'investigation québécois, exerceront enfin de la pression sur le gouvernement afin d'ouvrir une enquête à ce sujet trop longtemps enfermé à clé derrière les portes de la vertue.
Il est également intéressant de lire dans l'éditorial du Courrier International la raison qui a motivé les journalistes de traiter plusieurs sujets en même temps que le tabac, raison qui est en fait la même que celle que C.A.G.E. défend depuis le début, soit que le tabac fait partie d'une idéologie plus globale qui sert de modèle aux autres enjeux :
''Pouvait-on mettre dans le même sac les excès de la lutte antitabac, les interdictions diverses touchant la vitesse, la répression un peu hypocrite de la prostitution et différentes atteintes à la liberté d’expression ? Certains journalistes, grands fumeurs devant l’Eternel, étaient plutôt contre, considérant que la cigarette était en soi un sujet suffisamment important. Il faut dire qu’à l’origine ce sont des papiers russes qui avaient attiré notre attention. Et, à Moscou, où l’on clope sans vergogne, on observe la croisade actuelle un peu comme Dostoïevski voyait l’athéisme, autrement dit comme un mauvais tour de l’Occident contre la sainte Russie… Mais d’autres journalistes et moi-même estimions que le tabac n’était que la partie la plus visible d’une idéologie plus globale.''
Interdit d’interdire?Les États veulent tout régenter
Cent soixante-huit pays ont signé la convention cadre pour la lutte anti-tabac de l’Organisation mondiale de la santé et fumer dans des lieux publics est interdit dans un nombre croissant de pays. Jusqu’à quel point l’État doit-il protéger les individus de leurs vices, s’interroge cette semaine Courrier International.
«Tabac, violence, malbouffe, beuveries: nous autres, les Britanniques, avons de vilaines habitudes. Et limiter ces comportements à risques est désormais une priorité politique. Les politiciens ont toujours veillé à ne pas trop donner l’impression de porter des jugements sur la façon dont les gens se comportaient. Mais les effets des mauvais comportements se faisant de plus en plus sentir, ils se montrent plus directs. Aujourd’hui, le gouvernement et l’opposition sont pris entre le marteau du paternalisme et l’enclume du libéralisme. La grande question, que tout le monde élude, est de savoir dans quelle mesure l’État peut ou doit nous protéger contre nous-mêmes», demande l’hebdomadaire britannique New Statesman, dans un article qui ouvre le dossier de Courrier International.
Moscou devrait bientôt interdire de fumer dans les lieux publics. Cette perspective inquiète Alexandre Privalov, de l’hebdomadaire russe Expert, car selon lui les fumeurs sont victimes de discrimination. «Le pire des criminels a des droits; le fumeur n’en a aucun. Toute question peut être réglée par un vote [à la majorité], sauf celle du tabac: dans une pièce contenant cent fumeurs et un non-fumeur, c’est ce dernier qui aura raison. De toutes les catégories humaines, la seule que l’on soit autorisé à considérer comme regroupant des citoyens de second ordre, c’est celle des fumeurs.»
Le sociologue allemand Wolfgang Schlüter, fumeur invétéré, dénonce pour sa part dans les pages du quotidien berlinois Die Welt la superstition anti tabac. «La classe dominante fonde ses restrictions sur des preuves médicales prétendument avérées de la dangerosité du tabagisme, et en particulier du tabagisme passif. Cette superstition scientifique, cette idolâtrie d’un empirisme que l’on ne saurait apparemment contester est dangereuse en soi. On a maintenant des études scientifiques qui servent à justifier l’exclusion et la ghettoïsation. La prochaine étape, ce sera une interdiction générale (sous peine d’arrestation) de la consommation de tabac qui s’étendra à la sphère privée, comme c’est déjà le cas pour les drogues végétales ou synthétiques. Je suis moi-même scientifique et je suis fermement convaincu qu’il n’est par principe pas possible de prouver que le tabagisme est la seule cause des pathologies ¬cancéreuses, cardiaques ou coronariennes. Ces études scientifiques se fondent sur des statistiques. Or les statistiques ne peuvent décrire que des corrélations, pas des liens de causalité.»
Cette semaine dans le Courrier International
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Thursday, 24 January 2008
N'ATTENDONS PAS QU'IL SOIT TROP TARD AVANT DE RÉAGIR
Nous partageons ses inquiétudes et nous souhaitons vivement que davantage de citoyens s’impliquent pour freiner ces tendances totalitaires dans les vies des citoyens. Cela a pris une proposition extrêmement envahissante dans la vie privée, pour que les citoyens de la Californie réagissent afin d'empêcher la réglementation de passer. Nous espérons que les lois canadiennes ne se rendront pas aussi loin avant que les citoyens se lèvent pour mettre une halte aux tactiques totalitaires de leurs propres élus provinciaux et fédéraux.
Comment réagir ? Appelez, écrivez, ou rendez-vous chez votre député pour faire valoir vos opinions. Écrivez aux médias et participez lors des lignes ouvertes. Ne vous dites surtout pas que quelqu'un d'autre le fera à votre place, car dites-vous que ceux qui militent pour les lois avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, le feront avec plaisir. Ils le font d'ailleurs assidument.
Espèce menacée

On entend souvent parler des espèces menacées. Leur vulnérabilité nous indigne, et leur extinction imminente nous révolte. Certains consacrent même leur vie à la préservation des espèces en danger. Pourtant, quelque chose de malheureux est en train de se produire sans que personne ne s'en soucie : il s'agit de l'érosion graduelle mais soutenue de nos libertés !
Tous les aspects de notre vie sont surveillés : on nous dit quoi acheter, quoi manger, quels moyens de déplacement privilégier, quel véhicule conduire, quelles chaînes de télé écouter, on nous impose même la couleur de la margarine. Bref, il y a toujours un fonctionnaire omniscient ou un groupe de pression moralisateur pour nous recommander ou pour nous imposer le " bon " comportement, comme si nous étions incapables de juger par nous-mêmes.
La dernière offensive en règle contre la liberté a été déclenchée par la California Energy Commission (CEC) alors qu'elle a proposé des modifications à sa politique énergétique. Par souci d'" efficacité " énergétique, elle propose que toute résidence qui sera construite ou rénovée soit équipée d'un thermostat contrôlable à distance. Et qui aurait le contrôle de ces nouveaux thermostats ? Le propriétaire de la résidence ? Pas uniquement ! Les thermostats seraient aussi contrôlés par... des organismes gouvernementaux !!!
Si la température d'une chaumière déplaît aux fonctionnaires, ils auraient le pouvoir de la modifier à leur guise. De plus, le thermostat serait conçu de telle sorte que l'occupant du logement ne puisse changer lui-même la température pendant les périodes où les fonctionnaires en prennent le contrôle. La CEC espère en plus faire avaler des couleuvres aux Californiens en affirmant qu'elle ne se servirait de ce nouveau pouvoir qu'en cas d'urgence.
Réduire la consommation d'énergie est un objectif honorable, mais faut-il pour autant abdiquer toute liberté au profit d'un État " bienveillant " ? Pourquoi permettre à des fonctionnaires de commander les thermostats alors qu'une simple hausse du prix de l'énergie suffit pour inciter les gens à réviser leurs habitudes de consommation ?
Heureusement, le projet de la CEC vient d'être abandonné à la suite des réactions négatives de la population ! Si un tel projet était accepté, personne ne pourrait dire ce dont l'État serait capable au nom de l'efficacité énergétique ou de toute autre bonne cause. Pourquoi ne contrôlerait-il pas les interrupteurs pour réguler la consommation d'électricité ? Et, tant qu'à faire, pourquoi n'éteindrait-il pas à distance toutes les télévisions à 22h afin que la population bénéficie d'une bonne nuit de sommeil, et réduise ainsi les coûts du système de santé ?
S'il est vrai qu'un cadre réglementaire est indispensable au bon fonctionnement d'une société, il est également exact d'affirmer qu'une réglementation excessive, opprimante et paternaliste devient une nuisance et une source de frustrations. Alors, comment expliquer que des individus raisonnables et rationnels acceptent volontiers une intrusion tentaculaire de l'État dans leur vie, et sacrifient toujours un peu plus leurs libertés ? Comment expliquer que des populations entières préfèrent la contrainte à la liberté, la dépendance à l'autonomie, la soumission à l'affranchissement ? Et surtout, comment se fait-il que l'élite intellectuelle, qui se prétend instruite et émancipée, non seulement accepte sans sourciller la multiplication des contraintes, mais en fasse également la promotion ?
Même si la proposition de la CEC a été rejetée, ce qui est le plus troublant est de savoir que des fonctionnaires ont sérieusement envisagé d'adopter une pareille mesure. À force de vouloir créer un paradis, ils finiront par nous faire vivre en enfer !
Monday, 12 November 2007
LE CULTE DE LA PEUR
Dans l’article plus haut -- en anglais -- qui nous parvient du Royaume Uni, les auteurs décrivent comment que les diverses ‘’peurs du jour’’ des dernières années tel que le bogue de l’an 2000, la maladie de la vache folle, la nocivité de la fumée secondaire, la grippe aviaire, entre autres, se sont avérés, que de l’hystérie sans grand fondement simplement parce-que les médias sont friands des nouvelles ‘’vendeuses’’.
Ils procèdent en nous mettant en garde que toute cette industrie de la peur non seulement est un vrai gaspillage des fonds publics mais peut même causer un grand nombre de décès comme fut le cas avec le bannissement du DDT.
Qu'on se le dise : la peur est un mal nécessaire à la survie de l’espèce humaine, mais la peur exagérée et sans vrais fondements, peut devenir paralysante autant pour l’individu que pour la collectivité.
Le cauchemar de la peur
Julius Grey Le Journal de Montréal
Il y a quelques jours, les nouvelles à la radio anglaise de Radio-Canada contenaient trois sujets : le pédophile recherché en Thaïlande que l'on avait écroué à Vancouver, l'enquête sur la pédophilie à Cornwall en Ontario et la disparition d'un nouveau-né d'un hôpital ontarien.
Rien sur la politique étrangère, sur l'environnement, sur l'économie. Ce choix de nouvelles démontre de façon convaincante à quel point nous sommes devenus une société de la peur.
En plus de la pédophilie qui est devenue une véritable obsession, nous sommes préoccupés par le crime, le terrorisme, la sécurité, et parfois nous manifestons beaucoup d'hystérie face aux sujets temporairement à la mode tels que la fumée secondaire ou la pornographie.
Bien sûr, certaines de ces préoccupations sont sérieuses. La pédophilie, le crime et le terrorisme existent et leurs conséquences sont parfois très graves. Mais est-ce que la panique est justifiée?
La pédophilie a toujours existé. La littérature classique est remplie d'allusions aux jeunes garçons. Le grand romancier russe du XIXe siècle Dostoïevski a traité de la pédophilie de façon moderne. Y a-t-il des raisons de soupçonner une augmentation du nombre ou de la gravité des incidents? Rien de moins sûr. Il s'agit d'un phénomène stable ancré dans la psychopathie d'un petit nombre d'individus. Quant au crime et au terrorisme, contrairement à l'opinion populaire, ils sont à la baisse. Le pire acte terroriste au Canada, la destruction du Boeing d'Air India, est arrivé longtemps avant le 11 septembre. Si nous ne sommes pas complètement à l'abri d'un attentat, rien ne justifie toutefois notre peur excessive.
Mais pourquoi ne pas être vigilant? En soi, la prudence n'est pas critiquable. Cependant, les vagues de peur exercent une influence sur l'électorat, les législateurs et les juges, et finissent par diminuer les garanties essentielles de la liberté. Déjà, le droit au silence dans un poste de police s'effrite, les sentences s'allongent, les fouilles et les écoutes deviennent banales.
Vaincre la peur
L'autre effet néfaste des vagues de peur est que la société passe à côté d'autres problèmes aussi graves. Ainsi nous nous préoccupons de la présence d'un kirpan sikh à l'école,mais beaucoup moins du décrochage scolaire ou de la qualité de l'éducation. Savons-nous que du point de vue statistique les pesticides sont beaucoup plus dangereux que la fumée secondaire? Que notre patrimoine culturel est mis en péril infiniment plus par les coupures des subventions que par la présence de quelques individus de coutumes différentes? Que les accidents représentent un danger beaucoup plus grand que le crime? La peur collective menace non seulement notre liberté,mais aussi notre capacité de penser.
Comment vaincre la peur? Une défense farouche de l'indépendance individuelle demeure sûrement la prescription de base. Ensuite, il faut retourner vers le rationalisme. Pour constater qu'il existe un danger il ne suffit pas de ressentir une crainte ou d'en remarquer une chez nos voisins. Il faut rechercher les donnés statistiques, logiques et sociologiques.
Un de nos grands savants, Mario Bunge, de l'Université McGill, nous met en garde contre l'obscurantisme, la tendance à proclamer des «vérités» sans les avoir prouvées.
Nous devons donc nous réveiller de ce cauchemar de la peur et utiliser nos connaissances ainsi que notre intelligence pour dresser la liste de nos priorités, et surtout pour nous assurer que les mesures adoptées pour atteindre nos buts ne détruisent pas la liberté et ne nous privent pas de l'objectivité et de la sérénité.