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Monday, 4 June 2012

L'OFFENSIVE DE L'INDUSTRIE ANTI-TABAC

Mise à jour 6 juin 2012.  Lire aussi l'excellent article sur le même sujet dans airneuf.org  Ingérence de l'industrie : quand Big Tobacco fait la leçon à Big Pharma



Si on juge le contenu de l'article Comment le lobby du tabac a subventionné des labos français paru dans lemonde.fr par le paragraphe qui nous réfère au discours qu'une déléguée de C.A.G.E. a livré au nom du Pr. Robert Molimard, cela en dit long sur le sérieux de la recherche que les journalistes ont effectué avant de rédiger leur article !



'' En janvier 2009, il sera invité à en parler aux côtés de plusieurs ex-consultants ou proches de l'industrie du tabac lors d'une conférence contre la prohibition du tabac, organisée à Bruxelles par le réseau The International Coalition Against Prohibition (TICAP). Alerté par trois organisations antitabac, le Parlement européen qui devait accueillir cette conférence dans ses murs l'interdira à la dernière minute. Elle aura néanmoins lieu dans un hôtel tout proche...''

Le professeur Molimard fut invité à cette conférence par l'organisme C.A.G.E. qui n'a aucun lien avec l'industrie du tabac et prétendre le contraire relève de la diffamation. Dans sa grande sagesse et sachant à quel point les anti-fumeurs étaient en quête d'une telle occasion pour le discréditer, il a préféré faire lire son message par une déléguée de C.A.G.E. plutôt que de faire acte de présence à une conférence ''maudite'' par le fait même qu'elle défiait le dogme anti-tabac.


Est-ce qu'on pouvait compter parmi les autres délégués à la conférence des individus qui à un certain moment de leur carrière avaient reçu une rémunération pour faire des recherches sur le tabac? Nous ne le connaissons pas tous personnellement pour être au courant du moindre petit détail de leur passé, mais cela peut effectivement être le cas pour certains délégués quoi que nous sommes absolument certains que les organisateurs pour leur part n'avaient aucun lien avec l'industrie du tabac. Mais la vraie question qu'on doit se poser est, si cela est vraiment un crime d'accepter des fonds de l'industrie du tabac (surtout dans une époque où ce n'était pas encore un péché mortel) tant que la recherche reste intègre.


Le Professeur Molimard a pour sa part reçu une aide financière de Philip Morris dans les années 90 pour maintenir son laboratoire de recherche sur le tabac. En quoi est-ce que cela l'a empêché d'orienter sa carrière vers la recherche des méthodes efficaces et humaines pour aider les fumeurs à abandonner leur tabagisme? Sa feuille de route et ses deux livres consacrés à la cessation du tabac témoignent de sa position on ne peut plus claire contre le tabagisme. En quoi cela a bénéficié aux compagnies de tabac? Il est fondamentalement anti-tabac, mais ne base ses croyances que sur la vérité et son expérience en la matière. Les anti-fumeurs modernes auraient tout intérêt à tirer des leçons d'humanisme et d'intégrité de lui.


D'ailleurs pourquoi est-il acceptable et politiquement correcte pour un chercheur de recevoir des fonds de l'industrie pharmaceutique qui a tout intérêt de dénormaliser les fumeurs dans le but à peine voilé de les forcer d'arrêter de fumer? Et ceci seulement après leur avoir inculqué à coups de marteaux sur la tête pendant au moins deux décennies qu'ils sont trop dépendants pour cesser sans médication (parfois très dangereuse et souvent très dispendieuse)? Pourquoi ce deux poids deux mesures? Serait-ce que plusieurs anti-fumeurs sécurisent leur carrière par les fonds de l'industrie pharmaceutique si généreusement octroyés à la cause anti-tabac?


Par ailleurs, les anti-fumeurs de la France ne sont pas les seuls qui, craignant qu'il commence à avoir trop de gens qui exposent leurs manigances, ont fait publié des tels articles. Les anti-fumeurs britanniques ont fait tout autant employant des tactiques d'intimidation pour faire taire les blogueurs britanniques qui sont pour la liberté individuelle de fumer sans être constamment harcelés et ostracisés pour leur choix tout à fait légal. L'article britannique se trouve ici: Pro-smoking activists threaten and harass health campaigners

Wednesday, 31 March 2010

2ND WORLD CONFERENCE - TICAP - 2E CONFÉRENCE MONDIALE


FRANÇAIS À SUIVRE



The complete report of the TICAP 2nd World Conference is now available at the link below. The C.A.G.E. executives, who were unfortunately unable to attend this year but nevertheless participated during the question period through a live blog, extend on behalf of themselves and their members, sincere congratulations and thanks to the speakers and the delegates who represented their respective countries.

ARE GUESTS WELCOME? PROHIBITION AND THE HOSPITALITY INDUSTRY A Celebration of the Life and Work of Gian Turci

Le rapport complet de la 2e Conférence mondiale du TICAP peut être lu au lien ci-haut. Les officiers de C.A.G.E. qui n’ont malheureusement pas été en mesure d’assister à la conférence cette année mais qui ont quand même participé par l'entremise d'un blogue en temps réel pendant la période des questions, transmettent des sincères félicitations et remerciements aux conférenciers et délégués de divers pays présents et ce, autant de leur part que de la part de tous les membres de C.A.G.E.


De gauche à droite / From left to right: Wiel Maessen, Patrick Basham, Christopher Snowdon, Michael Marlow, Maryetta Ables, Gawain Towler

Saturday, 13 March 2010

LIVE BROADCAST TICAP 2ND CONFERENCE / COUVERTURE EN DIRECTE DE LA 2E CONFÉRENCE MONDIALE TICAP



The
2nd International Conference Against Prohibition will take place on Monday March 15th at the Hague, Netherlands
You can follow the conference live by clicking on the following title:

ARE GUESTS WELCOME - PROHIBITION AND THE HOSPITALITY INDUSTRY

La 2e Conférence internationale contre la prohibition aura lieu à La Haye, Pays Bas, lundi le 15 mars. Vous pouvez suivre la conférence en temps réel en cliquant sur le titre plus haut.

Wednesday, 6 January 2010

2ND TICAP INTERNATIONAL CONFERENCE / 2E CONFÉRENCE INTERNATIONALE DU TICAP

FRANÇAIS À SUIVRE





TICAP proudly presents its 2nd international conference against prohibition.


Under the theme
Are Guests Welcome? Prohibition and the Hospitality Industry
A Celebration of the Life and Work of Gian Turci

At the international press centre Nieuwspoort, The Hague, Netherlands on March 15, 2010.

Further details and registration can be found at: Conference Information


La Coalition internationale contre la prohibition TICAP est fière de présenter sa 2e conférence mondiale contre la prohibition

sous le thème
Les invités sont-ils les bienvenus? La prohibition et l’industrie de l’accueil.
Un hommage à la vie et à l’œuvre de Gian Turci

Au centre international Nieuwspoort, La Haye, Pays Bas le 15 mars 2010.

Pour plus de détails et inscription rendez-vous au:
Conference Information

Tuesday, 8 December 2009

LA DÉCLARATION DE BRUXELLES SUR L'INTÉGRITÉ SCIENTIFIQUE SOUTENUE PAR DES SCIENTIFIQUES DE RENOM


Communiqué important de la part de l'organisation mondiale TICAP sur la déclaration de Bruxelles.

Veuillez noter que le texte de la déclaration sera traduit en français dans un proche avenir, mais pour ceux qui lisent l'anglais vous le trouverez au http://www.brusselsdeclaration.org/pages/home où vous pouvez y apposer votre signature si vous êtes en accord avec le contenu. Pour les autres, la version française sera rendue disponible dans les plus brefs délais.


La Déclaration de Bruxelles sur l’intégrité scientifique soutenue par des scientifiques de renom

Des scientifiques mondialement reconnus soutiennent le lancement de la Déclaration de Bruxelles sur l’intégrité scientifique [1], document qui exige que les éthiques professionnelle et scientifique prévalent sur le bénéfice financier et politique ou sur l’idéologie personnelle.

Ce document est une déclaration des principes appelant au retour de la méthode scientifique comme principe directeur pour qualifier une étude scientifique. Centrée sur l'épidémiologie et la toxicologie, la Déclaration concerne notamment l'alcoolisme, l'obésité et le tabagisme passif.

John Gray, porte parole de la Coalition internationale contre la prohibition (TICAP [2]), affirme: « La Déclaration de Bruxelles est le résultat des résolutions prises lors de la conférence mondiale contre la prohibition du TICAP en Janvier 2009 [3]. La Déclaration a pour but d’ouvrir la voie pour le retour à une intégrité scientifique indéniable et fiable, essentielle pour la crédibilité des institutions scientifiques et l'avancement général de l'humanité.
»

Il est souhaité l'adhésion à la Déclaration par les responsables politiques de tous pays et tout niveau gouvernemental, les responsables de communautés, les chercheurs et universitaires, les écrivains, les journalistes et les organisations non gouvernementales.

Ce document complet demande la détermination de normes uniformes et précises concernant la collecte de données des études épidémiologiques, l'indication obligatoire des marges d'erreur et le rejet des avis d'experts fondés sur des études qui ne remplissent pas ces critères de base.

Il exige en plus le rétablissement de la notion de seuil de risque et demande à ce que les gouvernements et agences de régulation rejettent tout travail scientifique qui ne respecte pas ces normes.

Il condamne l'usage d'études non validées comme base pour les politiques publiques et les diverses interdictions et demande l'annulation des politiques et des règlements qui sont fondés sur de telles études.

En plus des conclusions des études scientifiques, il appelle les institutions officielles et les médias à rapporter avec précision les limites et les incertitudes de ces conclusions afin de respecter le droit du public à des informations complètes et exactes et ainsi éviter les appréhensions et la panique inutiles du public.

« Au même titre que les effets de la Déclaration de Manhattan [4] commencent à se faire sentir, tant au niveau du public que politique », poursuit John Gray, « les effets de la Déclaration de Bruxelles se feront sentir au niveau de l'intégrité scientifique quand il s’agit d’interdictions qui affectent nos habitudes et modes de vie.
»


Contact : John Gray - Président de TICAP – courriel : info@antiprohibition.org

Porte-paroles

Pays

Nom

Téléphone

Courriel

Danemark

Ole Gilberg

+4562533949

gilberg@gilberg.dk

Allemagne

Christoph Loevenich

+491712048698

c.loevenich@antiprohibition.org

Pays-bas

Wiel Maessen

+31615941282

w.maessen@antiprohibition.org

RU

Bill Gibson

+441576203639

b.gibson@antiprohibition.org

[1] http://www.brusselsdeclaration.org/pages/home/
[2] http://antiprohibition.org/index.php?v=1
[3] http://antiprohibition.org/ticap_pages.php?q=12
[4] http://www.climatescienceinternational.org

Sunday, 6 December 2009

THE BRUSSELS DECLARATION


An important message from TICAP (The International Coalition Against Prohibition)

Please invite as many citizens as you can to sign this very important declaration, direct result of the Brussels Forbidden Conference of January 2009.

Concerned scientists and ordinary citizens now have the opportunity to join others in making their voice heard.

We seek endorsement of the 'Brussels Declaration on Scientific Integrity' by politicians, community leaders, academics, writers, journalists and non-governmental organisations from all all over the world.

This Brussels Declaration is a statement of ethical and scientific principles calling for the return to the Scientific Method as the guiding qualifier for the definition of a study as scientific. It was initiated during the TICAP conference in Brussels that was held on January 27-28, 2009.

By choosing to sign the Brussels Declaration you have an opportunity to show your support for change and demand your government act to protect your freedoms.

Wednesday, 11 March 2009

GIAN TURCI - A CHAMPION AND A HERO



Gian Turci
1950 - 2009


In the greatly varied world of public activism, the people who really stand out can often be qualified as either Champions or as Heroes. Champions are people who choose their causes, and apply their considerable skills and abilities to trying to bring about change, to improve a situation, to fight an injustice and ultimately, to create in the world a better place.

Heroes are those who, when confronted by adversity, stand up for themselves and for their fellows, particularly in cases where most people would not dare speak up or challenge that which affronts them. Often at great risk, or great cost, or both, Heroes have the courage to defy even seemingly unsurmountable powers, to draw a line in the sand and to stand by their principles no matter how daunting the challenge may seem.

Gian Turci was both a Hero and Champion for causes no less important than those of individual liberty, truth, integrity, and fundamental justice. One of the many things that made Gian such a great man was that he was able to see both the forest and the trees. He understood that the assault on smoker’s rights was an assault on people’s rights, and he saw the dangers of allowing well-funded interest groups and overly-powerful governments run rampant with the weapons of junk science, absolute healthism, and sycophantic media.

Gian’s specific involvement in smoker’s rights began when he was living in Canada and his children came home complaining that at school, all of the students had been made to line up while a health official proceeded to smell each of them in search of the tell-tale odour of tobacco. Students guilty of having the smell of cigarettes on their clothes were taken aside and interrogated, and notices were eventually sent to the parents. Where most modern parents would have bowed their heads in shame and accepted the dogma that they should feel guilty for smoking around their children, or for having failed to prevent their children from becoming smokers, Gian reacted in righteous outrage over this grossly insulting treatment, and he decided to react rather than allow himself and his family to be walked upon.

With over a decade of activism in the name of personal liberties, Gian was a central figure in FORCES International, and more recently, The International Coalition Against Prohibition – possibly the world’s two most important movements in the fight against health-totalitarianism. What Gian hated the most in his opponents was dishonesty and hypocrisy, two unendearing characteristics that were manifested most clearly in the “anti” movement’s heavy dependence upon junk science to justify their outrageous assertions. What Gian tolerated the least among his own allies was the self-delusional belief that the battle against health-totalitarianism could be won without concerted, unified, dedicated commitment to a sound strategy and an effective long-term plan. He spoke up clearly, strongly and consistently to broadcast both of these messages in a coherent and intelligent manner that few can match and that all with any integrity had no choice but to respect.

What made Gian a Hero was that he fought against what he understood to be a very hypocritical attack on his rights to do with his body as he pleased, to enjoy life in the manner of his choice, to raise his children according to his best judgment, and to live free of state-sponsored and corporate-financed attacks on his lifestyle. What made him a Champion was that he remained committed to his cause, shared his vision, and taught what he had learned to those around him with an enormous generosity of time and effort. What will make us miss him so much was that he was also an enormously warm and passionate individual who truly understood the meaning of integrity and of friendship.

With Gian’s passing, we who knew him and had the pleasure of working and interacting with him suffer a great loss. We who did not know him personally suffer an even greater loss – that of never having the opportunity to meet the man and feel the passion that drove him to such great efforts and such endurance in the face of a world-wide bureaucratic juggernaut.

None of us were ready to carry on the fight without him .... not now, not yet! But we all know that there is absolutely nothing in the world Gian Turci would want more than for us to do exactly that – to continue. And as we do exactly that, as we continue to fight the good fight, we can all be thankful for the legacy of well reasoned argument and analysis that Gian has left behind, for the innumerable networks and contacts that were brought together by him, for the solid foundations he helped lay beneath our arguments and self-doubts, and for the role model of integrity and passionate dedication that he was to his cause – to our cause.

May each of us carry a little bit of Gian Turci in our hearts as we too raise our heads and refuse to bow down when confronted by lies, insults and ridicule. May each of us successfully emulate him in blending pride, passion, dedication, integrity, intelligence and reason as we speak up to claim and reclaim our own rights, and to defend the rights of others.

Thursday, 26 February 2009

THE ''FORBIDDEN CONFERENCE'' VIDEOS


FORCES has now posted most of the videos of the speeches at the ‘’Forbidden Conference’’. You can find them at this link.

Enjoy but most of all use this educational material to educate others!

Saturday, 7 February 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU TICAP PRESS RELEASE

ENGLISH WILL FOLLOW


DES TENTATIVES POUR ÉTOUFFER L’EXPRESSION LIBRE ONT ÉCHOUÉ

La toute première conférence internationale contre la prohibition fut un énorme succès malgré les tentatives anti-démocratiques d’empêcher sa réalisation.

Fumeurs et non-fumeurs ont uni leurs voix pour exprimer aux politiciens de partout dans le monde qu’ils en ont assez de l’ingérence de l’état dans leur vie.


Des délégués venus de 13 pays se sont réunis à Bruxelles réclamant d’une seule voix un terme à l’appropriation de leurs corps par l’état.

La conférence devait avoir lieu au parlement européen, mais suite à des plaintes d’un groupe anti-tabac faisant partie d’une coalition ayant des liens avec l’industrie pharmaceutique, on a interdit aux organisateurs l’accès aux lieux, laissant ainsi à peine quelques jours afin de trouver un nouvel emplacement pour tenir la conférence.

Le président de TICAP, John Gray, précise qu’il y a eu des allégations calomnieuses à l’effet que la conférence était financée par l’industrie du tabac, lorsque dans les faits elle était parrainée par le parti politique britannique le United Kingdom Independence Party (UKIP).

‘’Une réunion derrière des portes closes a eu lieu à l’EU et une décision a été prise sans aucun droit de réplique sous le prétexte que la conférence entacherait la dignité du parlement’’, a-t-il expliqué. ‘’La conférence fut annulée sans que les organisateurs soient mis au courant pour l’apprendre à la dernière heure par eux-mêmes’’.

Furieux, le chef Godfrey Bloom (membre du UKIP au parlement européen) indique que le parti logera une plainte. Ironiquement, M. Bloom invite les délégués à fumer dans son bureau de l’UE lors d’une tournée aux installations du parlement EU. Il semblerait que fumer est permis au cœur de la démocratie européenne, mais en parler est interdit.

Des conférenciers experts en leurs spécialités respectives ont remis en contexte la propagande anti-tabac vis-à-vis les vrais risques.


Le Dr. Gio Gori, ancien directeur du programme du US National Cancer Institute Smoking and Health, a expliqué que la ‘’preuve’’ sur la nocivité de la fumée secondaire a été manipulée dans le but d’implémenter les prohibitions de fumer.


Dr. Jan Snell, de l’université d’Amsterdam, a discuté des méfaits psychologiques, de l’isolement, de la dépression et des suicides que les interdictions de fumer peuvent causer.

L’économiste Dr. Barrie Craven de l’Université Newcastle sur Tyne, a, pour sa part, passé en revue les dommages à la culture Britannique assortis de la fermeture des six pubs par jour résultat des interdictions de fumer. ‘’Cela est particulièrement discriminatoire envers la classe ouvrière car leurs endroits traditionnels pour socialiser, notamment les clubs des travailleurs et les salles de bingo, ferment plus vite que les autres endroits de l’industrie de l’hospitalité’’, a-t-il fait valoir.


La conférence a également étalé les dernières tendances tant qu’à l’ingénierie sociale, les dangers et périls guettant tout peuple qui permet au gouvernement de décider ce qui est bien ou non pour le citoyen, et l’exclusion et haine dirigées contre les fumeurs depuis les 30 dernières années.

Le réputé professeur et tabacologue français, Robert Molimard, a, quant à lui, choisi de faire parvenir un message écrit à l’assemblée assurant son cordial et large soutien à la cause, en autant qu’elle respecte l’esprit que toute liberté petite ou grande doit être farouchement débattue afin de préserver la démocratie qui connaîtrait autrement des conséquences tragiques.


L’auteur et historien Christopher Snowdon, a exposé comment que les organismes anti-tabac, tel que l’OMS, ASH, le BHF, le Cancer Research UK, sont fortement financés par l’industrie pharmaceutique et le gouvernement qui se disputent le marché de la nicotine avec l’industrie du tabac.

La conférence a aussi soumis que les obèses et buveurs d’alcool deviendront les prochaines cibles de l’exclusion sociale si la marche puritaine vers la prohibition des choix de vie, en ayant comme prétexte la ‘’bonne santé’’, n’est pas stoppée.


Suite au succès retentissant de cette conférence -- conférence qui a envoyé un message haut et clair à ceux qui ont été élus pour représenter le peuple -- d’autres lui succéderont dans le but de communiquer le trop plein des citoyens vis-à-vis l’ingérence du gouvernement dans leur vie et quotidien.




The first ever international anti-prohibition conference has been hailed a huge success despite undemocratic moves to stop it.

Smokers and non-smokers against moves to lifestyle control led the way in telling politicians that they have had enough of state interference.


Delegates from 13 nations across the world stood united in Brussels as they called for an end to state control of their bodies.


The conference was to be held in the European Parliament, but following complaints by an antismoking group that is part of a coalition with ties to the pharmaceutical industry, the plug was pulled leaving the organisers having to find a new venue just days before delegates were due to arrive.


TICAP chair John Gray said there were scurrilous allegations that the conference was supported or funded by Big Tobacco companies when in fact it was supported by the British political party the United Kingdom Independence Party (UKIP).


“A meeting was held behind closed doors in the EU and a decision made, without debate, that the conference would go against the dignity of Parliament,” he said. “It was cancelled but no-one told the organisers who were left to find out for themselves.”


Furious patron Godfrey Bloom (UKIP Member of the European Parliament) said the party would be registering a complaint. Ironically, Mr Bloom invited delegates to smoke in his EU office during a later tour of the EU building. It appears that smoking is permitted in the heart of European democracy, but talking about it is not.


The conference featured expert speakers who put the anti-smoking health propaganda in its true risk context.


Dr Gio Gori, former director of the US National Cancer Institute Smoking and Health program, explained how the “evidence” on passive smoking had been manipulated to implement smoking prohibition.


Dr Jan Snell, from the University of Amsterdam, told of how smoking bans can damage mental health and lead to isolation, depression and suicide. Economist Barrie Craven from the University of Newcastle upon Tyne said the ban was killing the British cultural way of life along with six pubs a day.
“It particularly discriminates against the working classes because their traditional meeting places, such as working men’s clubs and bingo halls, are closing at a faster rate than other hospitality establishments, “ he said.


The conference discussed the latest trend in social engineering, the dangers of giving control of your body to Government “for your own good”, and how smokers have been excluded and targeted as figures of hate over the last 30years.


Author Christopher Snowdon revealed that anti-smoking charities, such as the WHO, ASH, the BHF, and Cancer Research UK, are heavily funded by Pharmaceutical companies and Government which are competing with Big Tobacco for nicotine market control.


The conference also highlighted how fat people and alcohol drinkers could become the next targets of social exclusion if the puritanical march towards lifestyle prohibition based on ‘good health’ is not halted.


More conferences are planned following the resounding success of the first, which has sent a clear and strong message to those in power that the people they represent have had enough and want to live their lives as they see fit.

Monday, 2 February 2009

LE MOUVEMENT ANTI-TABAC - UNE LUTTE CITOYENNE ? VRAIMENT PAS !

M. Christopher Snowdon est historien gradué du Lancaster University au Royaume Uni et recherchiste.

Écrivain du livre Velvet Glove Iron Fist A History of Anti-Smoking, dont vous pouvez trouver des extraits dans son site ici pour ceux qui comprennent l’anglais, il fut conférencier à la conférence mondiale contre la prohibition de Bruxelles.

Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, le site http://unairneuf.org/ a publiée une traduction en français du discours de la conférence sur le thème de l’historique du mouvement anti-tabac et son évolution depuis ses débuts modestes jusqu’à aujourd’hui où il est devenu une vraie industrie dans le vrai sens du terme.


Nous le publions ici avec l’aimable permission du traducteur M. Luc Dussart.

Il est très riche en information et une rareté comme documentation en français.

Veuillez prendre note: "Licence Creative Commons 2.0" http://creativecommons.org/licenses/by-nd/2.0/fr/



« Le mouvement anti-tabac » par Christopher Snowdon

Présenté à la première conférence TICAP, The International Coalition Against Prohibition Bruxelles, 27 Janvier 2009

Bonjour,


Je suis ici aujourd'hui pour vous parler du mouvement anti-tabac actuel. Plus précisément, je vais parler de sordides affaires d'argent et vous raconter comment des escouades de non-fumeurs se mobilisant pour une campagne plutôt inoffensive ont muté en une entreprise très puissante se consacrant à l'éradication du tabac.


Il n'y a quasiment pas de bénévoles dans le mouvement de lutte contre le tabagisme et pourtant il continue à présenter l'apparence d'une lutte citoyenne.


Il donne l'impression d'être dirigé par des bénévoles.


Il donne l'apparence d'être financé par la générosité du public.


Et cela fonctionne en sa faveur. Les gens sont naturellement plus enclin à soutenir un groupe bénévole ou un organisme caritatif que de soutenir des hommes politiques ou une industrie. Mais en réalité le financement provient et de l'État, et de « bienfaisance », et de l'industrie pharmaceutique.


Ces sources de financement sont si étroitement imbriquées qu'il est parfois difficile de voir où commence l'une et où se termine l'autre. L'industrie pharmaceutique finance les organismes de bienfaisance ; les organismes de bienfaisance sont souvent mis en place et financés par des subventions publiques ; et le gouvernement est influencé par les organismes dits de bienfaisance.


Rien de tout cela ne doit poser problème. Je n'ai pas de problème avec les organisations de bienfaisance rémunérant les personnes qui travaillent pour elles et chacun a le droit de gagner sa vie. Personne ne vous oblige à donner à un organisme de bienfaisance que vous n'aimez pas.


- Le problème survient quand vous n'avez pas de choix de donner parce que vous y êtes contraint par vos impôts.

- Le problème survient quand vous arrivez à la situation étrange d'organismes de bienfaisance subventionnés par l'argent public influençant le gouvernement pour quelque chose qu'il a déjà décidé de faire.


- Et le problème survient quand les fabricants de nicotine pharmaceutique inondent de millions de dollars des groupes dont l'objectif principal est d'éliminer du marché les fournisseurs traditionnels de la nicotine.


Il est peut-être un peu tard cet après-midi pour une leçon d'histoire mais je dois vous raconter les origines de la lutte contre le tabac. Des groupes anti-tabac sont apparus en réalité tout au long de l'histoire, en général conduits par de petites bandes de volontaires opérant avec des budgets réduits. Il y en avait une multitude à la fin du 19e et du début du 20ème siècle. Il s'agissait de groupes agitant des panneaux, émettant des pétitions et se réunissant dans une arrière salle de presbytère. Ils ont complètement disparu après la Seconde Guerre mondiale et ont commencé à réapparaître au début des années 70.


Le plus important d'entre eux se nommait GASP - Group Against Smoking Pollution (Ligue contre la pollution du tabagisme) - et était tout à fait représentatif des anciens agitateurs de panneaux. GASP a été fondé par Clara Gouin, une femme au foyer écologiste du Maryland. Elle a créé l'association avec quelques amis de son église locale pour une cotisation de 1 $ par an. GASP a commencé par demander l'interdiction locale du tabagisme en public et pour cela a distribué des badges, placardé des affiches, envoyé des courriers aux hommes politiques et publié des brochures.

De nouvelles sections de GASP sont nées dans les années 70 dans le même esprit, d'abord sur la côte Ouest, ensuite sur la côte Est puis dans toute l'Amérique et le Canada. GASP vociférait bien mais restait encore une petite organisation. Ainsi à la fin des années 1980, un ancien membre du GASP avertissait toute personne envisageant de former un nouveau groupe anti-tabac : « Ne vous attendez pas à des foules de vos réunions. Peut-être cinq à dix personnes tout au plus. »


Mais deux événements sont survenus à la fin du 20e siècle qui ont transformé la croissance et le destin du mouvement anti-tabac en gestation. Tout d'abord, il a commencé à recevoir de très grandes quantités d'argent de l'État. Ensuite il a reçu de l'argent des firmes pharmaceutiques. Ce qui était un petit mouvement de terrain pour les droits des non-fumeurs est devenu ainsi une vaste entreprise de lutte contre le tabac.


Comme cela est souvent le cas, le changement a commencé en Californie. En 1988, une campagne menée par Americans for Nonsmokers Rights et le GASP a abouti à l'adoption de la Proposition 99. Les taxes sur les cigarettes furent augmentées mais le véritable fait d'armes fut d'obtenir l'engagement de l'État de Californie de consacrer 20% des taxes perçues à des projets de lutte contre le tabagisme.


Prop 99 a créé un puits de richesse presque sans fond - environ 500 millions de dollars par an - pour les organisations anti-tabac de Californie et les serviables activistes bénévoles furent bien placés pour occuper des emplois à temps plein dans la lutte antitabac ou bien recevoir des émoluments lucratifs pour la recherche sur le tabagisme.


Le même phénomène a été reproduit à une échelle beaucoup plus grande dix ans plus tard lorsque l'industrie américaine du tabac a conclu un compromis avec le gouvernement américain à hauteur de 246 milliards de dollars. Cette manne a complètement retourné la capacité financière du mouvement anti-tabac. De nouvelles organisations anti-tabac ont été créées dans tout les États-Unis, des millions de dollars furent alloués à des chercheurs pour étudier tous les aspects de la lutte contre le tabagisme et les activistes anti-tabac se sont retrouvés avec plus d'argent qu'ils ne savaient en dépenser.


Et l'histoire ne s'arrête pas là. Le miracle survint quand lorsque les fabricants de nicotine pharmaceutique ont commencé à s'impliquer. Le patch de nicotine a été développé au début des années 1980, fabriqué par Pfizer et initialement commercialisé sous la marque Nicotrol par Johnson & Johnson. Le fondateur de Johnson & Johnson était le général Robert Wood Johnson. Il est décédé en 1968 laissant un héritage de 1,2 milliard de dollars destiné à de bonnes œuvres sous l'égide de la Fondation Robert Wood Johnson. À ce jour, la fondation reçoit la majeure partie de ses revenus de Johnson & Johnson. Elle possède actuellement près de 40 millions d'actions dans J & J pour une valorisation de plus de 3 milliards de dollars. Ce qui est bon pour Johnson & Johnson est bon pour la fondation Johnson et vice-versa.
Et quoi de mieux pour un vendeur de nicotine pharmaceutique que les interdictions de fumer, la diabolisation de l'industrie du tabac ou l'augmentation du prix des cigarettes ? C'est en 1991 que la vente de timbres de nicotine sur prescription fut autorisée et la même année la fondation Johnson a commencé à financer des projets anti-tabac. Depuis, elle a alloué $ 450 millions à des projets de lutte contre le tabagisme, y compris 84 millions de dollars pour le seul Centre for Tobacco-Free Kids, 10 millions de dollars à une campagne visant à augmenter le prix des cigarettes, et $ 99 millions à la Smokeless States initiative.


Les seuls fournisseurs alternatifs de "médicaments de substitution de la nicotine" sont Pfizer et GlaxoSmithKline. Alors que les activités de la Robert Wood Johnson Foundation sont essentiellement concentrées aux USA, Glaxo et Pfizer sont plus intéressés à faire de la lutte contre le tabac un business vraiment mondial. À la fin des années 1990, Glaxo comme Pfizer sont devenus des membres à part entière de l'Initiative sans tabac de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les deux multinationales ont contribué au financement de la conférence Pour une Europe sans Fumée et ils ont en partie financé l'Institute for Global Tobacco Control. Au Royaume-Uni, elles financent la Roy Castle Foundation.


Lors de la 11e Conférence mondiale sur le tabac qui s'est tenue à Chicago en 2000, la fondation Johnson à versé 4 millions de dollars pour être l'un des hôtes partenaires et Glaxo a été un sponsor de la manifestation. La Fondation Pfizer a récemment fait don de 33 millions de dollars à un panel d'organisations anti-tabac, dont la nouvelle ASH International. Etc.


Pas besoin d'être grand clerc pour imaginer les motifs d'une telle générosité extraordinaire. Dès 1999, Nicorette et Nicoderm totalisaient un chiffre d'affaire de 570 millions de dollars par an. En 2007, Champix atteignait à lui seul 883 millions de $. Bien qu'énormes, ces sommes sont de la roupie de sansonnet si le reste du monde adoptait les politiques anti-tabac que l'on connait en Amérique et en Europe.

En étant cynique, vous pourriez penser que les intérêts des activistes de lutte contre le tabac et des firmes pharmaceutiques ne seraient pas optimisés par la prohibition. Les anti-tabac seraient bien vite réduits au chômage et passées quelques années, il n'y aurait plus besoin de timbres de nicotine ou de gommes censées aider au sevrage tabagique.


Et en étant très cynique, on pourrait dire qu'un scénario idéal pour les deux groupes intéressés serait celui dans lequel la nicotine a été extraite des cigarettes en laissant à l'industrie pharmaceutique le monopole de la vente légale de nicotine. Les gens seraient libres de fumer mais ils devraient acheter des produits labélisés pharmaceutiques pour se procurer de la nicotine. Curieusement, c'est exactement ce scénario qui est promu par les anti-tabac.


En 2005, le journal phare de la lutte contre le tabagisme Tobacco Control a publié un article intitulé "Vers une politique à long terme pour la nicotine" [1]. Cela est un des rares exemples de formulation de l'objectif final du mouvement. À court terme, selon les auteurs « Le besoin immédiat est d'inclure toutes les formes de nicotine dans un système réglementé. » ("The immediate need is to capture all nicotine into a regulatory system"). Cela permettrait au gouvernement de réduire les niveaux de nicotine dans les cigarettes, jusqu'à zéro, et c'est exactement ce que le Centre for Tobacco-Free Kids demande actuellement au gouvernement américain.


Les auteurs ajoutent ensuite que la nicotine pharmaceutique devrait être disponible à "prix réduit" et "dans plus de points de vente, y compris des distributeurs automatiques." Ensuite "la disponibilité de tabac doit devenir de moins en moins facile" jusqu'à ce que la nicotine pharmaceutique remplace le tabac comme "la source dominante de la drogue" ("the dominant source of the drug").


Et les auteurs poursuivent : « La disponibilité facile de nicotine purifiée permettrait aussi aux fumeurs dépendants n'obtienant pas leur dose de nicotine des cigarettes dénicotinisées de compléter leur prise. » Une telle politique rendrait les géants pharmaceutiques seuls pourvoyeurs de nicotine. Les fumeurs pourraient toujours acheter des cigarettes et nuire à leur santé en fumant, continuer à financer l'industrie de la prévention du tabagisme par le biais de taxes sur les cigarettes tout en remplissant les poches de l'industrie pharmaceutique.

En passant, je voudrais vous dire quel est l'objectif à long terme. Vous ne serez pas surpris. Il est, bien sûr: "l'élimination virtuelle de l'usage du tabac comme il est actuellement consommé." C'est ce que la coalition de la lutte contre le tabagisme et de l'industrie pharmaceutique espèrent être en mesure d'accomplir ensemble et ils ont certainement les moyens économiques de se battre pour çà.


Alors, où mènent ces amoncellements de moyens pour les groupes anti-tabac de base ? La réponse est : nulle part. Le mouvement anti-tabac s'affirme toujours comme David contre Goliath, mais si cela a pu être une image dans le passé, ce n'est certainement plus valable aujourd'hui.


Dans les années 1980, l'industrie du tabac aurait créé des groupes de pression pour combattre les propositions des anti-tabac. La création d'associations écrans d'activistes appelée "astro-turfing" [2] est maintenant devenue une pratique standard du mouvement anti-tabac. Par exemple, quand un projet de loi visant à interdire le tabac dans les lieux publics a été soumise au vote au Texas, l'American Cancer Society a fabriqué non pas une mais deux soi-disant "associations" se prétendant "la voix des citoyens". En Grande-Bretagne, des groupes de lutte contre le tabagisme comme D-MYST et SmokeFree Action sont entièrement financés par le ministère de la Santé. La branche anglaise de ASH (Action for Smoking or Health) a été créée par le gouvernement et tire actuellement moins de 3% de son financement par des dons de particuliers. Elle n'a pas de bénévoles. ASH au pays de Galles et en Écosse n'en ont pas non plus, tous deux étant très largement financé sur fonds publics avec des aides supplémentaires provenant de la Fondation Pfizer. Les anciens activistes des années 70 ne sont certainement plus désargentés.


Le GASP britannique n'est même plus un organisme de bienfaisance. Cela fait belle lurette qu'il est devenu une société à responsabilité limitée, et fait maintenant son beurre en vendant ses signalétiques "Interdit de fumer" et d'autres accessoires anti-tabac. James Repace a depuis longtemps quitté l'EPA et maintenant se débrouille très bien en tant que consultant indépendant "spécialiste du tabagisme passif". Lui et Stanton Glantz ont été personnellement gratifiés de 300.000 $ en tant que lauréats de la Fondation Robert Wood Johnson's Innovators Awards. Simon Chapman, qui a été un membre éminent du groupe d'activistes BUGA-UP des années 70, est devenu l'éditeur de la revue Tobacco Control. John Banzhaf continue toucher un salaire de 200.000 $ en tant que directeur de l'ASH tout en poursuivant les restaurants pour engraissement de leurs clientèle.


Tandis que le mouvement anti-tabac croule sous l'argent, la plupart des groupes qui s'opposent à eux - dont beaucoup de groupes ici aujourd'hui - ne reçoivent pas un sou de l'industrie du tabac et n'en ont jamais touché. La vérité toute nue est que les seuls bénévoles engagés sur le terrain du tabagisme aujourd'hui sont ceux qui défendent les droits des fumeurs. Oui, c'est un combat de David contre Goliath, mais ce ne sont pas les anti-tabac qui tiennent la fronde et les pierres.


Pour conclure je dois dire que je ne parle pas du financement de la lutte anti-tabac parce que je prétendrais qu'une cause est plus noble quand elle est seulement animée par des bénévoles non rémunérés, ou parce que je croirais que les firmes ne devraient pas être autorisées à financer des études ou magouiller en politique. Je dis tout cela seulement pour souligner le fait qu'il existe une malhonnêteté fondamentale sur la manière dont la lutte contre le tabagisme opère en 2009.


Vous pouvez constater avec quelque ironie que les partisans de la guerre contre les fumeurs utilisent les mêmes tactiques utilisées avec efficacité par leurs anciens ennemis de l'industrie tabagière dans le passé. Aujourd'hui, ce sont les anti-tabac qui utilisent des groupes de pression. Ce sont eux qui tordent les statistiques et pervertissent la science à leurs propres fins. Et ce sont eux, et non pas les gens dans cette salle, qui bénéficient de centaines de millions de dollars de la part de l'une des industries les plus puissantes au monde.

Le financement est important, car il n'y a pas que le lobbying : il permet les études :

- Les études qui montrent que l'interdiction de fumer ne fait pas du tort aux entreprises ;


- Les études qui montrent que l'interdiction de fumer réduit le risque de crise cardiaque ;


- Les études qui montrent que le tabagisme résiduel [3] est mortel.


Cette recherche a sans doute plus d'effet sur le processus politique que le lobbying en fait.


Dans un monde idéal, toutes les recherches scientifiques seraient totalement impartiales, financées par des organisations qui n'ont d'autre intérêt que la recherche de la vérité. Bien sûr, nous savons que ce n'est jamais le cas. Nous acceptons le fait que si une société, un gouvernement ou un groupe de pression finance une recherche, c'est parce qu'il y trouvera un avantage financier ou une raison idéologique de le faire. Je ne suggère pas que les fabricants de dérivés à la nicotine soient empêchés de financer des recherches. Je ne suis pas en faveur l'interdire à l'industrie du tabac pour cette même raison. Je ne suis pas favorable à interdire à une industrie ou à un gouvernement de financer quoi que ce soit, tant que c'est fait de manière transparente ("in an open manner"). Et c'est ce manque de transparence qui me soucie, tant dans la manière dont la science est utilisée que dans la façon dont la campagne en faveur de la législation anti-tabac est menée.


L'utilisation de groupes de pression, l'absence de comptes sociaux clairs, l'exploitation biaisée endémique de statistiques, etc. : ces pratiques malhonnêtes sont désormais solidement ancrées dans le mouvement anti-tabac et je voudrais faire juste deux petites suggestions pour y injecter un peu d'honnêteté :


Tout d'abord, les revues médicales et les médias doivent prendre en compte le fait que la Fondation Robert Wood Johnson possède des dizaines de millions d'actions de l'un des plus grands industriels de nicotine pharmaceutique et que cela constitue un conflit d'intérêt majeur avec le financement de groupes dont les activités sont susceptibles de conduire à une utilisation accrue de ces produits. De même, le financement de projets anti-tabac par Pfizer et Glaxo devrait être traité avec le même scepticisme que ces revues et médias considèrent un financement de Philip Morris ou de British American Tobacco. Je dis cela non pas en vue d'interdire l'implication de ces firmes mais afin rendre les démarches politique et scientifique plus transparentes.


Ma seconde suggestion est que les gouvernements cessent tout simplement de financer les organismes de bienfaisance. Les œuvres de bienfaisance véritables n'ont pas besoin de soutien financier de l'État. En finançant de faux organismes de bienfaisance dans le but de faciliter un changement, les adminstrations dégradent la notion même d'œuvre de bienfaisance. Toute œuvre de bienfaisance qui accepte le financement de l'État s'en rend dépendant et tout organisme de bienfaisance institué par l'État n'est rien d'autre qu'un bras armé du gouvernement. La pierre angulaire d'une œuvre caritative est d'être basée sur le volontariat. Elle ne devrait solliciter aucune aide publique. Si l'État cessait de financer ces organismes de lutte contre le tabagisme, les gens resteraient toujours libres de faire des dons et si, comme les partisans de la lutte anti-tabac le proclament avec insistance, ils sont populaires, ils auraient sûrement les moyens de réaliser leurs projets et de se développer. L'État, quant à lui, resterait libre de conduire des campagnes nationales de lutte contre le tabagisme, avec ses propres services et budgets. Cela ne changerait pas forcément grand chose, ce serait - répétons-le - une source de transparence et d'honnêteté.
Car la menace est bien réelle, et les évènements de vendredi dernier nous ont donné un excellent exemple de ce qui se passe lorsque le pouvoir est concentré dans les mains de si peu de personnes [4]. Smokefree Partnership, qui a exercé des pressions pour interdire cette conférence, est aussi éloigné d'une œuvre de bienfaisance que possible et les gouvernements ne peuvent devenir plus grand que toute l'UE. Vendredi dernier, le gouvernement et les soi-disant associations caritatives ont uni leurs forces. Que l'UE soit le repaire de la corruption financière est de notoriété publique. Son comportement la semaine dernière nous a rappelé qu'elle est aussi corrompue moralement :


- Elle est fondamentalement antidémocratique ;


- elle s'oppose instinctivement à la liberté d'expression ;


- elle est effrayée par la seule idée d'un débat ouvert.


J'ai essayé aujourd'hui d'illustrer le fonctionnement du mouvement anti-tabac, qui est dirigé par des bureaucrates grassement payés, par des responsables politiques, par des lobbyistes et enfin par des idéologues de l'extrémisme. Non seulement ils ont perdu le contact avec la réalité mais en outre ils se croient intouchables. Ils se permettent d'agir comme ils l'entendent sans rendre de compte à personne d'autre qu'eux-mêmes.


Si vous aviez quelque doute à ce sujet, le fait d'être assis dans cette salle et non dans les locaux du Parlement Européen comme prévu devrait vous ouvrir définitivement les yeux.


Christopher Snowdon Velvet Glove Iron Fist - A History of Anti-Smoking

Notes du traducteur


1 Gray et al. Tobacco Control 2005;14:161-165 ; Toward a comprehensive long term nicotine policy

2 Maquillage de mouvement spontané de la base ; jeu de mots avec 'grass-roots', Astro-turf étant de l'herbe synthétique

3 Tabagisme résiduel, voir : Dépôt de patascience résiduelle dans la lutte anti-tabac

4 Des groupes de pression, dont le CNCT français, ont réussi à interdire l'accès aux locaux du Parlement Européen quelques jours avant la tenue de la conférence internationale ; elle fut déplacée dans un hôtel voisin grâce à la main tendue du parti UKIP du Royaume Uni. Détails du scandale ici.




Saturday, 31 January 2009

DISCOURS DU PR. MOLIMARD SPEECH


ENGLISH WILL FOLLOW

Discours du Pr. Robert Molimard lu par une déléguée de C.A.G.E. lors de la conférence de Bruxelles ‘’Forbidden to Think’’.

Robert Molimard, professeur honoraire de physiologie et coordinateur du DIU de Tabacologie à la Faculté de Médecine Paris-Sud.Fondateur de la première société savante française sur le tabac et le tabagisme, inventeur du mot tabacologie.Auteur de "La Fume" et du "Petit manuel de Défume" (Éditions Sides).Chapitre 1

Tout d'abord, je déclare sur l'honneur n'avoir aucun lien d'intérêt, ni avec l'industrie du tabac, ni avec l'industrie pharmaceutique

Je remercie les organisateurs pour leur aimable invitation. Cependant mes autres obligations et mon âge auraient rendu pénible un voyage à Bruxelles.

Mais j'ai une autre raison. Les activistes anti-tabac sont très puissants en France, qui à bien des égards ne mérite plus guère sa réputation de "Patrie des Droits de l'Homme". J'ai jusqu'ici conservé une aura d'expert scientifique indépendant en matière de tabac. Je constitue de ce fait une sérieuse épine dans le pied des activistes, car ils savent que je n'avance que des vérités scientifiquement fondées. Ils rêvent de me discréditer, et sont à l'affut de mon moindre faux-pas. Quel triomphe s'ils pouvaient me démasquer comme agent stipendié de l'industrie du tabac. Je sais leurs attaques contre la tenue de cette Conférence. Je ne doute pas qu'ils interprètent ma présence comme une preuve de mon alliance avec le diable. C'est pourquoi je préfère préciser par écrit ma position, en particulier les limites de mon soutien à votre action.

Je suis avant tout médecin. Comme beaucoup, j'ai vu des parents et des amis chers souffrir et mourir de leur tabagisme. C'est pourquoi, il y a 32 ans, j'ai commencé à étudier dans mon laboratoire la dépendance au tabac, ai ouvert dans mon service hospitalier une consultation pour fumeurs, ai fondé une Société savante pour promouvoir une véritable recherche scientifique sur le tabac, et créé un enseignement universitaire que j'anime encore. J'ai lancé le néologisme "Tabacologie" pour couvrir ces activités.

Soyons clairs. Le fumeur est l'unique victime du tabac. Non seulement il lui soutire énormément d'argent, mais il sape sa santé et le tue. Le non-fumeur peut être incommodé par la fumée. Il a le droit de ne pas être enfumé dans les lieux qu'il est forcé de fréquenter. Mais cela ne le tue pas. J'ai démontré que le fameux rapport "Lever le rideau de fumée, 10 raisons pour une Europe sans fumée" est un pur mensonge, une manipulation destinée à permettre l'édiction de lois coercitives, sous l'égide des géants de l'industrie pharmaceutique qui commercialisent les médicaments de "sevrage tabagique". Afin d'en faire un problème majeur de santé publique, ce rapport augmente artificiellement de 426% le nombre de décès liés au tabagisme passif. La définition classique, consensuelle, en était le risque pris par un non-fumeur exposé à la fumée des autres. Le rapport a subrepticement changé cette définition, en incluant dans ce nombre des décès de fumeurs actifs. Il argue en effet que, comme il est difficile de fumer loin de soi-même, un fumeur inhale forcément la fumée environnementale qu'il produit; Il est donc une victime du tabagisme passif! Selon le rapport lui-même, cela fait passer de 1114 à 5863 sa mortalité annuelle en France! Qui plus est, seulement 6 décès justifient l'interdiction dans les hôtels, restaurants, bars et discothèques ! Evidemment, l'article critique que j'ai publié dans la "Revue d'Epidemiologie et de Santé Publique" a été totalement ignoré par les media français. Iro Cyr en a fait une traduction anglaise qui peut être gratuitement téléchargée sur son site http://cagecanada.homestead.com/AnalyseCritiqueMolimard.html ou sur http://formindep.org. Comme, toujours selon le rapport, 1007 de ces 1114 morts seraient victimes d'une exposition à leur domicile, l'interdiction n'a aucune chance d'avoir la moindre efficacité tant que les flics n'enfonceront pas la porte à coups de bélier pour verbaliser le conjoint qui fume.

Médecin, je dois combattre les maladies liées au tabagisme. On peut aborder la question de deux manières: aider les fumeurs à s'arrêter, et réduire le risque à utiliser le tabac. Je suis fermement opposé à la politiqque officielle actuelle, car elle ne s'attaque ni à la nocivité de la cigarette, ni à la dépendance au tabac. Elle s'attaque aux victimes, c'est-à-dire au fumeur, qu'elle devrait protéger. Toutes les fois qu'il allume une cigarette, il se sent déjà coupables de gaspiller son argent, qu'en mourant prématurément, il risque de laisser sans ressources sa veuve et ses trois enfants. Mais le voilà maintenant stigmatisé comme assassin de son voisin ou de son conjoint non-fumeur. Il lui faut échapper à cette insupportable culpabilité. Certes, quelques personnalités faibles s'arrêteront de fumer. Mais d'autres plus fortes ne supporteront pas de telles attaques à leur identité et s'enfermeront dans un tabagisme retranché. C'est ainsi que le ministère de la santé irlandais vient de reconnaître que la prévalence du tabagisme s'est accrue de 27% à 29% après l'interdiction! Quant à réduire le risque, une récente campagne de l'OMS déclarait le tabac dangereux sous toutes ses formes, alors qu'il est démontré que l'usage de tabac non fumé, tel que le snus suédois, diminuerait le risque de plus de 90%.

En tant que citoyen, je soutiens fermement que le fumeur a le droit de fumer un produit encore légal, parce qu'il l'aide à vivre, soulage ses angoisses et lui apporte un certain plaisir. Toute prohibition me semble inhumaine, spécialement dans les situations sans échappatoire, comme dans les prisons ou les hôpitaux psychiatriques. Mais je ne puis être entièrement d'accord avec des mouvements du genre "Droits des fumeurs". Une telle dénomination est ambiguë, car elle sous-entend une promotion de la cigarette. Les médecins honnêtes ne peuvent pas être plus d'accord qu'ils ne le seraient avec un mouvement des "Droits au suicide". Je ne fume pas, et ne suce pas de snus. Mais, paraphrasant Voltaire, "je serais prêt à mourir pour votre droit à le faire". En fait, je tempèrerais la formule en évoquant Georges Brassens: "Mourir pour des idées…d'accord, mais de mort lente".

Une sorte de lent mûrissement expose beaucoup de démocraties au danger d'être facilement cueillies par quelque dictateur, homme de main de pouvoirs économiques anonymes et sans vergogne, avec les tragiques conséquences que nous connaissons. Il n'y a pas de "petites" libertés. Nous devons nous battre farouchement pour préserver chacune d'entre elles; Si un tel esprit rassemble les membres de cette conférence, qu'ils trouvent ici mon cordial et large soutien.

Robert MOLIMARD, 18 janvier 2009

Pr. Robert Molimard’s speech read by a C.A.G.E. delegate at the Brussels conference ‘’Forbidden to Think’’.

Pr Robert Molimard, professor emeritus of physiology and coordinator of the DIU of Tabacologie to the Faculty of Medicine Paris-South.
Founder of the first French learned society on tobacco and nicotine dependence, inventor of the word tabacology.
Author of “La Fume” and the “Small handbook of Défume” (Sides Editions).

To begin I declare on my honour that I do not have any link of interest, neither with the tobacco industry, nor with the pharmaceutical industry

I thank the organisers of this conference for inviting me. However, I am an overbooked old man, and coming to Brussels would have been a bit hard for me.

But there is another reason. Anti-tobacco activists are very powerful in France, country which in many respects no longer deserves to be regarded as "The Human Rights country". Up to this day, my aura as an independent scientific tobacco expert has been faultlessly preserved. I am therefore a painful thorn in the sides of these activists, because they know very well that I only speak scientific based truths. They dream of discrediting me, and they attentively watch for the slightest mistake or wrong move I might make. Oh how triumphant they would be, if only they could make me appear as a secret agent paid by the tobacco industry! I am aware of their attacks against the happening of this Conference, so I have no doubt that they would somehow twist my presence here as a condemning proof of my alliance with the devil. This is why I prefer to present my position in writing, and more specifically, the extent of my support to your action.

First of all, I am a physician. As many of ours, I had to see some of my relatives or close friends suffer and die from tobacco induced diseases. This is the reason why, 32 years ago, I began to study tobacco dependence in my laboratory, I opened a clinic in my hospital ward to try to help smokers quit, founded a Society to promote scientific research on tobacco, and developed a University course that I am still running. I launched the neologism "Tabacologie" to cover these activities.

Let us be clear. The only victims of tobacco are the smokers themselves. They do not only pay with their money, a huge amount of money, but especially with their lives. Non-smokers may indeed be bothered by smoke. They have a right not to be smoked out in places they are forced to frequent. But they are not being killed. I demonstrated why the famous report "Lifting the smokescreen, 10 reasons for a smokefree Europe" is a pure lie, a manipulation designed to allow the enactment of coercive laws, sponsored by the giants of the pharmaceutical industry which market smoking-cessation drugs. In that report, they artificially increased by 426% the number of deaths attributed to passive smoking, in order to make the statistics reach the level of a major public health problem. Passive smoking risk was up until this report defined by consensus as the risk of non-smokers exposed to other people’s smoke. They changed this definition, by including active smokers’ deaths, because, as it is of course difficult to smoke far from oneself, smokers inhale the environmental smoke their own cigarettes produce. In the case of France, according to their own calculations, this spin alone increased the death rate from 1114 to 5863! Furthermore, smoking bans in hotels, restaurants, bars and night clubs is justified by 6 annual deaths only! Needless to say, the review I published in the "Revue d'Epidemiologie et de Santé Publique" has been totally ignored by the French media. Iro Cyr made an English translation of it that can be uploaded free from her site
http://cagecanada.homestead.com/AnalyseCritiqueMolimard.html or http://formindep.org. As they calculate that 1007 of these 1114 deaths were the consequence of home smoking exposure, the ban cannot possibly be very effective providing policemen do not break down the door of your private home with battering rams to report your smoking spouse.

As a physician, I have to fight against diseases due to smoking. There are two approaches I can take towards this goal: help smokers quit, and reduce the risks related to using tobacco. I am a strong opponent to the present official policies. They are not directed against tobacco noxiousness and smoking dependence, but against the victims, who are the smokers. Each time they light up a cigarette, not only do they already feel guilty when they think about how they misuse their money, how they will die prematurely leaving a widow and three children with no means of support, but they are now accused to be the murderers of their neighbour or of their non-smoking spouse. They need to escape such an unbearable guilt. In fact, some feeble personalities will stop smoking. But stronger ones will not tolerate such an attack on their identity, and will instead reinforce their smoking. Case in point, the Irish ministry of health recognises that the smoking prevalence increased from 27% to 29% after the ban! Regarding risk reduction, the WHO campaign declared that all forms of tobacco are dangerous, even though it has been demonstrated that using oral smokeless tobacco, such as the Swedish snus, is over 90% less hazardous.

As a citizen, I strongly support that smokers have the right to smoke, because it helps them get through life, relieves anxiety, and offers them some pleasure. Any prohibition seems inhuman to me, especially in situations where there is no escape, such as in prisons or psychiatric hospitals. But I cannot fully agree with any "Smoker's Rights" movement. Such a denomination is ambiguous, because it also implies a smoking promotion. Honest physicians cannot agree, just like they would not agree with a "Suicide Rights" movement. I neither smoke, nor use smokeless tobacco. But I am ready to die for your right to do so…. Well.. maybe I would temper Voltaire’s thought down a little and go with the one from Georges Brassens "To die for ideas, fine, but make it be a long lingering death".

As a member of the French Human Rights League, I am deeply affected by the troubling rising tide of hindrances to freedom. Little by little the walls are closing in. A kind of slow ripening, that is going to expose many even democratic countries to the danger of being taken over by some dictator, henchman of anonymous heartless multinational trusts, with all the tragic consequences that we know. There are no "small freedoms". We have to fight fiercely to stand up for every one of them. If this spirit gathers the members of this Conference, they will find here my hearty and open support.

Robert MOLIMARD
January 18, 2009