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Sunday, 2 May 2010

CANNABIS - PROJET DE LOI CONSERVATEUR


Six mois de prison pour cinq plants de pot équivaudrait à une congestion des tribunaux et des prisons aux dépens des contribuables et à des jeunes et moins jeunes qui, après leur peine servie, se retrouveraient à l’extérieur des murs avec un dossier criminel qui compromettrait leur avenir et leur habileté de se trouver un emploi ce qui les obligeraient de vivre aux crochets de la société. Avec l'estime de leur personne au plus bas et les relations qu'ils auraient établis avec les vrais criminels à l'intérieur des murs, le climat deviendrait davantage propice à la prolifération de plus gros réseaux criminels pour fournir à la demande, sans que cette mesure diminue la consommation du pot pour autant.

Pourquoi faut-il toujours répéter les mêmes erreurs? Est-ce que le gouvernement n’a rien appris de l’échec total de la guerre contre la drogue de nos voisins du sud ?


Wednesday, 24 March 2010

LA PROHIBITION ENGENDRE LA VIOLENCE


Pour évaluer les résultats de l’étude qui nous parvient de la Colombie Britannique à l’effet que la prohibition engendre la violence, nul besoin d’un doctorat en criminologie ou sociologie. Nous n’avons qu’à tirer des leçons des expériences passées.

La prohibition de l’alcool aux E.U. a causé une augmentation des crimes et des homicides et ceci est très bien documenté dans les livres d’histoire. D'ailleurs le bon sens nous dicte qu’il ne peut y en être autrement. Tant qu’il y aura une demande pour des substances psychotropes, il s’y trouvera toujours quelqu’un qui se fera un ‘’devoir’’ de les fournir et il y aura toujours une guerre féroce pour acquérir le contrôle de ce marché illicite. Les Hells Angels ont été éliminé au Québec, est-ce que ceci a enrayé la drogue pour autant ? Non, ceci a seulement causé une réorganisation du marché avec les conséquences que nous avons décrit dans notre article du 11 mai 2009 que vous pouvez lire
ici.

Il est grand temps que nos élus se déterrent la tête du sable et légalisent certaines substances comme la marijuana. Non seulement il y aura diminution de violence mais cela désengorgerait nos prisons pour y accueillir les vrais criminels tout en permettant de fournir des substances de qualité moins douteuses que celles qui circulent dans la rue, à ceux qui vont en consommer peu importe qu’elles soient légales ou pas.

Moins de drogue, plus de violence?

Monday, 11 May 2009

AVOIR ÉLIMINÉ LES HELLS PEUT AVOIR CRÉÉ DES PIRES PROBLÈMES


Dans un monde idéal il y aurait ni drogue ni crime et tout le monde vivrait en harmonie. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal et la drogue est omniprésente dans notre société causant beaucoup de ravages et actes criminels.

Aussi, lorsqu’il y a une demande comme il y en aura toujours, ce n’est pas en éliminant ceux qui comblent cette demande qu’on réussit à la baisser. Le dernier exemple de ce phénomène est l’élimination des membres des Hells au Québec tel qu’on peut lire dans l’article de canoë ici bas.

Qu’a-t-on gagné en éliminant les Hells ? Rien à part de pénaliser les usagers des drogues, certains plus accros que d’autres, qui se trouvent obligés de débourser des prix artificiellement gonflés à ceux qui ont pris le contrôle du commerce illicite.

C.A.G.E.se rallie derrière le message de LEAP et soutient que la seule solution pour baisser la criminalité, pour contrôler la qualité des drogues et pour désengorger nos prisons et système judiciaire tout en aidant les usagers des drogues illicites de s’en sortir, est de décriminaliser la drogue et de la rendre disponible à prix raisonnable dans des milieux contrôlés. Les taxes que l’état percevra de la vente de ces drogues pourraient servir pour offrir une assistance accrue et soutenue aux personnes aux prises avec l’addiction de ces substances. En autant bien entendu qu’on n’exagère pas sur les taxes et qu’on ne s’en serve pas pour renflouer les coffres de l’état. Bien sûr ceci n’éliminera pas tous les problèmes reliés à la consommation des drogues mais il éliminera au moins une bonne partie du crime organisé et moins organisé comme les gangs de rue sans aucun scrupule qui ont remplacé les Hells depuis leur élimination.

Saturday, 18 October 2008

L'ÉTUDE NAOMI


En 2005 une étude financée par l’Institut de Recherche en santé du Canada, nommée le projet NAOMI, a été lancée dans deux villes Canadiennes, Vancouver et Montréal, dans le but d’évaluer si on peut assister les gens dépendants à l’héroïne qui ne répondent pas aux traitements conventionnels, en remplaçant l’héroïne illicitement procurée, par de l’héroïne propre conçue en laboratoire et quels seront les coûts versus les bénéfices d’un tel programme.

Nous saluons cette initiative que selon nous représente un bon investissement puisque contrairement à d’autres, cette méthode, si approuvée et adoptée en permanence, offrirait de l’assistance positive plutôt que de la répression et de la punition à ceux aux prises avec cette drogue qui peut être dévastatrice pour le plus grand nombre de ceux qui en font usage régulièrement.

Insistant sur le fait que nous croyons mordicus que la répression n’apporte jamais les résultats escomptés à long terme, nous ne sommes pas du tout étonnés d’apprendre que l’étude NAOMI a obtenue des résultats très encourageants si l’on se fie au communiqué de presse des chercheurs. Malgré qu’il leur reste à évaluer les coûts d’un tel programme instauré en permanence qui sera complété en 2009, nous sommes confiants que la société et les individus ne s’en sortiront que plus gagnants.

Le communiqué de presse des chercheurs (en anglais) ici
Un article de La Presse avec les points saillants ici

Saturday, 3 May 2008

LORSQUE L'ÉDUCATION SE TRANSFORME EN RÉPRESSION

Plus souvent qu’autrement, M. Martineau est bien informé et fait preuve de beaucoup de lucidité dans ses analyses. Cette fois, malgré que la lucidité soit toujours au rendez-vous, il est mal informé en ce qui a rapport au tabac.
En effet, lorsque le gouvernement se contentait d’éduquer tant bien que mal les gens par rapport aux méfaits du tabac, le taux des fumeurs baissait constamment. Depuis qu’il a adopté la ligne dure et mène une guerre aux fumeurs au lieu d’une guerre au produit, tout dérape. La contrebande est rendue à des niveaux incontrôlables et la consommation du produit taxé augmente aussi, ce qui semble indiquer que devant tant de répression et de diabolisation, le message ne passe plus auprès des citoyens jeunes et moins jeunes.

Alors malgré que selon notre avis M. Martineau a tout à fait raison lorsqu’il dit que l’éducation est la clef du succès, il ne semble pas être à l’affût de l’actualité en ce qui a rapport au taux du tabagisme. En effet il semblerait que la guerre aux fumeurs est présentement en train de renverser la tendance d’après les données de Statistiques Canada qui ne tiennent même pas compte du tabac importé et du tabac de contrebande.

Extraits du blogue de M. Martineau, Pot problème
Question-quiz : pourquoi, au lieu d'adopter la stratégie de la répression (accusations, prison, etc.), on n'a pas plutôt recours à l'éducation?
Regardez comment on a agi avec le tabac.
On n'a pas poursuivi et emprisonné les fabricants de cigarettes. On n'a pas interdit le tabac.À quoi cela aurait-il servi? Le marché noir aurait fleuri, et les contrebandiers se seraient (encore plus) enrichi...On a ÉDUQUÉ les gens sur le dangers du tabagisme.
Résultat: les gens fument moins. Les mentalités ont changé, on a évolué, on est plus informé.
Lire la suite en cliquant sur le lien ci-haut

Monday, 21 April 2008

DIRE LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE NE PEUT PAS FAIRE PIRE QUE LA SITUATION ACTUELLE

C’est évident que bon nombre de politiciens considèrent que l’exagération et le ton alarmiste de la part de papa gouvernement, apportent des résultats. Ils n’ont probablement pas encore reçu le memo que la guerre à la drogue aux États-Unis fut un fiasco total et toute mesure répressive qu’on prend contre ce fléau, ne fait qu’empirer la situation ! Combien de vies et de ressources financières et humaines va-t-on gaspiller avant que le bon sens fasse tomber les murs de brique qui isolent nos élus de la réalité ? Ne serait-il pas temps qu'ils revisent leur façon de voir et faire les choses ?

Lire aussi: CACHEZ CE MAL QUE JE NE SAURAIS AFFRONTER

Ottawa refuse de distribuer 500 000 exemplaires d'un livre sur la drogue

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de ne pas distribuer «Savoir plus et risquer moins», un livre mettant en garde les jeunes contre la drogue, a révélé Radio-Canada dimanche.

«Savoir plus et risquer moins», publié par le Centre québécois de lutte aux dépendances et commandé à 500 000 exemplaires par le précédent gouvernement libéral pour un million de dollars, restera dans les cartons d'un entrepôt d'Ottawa.

Ce livre, préfacé par le ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard, et vendu à plus de 200 000 exemplaires depuis sa première publication, il y a 7 ans, ne cadrerait pas avec la politique anti-drogue des conservateurs.

Ces derniers n'apprécient pas le ton général de l'ouvrage et, en particulier, qu'on y évoque les sensations agréables que provoquent les drogues. Selon Radio-Canada, Santé Canada va jusqu'à soutenir que l'ancien gouvernement libéral a induit les Canadiens en erreur concernant le danger des drogues.

«Les Canadiens ont droit à un message anti-drogue sans ambiguïté pour protéger leurs enfants», a déclaré la semaine dernière Tony Clément, le ministre fédéral de la Santé.

La décision des conservateurs suscite l'incompréhension de Michel Germain, le directeur général du Centre québécois de lutte aux dépendances.

«C'est incroyable. C'est un livre qui est scientifiquement validé, a-t-il déclaré à la télévision de Radio-Canada. C'est un livre de faits, on donne les faits, on énumère les risques et, au fond, on informe, dans un langage vulgarisé, sur le phénomène des drogues».

Pour Jean-Sébastien Fallu, président du Groupe de recherche et d'intervention psychosociale de Montréal, cette décision est typique de l'idéologie conservatrice.

«Il y a un très large consensus scientifique selon lequel exagérer les risques et ne pas donner une information neutre, ça n'a pas d'effets positifs et dans plusieurs cas, cela a des effets opposés à ceux qu'on voudrait avoir», a dit M. Fallu sur Radio-Canada.

Wednesday, 2 April 2008

CACHEZ CE MAL QUE JE NE SAURAIS AFFRONTER

La consommation des drogues récréatives est de plus en plus répandue dans notre société.
L’illégalité de la plupart de ces substances et les tabous qui en découlent font en sorte que bon nombre de jeunes et moins jeunes, n’osent pas avouer qu'ils en font l'usage . De plus, lorsque la peur et la rectitude politique érigent des barrières impénétrables à l’information objective, crédible et intègre, les consommateurs sont exposés à la désinformation, les rumeurs, les ouïe dires et les ‘’conseils’’ des vendeurs peu scrupuleux.

Tout comme nous, l’organisme GRIP, prône l’éducation, la prévention, les stratégies et politiques pouvant mener à la réduction des méfaits de la drogue. Cependant, plusieurs préfèrent l’hypocrisie et la rectitude politique, comme on peut s’apercevoir lorsqu’on lit l’article qui suit. La répression et la traditionnelle guerre à la drogue, n'ont non seulement jamais obtenu de résultats, mais au contraire, le problème est aujourd’hui de plus en plus répandu en plus que de nouvelles drogues font régulièrement leur apparition sur le marché illicite.

Qu’attendons nous pour nous avouer que les vieilles méthodes qui ne se basent que sur une campagne de peur au lieu de l'éducation honnête, sont totalement inefficaces ?


Des cartons distribués dans les bars du centre-ville fournissent carrément le mode d'emploi pour consommer des drogues dures, comme la cocaïne, le GHB et le speed.

Une photographie de la drogue dont il est question est imprimée au recto des sept cartes, tandis qu'on retrouve au verso différentes informations sur la substance, comme ses effets, leur durée et son mode de consommation (ingestion, reniflage, inhalation ou injection).

On y explique aussi comment consommer ces drogues en limitant les risques. «Commence avec de petites quantités et attends de voir les effets avant de poursuivre», peut-on lire à l'endos de la carte explicative du speed.

Quelque 35 000 exemplaires des cartons imprimés par le Groupe de recherche et d'intervention psychosociale (GRIP) sont distribués dans les bars de l'arrondissement Ville-Marie depuis trois semaines. La distribution se poursuivra jusqu'à la mi-avril.

Arme à double tranchant
Stéphane Lessard, directeur général de l'Escale Notre-Dame, qui traite des jeunes toxicomanes de 18 à 35 ans, estime que cette campagne est dangereuse.

«Les risques sont trop importants. On devrait plutôt faire la promotion sur le fait qu'il y a un risque à consommer, point», pense-t-il.

Diane Borgia, fondatrice du Centre de prévention et de traitement de la codépendance et des dépendances multiples juge qu'une telle publicité est une arme à double tranchant. «Il vaut mieux travailler au coeur du problème, sur ce qui est derrière la dépendance, plutôt que sur les effets du produit», dit-elle.

François Paquette, de la Fédération des comités de parents, dit pour sa part être mal à l'aise qu'on explique «comment consommer», mais approuve l'idée qu'on explique les conséquences liées aux drogues.

Pas d'effets pervers

Fondateur du GRIP, Jean-Sébastien Fallu est conscient que la campagne de sensibilisation peut choquer, mais jure qu'elle ne pousse pas des jeunes à prendre de la drogue.

«Les informations sont présentées sur un support que les consommateurs sont capables de lire sans se braquer. Ça peut avoir pour effet qu'ils vont cesser de consommer, ou qu'ils vont consommer moins», affirme le professeur à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal.

Jean-François Mary, organisateur communautaire de Cactus, un organisme qui oeuvre auprès des toxicomanes, salue l'initiative. «De toute manière, les gens qui veulent consommer vont consommer», assure-t-il.