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Monday, 15 December 2008

L’INTERNET N’EST QUE LE REFLET DES MAUX DE LA SOCIÉTÉ

Dans la presse de ce matin on peut lire un article qui traite de cybercondrie (voir lien à la fin de ce commentaire). On explique que ce terme a émergé en 2000 et décrit l’état d’une personne qui souffre d’inquiétudes démesurées par rapport à sa santé au point de passer énormément de temps à naviguer l’internet à la recherche d'une explication à son moindre petit bobo. Plusieurs cybercondriaques, nous explique-t-on, négligent même leurs responsabilités quotidiennes tellement qu’ils deviennent préoccupés par leur état de santé.

Selon l'article, le problème réside partiellement sur les moteurs de recherche qui défilent l’un après l’autre et pas nécessairement dans un ordre cohérent, les 1001 diagnostiques pour un mal de tête par exemple, qui peut avoir une cause aussi banale qu’un simple manque de caféine, que le grave diagnostique d’une tumeur au cerveau. Nous voulons bien donner le bénéfice du doute à cette théorie, mais partant du principe que l’internet est le reflet de la vraie vie, ce que l’article omet d’analyser est le pourquoi qu’une telle hypocondrie a émergée depuis quelques années.

Selon notre avis, ce phénomène n’est pas exclusif à l’internet mais bel et bien à la mentalité générale de la société qui a été conditionnée de viser sans discernement un état physique optimal souvent au détriment de son mental qui encaisse les contrecoups. Aussi, ce qui était jadis un petit mal de tête dû à un manque de caféine, à force de se faire marteler constamment des messages de prévention et les vertus des remèdes chimiques ou moins chimiques, il devient soudainement source d’inquiétude démesurée pour laquelle on cherche une théorie qui convient au degré d’hypocondrie qui nous a été démesurément inculquée. Les divers microbes avec lesquels nous sommes en contacte au quotidien et que notre système immunitaire pouvait jadis très bien combattre, sont depuis quelques années devenus une menace parfois réelle, en raison de notre système immunitaire affaiblit, parfois irréelle, à force de vouloir vivre dans un monde stérilisé de tout. Avec nos urgences qui débordent de gens davantage intolérants et inquiets de leurs petits et moins petits bobos, l’internet ainsi devient pour certains l’outil le plus accessible pour trouver des réponses vite qu’importe la source. Nos généralistes étant souvent très occupés et pressés pour nous donner pleine satisfaction à nos questionnements, ou parfois trop vite pour écrire des prescriptions mal adaptées, nous devenons des fervents consommateurs de cyber-diagnostiques qui nous aident soit à nous consoler, soit à nous inquiéter davantage selon notre tempérament. D'autant plus que 25% de la population ne peut pas trouver un généraliste.

En conclusion, il est de notre avis que l’internet est une excellente source de savoir, pourvu que tout comme dans la vie hors internet, nous consommons les informations (qui varient selon les intérêts pécuniaires et idéologiques des responsables des sites) avec un esprit vif et critique.

Cybercondrie: l'anxiété au bout du clavier

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