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Thursday, 5 January 2012

ENFIN LES MÉDIAS QUÉBÉCOIS ET CANADIENS PARLENT DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE

Les médias québécois et canadiens parlent enfin de la cigarette électronique. Il n’est décidément pas trop tôt.

Analysons un article parue dans La Presse du 4 janvier 2012 portant le titre : Faut-il légaliser la cigarette électronique?

Quoi que le ton général de l’article est juste, il contient deux faussetés.

L’auteur nous relate que’ La Food and Drug Administration, qui n'a pas juridiction sur les produits du tabac, a publié un communiqué soulignant que les cigarettes électroniques contiennent «des éléments cancérigènes comme le propylène de glycol, un ingrédient qu'on trouve dans l'antigel’’.

Contrairement à ce que le journaliste nous rapporte, La Food and Drug Administration a pleine juridiction sur les produits du tabac depuis 2009. Elle a perdue une bataille légale lorsqu’elle a tenté d’interdire les cigarettes électroniques sous le prétexte qu’elles étaient un produit pharmaceutique qui devait être réglementé comme tel. La cour a statué que c’était un produit du tabac. Puisque le tabac est une substance légale, les cigarettes électroniques ne peuvent conséquemment être bannies en attendant des études scientifiques plus approfondies qui impliquent des centaines de milliers de dollars et plusieurs années d’attente. Lire notre lettre à Santé Canada et leur réponse à cet effet : http://www.cagecanada.blogspot.com/2011/04/e-cigarettes-letter-to-health-canada-re.html

Aussi, il ne faut pas confondre l’ethylène glycol avec le propylène glycol. Ce dernier n’est pas reconnu pour être cancérigène. Il est approuvé par Santé Canada pour des usages multiples y compris en tant qu'additif dans les aliments. http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pest/part/consultations/_prvd2008-17/index-fra.php et http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/addit/diction/dict_food-alim_add-fra.php .  En plus des études démontrent qu'il est sans danger lorsqu’on l’inhale. Preclinical safety evaluation of inhaled cyclosporine in propylene glycol.

Maintenant que les langues des journalistes se sont déliées sur ce sujet (voir aussi un article anglais à cet effet au http://fullcomment.nationalpost.com/2012/01/02/jesse-kline-e-smoke-em-if-you-got-em/ , espérons que nous obtiendrons non seulement de l’information plus précise par rapport à cette merveilleuse invention au fur et à mesure que les journalistes s’instruisent davantage, mais que Santé Canada cessera de protéger les intérêts de l’industrie pharmaceutique (qui voit les profits de ses produits nicotiniques fondre au même rythme que la e-cigarette gagne en popularité) et suivra l’exemple de la plupart des pays occidentaux qui permettent sa vente et utilisation.


Monday, 7 November 2011

LES PROFITS DES GÉANTS PHARMACEUTIQUES SONT MENACÉS

Nous vous dirigeons vers deux articles (au bas de la page) d’un très grand intérêt, publiés dans le site http://www.unairneuf.org
Le premier rapporte les résultats d’une étude récente sur le Champix, médicament prescrit pour la cessation du tabagisme.  L’étude ( PLoS ONE: Suicidal Behavior and Depression in Smoking Cessation Treatments ) conclut que les risques pour des problèmes d’ordre psychiatrique chez les utilisateurs sont beaucoup plus élevés que pour le médicament Zyban et les produits nicotiniques qu’on trouve en vente libre dans les pharmacies.  Sans grande surprise, Pfizer dément ces allégations et conduit sa propre étude avec une date projetée pour la publication des résultats en 2017. Study Links Chantix to Suicide Risk, but FDA Disagrees

Encore cinq ans à profiter des revenus que Champix rapporte est certes très intéressant pour Pfizer, mais qu’en est-il des fumeurs à qui on continuera de prescrire ce médicament susceptible à mener jusqu’au suicide? 
     
Le deuxième article expose les craintes de l’industrie pharmaceutique en rapport avec la menace que la cigarette électronique présente pour leurs profits.  Rappelons-nous que la cigarette électronique est bannie au Canada mais est légale en France et dans la grande majorité des autres pays occidentaux  y compris les États-Unis.  Lire ici (en anglais) la correspondance de C.A.G.E. avec Santé Canada :  http://cagecanada.blogspot.com/2009/05/e-cigarettes-letter-to-health-canada.html 


Sunday, 12 April 2009

LA POLITIQUE ''AU CAS OÙ'' DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC SOUS ATTAQUE


Dans le site de Santé Canada on peut y lire :

L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, organisme fédéral qui réglemente les pesticides au Canada, a terminé sa réévaluation de l'acide (2,4-dichlorophénoxy)acétique (2,4-D). Santé Canada a conclu que le 2,4-D satisfait aux normes rigoureuses relatives à la santé et à la sécurité et qu'il peut continuer d'être vendu et utilisé au Canada.

Le rapport de l’INSPQ arrive à la conclusion suivante :

Les données de toxicité aiguë disponibles indiquent que le 2,4-D est faiblement à légèrement toxique pour les voies d’exposition orale, cutanée ou par inhalation. Lorsque les règles d’utilisation sont respectées, il devrait y avoir peu de risque d’intoxication aiguë à cet herbicide. Or, il apparaît important que ces règles soient connues de la population qui utilise souvent les pesticides sans se soucier de leur exposition. Même quand ce sont des professionnels qui effectuent les tâches de contrôle antiparasitaire, il n’est pas rare de voir de jeunes enfants jouer sur les terrains peu de temps après l’application des produits.

Le 2,4-D a été néanmoins banni au Québec et très récemment, l’Ontario a suivi. Par la lecture du document complet du rapport de l’INSPQ on peut conclure que le 2,4-D a été banni uniquement par précaution et pour protéger les enfants des parents mal informés ou insouciants puisqu’aucune étude a pu démontrer la nocivité du produit à moins de s’y trouver en contacte directe, en jouant sur la pelouse fraîchement traitée par exemple. Dans quel monde vivrions-nous s’il fallait qu’on bannisse tout produit tel que les arachides, les couteaux, les allumettes, les produits nettoyants, l’alcool, les médicaments pour ne nommer que quelques uns, qui sont laissés à la portée des enfants par des parents insouciants et irresponsables !

Or, en raison de l’irresponsabilité de certains parents qui ne respectent pas les mises en garde qui accompagnent le produit 2,4-D, tous les citoyens du Québec se trouvent pénalisés.

Un autre phénomène très intéressant qu'on a observé est le fait que toutes les études présentées dans le rapport de l’INSPQ arrivent à des failles et des résultats plus ou moins semblables à celles de la fumée secondaire. Or, pendant qu’on accentue et on exagère les méfaits de la fumée secondaire basés sur des facteurs de risque aussi faibles (voire inexistants) que ceux de l’herbicide 2,4-D, les scientifiques sont beaucoup plus objectifs lorsqu’il s’agit de se prononcer sur les méfaits de ce dernier et sur les résultats de ces études qu’ils qualifient de non-concluantes.

Aussi, il serait très intéressant de suivre l’action en justice de Dow Chemicals contre le gouvernement du Québec pour deux raisons : La première est de voir jusqu’à quel point on peut légiférer sur une base de ‘’au cas où’’, la deuxième est de voir jusqu’à quel point ces études épidémiologiques seront acceptées comme preuve légale de part ou d’autre.

Herbicides: Ottawa doit défendre la loi québécoise

Tuesday, 27 May 2008

N'ABUSONS DE RIEN, SAUF DE LA MODÉRATION

Avec la venue du beau temps, des journées ensoleillées, des vacances à la plage, et des bains de soleil, nous sommes également inondés d’une série d’articles sur les dangers du soleil sur la peau et plus particulièrement les mélanomes (cancer de la peau).

Les appels à la prudence vont jusqu’à suggérer qu’on utilise l’équivalent d’une bouteille de crème solaire par jour pour bien nous protéger. Ces propos nous ayant parus exagérés, nous avons poussé notre curiosité et avons fait des recherches sur l’envers de la médaille de ce sujet.

Nous vous faisons part de nos découvertes :

- En Europe, les pays qui jouissent des plus longues périodes d’ensoleillement (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), sont aussi ceux qui ont le plus bas taux des mélanomes. Ceux qui ont des incidences plus élevées se situent dans les pays scandinaves et du nord de l’Europe (Danemark, Suède, Pays-Bas, Irlande et Autriche). Lire : Cancer de la peau, mélanome

- Certains scientifiques soutiennent que le fait de se priver de soleil, donc de vitamine D, augmente les risques de contracter divers autres cancers plus graves que le cancer de la peau. Lire : Soleil et cancer : la controverse se poursuit Lire aussi : Vitamine D: Santé Canada révisera sa position
- L’Industrie pharmaceutique qui a des intérêts financiers dans la vente des crèmes solaires, est réputée de financer à coups de millions des organismes de dermatologie qui se souscrivent au message anti-soleil Lire : Sunlight Scam
- La controverse est telle que le très réputé site Doctissimo nous rapporte que : 15 études cas-témoins ont examiné l'effet de l'utilisation de crème solaire sur le risque de mélanome. Parmi celles-ci, 3 études ont montré une réduction du risque, 4 études n'ont pas montré d'influence et 8 études, conduites pour la plupart en Europe, ont montré une augmentation du risque.

Que doit-on conclure de tout cela ? Qu’une fois de plus l’épidémiologie, les conflits d’intérêts, les biais et l’influence de la toute puissante industrie pharmaceutique, nous empêchent d’avoir de l’information honnête et balancée qui nous permettrait de prendre les bonnes décisions pour notre bien-être. La santé publique pour sa part est malheureusement trop dépendante des subventions pharmaceutiques pour qu’on lui accorde notre confiance. Alors il nous reste que de suivre le conseil de la citation de Jean Dion : N'abusons de rien, sauf de la modération.

Saturday, 17 May 2008

POURQUOI TANT D'INTRANSIGEANCE DE LA PART DE NOS ÉLUS ?

Qu’on soit pour, qu’on soit contre, ou qu’on soit neutre face aux OGM (organismes génétiquement modifiés), le fait demeure qu’il y a bel et bien un débat de société quant aux risques des OGM sur la santé. Pourtant, malgré que Santé Canada favorise une position très prudente lorsqu’il s’agit d’autres facteurs de risque petits ou grands, l’agence demeure inflexible devant l’étiquetage de ces produits. Position qui suscite des interrogations justifiées de la part des lobbies, qui exigent tout simplement que la population soit informée sur les produits qu’elle consomme.

Nous estimons que d’informer la population n’est pas une demande exagérée de la part de ces lobbies et nous sommes tout à fait en faveur d’un étiquetage qui permettrait aux citoyens de faire leurs propres choix d’alimentation. Pourquoi tant d’intransigeance de la part de nos élus d'autant plus que selon l’article qui suit, Santé Canada ne conduit même pas ses propres études et se fie uniquement sur ce que Monsanto rapporte ?

Nos élus complices
Le Journal de Montréal

«En lisant Le Monde selon Monsanto, les gens vont comprendre pourquoi le projet de loi sur l'étiquetage obligatoire des OGM a été balayé au Canada alors que 90% de la population le demande», soutient Éric Darier de Greenpeace.

Environ 70 % des aliments transformés que l'on retrouve sur les tablettes des supermarchés canadiens pourraient contenir des OGM, selon Greenpeace.

Mais les consommateurs n'ont pas l'option de choisir puisque l'étiquetage obligatoire des OGM a été refusé la semaine dernière par les parlementaires canadiens.

Pas d'études indépendantes

Pour Éric Darier et la chercheuse Louise Vandelac, il s'agit d'un véritable scandale.

«C'est honteux de soutenir des grandes entreprises au détriment du droit vital des Canadiens de savoir ce qui se trouve dans leur assiette», affirme Mme Vandelac.

Leur inquiétude est d'autant plus vive qu'aucune étude indépendante ou contre-expertise n'a été réalisée sur les OGM.

En se basant sur le principe «d'équivalence substantielle», Santé Canada ne teste pas les produits OGM dans ses laboratoires, mais se limite à évaluer les études fournies par Monsanto elle-même.

Rigueur

«La population a une trop grande confiance dans les instances de réglementation qui jouent le jeu de Monsanto», déplore l'auteure du Monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin.

Interrogé par le Journal, Santé Canada avoue du bout des lèvres qu'il se limite à faire une revue des données scientifiques livrées par Monsanto, mais affirme qu'il s'agit d'une méthode reconnue et que «les exigences de Santé Canada sont extrêmement rigoureuses».

Les OGM au Québec

Les 2/3 des aliments transformés sur le marché contiendraient des OGM.
48 % du maïs cultivé serait ensemencé OGM (234 000 hectares).
49 % du soja cultivé serait ensemencé OGM (84 500 hectares).
30 % des champs cultivés seraient ensemencés OGM.
La seule fonction des OGM sur le marché présentement est de résister aux herbicides.

Wednesday, 26 March 2008

LÉGIFÉRER SUR DES À ''PEU PRÈS'' ET DES ''PEUT-ÊTRE''

Dans l’article qui suit, on relate les résultats d’une analyse des études sur le cancer qui ont été publiées entre 2002 et 2006 où on trouve des lacunes dans leur méthodologie -- lacunes qui peuvent substantiellement fausser les résultats. Les chercheurs nous font également part, que cette problématique ne se limite pas aux études sur le cancer, mais s’étend sur l’épidémiologie en général.

Ils expliquent qu’une marge d’erreur de 5% généralement acceptée comme fiable, peut grimper jusqu’à 50% si les mauvaises méthodes d’analyse ont été utilisées.

Voici d’ailleurs la raison pourquoi que nous rapportons depuis longtemps que plusieurs scientifiques n’accordent pas grande crédibilité à toute étude qui arrive à des résultats avec des facteurs de risque très minimes. Plus les facteurs de risque sont bas, moins que ces études sont fiables.

Dans le cas des graves maladies tel que le cancer, se baser sur ces études pour établir des politiques et stratégies de santé, devient une question de vie ou de mort.

Mais il y a aussi des effets pervers lorsque la santé publique s’appuie sur ce type d’études pour légiférer avec des lois qui peuvent affecter la vie des citoyens, l’économie et l’harmonie sociale. La loi anti-tabac est un exemple parfait d’une telle loi où le gouvernement fait preuve d’une irresponsabilité flagrante en légiférant sur les ‘’à peu près’’, les ‘’peut-être’’, les ‘’tantôt oui’’ et ‘’les tantôt non’’ des études sur la fumée secondaire. D’autant plus que ces études sont teintées d’une foule d’autres biais. Lire ‘’Problèmes inhérents aux études fondées sur des échantillons’’ dans le site de Santé Canada pour l'explication des autres biais.

Plusieurs études sur le cancer fondées sur une méthodologie erronée

Plus d'un tiers de certains essais cliniques aux États-Unis portant sur le cancer ont été fondés sur des méthodes statistiques erronées, selon une étude publiée mardi, qui a examiné 75 articles publiés dans 41 revues médicales de 2002 à 2006.

Les résultats de cette étude laissent penser que des essais cliniques pourraient avoir conclu à tort que certains traitements ou actions préventives contre le cancer ont été efficaces, relèvent les auteurs de cette recherche parue dans la version en ligne du Journal of the National Cancer Institute.

Vingt-six de ces essais cliniques, soit 35% du nombre total, contiennent des analyses statistiques que ces chercheurs considèrent comme inadéquates pour évaluer les effets du traitement ou de l'intervention chirurgicale étudiés.

Ils ont également déterminé que 88% des études recouraient à une combinaison de méthodes adéquates et inadéquates tandis que neuf articles n'étaient pas étayés par des données suffisantes pour pouvoir juger si les méthodes analytiques étaient acceptables ou pas.

«Nous ne pouvons pas dire spécifiquement qu'une de ces études en particulier est fausse mais nous pouvons dire que les méthodes d'analyse utilisées dans nombre d'entre elles laissent penser que certaines ont probablement exagéré l'importance de leurs résultats», écrit le Dr David Murray, professeur d'épidémiologie à l'Université de l'Ohio, principal auteur de cette recherche.

Une marge d'erreur de 5% est généralement considérée comme acceptable en science, mais si on utilise les mauvaises méthodes d'analyse dans ce type d'études, le risque de se tromper est de 50%, poursuit-il, observant que «cela ne va pas faire avancer la science» et gaspille des ressources de recherche.

Ce médecin ne s'est pas dit surpris du résultat de cette analyse, notant que dans les autres spécialités médicales, les mêmes tendances ont été observées.«Ce n'est pas pire en matière de cancer qu'ailleurs, mais ce n'est pas mieux non plus», note le Dr Murray. «Nous essayons seulement de rendre la communauté de la recherche consciente de la nécessité de prêter attention à ce type de problèmes de méthodologie».

Il souligne aussi que l'utilisation de ces méthodes erronées d'analyse n'a rien de malintentionné et ne vise pas à orienter les résultats.

Le Dr Murray et les autres co-auteurs de cette analyse invitent les chercheurs à travailler avec des statisticiens connaissant les méthodes d'étude de groupe dont les participants sont choisis au hasard.

Ils encouragent aussi les agences qui financent des études médicales et les responsables des publications de s'assurer que les essais cliniques sont bien conçus et sont basés sur les bonnes méthodes d'analyse des données.

Sunday, 10 February 2008

LA CONTROVERSE DES STATINES

Nous ne répéterons jamais assez comment que l’épidémiologie peut être subjective selon qui finance l’étude. L’industrie pharmaceutique et Santé Canada ont beaucoup de comptes à rendre à la population en ce qui a trait aux études auxquelles les médicaments sont soumis avant l’approbation de leur mise en marché.

Les statines, le médicament qui fait baisser le taux de cholestérol, est rendu le sujet d’une grande controverse. Il y a beaucoup de littérature à cet effet lorsqu’on prend la peine de faire quelques recherches sur le web pour se documenter sur les pours et les contres des statines. Comment se fait-il qu’on vient tout juste de faire des études impartiales à leur sujet ? Sur quelles études est-ce que Santé Canada se base lorsqu’un médicament est approuvé par cette agence gouvernementale ? Est-ce qu’ils se basent uniquement sur des études où il peut y avoir conflit d’intérêt ? Pas très rassurant, n’est-ce pas ? On parle quand même d’un médicament dont les prescriptions comptent pour un peu plus de 10% des coûts défrayés par la Régie de l'assurance maladie du Québec, soit environ 300 millions de dollars.




Voici quelques extraits d’un article qu’on peut lire dans cyberpresse à cet effet :

La bataille du cholestérol

Le Dr Michel de Lorgeril ne refuse aucune tribune pour dire que le cholestérol ne bouche pas les artères. Selon le cardiologue français, le postulat selon lequel il faut à tout prix diminuer notre cholestérol pour protéger notre santé et améliorer notre espérance de vie, c'est de la foutaise, rien de moins. Le titre de son dernier livre? Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent. Mais le Dr de Lorgeril n'a pas que des amis dans la profession...

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Mais voilà que des opinions émises par des chercheurs indépendants sur les statines - nom que portent les molécules de divers médicaments que l'on dit capables de faire chuter de moitié la concentration sanguine du cholestérol - viennent brouiller les cartes. Et si les statines n'avaient pas les vertus thérapeutiques préventives qu'on leur reconnaît?

À l'évidence, ni les statines ni le cholestérol ne font l'unanimité. Le débat qui s'est engagé entre les chercheurs indépendants d'un côté et l'industrie pharmaceutique de l'autre a pris des allures de combat. Les médicaments anticholestérol sont les plus prescrits au monde: 25 millions de patients en prennent. En 2006, les ventes ont totalisé 27,8 milliards de dollars, dont la moitié ont été engrangés par Pfizer avec son Lipitor.

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Tout a commencé par un communiqué conjoint de deux pharmaceutiques, Shering-Plough et Merck, sur une étude (l'étude ENHANCE) qui a débuté en 2004, qui a pris fin en 2006 et dont on publie maintenant, en 2008, les résultats. Selon un cardiologue de Yale, le Dr Harland M. Krumholz, ces résultats auraient dû être connus beaucoup plus tôt, même si les ventes de ce médicament avaient eu à en souffrir. Le médicament à l'étude, le Vytorin, renferme une statine et aussi de l'ézétimibe, moins puissant que la statine. Ce mélange a bel et bien réussi à mieux réduire le cholestérol qu'une statine seule, mais il a aussi causé un durcissement des artères. Bref, les quelque 750 patients américains qui ont pris part à l'étude n'en ont retiré aucun avantage. Faut-il en déduire que l'on devrait cesser de prescrire l'une ou l'autre des familles de statines?

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Jusqu'à tout récemment, les statines n'étaient pas sur la liste des priorités du Conseil du médicament, mais les choses pourraient changer. «Les statines nous préoccupent aujourd'hui pour deux raisons, affirme Marc Desmarais. D'abord, elles comptent pour un peu plus de 10% des coûts défrayés par la Régie de l'assurance maladie du Québec, soit environ 300 millions de dollars. Il faut nous assurer que cette dépense est justifiée. Et ce médicament, pour être efficace, doit être pris de façon continue durant plusieurs années, voire toute la vie. Des études québécoises démontrent que la persistance du traitement après trois ans est d'environ 30%. Ce qui revient à dire que 70% des gens à qui on les prescrit ne font pas un usage optimal des statines.