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Friday, 28 March 2008

PHILANTHROPIE OU DICTATURE DES BUREAUCRATES ?


Stéphane Saint-Jean et sa mère Suzanne Gauthier ont fait le choix volontaire d’habiter dans un conteneur sur un terrain qui leur appartient au lieu de quémander la charité du système. En quoi est-ce que ce choix diffère en principe avec le choix de l’itinérance que d’autres font et qui en plus, contrairement à M. Saint-Jean et Mme Gauthier, le font dans des endroits publics ? De quel droit des bureaucrates déguisés en philanthropes veulent soustraire ces gens de leur droit à la vie comme ils l’entendent ? En quoi est-ce que ces citoyens dérangent ou de quelle façon font-ils mal à autrui au point que les autorités sentent la contrainte d’agir ?

Qu’on laisse à M. Gauthier et sa mère le droit de décider ce qui est le mieux pour leur bien-être. Malgré que leur façon de vivre est en effet différente de celle d’une société trop préoccupée par le matériel et la rectitude politique, elle est la leur et nul devrait avoir le droit de s’en mêler contre le gré des premiers intéressés.


La médiatisation de leurs conditions de vie précaires à Chatham vaudra sans doute à Stéphane Saint- Jean et Suzanne Gauthier toutes les ressources sociales dont ils ne veulent pas. Leur vie misérabiliste dans un conteneur tire peut-être à sa fin, qu'ils le veulent ou non...

L'étalement de leurs conditions de vie dans Le Journal de Montréal mardi a déclenché un véritable branle-bas de combat, autant du côté de la municipalité de Brownsburg- Chatham qu'au cabinet du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad.

Depuis juillet 2006, cette mère septuagénaire et son fils de 40 ans ont élu domicile dans un abri de fortune formé de quatre conteneurs de marchandise. Ils vivent sur un grand terrain boisé qui leur appartient.

Malgré leur grande réticence à «rentrer dans le système», ils devront faire face à de l'aide institutionnelle, «à laquelle ils ont droit», a indiqué le député libéral d'Argenteuil, le ministre David Wissell.

Déjà mercredi, l'inspecteur en bâtiment de la municipalité s'est rendu sur les lieux et a constaté l'état de l'habitation. Joint hier, Richard Côté a indiqué que ce logis digne d'une favela brésilienne «contrevient totalement aux règlements municipaux».

Intervention
Heureusement, ajoute l'inspecteur, le système de chauffage au gaz propane est «sécuritaire», ce qui n'oblige pas ses occupants à quitter immédiatement leur abri de fortune. Mais la situation ne pourra être tolérée plus que «quelques mois», dit-il. Ce dernier se dit toutefois partisan d'une intervention «douce».
Du côté gouvernemental, on tentait aussi de voir comment aborder cette affaire.

«Ils sont très certainement éligibles à l'aide de dernier recours, juge l'attaché de presse du ministre Sam Hamad, qui s'est intéressé personnellement au dossier. Nous voulons que des représentants du centre local d'Emploi Québec et des services sociaux se coordonnent pour bien évaluer la situation», dit Alexandre Boucher.


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