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Sunday, 25 October 2009

SILENCE ON VACCINE

Afin qu’on puisse prendre une décision si l'on doit se faire vacciner ou non, on doit être en mesure de connaître les pours et les contres de la vaccination et ce selon le degré des risques et notre tolérance à ces risques. Le gouvernement, le milieu médical et les médias penchent plutôt du côté du ‘’pour’’ faisant en sorte qu’il nous est donné que très peu d’information sur l’envers de la médaille des vaccins et souvent on y perd notre latin à essayer de démêler les diverses théories de complot des vrais risques et effets secondaires de la vaccination.

Lina B. Moreco a produit un film auprès de l’ONF qui a permis la sortie du documentaire sous condition qu'aucune personne, aucun commerce, ne puisse acquérir le film pour la revente. De plus aucune publicité ne sera faite pour faire connaître la sortie DVD.

Sur sa page au http://argcitoyen.skyrock.com/2623019388-SILENCE-ON-VACCINE-Lina-B-Moreco.html on peut y lire ce qui suit :

‘’Loin de rejeter les avantages indéniables et largement documentés de la vaccination pour l'ensemble de la population, Silence, on vaccine met en lumière la nécessité de soutenir des recherches pour mieux comprendre les effets à long terme des vaccins et ainsi mieux protéger la minorité à risque. Ce documentaire profondément humain soulève une question aussi fondamentale que troublante : combien de personnes peut-on accepter de sacrifier dans le silence au nom du bien commun?’’

Si on fait abstraction des diverses théories de complot et tout-ce qu’on entend sur la vaccination dernièrement, il est néanmoins vrai que comme toute médication, il y a des personnes qui développent de l’intolérance et des effets secondaires graves à la vaccination et ils sont en droit de prendre leurs propres décisions sur les risques qu’ils veulent assumer.

Pour quelle raison alors est-ce qu’on soustrait à la population le droit d’être informée des contres de la vaccination en interdisant la diffusion de ce film au grand public tout en piétinant sur la liberté d’expression ? Est-ce que le gouvernement considère une fois de plus que nous sommes tous des imbéciles heureux incapables de prendre nos propres décisions sur l’avis de nos médecins et autres professionnels de la santé à qui nous faisons confiance ?

Le film ‘’Silence on Vaccine’’ est diffusé sur l’internet au : http://video.google.com/videoplay?docid=8503852033482537965#

Bon visionnement et n’oubliez surtout pas de le faire parvenir à vos proches et connaissances. Il est également souhaitable que vous écriviez à votre député et autres instances gouvernementales pour exiger des explications sur l’interdiction de ce film. Serait-ce par hasard parce qu’au parlement il y a plus de lobbyistes pharmaceutiques qu’il y a des députés ?

Friday, 2 May 2008

VOUS AVEZ TOUT COMPRIS M. AUBIN, MERCI POUR VOTRE CHRONIQUE !


Voici un article d’un journaliste du journal de Montréal qui reprend le titre d’un commentaire de ce blogue : DICTATURE DE LA VERTU .

Non seulement cette chronique parle tout comme nous de la propagande gouvernementale digne des régimes totalitaires, mais expose également un autre phénomène que nous décrions depuis longtemps : celui des biais des médias. Dans une société libre, les médias servent des gardiens de liberté pour contrebalancer les abus des gouvernements à tendance totalitaire, mais comment peuvent-ils assumer objectivement leur rôle lorsque leurs meilleurs clients sont justement les gouvernements qui exercent cet abus de pouvoir?

Pour répondre à la question de M. Aubin à la fin de son article : Non, M. Aubin, nous ne sommes pas du tout confortables avec cette situation et c’est pour cela que nous luttons sans cesse pour éveiller les gens à ce phénomène très menaçant à nos libertés civiles.

La chronique de Benoît Aubin
La dictature de la vertu

La propagande, c'est ce que l'information devient quand l'État contrôle les médias : le moyen de cacher certaines vérités, d'inculquer des idées à la population ou, encore, de modifier ses comportements.

C'est l'outil de communication préféré des régimes totalitaires. Le concept fut mis au point par les nazis sous Adolf Hitler dans les années 30 - et fut perfectionné par les communistes.

C'est pour cette raison que la liberté de presse figure en bonne place dans la constitution de la plupart des démocraties. Une presse libre d'informer, de critiquer, d'exprimer des opinions dissidentes est vue comme l'antidote au conformisme imposé par les régimes totalitaires.

Cependant, il existe en démocratie un moyen efficace de rejoindre le grand public, et de lui proposer des idées, des comportements, des produits - sans risquer de voir son message contrôlé ou déformé par les journalistes : c'est la publicité.

Donnez de l'argent aux médias, et ils suspendront temporairement leur rôle de chien de garde. C'est clair que la publicité est, en quelque part, politique. Elle ne va pas remettre en question le système économique dans lequel la consommation est une valeur primordiale, par exemple.

Mais, comment décrire ce qui se passe quand c'est le gouvernement, l'État, qui achète de l'espace publicitaire dans les médias pour faire passer des messages, changer des comportements ?

Les gouvernements font de la pub. comme les vendeurs d'autos et de parfums. Mais avec nos taxes. Ce qu'ils visent ? Jouer entre nos oreilles ; améliorer nos comportements. Mangez des légumes. Faites de l'exercice. Ne buvez pas trop. Méfiez-vous des jeux de hasard. Cessez de fumer. Portez un condom. Ne battez pas votre femme. Ralentissez.

Le gouvernement du Québec produit ces jours-ci des publicités particulièrement violentes.

L'homme qui se tape la tête sur le mur (il ne portait pas de condom, sa vie est gâchée).

L'automobiliste dont le pare-brise est fracassé par la tête d'un piéton qu'il vient de renverser (il roulait trop vite. il vient de tuer).

C'est difficile, j'imagine, de critiquer ces publicités, parce qu'il est difficile d'être contre la vertu.

C'est vrai que rouler trop vite dans un quartier résidentiel peut être dangereux. Même quand ça ne tue personne, ça dérange tout le monde, c'est un manque de respect, c'est menaçant, c'est aliénant. Ralentir, c'est civilisé. Bon.

Mais quand même. Le gouvernement attend que je sois rendu dans mon salon pour faire mon éducation. Il veut faire de moi un meilleur citoyen à coups de publicité coup-de-poing-dans-la-face. À mes frais. Je ne suis pas confortable avec ça. Et vous ?

Monday, 28 April 2008

MÊME JOUR AUTRE DISCOURS

Même jour, autre discours sur l’ingérence du gouvernement dans notre vie privée. Inutile de souligner que nous sommes tout à fait d’accord avec l’opinion de Me Julius Grey qui est en contradiction totale avec l’opinion de M. Benoît Dupont que nous avons commenté plus tôt.

Une démocratie totalitaire

Depuis quelques mois, l'offensive de notre société contre les libertés fondamentales prend de l'ampleur. Tant la droite que la gauche y participent avec enthousiasme.

Nous savons tous que nos gouvernements ne cessent de renforcer le droit criminel, d'augmenter les pénalités, de créer des lois d'exception pour combattre un terrorisme en grande partie fictif et faciliter la surveillance et l'invasion de la vie privée.

Ces dernières semaines, le gouvernement fédéral a proposé de restreindre la liberté artistique des réalisateurs et de donner au ministre de l'Immigration des pouvoirs absolus. Le gouvernement du Québec a annoncé une collaboration entre notre police et celle de New York qui facilitera le partage des renseignements, et même des soupçons.

VIE PRIVÉE

Beaucoup ignorent qu'en même temps, la soi-disant « gauche » des lobbys, chacun muni d'un agenda particulier et de sa propre version de rectitude politique, est en train de porter des coups tout aussi cinglants à la liberté et à la vie privée.

La Cour du Québec vient de confirmer la validité d'une clause dans un bail qui interdit à un locataire de fumer chez lui. Si le tabagisme n'est pas à recommander, il n'est pas pour autant illégal. Notre législation a déjà voulu assurer à un locataire les mêmes droits et presque la même sécurité que ceux du propriétaire.

Ce principe jadis si évident sombre devant notre hystérie anti-tabagisme. Il n'est pas trop tard pour contester cette décision devant la Cour supérieure, mais pour l'instant, c'est un coup dur pour la vie privée.

QUESTION DE LANGUES

Les préoccupations légitimes pour l'avenir du français ont inspiré des demandes visant à empêcher les immigrants d'utiliser l'anglais, surtout dans les communications avec les institutions publiques. A-t-on oublié les notions d'égalité des citoyens et de liberté de s'exprimer comme on veut ?

Nous pouvons certes restreindre l'accès à l'école anglaise et exiger un meilleur enseignement du français, mais la situation incertaine du français ne justifie ni les incursions dans la vie privée, ni la création de catégories de citoyens.

TABOUS ET RELIGIONS

Notre société continue de réprimer les paroles qui paraissent blessantes ou haineuses, sans comprendre la nature étouffante de ce type de législation et le danger que des choses importantes mais impopulaires deviennent difficiles à exprimer.

On vient de rendre public le contenu des cours d'éthique et de culture religieuse pour nos écoles. Hélas, ce cours est un autre exemple de rectitude politique et de répression de la pensée indépendante.

Notre peur d'offenser nous empêche de discuter des sectes. De plus, on ne parle qu'en bien de toutes les religions et on omet de mentionner l'athéisme ou la morale sans religion comme alternatives légitimes.

Pourtant, l'humanisme laïc et le rejet de toute religion sont des éléments très importants dans la tradition occidentale.

Chacun de ces accrocs à la liberté est plutôt mineur. Toutefois, ensemble, ils présagent une société qui garde les formes d'une démocratie mais impose un conformisme rigoureux.

Une société où le concept douteux de « droit collectif » non seulement remplace la solidarité entre individus, qui était à la base de grandes réformes sociales au 20e siècle, mais obtient une préséance sur les libertés individuelles.
Bref, une démocratie totalitaire.

Tuesday, 11 March 2008

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EN DANGER

La chronique de Me Julius Grey de cette semaine dans le Journal de Montréal, expose la fragilité de la liberté d’expression si chère aux citoyens des pays démocratiques. Le constitutionnaliste notoire nous illustre comment que divers lobbys sont arrivés à déloger la liberté d’expression de la place de choix qui lui revenait dans la charte des droits et libertés, pour la remplacer par divers autres droits des minorités ou même majorités au nom de l’idéologie politique dominante et la rectitude politique.

À quoi sert le droit à la liberté d’expression, lorsque non seulement il nous est de plus en plus défendu de s’exprimer librement sur plusieurs enjeux importants, mais que même lorsqu’on nous le permet, on fait fi de nos opinions et appels ?

La liberté d'expression

Acclamée par tout le monde, la liberté d'expression est néanmoins la plus fragile des garanties constitutionnelles. Depuis quelques semaines, les Canadiens ont eu plusieurs rappels de cette réalité.

Le gouvernement conservateur a annoncé qu'il n'entend plus subventionner les films «contraires à l'ordre public». On veut éliminer le financement des films à thématique sexuelle ou bien ceux où les jeunes consomment des narcotiques ou de l'alcool. Évidemment, contraire à «l'ordre public» peut aussi vouloir dire contraire à l'idéologie politique dominante ou aux valeurs établies. Bref, il s'agit d'une expression ambiguë qui se prête à un grand degré de censure.

Le gouvernement dira avec raison qu'il n'entend rien prohiber. Il veut simplement gérer ses fonds selon ses velléités. Formellement inattaquable, cet argument se heurte à la réalité qu'il est impossible de tourner des films sans la subvention. Les nouvelles directives sont donc aussi efficaces qu'une prohibition.

Un autre accroc à la liberté d'expression vient d'être dénoncé au Canada anglais. Il s'agit de la censure pratiquée par les commissions des droits de la personne. Entre leurs mains, la gentillesse et le respect d'autrui deviennent des instruments de répression et on n'a plus le droit de publier une critique cinglante ou blessante d'un groupe ou d'une religion. La diversité et la tolérance sont des dogmes saccharines mais inexorables dont l'inobservance est sévèrement punie.

Souvent, les restrictions à la liberté d'expression sont défendues par un appel au bon sens. Est-il nécessaire pour nos impôts de financer la pornographie ou de payer pour que l'on glorifie des comportements inacceptables chez les jeunes? Est-il souhaitable de donner une tribune à la haine ou au mépris? D'apparences raisonnables, ces invocations du bon sens sont particulièrement pernicieuses.

La liberté d'expression n'est nécessaire que lorsque les propos contestés sont controversés ou impopulaires. Même les pires dictateurs n'empêchent pas l'expression des platitudes conventionnelles. Le véritable défi est de tolérer l'expression qui répugne à la majorité ou qui est contraire aux valeurs fondamentales du moment.

Après deux siècles de censure, les Français ont réalisé récemment que le Marquis de Sade était un des grands auteurs français. Flaubert, Joyce, Lawrence et Genet ont tous été victimes de censure. On ne pouvait parler clairement de l'amour homosexuel jusqu'en 1980. Prendre pour acquis que les normes de notre époque sont les bonnes, contredit un des buts principaux de la liberté d'expression, qui est de faciliter le changement et l'évolution des valeurs.

L'INFLUENCE DES LOBBYS

La liberté d'expression est particulièrement affaiblie par l'influence des «lobbys». Pendant que nous nous targuons collectivement de la nature libre et démocratique de notre pays, chacun des lobbys ethniques, religieux et parfois politiques se bat pour proscrire l'opposition à ses buts. Ce sont les lobbys qui nous ont amené à accepter la malencontreuse loi sur la propagande haineuse. Ce sont encore des lobbys qui exigent sans fondement logique que l'égalité des hommes et des femmes ait un statut plus exalté que la liberté d'expression dans le panthéon des droits. La réaction à la proposition de censure des films illustre la puissance des lobbys. La majorité des commentateurs ont condamné la nouvelle initiative. Cependant, la droite chrétienne l'a immédiatement encensée comme mesure pour protéger les enfants.

Les gouvernements sont naturellement sensibles aux demandes des lobbys qui peuvent influencer les élections. Il s'ensuit que ceux qui tiennent à la liberté d'expression et qui apprécient son importance doivent aussi agir ensemble pour la protéger. Tant et aussi longtemps qu'il n'y a pas de défense rigoureuse, cette liberté perdra toujours ses affrontements avec les intérêts puissants et déterminés.