Tuesday, 20 August 2013

INTERDICTION DE FUMER SUR LES TERRASSES

Voici ce que C.A.G.E. a soumis au gouvernement en rapport aux audiences qui ont lieu aujourd'hui et demain sur l'interdiction de fumer sur les terrasses entre autres: 


C.A.G.E. est un organisme sans but lucratif et sans employés, composé uniquement de citoyens bénévoles désireux de faire entendre leur opinion auprès des politiciens sur des enjeux qui peuvent considérablement affecter leur vie.  Contrairement aux groupes de santé et plus particulièrement aux groupes anti-tabac, C.A.G.E. ne bénéficie d'aucune subvention gouvernementale et d'aucun don corporatif.  C'est précisément ce sous-financement qui empêche C.A.G.E. d'engager des experts, psychologues, sociologues et surtout lobbyistes et qui fait qu'il n’est pas invité aux audiences sur des sujets pouvant affecter la vie des citoyens. Dommage.


Il est très étonnant par ailleurs, qu'aucun groupe de consommateurs fut invité aux études de l'interdiction de fumer sur les terrasses qui auront lieu les 20 et 21 août prochains. Qu'à cela ne tienne, en tant que vice-présidente de C.A.G.E., je me permets de devenir la porte parole d'une grande minorité silencieuse, les fumeurs et payeurs de taxes sur le tabac, et de m'adresser aux élus par écrit à ce sujet. 



La Coalition québécoise pour le contrôle de tabac s'appuie sur les études environnementales de Ryan Kennedy(1) pour demander une interdiction de fumer sur les terrasses.  M. Kennedy n'a pas fait d'études poussées sur l'environnement, ses polluants et leurs effets concrets sur la santé.   Il n'est que psychologue de profession mais, sans grande surprise, un anti-tabagiste notoire.  Peut-on réellement se fier sur l'objectivité et l'expertise de ses tests environnementaux? 



Seulement un peu de bon sens est nécessaire afin de constater qu'il est absurde de prétexter une quelconque nocivité à la fumée qui se dilue des milliers de fois au contacte de l'air extérieur. Diverses études sur le tabac nous démontrent que sauf des rares exceptions, cela prend un minimum de 20 ans à un gros fumeur actif pour risquer de contracter une maladie soupçonnée d'avoir été causée par le tabac. D'ailleurs, c'est pour précisément cette raison que le logiciel SAMMEC (2) du CDC (Center for Disease Control) aux U.S.A. dont la plupart de pays occidentaux en font usage pour estimer les coûts et méfaits du tabac, n'estime aucune morbidité ou mortalité liée au tabac avant l'âge de 35 ans.  Avoir peur d'un contact bref avec une fumée des milliers de fois plus diluée ne relève que d'une phobie irrationnelle selon mon avis. De plus, lorsqu'on considère tous les polluants environnementaux prouvés nocifs qu'on respire dans nos centres urbains lors d'une visite ou un emploi sur une terrasse qui se trouve plus souvent qu'autrement sur des voies achalandées par des centaines voire des milliers de véhicules à l'heure, il est clair que le problème a cessé d'avoir rapport avec la santé.  Non, cela relève bel et bien de l'aversion que ces ''bien pensants'' ont envers les usagers du tabac, un produit pourtant totalement légal, hautement taxé et en vente libre. Cette dernière offensive du lobby anti-tabac, prouve  hors de tout doute que la guerre contre le  tabac peut désormais être qualifiée de guerre sans merci contre les citoyens fumeurs eux même.  



Les fumeurs sont des gens comme tous les autres avec le besoin normal et vital de socialiser entre parents et amis, certains vieux et handicapés physiquement ou même mentalement. Ce sont ces gens, souvent les plus vulnérables de la société, que les coalitions dites ''santé'' visent à punir en les discriminant sous de faux prétextes.  Petit à petit et sans aucun moyen financier ou structure pour se défendre, on les chasse de partout, même de leur propre domicile.  Pourtant lorsqu'on parle de santé, l'isolement ainsi créé peut causer davantage de dommages à leur bien être et leur espérance de vie selon plusieurs études sérieuses (3)(4).



Ces gens n'ont que comme péché de continuer de fumer malgré la stigmatisation et l'isolement qui leur est tombé dessus sans aucun égard pour eux et leur vie socio affective.  Pour certains, le choix d'arrêter n'est même pas envisageable car fumer fait partie de leur quotidien et ce depuis leur adolescence et même enfance lorsque fumer était une activité tout à fait normale. Ces gens, des citoyens à part entière et payeurs de taxes exorbitants par surcroit, méritent un minimum de considération et de respect.    



En conclusion et en toute simplicité, laissons les gens fumer sur les terrasses.  Ils ne nuisent à personne d'autre que possiblement à eux mêmes. 



Iro Cyr

Vice-Présidente

C.A.G.E.





(1) Ryan David Kennedy, PhD  http://propel.uwaterloo.ca/youthexcel/index.cfm?section=25&page=112&individualID=98 

(2) SAMMEC Estimating the Health Consequences of Smoking  http://apps.nccd.cdc.gov/sammec/methodology.asp

(3) Social isolation, loneliness, and all-cause mortality in older men and women http://www.pnas.org/content/110/15/5797
(4) A Review of Social Isolation  http://www.medscape.com/viewarticle/769914

1 comment:

Mitus Mita said...

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